vendredi 8 mai 2009

BOYKOTE DOMINIKANI, DEPI NAN ZE JISKA FANM AK GASON DOMINIKEN


NÒT POU LAPRÈS: PWOTESTASYON

Yon kolonn òganizasyon peyizan, etidyan, ti machann ak baz fanmi Lavalas nan Nò Peyi a rele anmwe sekou epi kriye twòp se twòp, e se twòp atò. Yon lòt fwa ankò dominiken yo montre nan ki nivo yo rayi ayisyen, nan ki nivo yo rasis, nan ki nivo yo kriminèl lè yo sakrifye gwo lajounen Carlos Nerilus sou yon plas piblik san okenn otorite pa janm prezante pou anpeche sa. Dominiken yo resevwa yon edikasyon spesyal pou sa, pou yo rayi ayisyen. Nan lane 1937 se plis ke trant mil ayisyen dominiken te asasinen, pandan tout rejim Divalye a tap touye ayisyen. Soti janvye 2009 pou rive mwa Me 2009, dominiken yo fè plis ke 25 zak kriminèl sou ayisyen, san konte sa kite pase an 2008. An plis de sa, Dominiken yo toujou bay teritwa yo pou fasilite destabilizasyon peyi dayiti, tankou sa te fèt an 2003.

Nan yon Konferans pou laprès gouvènman an di li kondane zak babari sa a, men nou rete kwè sa pa sifi, fòk nou montre gouvènman dominiken an nou pa kontan. Konsa nou deklare:

1-Gouvenman Leyonèl Fernandez la se yon gouvènman rasis, anti ayisyen epi ki pa respekte dwa moun.
2-Kominote entènasyonal la dwe sanksyone gouvènman Fernandez la pou zak kriminèl ki fèt sou ayisyen yo ak vyolasyon dwa moun.
3-Gouvenman ayisyen an dwe fèmen fontyè a jiskaske gouvènman dominiken an prezante eskiz piblik a pèp ayisyen.
4-Se pou yo rapatriye kadav Carlos Nerilus pou yo ba li yon fineray nasyonal.
5-Se pou Ayisyen boykote tout prodwi dominiken yo, soti nan ze jouk rive nan fi ak gason dominiken, epi nou tout ti machann, peyizan pote yon solidarite a Carlos Nerilus, paske,lè nen yon ayisyen frape, se je tout ayisyen kap koule dlo, lè yon ayisyen blese se san tout ayisyen ki koule.

Yon Lavalasyen se yon patriyòt, yon bon lavalasyen se yon bon patriyòt.

Men òganizasyon ki siyen nòt sa
Rafal ( Rasanbleman alye Fanmi Lavalas) : Michel Jn Baptiste
Atas ( asosyasyon teknisyen agrikòl sen Rafayèl) Frandy Joseph
Opmil( òganizasyon peyizan Laviktwa) Pierre Crispin
Baz Fanmi Lavalas Laviktwa Phanord Jackson
Tekopep(tèt kole peyizan etidyan plezans) Franklin Duchaine
Baz Fanmi Lavalas Nò Sevère Adonijah
Fanmi Lavalas plen di Nò Brunel joseph
Moded ( mouvement de developpement de Dondon) selichrist Bien aimé
FIOP( fon ini ouvriye peyizan) philocles Jn Louis, Alex Gilles
Baz Fanmi Lavalas Ranquitte Fortune Al cina
Òganizasyon atizan peyizan pignon Brillant withny
Baz Lavalas Port Magot, Daniel Monelus

jeudi 7 mai 2009

MAINTENANT, QUEL EST L'OBSTACLE DU RETOUR?


De libreopinion2003@yahoo.fr

En tant que journaliste professionnel qui a toujours pratiqué l'objectivité, la neutralité et l'indépendance par rapport aux acteurs, je me suis toujours abstenu de prendre position dans des questions à caractère politique mettant face à face des groupes d'haïtiens dont les intérêts seraient divergents. Objectivement, le développement et le progrès socio-économique devrait constituer et guider toutes nos actions en tant que Nation. Il ne fait aucun doute que l'image que nous projetons aux yeux de l'étranger nous avilit tous, que vous soyez à gauche, à droite ou au centre.
Je n’ai jamais eu la chance de côtoyer Père Aristide, Président Aristide ou Dr. Aristide. Lors de mon passage de 5 ans à radio Caraïbes, je nourrissais le vif désir (professionnel) de recevoir à l'émission RANMASE cet homme qui, positivement pour les Lavalassiens ou négativement pour les ex GNBistes, a marqué l'histoire nationale, de 1990 à nos jours. Mes démarches malheureusement se sont révélées vaines et infructueuses. MAINTENANT, QUEL EST L"OBSTACLE DU RETOUR?
Les obstacles du retour d'Aristide sont à la fois interne qu'externe. PREVAL n'est et ne saurait nullement constituer un obstacle au retour éventuel d'Aristide. L’obstacle externe n'est autre que Washington, Paris et Ottawa dont les représentants en Haïti avaient versé la dernière goutte qui a fait renverser le vase, le 29 fév. 04.

Au niveau interne, l'obstacle c'est d'abord les Lavalassiens, la division qui les gangrène (vous prétendez vouloir défendre le retour d'Aristide alors que c'est faux- vous n'avez ni volonté, ni stratégies). Il y aussi la population qui ne croit plus à l'idéal du 16 décembre 90 qu'aurait incarné le secteur dit démocratique dont la grande majorité de ses adeptes et acteurs ont prouvé pendant 20 ans qu'ils sont plus intolérants, mesquins, soucieux de l'enrichissement illicite personnel que ceux qu'ils avaient longtemps combattu.

Concernant cette question de retour, connaissez-vous la vraie position du concerné? Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est avant tout haïtien donc il ne devrait pas avoir besoin de visa pour rentrer dans son pays. Il est tout aussi vrai qu'il est le chef d'une famille et il doit penser à son avenir comme citoyen et aussi à l'avenir de ses 2 ou 3 ravissantes filles. Et pour terminer, j'exprime donc mon vif désir de rencontrer le Président Aristide non seulement en tant que citoyen mais aussi en ma qualité de journaliste professionnel.

En réponse à libreopinion2003@yahoo.fr

Cher Confrère,
Vous aurez la chance, dans un temps pas trop lointain de rencontrer ce génie qui a laissé ses empreintes indélébiles sur la politique locale et international. A notre avis, monsieur Préval est l’acteur principal qui a tout à gagner à prolonger l’exil du Dr. Aristide : assurer la pérennisation de sa présidence et satisfaire les exigences de la communauté internationale qui peut finalement grâce à la coopération de l’actuel président mettre en exécution son plan machiavélique de tutelle sur Haïti.
En ce qui a trait à l’article 41 que le Président René Préval utilise assez souvent pour démontrer qu’il n’y a pas d’embûches pour le Président Aristide de retourner en Haïti, le traitant ainsi comme un simple citoyen, démontre son laxisme vis a vis de la fonction de la présidence et son manque de respect à l’encontre de l’ancien Président. Pour que le Dr. Aristide puisse retourner en Haïti, la force politique du Président Préval doit faire des compromis.
Ce n’est pas par hasard qu’il y ait des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud et Haïti, mais Président Préval persiste encore à garder monsieur Aristide en exil. Pis encore, maintenant que son ami Thabo Mbeki, ne soit plus président de l’Afrique du sud, les conditions de séjour de la famille Aristide tendront à se compliquer et son retour en Haïti est plus que jamais opportun.
Par contre, nous savons bien que le docteur Aristide n’est pas un citoyen ordinaire. Ainsi y-a-t-il un ensemble de protocole à mettre en place pour accueillir un ancien chef d’état. Par exemple sa sécurité et son fonctionnement doivent être garantis par le gouvernement en place, Rappelons-nous qu’à la fin du premier mandat de René Préval, le gouvernement du Président Aristide avait assuré sa sécurité dans le pays. Il fut ainsi l’un des rares ex-président à vivre "présidentiellement" et tranquillement chez lui avec tous les honneurs dû à son titre. Ne pensez-vous pas que René Préval, doit les mêmes égards à l’ex-président Aristide ?
Comme Président Aristide l’avait dit au commencement de l’année: »Lè koudeta fann yon peyi 2 bò, Fòk minorite a rekole ak majorite à Tankou 2 bò yon sèvo ki kole Ak kòpous kalosoum. Inite sa a endispansab paske sèvo a bezwen Ni vitamin ki soti nan manje moun manje, Ni vitamin ki soti nan solidarite moun ak moun.

Haïti a besoin de tous ses fils et filles et plus que jamais du Dr. Jean Bertrand Aristide. Le peuple haïtien a réclamé du Président Préval qu’il assure le retour de son « chouchou » : Aristide. Ceux qui s’opposent au retour du leader maximo sont minoritaires quoique leur poids dans la balance soit loin d’être négligeable. S’il continue à faire fi des demandes du peuple, la crise politique haïtienne ne fera que s’aggraver. La volonté est là et des stratégies sont déjà en cours, excepté la résistance de notre cher Président Préval, à laquelle nous n’y attendions pas.
En ce qui a trait aux luttes intestines dont vous faites mention c’est fait courant, à travers un mouvement aussi vaste que celui de Fanmi Lavalas. En parler comme étant d’un cas exceptionnel, constitue une stratégie politique des opposants que nous comprenons aisément. Mais, l’essentiel c’est que la majorité de la population réclame le retour de son leader, une popularité que même le Président actuel n’en jouit pas. Joignons-nous pour demander le retour de ce leader incontestable, et marchons vers une véritable réconciliation nationale!

mercredi 6 mai 2009

KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT


Pour obtenir notre indépendance et nous libérer du joug de l’esclavage, Il a fallu seulement deux centaines de patriotes conséquents et sérieux mettant de côté leurs problèmes personnels pour se concentrer sur les priorités du moment: la libération d’un peuple. Au début de la révolution, il y eu tout comme aujourd’hui des gens mal intentionnés qui ne pensaient qu’à eux-mêmes, essayant de sauvegarder leurs bénéfices en servant fidèlement leurs maîtres. D’autres se prenaient pour des maîtres tout simplement parce qu’ils pouvaient goûter aux restes des repas de leurs bourreaux. Ce geste qui constituait pour ceux-là un privilège les poussait à développer un complexe de supériorité vis a vis de leurs compagnons d’esclavage. Ce qu’ils ne réalisaient pas c’est que le colon, lui, les méprisait et ne s’intéressaient qu’aux bénéfices tirés de leur service. De ce fait, ils n’étaient pas indispensables.

Malheureusement pour notre patrie, l’histoire tend à se répéter. Plus près de nous, en l’année 2004, certains de nos frères de lutte ont encore tenté par ignorance ou par un malencontreux trou de mémoire, de nous rejeter dans les geôles tortueuses de nos anciens bourreaux, oubliant que le colon reste et demeure vis-à-vis de ses anciens esclaves cet être froid qui ne pense qu’à ses avantages et ses propres intérêts.

De nos jours, tout comme à l’époque esclavagiste, il est aisé pour certains de servir les intérêts du colon, même quand la récompense n’est que des miettes de la table du maître. A ceux-là nous disons qu’il est temps de garder les yeux fixés sur le prix. Ne nous laissons pas détourner de notre but par de fausses promesses d’un maître qui n’a pour nous ni respect, ni sympathie. Nous devons, à l’instar de nos ancêtres viser plus haut. Il est de notre devoir de citoyens de lutter pour l’amélioration des conditions de vie de nos fils et filles, de nos pères et mères. Mettons de côté nos différends, nos différences, nos intérêts triviaux et égoïstes, bref tout ce qui pourrait nous séparer. Utilisons plutôt nos talents, notre détermination pour la mise en place d’un système fonctionnel et démocratique.

Vous, tous politiciens, intellectuels, professionnels… rejoignez la masse haïtienne dans son combat. Elle sait et a toujours su qu’elle n’a rien à perdre puisqu’elle est déjà en agonie. Tout ce qu’elle veut c’est de s’assurer que ses enfants et ses petits-enfants ne continuent pas à vivre ce même calvaire qu’elle a vécu toute sa vie. La masse ignorée et piétinée a déjà les yeux rivés au but et rien ni personne ne peut la faire dévier. Elle a depuis longtemps mis de côté ses intérêts mesquins pour penser au bien du plus grand nombre. Regroupons-nous mes frères et ainsi gagnerons-nous la bataille contre l’ignorance, la faim et la misère.

Après, Toussaint, Dessalines, Capois.., il nous a fallu presque deux décennies pour voir émerger parmi nous un génie de leur trempe. Ce phénomène politique, Jean Bertrand Aristide, le défenseur et le héros de la masse populaire haïtienne ne mérite pas la punition qui lui est infligée. N’oublions qu’il n’était qu’un jeune prêtre quand il a osé croire et convaincre un peuple désespéré et meurtri, qu’il était encore possible d’espérer et de rêver à un avenir meilleur. Ce héros qui malgré les enjeux et à ses risques et périls a su tenir tête aux puissants de ce monde pour contrecarrer le plan machiavélique de l’international refusant de leur vendre la terre de Dessalines. Exilé depuis bientôt cinq ans on continue à travers ses propres compagnons de lutte à lui faire payer son audace et sa bravoure. Ainsi, le colon continue-t-il à nous intimider pour nous empêcher d’oser encore une fois. Mais ce qu’il semble oublier, ce sont les racines profondes et nombreuses qui constituent le mouvement de la masse populaire Lavalassienne déterminée à ne plus se laisser ignorer et fouler aux pieds.

Plus de fausses promesses! Plus de faux espoirs! Plus de compromis! Le peuple a passé son mot d’ordre: mobilisons-nous pour le retour de notre leader historique, le Dr. Jean-Bertrand Aristide. Mobilisons-nous pour la paix des âmes de nos ancêtres.

Il nous a fallu plus de deux cents ans pour trouver un président haïtien à la trempe du Dr. Aristide. Un homme aimé et respecté de son peuple. Haïti a déjà connu son Barack Obama, son Gandhi, son Mandela à travers le Président Aristide. Un homme qui a réalisé beaucoup avec si peu. Adulé par la masse populaire, mais haïs par ses antagonistes qui ne sont heureusement que minoritaires. Mais attention, nous ne devons tout de même pas les sous-estimés. Car à travers le temps et l’histoire des différents pays, les libérateurs et surtout ceux qui osent lutter et gagner la victoire du peuple ou de la majorité se voient souvent trahis et sacrifiés par cette minorité ingrate et égoïste.

La masse haïtienne n’a pas la mémoire courte. Elle n’est ni une ingrate, ni une traître. Elle est d’une clairvoyance exceptionnelle et arrive toujours à identifier ses vrais amis. Elle garde et gardera toujours en mémoire celui qui l’a libérée du joug de la dictature et qui lui a toujours donné le courage d’espérer à un avenir meilleur pour ses enfants.

Mobilisons toutes nos forces pour assurer le retour du Dr. Aristide, est le mot d’ordre du peuple et la seule formule capable de créer une réconciliation nationale durable. KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT, est nécessaire et même indispensable pour convaincre le reste du monde que le Dr. Aristide reste et demeure le leader incontestable de la majorité des masses défavorisées.

KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT. YON SÈL NOU FÈB, ANSANM NOU FÒ, ANSANM, ANSANM, NOU SE LAVALAS.

lundi 4 mai 2009

Interview accordée par Me Bell Angelot au journal Le Porte Parole


L.P. P- Me Bell, bonjour, tout le plaisir est pour le staff de Le Porte Parole en nous accordant cette interview. Dites nous comment vous vous sentez en Haïti actuellement?.

Me Bell- Bonjour cher ami, bonjour à toute l’équipe du journal Le Porte Parole... Au point de vue personnel je me sens très bien, je me retrouve dans mon pays depuis deux ans. Mais en ma qualité de citoyen Haïtien, l’état du pays me rend malade chaque jour. La déception est généralisée, l’incohérence rime avec l’incompétence et l’insouciance. Le gouvernement n’a aucun programme, n’inspire aucune confiance et ne donne aucun espoir. Et qui pis est on ne voit pas à l’horizon une nouvelle équipe qui s’émerge pour gérer les dégâts après le passage de ce désastre.

L.P.P- Les élections sont programmées pour le 19 Avril 2009, quelles sont vos impressions?

Me Bell- je parle très peu de ces élections depuis l’expulsion arbitraire de Fanmi Lavalas de la course. Mais mes observations me font comprendre que ces élections seront organisées dans l’indifférence et seront très pauvres en participation populaire. Deux faits expliquent ceci, la non participation de Fanmi Lavalas et la déception de la population. L’équipe gouvernementale est vraiment décevante: les ressources de l’Etat sont gaspillées, les caisses de l’Etat sont pillées. Rien n’est fait. Entre cette équipe et celle de Latortue c’est toujours « la même eau qui coule ». Pour le 19 avril comme cette date coïncide avec celle de mon retour d’exil, elle sera pour moi un jour de méditation, le moment de revivre les périodes les plus lamentables de mon existence.

L.P.P- Par contre quelles sont vos activités professionnelles et politiques?

Me Bell – Bon j’ai repris deux semaines après mon retour au pays mon bâton de craie à mon collège, et j’assume aussi une chaire de droit international et de droit constitutionnel à la faculté de droit du Cap Haïtien et à l’Université polytechnique d’Haïti. J’anime des séminaires sur le Tourisme et développement endogène à travers l’Institut de Formation Administrative et Commerciale (IFAC) fondé depuis 1994, et l’année dernière j’ai créé un centre de Recherches dénommé Centre Haïtien de Recherches et d’Investigations en sciences Sociales (CHRISS) dans l’objectif d’encadrer les jeunes en leur inculquant des
notions de civisme, de politique, d’histoire et de littérature contemporaine. Je viens de clôturer mon deuxième séminaire à l’IFAC.

L.P.P- Comment les jeunes ont accueilli cette initiative et qu’est ce qui vous a motivé à prendre cette initiative?

Me Bell- L’accueil est scandaleux en Vérité. Il y a tout un vide dans ce pays, la génération de trente ans qui représente plus de soixante pourcents de la population est une jeunesse sacrifiée. Ils ne connaissent ni la dictature ni la démocratie. Ils sont affamés de savoir, ils cherchent avec la lanterne de Diogène en plein jour un modèle. Lors du premier séminaire avec une cinquantaine de participants, il fallait voir avec quel appétit ils dévoraient les notions d’histoire et de littérature contemporaines, ils étaient fous d’apprendre de Duvalier, Fignolé, Déjoie, Jumelle, Trujillo, Kennedy Castro, Batista, Jean Price Mars, Roumain, J. S. Alexis.. et tous les acteurs de 1957.

L.P.P- Et le deuxième séminaire Cher Maître?

Me Bell- Ah mon ami on a eu la même sensation, le même taux de satisfaction. C’était sur la constitution du 6 au 10 Avril 2009. Vous voyez, la constitution vient d’avoir 22 ans. Ce qui signifie à la publication de cette charte ces jeunes ne pouvaient rien comprendre. Et puisqu’il y a un projet d’amender la constitution, donc il faut apprendre à ces jeunes la constitution. Et il faut les motiver à faire la politique et à aimer le pays autrement. L’engouement est tellement fort, ils me demandent d’organiser ces séminaires pour plusieurs autres groupes et dans d’autres localités du pays.

L.P.P- Avez-vous accepté ? Si oui à quel prix?

Me Bell - Pourquoi refuser? A quel prix, bon je suis en train de rembourser ma dette au pays, je suis un ancien lycéen et étudiant d’une faculté de l’état, donc je paie ma dette. Le Centre Haïtien de Recherches et d’Investigations en Sciences Sociales est à but non lucratif et cible surtout les jeunes.

L.P.P- Êtes-vous seul dans cette initiative?

Me Bell- Non, je ne saurais être seul, car j’ai toujours cru qu’ensemble c’est possible, il y a les membres fondateurs qui sont des professeurs, des agronomes, médecins, industriels etc. Pour l’animation des séminaires, Dr jean Claude Alcazar vient de me rejoindre et je suis en négociation avec un professeur dominicanohaïtien pour un jumelage avec un centre dominicain. Et le centre n’organise pas seulement des séminaires, mais aussi des promenades historiques, des investigations sur l’écologie, l’éducation etc. Il y a un volet touristique ou l’on accueille des jeunes de la diaspora etc.

L.P.P- Me Bell quelle est votre position sur le projet d’amendement de la constitution?

Me Bell- Je me suis déjà opiné là-dessus. L’amendement est une nécessité, mais pas une urgence. Et si nos hommes et nos femmes politiques continuent à gérer le pays avec cette même méthodologie de « manfoubins », à concevoir la nation comme une vache à lait où l’État est une confrérie de médiocres, de coquins et de corrompus, à quoi bon changer la constitution ? Mais si l’on veut faire les choses autrement, il faut l’amender, le peuple haïtien doit se prononcer sur son système de défense nationale sans lequel il n’y aura pas de développement, sur l’intégration des haïtiens jouissant de la nationalité étrangère. « Ayiti pa ka gen pitit deyò ».

L.P.P- Continuez-vous à écrire, Me Bell

Me Bell- Oui mon cher, j’ai un deuxième ouvrage qui doit paraître sous peu, il s’intitule: Deux siècles de deuil et de conflits et comme sous titre « Pèp debout, dirijan ajenou ».

L.P.P- Me Bell, au cours de votre exil aux USA les jeunes haïtiens de Broward ont bénéficié beaucoup de vous, et ils témoignent chaque jour leur reconnaissance à votre égard, donc ils seront très contents de lire cette interview. Quel est votre dernier mot?

Me Bell- Mon dernier, c’est mon indignation sur ce qui se passe à la citadelle cette semaine. Un groupe de cinéastes français utilisent la citadelle pour dérouler un film. Ils utilisent l’espace non seulement pour leur projet cinématographique, mais aussi comme lieu de séjour. Ils dorment, couchent et vivent à la citadelle comme dans un ménage ou un appartement avec toutes les pratiques qui ne s’accommodent à un lieu sacré, telles les batteries de cuisines, exposition des linges etc. La haut le marché de la prostitution va à merveille, voilà un choc pour les habitants de la zone. Pour visiter, c’est une faible portion qui est réservée pour seulement trente minutes. Donc on ne s’oppose pas au projet en soi, mais les cinéastes pourraient dormir à Milot, et monter chaque jour à la citadelle. Transformer la Citadelle en Motel est inadmissible, et je pense que le cinéaste haïtien M. Raoul Peck, ancien ministre de la culture, qui accompagne ces gens pourrait avoir un comportement plus patriotique.
Haïti avant tout et malgré tout!

jeudi 30 avril 2009

L'orgueil du savoir serait-il pire que l'ignorance?


L'orgueil du savoir serait-il pire que l'ignorance?
Le pouvoir de l'intellect peut nous pousser à l’orgueil et à l’ignorance; pas dans le sens du non-savoir mais plutôt de celui qui, par orgueil ignore consciemment les principes et les normes et dans le contexte de ce texte, ceux régissant notre société. Les mauvais effets de l'orgueil sont malheureusement l'arrogance et l’ignorance de ses propres fautes et donc l'omission volontaire et obstinée de les corriger. L’orgueilleux a tendance à s'écarter complètement du sujet pour prouver qu’il n’a pas tort. Il ne le fait pas par ignorance mais en propre connaissance de cause; ainsi devient-il par défaut un ignorant. L’orgueil est pour ainsi dire l’un des vices les plus fatals, parce qu'il est un voile épais qui cache à l'individu qui en est atteint ses propres défauts et, ce faisant, l'empêche de s'en débarrasser au risque de se montrer ridicule.
Le rôle de l'éthique est d'élever l'homme et de l'amener du plus bas état de l'animal vers une position exaltée et supérieure qui le rend humain, un être doué de raison. Nous sommes naturellement doués de facultés pouvant nous aider à contrôler nos émotions, les modeler pour nous propulser dans le chemin de l’humilité et de la sagesse. Il est souvent bien de suivre nos instincts et nos pulsions mais nous devons éviter d'aller vers un extrême. Pour préserver une image d’homme sociable et soigner nos relations avec les autres, Il est important pour nous de maintenir une condition d'équilibre et de modération afin que nos instincts puissent remplir leurs fonctions convenablement sans envahir arbitrairement l’espace d’autrui. Pour répéter les paroles de l’autre: » Si nous voulons voir quelque chose de beau se refléter dans un miroir, nous devons tout d'abord nettoyer le miroir afin que la poussière et la saleté ne défigurent pas notre reflet ». L’orgueil obscure trop souvent ce pouvoir de raison qui existe chez chacun de nous, nous permettant de distinguer le bien du mal, le bon droit de l'erreur, et le vrai du faux.

L'orgueilleux ne se pose jamais la question de savoir s’il a tort ou raison. Au fait, il ne cherche pas vraiment la vérité. Pour lui, ce qui compte le plus c'est sa crédibilité ou sa notoriété. Il a tort bien sûr parce que trop souvent il se laisse prendre dans le ridicule à force d’argumenter pour justifier ses erreurs. De ces gens on dit qu’ils sont tellement intelligents qu’ils en deviennent bêtes. Albert Einstein a eut raison de dire: « Quiconque prétend s'ériger en juge de la vérité et du savoir s'expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n'en connaissons que la représentation que nous en faisons ».

A mon humble avis, la pratique de la modestie et de l’autocritique serait bénéfique pour le progrès de nos forums de discussions. Ce qui éviterait, des attaques personnelles impolies et destructives de certains intervenants en manque d´arguments rationnels. Si nous apprenons à faire de l’autocritique, à reconnaître nos erreurs de raisonnement, il nous sera aisé de faire des excuses à un internaute ou un interlocuteur qu’on a préalablement offensé et promouvoir ainsi des discussions constructives pour la bonne circulation des connaissances.

http://www.aucoindemajolie.blogspot.com/