mardi 3 mars 2009

RADIO KISKEYA NOUS ZOMBIFIE



LA MAJORITE DES MEDIAS EN HAITI NE SONT QUE DES MEDIAS DESTABILISATEURS AU SOLDE DES NEOCONS, RADIO KISKEYA NOUS ZOMBIFIE

États-Unis d’Amérique, 3 Mars 2009. Nous les membres du Comité Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer constatons avec amertume la façon dont les médias anti-peuple comme Radio Kiskeya continue à déstabiliser le pays en racontant des mensonges contre Fanmi Lavalas dans son article "Lavalas annonce la fin de la « stabilité politique » en raison de son exclusion de la course électorale". De quelle stabilité politique parle Radio Kiskeya et de quelle déstabilisation?. Nombreux sont les medias Haïtiens qui ont joué un rôle majeur dans le renversement du Gouvernement constitutionnel de Jean-Bertrand Aristide et la pérennisation des entités étrangers dans le pays. Ils ne font que critiquer et injurier l'Organisation Fanmi Lavalas et nos chefs d’états sans faire un travail approfondi pour supporter leurs accusations. En lisant la déclaration faite la semaine dernière par René Civil et les membres des bases de Fanmi Lavalas, on se demande comment Radio Kiskeya ait pu tirer une telle conclusion? Les critères de déontologie requiert que le journaliste soit en mesure de penser logiquement, être analytique, possède le bon sens, être doté de créativité et en plus de relations humaines. La déontologie constitue un ensemble de règles qui reposent sur des textes approuvés par les représentants de la profession. Ces règles s'appliquent à la mission du journaliste. Le devoir d'informer, le respect du lecteur, l'intérêt public, le droit de savoir définissent la légitimité, la crédibilité, l’indépendance à l'égard des pouvoirs politiques et économiques, le respect de la vie privée, la protection des sources, etc.

Ces règles sont donc basées sur des principes vitaux:
• La connaissance du métier
• La transparence
• L'impartialité
• La qualité
• L'innovation
• La diffusion de l'information
• Le partage des connaissances
• La productivité
• Le suivi

Ces médias n’ont pas la crédibilité nécessaire et nous exhortons le peuple et les forces vives du pays à considérer les informations publiés par ces organisations "borlettes" pour ce qu'elles sont: des nouvelles à sensation. Il leur faut analyser le rôle joué par ces acteurs politiques en quête de leur pain quotidien au dépend du peuple. Par principe le journaliste doit avoir une conscience propre de ses responsabilités politiques et sociales envers la société. Le travail du journaliste consiste principalement à recueillir des informations sur un évènement d’actualité, en consultation avec les dépêches ou agences de presse en interrogeant des témoins, particuliers ou experts en s’appuyant sur différentes sources. Ce travail consiste en plus à écrire des articles, à publier des reportages (audio, vidéo, internet, magazine, journal radio, télévision ou toutes autres médias de masse). Le titre tiré par radio Kiskeya de la déclaration de René Civil constitue du "Voye Monte" et n’a aucune valeur journalistique. Ce comportement exhibé par ce journal ne fait que pérenniser la mécompréhension des forces vives du peuple et stigmatiser les pauvres pour toujours a un niveau inferieur. Un journaliste doit dire la vérité en obtenant les faits, ne doit pas publier des informations basées sur des rumeurs. Le journaliste ou le media a pour objectif d'inspirer le débat public, doit demeurer impartial au risque de se faire passer pour un activiste. La neutralité n'est pas un principe de base du journalisme, mais l'engagement de faits, de l'examen public, et à l'indépendance de factions doivent cependant être respectés. Un journaliste doit avoir de la loyauté envers son public, ce qui devait être même au dessus de son employeur. Nous demandons donc à Radio Kiskeya de se refreiner des articles injurieux et demandons que notre article soit publie par Radio Kiskeya et les autre entités ayant reproduit l’article injurieux envers Fanmi Lavalas intitulée (Lavalas annonce la fin de la « stabilité politique » en raison de son exclusion de la course électorale).

lundi 2 mars 2009

5 ANS APRÈS LE KIDNAPPING DU PRESIDENT ARISTIDE, IL EST ET DEMEURE LE PLUS POPULAIRE

Il y a exactement cinq (5) ans depuis que des aventuriers de la politique haïtienne avec le soutien d’un secteur de la communauté internationale avaient réussi à renverser le président Aristide. Ces aventuriers regroupés sous la bannière d’un mouvement dénommé « Grenn Nan Bouda » couilles dans les fesses avaient tout manigancé pour arriver à cette fin, c’est-à-dire le départ forcé du gouvernement d’alors qui avait eu lieu le 29 Février 2004. Ce jour fut une journée de fête et de joie pour les GNBistes. Dans le camp des partisans d’Aristide ce fut un choc. Mais devant la résistance des partisans d’Aristide issus majoritairement des couches défavorisés, cette journée avait vite été transformée en cauchemar pour le secteur GNB qui allait prendre les rênes du pouvoir toujours avec l’appui du même secteur de la communauté internationale. Ce secteur était composé des pays : La France, les Etats-Unis et le Canada. Ce fut une trinité que plus d’un qualifiait de diabolique.
Le président Aristide avait été élu le 26 Novembre 2000, lors d’élections boycottées par une partie de l’opposition. Cependant son élection a été reconnue par la communauté internationale. La frange de l’opposition qui avait boudé les élections avait alors crié au scandale, accusant le nouveau président de vouloir instaurer dans le pays un régime dictatorial, d’autant que le parti d’Aristide avait raflé tous les postes à pourvoir au sénat et la majorité à la chambre des députés lors des élections municipales et législatives partielles du 21 Mai 2000. Et depuis la croisade anti-Aristide avait commencé avec une coalition composée des partis politiques traditionnels déjà connus sur le terrain avec les mêmes têtes qui font et défont sur l’échiquier politique depuis la chute de la dictature duvaliériste et des organisations de la société civile qui se transformeront ensuite en groupe des 184 dirigé par le riche homme d’affaire André Apaid.

Leurs revendications

Au départ, ils réclamaient que des correctifs soient apportés dans la conduite de la chose publique. Ensuite ils prônaient un nouveau contrat social. Le mouvement qui, au début avait un caractère pacifique allait vitre prendre une autre tournure. D’ailleurs Jean Bertrand Aristide avait concédé beaucoup à l’opposition. Il avait ordonné le retrait des élus objets de contestations au niveau du sénat, la formation d’un nouveau Conseil Electoral Provisoire avec la participation de différents secteurs du pays. L’opposition avait refusé d’y participer. Et chaque fois que le pouvoir en place faisait une nouvelle concession l’opposition faisait de nouvelles exigences ; des exigences plus difficiles à satisfaire. Entre temps les manifestations anti-Aristide, les campagnes mensongères orchestrées par une certaine presse acquise à la cause de l’opposition se renforçaient.

La lutte armée

Parallèlement au mouvement pacifique qu’organisait l’opposition dans les grandes villes comme Port au Prince et Cap Haïtien, son bras armé composé d’anciens militaires, d’anciens commissaires de police suspectés pour la plupart d’implication dans le trafic de la drogue, d’anciens tueurs à gage de l’organisation terroriste FRAPH (front pour l’avancement et le progrès d’Haïti) semaient la mort dans des les provinces, incendiaient des bureaux publics, des commissariats de police etc. Ces groupes armés qui partaient souvent du territoire dominicain effectuaient des incursions sur le sol haïtien. Pendant longtemps, le pouvoir associait ces actes criminels avec le mouvement de l’opposition, mais cette dernière avait toujours nié l’existence de rapport entre elle et les auteurs des crimes commis notamment dans le plateau central. Il a fallu attendre une année après la chute d’Aristide pour que l’un des auteurs de ces actes Guy Philippe confesse sur les ondes de Radio caraïbe à l’émission « Ranmase » qu’il était toujours en contact avec les leaders de l’opposition et de la société civile et que ces derniers le visitaient souvent en République Dominicaine. Personne ne doute qu’il recevait de ces gens des armes et de l’argent pour mener la lutte armée contre Aristide. Tout le monde connaissait donc la vérité à propos de ces événements. Cependant, chacun choisissait de croire au mensonge qui servait à son intérêt.

La chute d’Aristide

Le 29 Février 2004 au petit jour, la nouvelle est tombée, le président Aristide est renversé. Il affirme avoir été kidnappé par des forces étrangères qui l’ont embarqué dans un avion vers une destination inconnue. Ceux qui l’ont enlevé ne savaient pas encore où l’emmener. Finalement, ils l’ont emmené à Centre Afrique pour ensuite séjourner à la Jamaïque avant d’être accueilli par l’Afrique du Sud où il vit en exile depuis bientôt cinq (5) ans. Ceux qui étaient derrière les événements du 29 Février soutiennent que Mr. Aristide avait démissionné purement et simplement. Ceci reste à prouver. Mais on devra connaître, un jour ou l’autre, toute la vérité autour de cette affaire puisqu’un projet de loi créant une commission d’enquête sur les événements du 29 Février a été introduit le 28 janvier dernier au congrès américain.
Durant les jours qui on précédé la date du 29 Février, un des artisans du coup, Dany Toussaint alors sénateur de la République avait multiplié des déclarations abracadabrantes selon lesquelles une fois le président parti, tout serait rentré dans l’ordre. Il n’avait pas compris que les choses ne se passent pas nécessairement de la même manière en politique que dans un moulin. Il n’avait pas compris non plus qu’on ne puisse pas analyser ni comprendre la réalité politique sans une culture politique. Il est plus facile de s’enrichir dans des conditions obscures que de faire des prédictions en matière politique. La politique est une science et elle a des courbes. On avait assisté à des actes de désordre et de violence quasiment similaire au déchoukage qui a suivi le départ de Jean Claude Duvalier le 7 Février 1986. Et les experts autoproclamés en matière de sécurité n’étaient pas en mesure de rétablir la sécurité dans les jours, les semaines ni mêmes les mois qui ont suivi la date du 29 Février. Au contraire c’était le chaos qui régnait dans le pays.

L’après Aristide

Une fois que le président est parti, les leaders du mouvement GNB sont apparus à la télévision nationale, bible en main pour remercier Dieu de les avoir délivré. Ils se sont félicités et souhaités bonne année. Pour eux, exceptionnellement la nouvelle année avait commencé le 29 Février 2004. Cette date devait marquer également, selon leur logique, la prise totale du pouvoir pour eux et leur petite famille politique. Mais ironie du sort, ils n’avaient pas réalisé qu’ils n’étaient pas maîtres de la situation et que les ambassades des puissances occidentales avaient tout sous contrôle et avaient également son propre agenda. C’est ainsi que les ambassades, les ont utilisé et leur ont fait avalé la pilule qui n’était autre que d’accepter Alexandre Boniface, juge à la cour de Cassation comme président et le résident de Boca Raton, Floride, Gérard Latortue comme premier ministre. Cette affaire avait suscité des grognes chez les leaders de l’ancienne opposition, mais ils avaient dû prendre leur mal en patience, d’autant que Latortue qui formait un gouvernement de « technocrates » leur jetait à chacun un os pour survivre. Sous ce gouvernement qui a dirigé le pays pendant plus de deux (2) la corruption a été institutionnalisé, l’impunité érigée en système, la police placée sous le commandement de Léon Charles transformée en milice pour persécuter les partisans de l’ancien gouvernement, la misère et la faim ont progressé, le chômage renforcé notamment avec des vagues de licenciement à caractère politique suivi d’arrestations illégales opérées dans l’administration publique etc. Des expéditions meurtrières sont conduites dans les quartiers populaires conjointement par la police nationale et la force d’occupation présente dans le pays. Des massacres sont perpétrés à Fort National, au Bel Air, à Martissant et à Cité Soleil. Des milliers de partisans d’Aristide sont soit tués, arrêtés ou obligés de fuir le pays pour échapper à la furie des GNBistes. Appuyés par une certaine presse et des organisations dites de défense des droits de l’homme, le régime intérimaire ne s’était jamais inquiété des violations des droits humains et des crimes perpétrés dans le pays. Au contraire, il se sentait conforté dans sa position par le soutien dont il jouissait auprès de la communauté internationale.

Les masques tombent

Les GNBistes avaient toujours présenté le président Aristide comme étant le responsable de tous les maux du pays. Ils disaient même qu’Aristide doit partir pour résoudre les problèmes du pays. Eux qui promettaient monts et merveilles à la population à travers leur fameux nouveau contrat social, une fois au pouvoir, ont tout oublié. Le projet de nouveau contrat social au nom duquel ils avaient boycotté la célébration du bicentenaire de l’indépendance nationale, a été abandonné. Personne n’en parle aujourd’hui.
Des étudiants qui ont pris part à ce mouvement, sont les grands oubliés du pouvoir intérimaire. Les revendications relatives à l’autonomie et aux moyens adéquats qu’on devrait mettre à la disposition de l’université d’Etat d’Haïti ont également été abandonnées. L’université n’est toujours pas dotée de cafétéria, de bibliothèque et d’infrastructures permettant la recherche. Les facultés sont éparpillées ça et là. Il n’y a toujours pas un campus universitaire digne de ce nom. Certains de ces étudiants se sont faits humiliés devant les ministères des technocrates. D’autres, les plus chanceux qui avaient eu le temps d’avoir un visa se trouvent pour la plupart en situation illégale aux Etats-Unis après avoir sollicité en vain l’asile politique. Nombre d’entre eux sont aujourd’hui menacés de déportation alors que le principal bénéficiaire de leur mouvement, Gérard Latortue revient vivre tranquillement sa vie en Floride où il réside depuis plusieurs années.

L’omniprésence de la communauté internationale

Depuis que le régime intérimaire est arrivé au pouvoir, il a toujours agi dans le sens des intérêts de la communauté internationale. Il s’assure que la moindre décision prise soit en conformité avec la volonté de cette communauté internationale que les autorités d’alors ne se gênaient pas à solliciter pour leur venir en aide dans le cadre du ramassage d’ordures dans la capitale. Quoique ridicule et insensée comme démarche, il paraissait bien normal pour ce type de gouvernement. On ne pouvait mieux espérer d’un gouvernement de doublure incapable de poser la moindre action et qui recevait d’ailleurs des ordres des ambassades occidentales. Cependant, malgré des déclarations relatives à la volonté des autorités de facto d’organiser des élections pour remettre le pays sur la voie constitutionnelle, elles ont pris goût au pouvoir et voulu s’y accrocher. C’est ainsi qu’après plusieurs reports successifs de la date des élections, la communauté internationale a dû intervenir pour remettre les pendules à l’heure en sommant le régime d’exception de Boniface/Latortue d’organiser les élections dans un délai ne dépassant pas un mois. Ce qu’ils n’avaient pas pu faire en deux ans, ils l’ont réalisé dans un mois exactement dans le délai imparti par la communauté internationale. Le 7 Février 2006,des élections présidentielles ont lieu. Malgré la volonté affichée du CEP de l’époque d’empêcher la participation des gens issus des quartiers populaires, ces derniers se sont mobilisés pour obtenir leurs cartes électorales afin de voter. Ils ont voté massivement en faveur du candidat du regroupement « Lespwa » René Préval. Les élections une fois terminées, les gens qu’on a voulus exclure du vote, ont dû manifester dans les rues pendant au moins une semaine pour forcer le CEP à proclamer les résultats des élections dans le sens qu’ils avaient votés. Il y a eu le scandale des bulletins brûlés à Titanyen dont personne n’a jusqu’ici obtenu explication auprès du CEP et on connaît la suite.

Changement dans la continuité

Il y a trois (3) ans depuis que l’équipe emmenée par le président René Préval est en place. Beaucoup de gens se sont sacrifiés pour que cela ait lieu. Mais 3 ans après qu’est ce qui vraiment changé dans le pays ? Tout le monde est d’accord que les persécutions politiques ont cessé. On ne déplore plus massacres dans les quartiers populaires. Certains prisonniers politiques ont été libérés. Les partisans d’Aristide peuvent manifester quasiment sans se faire tirer dessus. Les médias critiquent l’action ou l’inaction du gouvernement sans risque de se faire attaquer.
Cependant, les droits fondamentaux de la population continuent d’être violés. La faim, et le chômage continuent de progresser dans le pays. L’économie du pays est anémiée. Les haïtiens sont toujours privés de soins de santé adéquats. Les professeurs continuent d’avoir un salaire de misère, la corruption et le trafic de la drogue demeurent des défis pour le pouvoir en place. Des centaines de milliers d’enfants en âge d’aller à l’école ne sont toujours pas scolarisés. La justice est en panne. Aucun procès de ceux qui ont commis des exactions sur la population n’a eu lieu jusqu’ici. On dirait qu’aucun crime n’a été commis pendant la période où le pays était dirigé par le régime intérimaire. Rien n’a toujours été fait pour réintégrer dans l’administration publique et des organismes déconcentrés les gens révoqués pour des motifs politiques par le régime intérimaire. De même, aucun changement n’a été opéré au niveau des missions diplomatiques haïtiennes à l’étranger. Pendant que les pauvres sont entrain de crever de faim et que la production agricole nationale continue sa chute libre, chaque année de nouveaux millionnaires voient le jour dans le pays grâce à la corruption et le trafic de la drogue.
En 2008, à pareille époque la grogne de la population s’est transformée en émeute de la faim. Des émeutes qui ont emporté le gouvernement de l’époque. Bientôt un an après ce drame, rien n’a toujours été fait pour donner à manger à cette population qui avait pourtant consenti tous les sacrifices pour mettre ce pouvoir en place. Au contraire, certains estiment que l’action de ce pouvoir est en total désaccord avec les revendications de la population. Et ils parlent de changement dans la continuité, puisque le pouvoir de René Préval ne se démarque pas tout a fait de l’action de l’ancien régime. L’espoir promis aux haïtiens s’est donc transformé en désespoir au point que nos compatriotes continuent de fuir le pays par millier en risquant leur vie sur de fêles embarcations à la recherche d’un mieux être. Autant dire qu’après les élections du 7 Février 2006, il y a eu un changement de quelques hommes, mais la politique appliquée reste la même avec les mêmes maladresses politiques, les mêmes légèretés, les mêmes irresponsabilités, les mêmes coups bas et les mêmes hypocrisies. Les gouvernements se succèdent et se ressemblent.
Le pays se vide de ses ressources.Rien ne va pratiquement dans le pays. Le pays se vide de ses ressources les plus vitales et indispensables à son développement. En raison de l’instabilité politique et de l’insécurité caractérisée par sa forme la plus brutale et toujours non maîtrisés ; le kidnapping, de nombreux cadres ont fui le pays ces dernières années. Ils sont allés mettre leurs connaissances au service des Etats-Unis, du Canada, de la Belgique et des pays d’Afrique. D’autres se sont orientés vers des organisations non gouvernementales qui leur offrent des salaires plus intéressants Rien n’est fait pour rapatrier ces compétences. Au contraire, on donne l’impression de ne pas avoir besoin de ces haïtiens. Il y a même un discours anti-diaspora qui est entrain d’être véhiculé dans le pays depuis un certain temps. Il en résulte que le pays connaît ces derniers temps un niveau de médiocrité sans égale.

Nouvelles crises en perspective

En raison de la légèreté politique qui caractérise l’action du gouvernement en place, le pays est aujourd’hui au bord d’une crise électorale doublée d’une crise institutionnelle marquée par le vide créé au Sénat de la République. Des élections qui devraient avoir lieu depuis deux (2) pour le renouvellement du tiers du Sénat, n’ont pas toujours été organisées. Ces élections programmées finalement pour le 19 Avril prochain, ont très peu de chance d’avoir lieu selon certains observateurs qui voient déjà dans la décision du CEP d’écarter le parti de Jean Bertrand Aristide de la course, une volonté de ne pas organiser les élections. Ce qui risque d’enliser le pays davantage dans la crise. Ce qui revient à dire que cinq (5) ans après le départ d’Aristide, les mêmes problèmes demeurent sans solution, les revendications populaires restent toujours sans réponse. Le pays continue d’être dirigé par des gouvernements de doublure ne pouvant décider ce qui est bien pour leur pays. Les inégalités sociales se creusent davantage. Et le pays continue de s’enfoncer dans l’inconstitutionnalité et l’illégalité.

Francklyn B. Geffrard
Journaliste

dimanche 1 mars 2009

29 FEVRIYE 2004, 29 FEVRIYE 2009, PREZIDAN PREVAL NOU PA KA NAJE ANKÒ, GRANGOU KLORÒKS LA FIN KOUPE TRIP NOU

29 FEVRIYE 2004-29 FEVRIYE 2009

Jou 29 Fevriye se yon jou amè li ye pou Fanmi Lavalas, senpatizan ak tout pèp Ayisyen an. Le nou gade pwogram envesti nan moun ke Fanmi Lavalas te prepare pou blayi sou tout peyi ya, ke mesye poutchis yo konplote e kapote. ”Pourquoi pas une école dans chacune de nos 565 sections communales avant l’année 2004?..Il ya va d’une vision profonde. La ou il ya a une école, il faut aussi un centre de santé pour vacciner les élèves; un centre de microcrédit pour les parents dont les projets économiques exigent infrastructures (routes, transport, télécommunications). Avant même de parvenir a la construction de ces routes, on se trouve déjà sur l’autoroute de la décentralisation. Condition sine qua non pour un développement durable.” Dixit Dr. Jean-Bertrand Aristide.

Lè nou gade apre senkan koudeta Prezidan Aristide toujou nan kanpe lwen, pandan ke Prezidan Preval ap taye banda ak tout defakto ki pat vle l te sou pouvwa a e ki pat ka mete l sou pouvwa a. Nou menm nan Komite Fanmi Lavalas Kap Viv Lòtbò Dlo, rele anmwe e nou dekrete yon mobilizasyon manch long san pran souf ki ka menmen Prezidan Aristide retounen andedan peyi a rapido presto. Prezidan Preval te di nou gadel nan je, la gade n nan je, nou dil jounen jodi a nou pa ka naje pou n soti paske grangou kloròks fin koupe trip nou, paske bato nou anba dlo se li ki reskonsab, si l pa fè atansyon se li ki pra l bezwen naje pou l soti e nou swete ke l pa nan grangou.

Lè nou konsidere:
1) Deklarasyon inivèsèl dwa moun, ki rekonèt dwa chak moun sou la tè genyen pou yo viv nan diyite, sekirite, dwa pou yo fé pwòp desizyon pa yo, viv ak la pè nan tèt ak lapè nan vant;
2) Konstitisyon 1987 la ki se manman lwa peyi ya e li pa rekonèt ni koudeta ni ekzil;
3) Ke Prezidan Preval konn kisa ki dwe fèt pou Prezidan Aristid retounen, men li toujou chita sou kabwèt trayizon l
4) Tabo Mbeki pa Prezidan Afrik di Sid ankò, sitiyasyon Prezidan Aristid pa stab, Prezidan Preval konnen ke ekzil la se yon sitiyasyon ki rèd anpil
5) Prezidan Préval apre senkan koudeta toujou kenbe Prezidan Aristide nan kanpe lwen
6) Apre senkan koudeta, menm defakto yo pat janm di Lavalas pa ka ale nan eleksyon, menm lè yo tap fè manipilasyon kon Prezidan Preval
7) Lè nou konsidere ke andedan prizon peyi Dayiti gen anpil prizonye politik, militan Lavalas
8) Pèp Ayisyen an vote Prezidan Preval pou Prezidan Aristide kapab pi pre. Men se pi lwen Prezidan preval voyel ak tout Lavalasyen yo
9) Prezidan Preval pa respekte okenn angajman li te pran douvan pèp Lavalas la
10) Pèp Lavalas la toujou nan grangou, prizon, mizè, lavichè

Nou Dekrete:
1) Mobilizasyon manch long, san pran souf pou ANA KWA ANA , sa vle di pou fasafas la ka fèt pi vit.
2) Prezidan Jean-Bertrand Aristide dwe retounen nan peyi dayiti, san pèdi tan, jan pèp la reklamel, e jan Konstitisyon 1987 la ekzijel. Se pou sa Fanmi Lavalas mande tout manm ak senpatizan òganizasyon an rete mobilize jiskaske Prezidan Aristide retounen;


3) Anba konstitisyon 1987 la, pou tout ekzile politik retounen nan peyi a san kè sote.


4) Pou tout moun ki nan mawon andedan peyi ya akòz de pèsekisyon politik pou yo retounen lakay yo pou yo ka viv nan mitan fanmi yo nan la pè ak sekirite e pou yo ka manje tou.


5) Pou tout prizonye politik yo san eksepsyon jwenn liberasyon yo san kondisyon, jan manman lwa peyi ya, lwa ki an vigè nan peyi ya ak konvansyon entènasyonal yo mande sa.
6) Pou tout desizyon lajistis pran e definitivman sou kesyon prizonye politik yo
7) Restitisyon ak reparasyon pou tout viktim koudeta yo
8) Fanmi Lavalas deklare yon lòt fwa ankò li pa kwè nan vanjans e li kont tout kalite fòm vyolans. Men nou dwe rete mobilize.




YON SÈL NOU FÈB, ANSANM NOU FÒ, ANSANM ANSANM NOU SE LAVALAS.

samedi 28 février 2009

FANMI LAVALAS NAN BOSTON 29 FEVRIYE 2004-28 FEVRIYE 2009


Boston 28 Fevriye 2009


NÒT POU LA PRÈS

29 Fevriye 2004, 28 Fevriye 2009, sa fè 5 lane depi lenmi demokrasi nan lakou lakay te fè konplo ak fo zanmi peyi dayiti yo pou bay pèp ayisyen an yon panzou. 5 lane depi lidè istorik pèp ayisyen an, prezidan JAN BÈTRAN ARISTID, te kidnape e ekzile nan peyi zansèt nou yo. 5 lane depi machin devlopman, sekirite, edikasyon, sante ak agrikilti peyi a an pann. Fanmi Lavalas nan Boston ak pwofite mande Kominote Entènasyonal la pou yo pran nòt sou konpòtman KEP a ki mete n deyò nan zafè eleksyon ki se prèv ke se kidnapin 29 fevriye 2004 a kap kontinye.

Moman an rive pou tout ayisyen chita ansanm, pou reflechi sou gwo malè pandye sa a ki vize detwi peyi dayiti e elimine tout vrè pitit Desalin yo. Moman an rive pou n sekwe branch mobilizasyon an pou n fè respekte dwa nou. Divizyon se pwazon pou detwi yon nasyon, tèt ansanm se remèd pou lavi miyò. Ann rasanble fòs nou pou kwape tout malentespri. Ann mobilize pou retou lidè istorik pèp ayisyen an, prezidan JAN BÈTRAN ARISTID.

Dlo a te koule, men kanari a pat kraze. Boujon lespwa paka donnen anba wòch trayizon.
Pou komite a




PHILIPPE ANDRE JACQUES, Kòdonatè Jeneral
BABEAU VILLIER, Delege

vendredi 27 février 2009

LE CEP ENTRE LE SONGE ET LE MENSONGE


Le conseil électoral provisoire a bien vu en songe d’organiser des élections libres honnêtes et démocratiques. C’est bien un songe, un rêve qui pourra même se transformer en cauchemar. Mais il n’a pas songé aux intentions cachées et aux manœuvres occultes du pouvoir qui l’a institué avec un bonnet « indépendant ». Il n’a jamais songé non plus que ce pouvoir digne héritier du pouvoir de Gérard Latortue craint une leçon politique et démocratique de Fanmi Lavalas. Le chef de l’Etat est trop fidèle aux liens familiaux et régionaux qui le lient à Latortue, et il est trop sensible à sa névrose anti Lavalasse. Donc le conseil électoral est condamné à mentir. Car il veut réaliser son rêve et il ne saurait désobéir à son chef. Plus d’un ont déjà dénoncé la dépendance et l’appartenance politiques de certains membres de ce conseil, et ce n’est un secret pour personne la transgressive arrogance des chargés de mission ou des conseillers présidentiels, de véritables enfants gâtés du pouvoir en place, dans la course électorale. Et ces candidats si peu candides qu’ils soient ont déjà la bénédiction de César. « Aut Caesar, aut nihil » pour l’institution électorale.
L’exclusion de Fanmi Lavalas dans la course électorale est arbitraire, anti démocratique et anti constitutionnelle, et inédite dans l’histoire des élections en Haïti. Mais bien programmée, bien comptée, mal calculée. Fanmi Lavalas a soumis des documents justes, légaux et convaincants au conseil électoral provisoire. Le président de l’institution électorale doit se rappeler qu’il a reçu, apprécié et avalisé les documents de l’équipe de consensus après avoir déclaré que la demande d’inscription de Fanmi Lavalas allait être rejetée pour manque d’authenticité de documents. Le ministère de la justice, a bien jugé l’authenticité de ces documents déposés en son bureau. Le conseil électoral a voulu piéger Fanmi Lavalas, en déclarant aux membres de l’équipe de consensus que les élections ne sont pas possibles en Haïti sans Fanmi Lavalas, propres mots du président du conseil électoral, mais il se ferme les yeux sur les documents authentiques pour faire dilatoire en exigeant un mandat du représentant national. Le jeu des conseillers est bien compris. Quand les membres signataires, agissant en tant que force morale de l’organisation en dernier ressort, ils demandent le mandat du représentant national. Et si mandat il y aurait, ils exigeront du mandant, le numéro d’identification fiscale, la carte d’identification nationale et feront référence au décret du 30 juillet 1986 sur les partis politiques qui en son article 5 stipule que le chef du parti, ou membre du groupe dirigeant doit être résident et domicilié en Haïti. Le représentant national de Fanmi Lavalas n’a jamais signé de mandat, car lui-même il était candidat aux élections présidentielles de Novembre 2000. Et celui qui était mandaté à représenter l’organisation au près du CEP est encore vivant, et jouit pleinement de ses droits civils et politiques, en plus le mandat n’a jamais été révoqué. Alors que disent les archives de cette institution ? Les conseillers sont nouveaux certes, mais le conseil non. En excluant Fanmi Lavalas le conseil électoral a commis un déni de justice. Le déni de justice se définit comme le refus d’une institution ou d’un juge de se prononcer sur un cas qui lui est soumis sous prétexte du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi. L’attitude du conseil électoral provisoire est un mépris ou une méconnaissance de la jurisprudence qui est une source ou la sagesse même du droit. Quant le président de l’institution électorale joue au Ponce Pilate en déclarant qu’un groupe s’est lui-même donné mandat et un autre groupe a soumis un faux mandat, donc lui, il se lave les mains. Le conseil électoral provisoire a dans son organigramme un bureau de contentieux électoral dont les membres sont de véritables juges. Dans le lexique des termes juridiques Dalloz, il est écrit que : « le juge n’a pas le droit de se soustraire à sa mission qui consiste à dire le droit. Le déni de justice constitue un délit pénal » .Le président du conseil électoral devait tenir ses mots et respecter le document qu’il a requis lui-même du ministère de la justice pour l’inscription légale de l’organisation dans la course électorale.
Il est a rappeler au conseil électoral qu’il n’a nul droit de contester des dispositions commandées par les circonstance prises par les membres signataires de l’organisation Fanmi Lavalas, seuls les autres membres signataires ont ce privilège. Il est à rappeler ensuite que les documents qui ont été déposés au ministère de la justice et qui lui ont été soumis par ce dernier selon sa propre requête n’avaient aucun motif électoral, car Fanmi Lavalas n’a pas seulement une vocation d’élections. Les membres et les cadres de l’organisation ont voulu combler un déficit de représentativité qui a toujours servi de prétexte aux officiels du pouvoir de nous mettre à l’écart. C’est une organisation qui veut accompagner le peuple haïtien dans toutes les démarches de la vie nationale. L’exclusion arbitraire et maladroite de Fanmi Lavalas par le CEP ne s’arrête pas là. Fanmi Lavalas ne pourra pas se prononcer sur l’amendement ou sur la révision de la constitution, que dira Fanmi Lavalas sur le dossier de la double nationalité ou l’intégration des haïtiens ayant une nationalité étrangère selon l’esprit du décret d’aout 2002 pris par le gouvernement Lavalas. La nation est une et indivisible « Ayiti manman libète pa ka gen pitit deyò, pitit andedan, tout moun dwe konte », que dira Fanmi Lavalas sur le retour des forces armées d’Haïti ou sur la création d’une force pour la défense du territoire national .Que dira Fanmi Lavalas sur la fin de l’exil dans nos us et coutumes politiques en générale ,et en particulier sur celui de son représentant national. N’est- il pas discriminatoire, incompatible à la déclaration universelle des droits de l’homme et à la constitution haïtienne ? Les chefs de tous les partis politiques sont présents dans le pays, sauf celui de Fanmi Lavalas. Et le dialogue national ?
L’exil, un acte anti constitutionnel, illégal et même immoral ne saurait avoir de suites justes et légales. Le même pouvoir qui accepte l’exil du représentant national exige de ce dernier des documents au nom de la loi. Quelle anomalie ? C’est de cette anomalie, de cette situation inconvenable et inconfortable que les membres signataires de Fanmi Lavalas ont mis sur pied cette équipe de consensus suite à des rencontres et des discussions tenues pendant deux ans. Depuis le 29 Février 2004 Fanmi Lavalas ne vit pas une situation normale, et le pays aussi. Exilés politiques, prisonniers politiques, agenda électoral non respecté, incohérence administrative, la hausse anarchique des prix etc., ce n’est pas normal. Et le pays n’est pas normal. Le consensus devient la règle, sans quoi le conseil électoral ne serait pas.
Les grands débats s’annoncent et le parti majoritaire du pays ne saurait en aucun cas renoncer à sa mission historique. Son exclusion ou sa mise à l’écart est inacceptable. A bas l’exclusion d’où qu’elle vienne ! Notre combat est celui de convertir cette société de combat en une société de débats. Fanmi Lavalas a toujours prôné le dialogue, Fanmi Lavalas a toujours combattu l’exclusion ; car en devenant membre de cette organisation voici le serment répété : «A l’ombre de mon drapeau, je m’engage à promouvoir la paix, et guidé par cet esprit de paix, je m’engage à travailler dans la dignité pour une Haïti
Socialement juste, économiquement libre et politiquement indépendante ».
Nous conseillons aux conseillers électoraux de surseoir leurs élans émotionnels pour faire appel à la raison et au bon sens. « Turpe est mentiri », il est honteux de mentir. Le mensonge les anéantira, la vérité les affranchira. Que cesse toute lecture fallacieuse pleine de préjugés de la charte de l’organisation Fanmi Lavalas qui est l’instrument de cohésion et de régulation entre ses membres. Fanmi Lavalas n’est lié au conseil électoral provisoire que par la loi électorale et le décret du 30 juillet 1986 sur les partis politiques.
Que nous soyons puissants ou misérables les jugements de l’histoire nous rendront blancs ou noirs.