lundi 11 mai 2009

ALLEZ MR. LE MINISTRE! QU'ATTENDEZ VOUS POUR REPONDRE AUX REVENDICATIONS DES VICTIMES DU COUP D'ETAT DE 2004?


Prière de prendre connaissance des catastrophes qui ont découlé de nos inconséquences quand nous nous sommes laissés possédés par cette obsession démesurée de matières sonnantes et trébuchantes. Suite au coup d'Etat kidnapping du 29 février 2004, certains d'entre vous ont occupé des postes importantes. Vous étiez au courant des indicibles sacrilèges dont les sbires GNB en étaient les auteurs.Qu'en avez-vous dits? Sachez bien que des milliers de familles paient encore les lourdes conséquences de cette folie meurtrière de ces élites foncièrement rétrogrades dont nous faisons partie en tant qu'acteurs. Etiez-vous au courant ce qu'a fait la dame Margalie Comeau Dennis ? Fort malheureusement ce sont les pauvres, les exclus, les déshérités du sort qui en paient les pots cassés. Croyez-vous au respect des droits humains ? Ne répondez pas avec précipitation, vous risquez de vous tromper grandement

K A D A V
KOLEKTIF AKSYON pou DEFANN ANPLWAYE VIKTIM
#3, 2èm Enpas Lavo, Pòtoprens: kadav01@yahoo.fr,Tel: 36081707 / 35573138 / 34691969

Port-au-Prince le 7 avril 2009
Lettre ouverte à Monsieur Olsen Jean Julien
Ministre de la Culture et de la Communication
Monsieur le Ministre,

Le Comité Exécutif de Kolektif Aksyon pou Defann Anplwaye Viktim (KADAV), vous informe qu'il constate à regret, qu'aucune suite n'ait été accordée à ces tonnes de correspondances qu'il vous a fait parvenir depuis septembre 2008. A travers ces communications, la Fédération des Employés des Médias d'Etat (FERME), vous a exhorté à adopter toutes les mesures nécessaires devant aboutir au Dédommagement Intégral et à la Réintégration Immédiate de toutes ces victimes du Tsunami GNB.
Illégalement et injustement révoqués ou mis en disponibilités ces employés des Médias d'Etat ont été victimes de la vengeance aveugle et des atroces représailles de la part des chefs GNB don l'ex « ministre » de la Culture et de la Communication, une certaine Magali Co-maux Deux Nids, l'irrémédiablement endurcie. A l'occasion du 23 mars 2009 qui marque le 5ème anniversaire de la Fermeture Provisoire du Journal l'Union, nous vous rappelons que votre prédécesseur Magali Co-maux Deux Nids, sadique dans l'âme, a expulsé à coup de pieds dans les fesses après les avoir spectaculairement insulté et humilié, les 75 employés du Journal l'Union en ce jour combien maudit du lundi 22 mars 2004 vers les 4,30 heures de l'après midi. (Ou konn kouman l mechan. Ou te konseye Daniel Eli ansanm avè l).
Et le Mémorandum de la Honte dont nous vous soumettons une copie le stipule clairement. Point n'est besoin de vous dire que ces Employés, révoqués Provisoirement depuis tantôt 5 longues années, pères et mères de famille par-dessus le marché, ont été lâchement violentés économiquement par cette pseudo féministe. 5 ans après, ces suppliciés innocents se retrouvent coincés entre l'enclume des besoins impérieux et le marteau de la privation. 5 ans après ces pères et mères absolument anéantis ont connu les horreurs inénarrables de l'enfer...GNB/Lespwa.
La super Secrétaire d'Etat à la Culture d'alors, simultanément secrétaire du directeur de l'institut français, exécutait les ordres de l'ambassade étasunienne en Haïti. Les actions déshumanisantes de cet intellectuel fasciste à la solde de l'international visaient justement à rapetisser ces émanations des bas fonds. Effectivement, elles les ont fait souffrir horriblement. Ces Employés férocement martyrisés, ont été lynchés économiquement juste à cause de leur appartenance sociale qu'ils n'ont pas eu le loisir de choisir.

Monsieur le « ministre », votre poste vous a certainement affranchi pour le restant de votre vie de toutes les contraintes pécuniaires, (commissions, per diem, salaire, koutay, malversations, détournements de fonds et autres escroqueries propres aux chefs GNB/Lespwa). Le cas patent de Sandro Joseph l'illustre si bien. Pourtant, vous ne saurez feindre d'ignorer la réalité socioéconomique précaire de ces pères et mères, mis à pied depuis tantôt 60 longs mois. Tour à tour ils sont confrontés au sadisme incurable de Magali Co-maux Deux Nids, GNB dans l'âme et de Daniel Elie, dan di, GNB/Lespwa sans état d'âme et de vous aussi fort malheureusement coupable de délit d'omission.
Ayant fait naufrage sur les récifs ardents du cynisme insoluble des chefs GNB/Lespwa, et de vous aussi, ce depuis 60 longs mois, nous les Employés Révoqués Provisoirement, du Journal l'Union ne saurions avoir peur des milliers de dents des requins affamés pour ne pas revendiquer un traitement digne de notre rang d'Agent de la Fonction Publique. Peu importe que nous soyons abattus, lynchés ou achevé au prochain coin de rue. Comme ce fut le cas pour notre collaborateur Altine Wilkens, responsable de la rubrique créole.
Seulement quelques jours après avoir remis une lettre au ministère de la Culture pur revendiquer un traitement digne, Altiné fut abattu de six projectiles au soir maudit du 30 novembre 2004 juste dans l'intimité de son foyer conjugal. Et, nous saisissons de cette occasion, pour nous prosterner humblement devant sa mémoire. C'est pour vous dire Monsieur le « ministre », qu'il n'est pas de notre coutume de baisser les bras quand il s'agit de défendre nos droits.
Ainsi, si par un heureux hasard, votre puissant « chef » de cabinet, Monsieur Jeannot « Tout Puissant » saurait lire, il vous aurait dit que cette Fermeture qui dure déjà 60 longs mois n'était que PROVISOIRE. Et, au cas où vous aurez la moindre notion du respect des droits humains, vous devriez adopter les mesures devant restituer leur honneur et leur dignité à ces pères et mères, tout en vous gardant de vous servir de Révocation Provisoire comme Arme de Vengeance sur de Haïtiens et des Haïtiennes tout comme vous, du moins nous l'espérons.
Monsieur le « ministre », nous vous rappelons que vous n'êtes pas le premier Chèf dan di à nous humilier, à nous insulter, à nous ignorer de la sorte. Certes, nous souhaitons ardemment que vous soyez le dernier à tirer autant de plaisirs malsains et de satisfactions à traiter pire que des chiens qui puent, des Haïtiens et Haïtiennes comme vous. A l'occasion de la 5ème année de cette Fermeture Provisoire, nous, Employés du Journal l'Union, pensons que 5 ans c'en est trop.
Vous vous êtes trop longtemps complu dans cette profonde irrévérence et ce dédain immense que vous continuez de perpétuer à l'égard de ces femmes et ces hommes qui ont vécu les drames du Tsunami GNB juste pour satisfaire les instincts de sadismes de ces diplomates néocolons et ces vestiges d'occupants. Ne vous en déplaise, votre attitude hautement méprisante ne saurait nous dissuader de continuer notre noble lutte pour que notre honneur et notre dignité nous soient restitués. Nou kwè nan Batay. E nou konn Batay.
Ces braves employés, ces rudes travailleurs et travailleuses, se retrouvent confrontés (es) au dilemme dramatique d'une misère infrahumaine et d'une souffrance mortifère depuis 5 ans. C'est dû avant tout, au sadisme insoluble des chefs GNB/Lespwa. Et 5 ans après, ça ne vous dit rien de vous acharner à perpétuer cet indescriptible sacrilège pour des raisons non élucidées. Après 5 ans de souffrances atroces, d'humiliation, de mépris de leur droits au travail, c'est le moment pour les Employés de l'Union de déplorer amèrement que vous n'avez pas eu la capacité nécessaire de vous rendre compte que vous faites partie d'un Gouvernement porté au pouvoir par la détermination des masses populaires.
Si nous avons voté pour le candidat René Préval, c'est parce qu'elles ont voulu que nos desiderata soient pris en considération. De par votre attitude évidemment répréhensible, nous nous sommes rendus à l'évidence que nous avons commis la plus monumentale erreur de notre vie de votants. N'empêche que, nous ces révoqués Provisoirement ne cesseront jamais d'exiger fermement qu'une décision finale soit arrêtée dans un bref délai concernant le dossier du Quotidien d'Etat l'Union, fermé manu militari dans le cadre de cette déchaînement de violence, de vengeances et de représailles initiée par la sadique secrétaire d'Etat à la Culture d'alors, Magali Co-maux Deux Nids.
Cette femme «championne en féminisme », a même décroché un doctorat en respect des Droits Humains. Quel paradoxe inconvenant? A l'occasion de la 5ème année de la Fermeture Provisoire du Journal l'Union, nous vous demandons de surseoir ne serait ce pour un bref instant sur votre sens inné du mépris et de dédain pour les masses populaires et mettre un terme à nos horribles persécutions. Toutes ces victimes du Tsunami GNB, vous exhortent de vous asseoir avec le Kolektif Anplwaye Linyon (KAL), pour traiter le dossier trop longtemps pendant du Journal l'Union.
Monsieur le « ministre », votre sens inné du mépris pour ces hommes et femmes issus (es) du Bel Air tout comme vous hélas, vous a interdit de vous asseoir avec nous. C'est de votre droit le plus entier. Mais, ayez au moins la décence de nous faire savoir ne serait-ce que par note officielle, pour combien de temps encore, cette FERMETURE PROVISOIRE du Journal L'Union devra perdurer. Plaise à vous de ne pas vouloir rencontrer ces Employés que vous qualifiez de Rat pa Kaka, Chimè, Bandits, Voyous et de parias du système, selon ce que nous a révélé votre Puisant Chèf de cabinet Monsieur Jeannot Toupuissant. Il relève fort malheureusement de votre responsabilité de traiter le cuisant dossier du Journal l'Union.
Plaise à vous de persister à être aussi méprisant, aussi dédaigneux, aussi arrogant, aussi hautain envers nous les suppliciés de Magali C-Maux Deux Nids. Rappelez-vous que votre poste vous fait automatiquement l'impérieuse obligation de faire savoir à ces 75 Révoqués Provisoirement, s'il s'agit d'un Provisoire Eternel. Une décision finale s'impose donc Monsieur le « ministre », si vous voulez saisir cette bonne occasion de prouver que vous pouvez consentir ce héroïque sacrifice qui consiste à cesser de traiter ces rudes travailleurs et travailleuses en intangibles pour ne pas dire pire que des chiens puants.
Les « ministres » Co-maux Deux Nids et Daniel Elie les sadiques l'ont si bien fait pendant plus trois longues années qu'ils ont passé ap Koupe Rache san gade dèyè. Conformément à son objectif, le KAL est déterminé à mener toutes les démarches légales susceptibles de permettre à ces braves pères et mères de famille, ces MARTYRS du Tsunami GNB, d'obtenir JUSTICE ET REPARATION. Ces préjudices irréparables que leur a causé cette vague de révocation aveugle, injuste et illégale suivi de ce mépris monumental, juste pour satisfaire leur instinct de sadisme méritent bien réparation.
Nous tenons à vous rassurer que le Comité Exécutif du Kolektif Anplwaye Linyon (KAL) ne reculera devant aucun danger ou même devant la mort violente pour vous contraindre, à consentir cet héroïque sacrifice pour parvenir à faire litière de ce naturel élan de haines inexorables et d'aversions caustiques que vous cultivez pour ces pauvres issus des masses populaires. Plaise à vous de continuer à nous qualifier de Madan Rat, de Rat Pa Kaka, Chimè, Voyou et autres clichés insultants juste à cause de leur appartenance sociale qu'ils n'ont pas choisi. C'est ce que nous a confié votre puissant « chèf » de cabinet le tout puissant Jeannot Toutpuissant, qui nous a fait ces confidences à l'occasion du lancement de l'Ecart au lycée Pétion le vendredi 20 mars écoulé.
Suppliciés du Kolektif Anplwaye Linyon (KAL), nous sommes déterminés à lutter au péril de notre vie pour vous dissuader de continuer à nous traiter, vos compatriotes par-dessus le marché, pire que des chiens puants. Magali Co-maux Deux Nids l'impitoyable, Daniel Elie dan di, l'ont si bien fait pendant plus de trois ans. Quelle différence faites vous entre celui qui nous aurait abattu comme des chiens en laisse ou celui qui, comme vous d'ailleurs, nous a contraint à mourir à petit feu après s'être délecté de nos souffrances atroces ?
En nous traitant comme des chiens qui puent, vous ne faites que perpétuer cette œuvre ignoble initiée par vos prédécesseurs Magali Co-maux Deux Nids la sadique et poursuivie par Daniel Elie le dan di. Auriez vous déjà oublié que vous avez été membre de cabinet de Daniel Elie dan di quand vous avez été expulsé à de violents coups de pied au visage par le défroqué Auguste D'Mza, juste pour une affaire de commissions. Mais, ils vous ont quand même fait une transfusion de sadisme, d'inhumanité, de brusquerie et que vous vous acharnez à respecter scrupuleusement aux dépends des employés du Journal l'Union.
Il n'est pas de notre habitude de baisser les bras quand il s'agit de revendiquer nos droits d'être traités avec honneur et dignité conformément à notre statut d'agents de la Fonction Publique. Nous vous donnons la garantie qu'aucun danger ne saurait nous contraindre d'exiger de vous un traitement humain, et à adopter une décision finale concernant le Journal l'Union, fermé Provisoirement par un simple mémorandum signé de Magali Co-maux Deux Nids, secrétaire d'Etat à la Culture au service de la France colonialiste, mais qui exécutait les ordres de l'ambassade américaine.
Souvenez-vous que le cruel Rochambeau qui a fait venir de Cuba des chiens dressés à la chasse des Nègres Marrons a eu le courage d'arrêter la bataille de Vertières pour saluer la bravoure de Capois La Mort. Pourtant, vous, Monsieur Olsen, à titre de « ministre », vous n'avez même pas eu la décence de nous faire une réponse après ces tonnes de correspondances que nous avions pris la peine de vous faire parvenir, ce depuis le mois de septembre 2008.
Nous sommes absolument convaincus qu'à votre place Ravix, Grenn Sonnen, Ti Boule, Bòs Pent Luc Désir, Madame Max Adolphe, Edner Day, et autres tyrans auraient réservé un traitement contraire à ces Employés. Car, ils auraient reconnu en eux une mère, une épouse, une cousine, une sœur, une fille, un frère, un ami, bref des compatriotes, Ayisyen menm jan ak yo. Longtemps aguerris aux plus atroces souffrances, nous sommes habitués à nous battre contre les Makout je wouj, les attachés de Frap, et aujourd'hui contre les des monstres furibonds baptisés GNB. Et, nous sommes déterminés à lutter pour que le pays ne s'effondre pas sous vos regards indifférents.
Ainsi donc, le Kolektif Anplwaye Linyon (KAL), vous donne la garantie formelle qu'il ne cessera jamais de réclamer justice et réparation pour ces sacrilèges imputables à vos prédécesseurs et que vous prenez un plaisir exquis à perpétuer. En traitant ainsi les 75 employés du Journal l'Union, vous tentez de vous attirer la sympathie de vos tuteurs de l'International dont d'anciens colons et d'anciens occupants. Combien de temps mettrez vous encore, Monsieur le « chèf tou pisan», ainsi que votre puissant chèf de cabinet Monsieur Jeannot « Toupuissant », ki chaje ak pouvwa, pour admettre que les fils authentiques du peuple ont le plein droit de revendiquer leur droit à une vie décente, et ce dans l'Honneur et la Dignité.
Vous êtes démocrates n'est ce pas ? Vous croyez sûrement au respect des Droits Humains ? Et alors !!! Faites donc l'effort de respecter les Droits inaliénables des autres. Il n'est jamais trop tard pour vous rattraper. Ne sommes nous pas en droit d'espérer qu'un jour les intellectuels sous développés du Collectif NON, ces relais stipendiés de l'international parviendront à comprendre que c'est inique d'utiliser l'Etat comme armes à haute intensité de destruction massive pour exterminer leurs ennemis de classe supposés ? C'est bien du Terrorisme d'Etat pratiqué par ces fondamentalistes impénitents que les pseudos organismes deux droits une main se gardent de dénoncer.
Les masses populaires ne sont-elles pas en droit d'espérer qu'un jour ces petits bourgeois réactionnaires et fascistes seront suffisamment informés du rôle de l'Etat avant de l'intégrer. Mais en attendant Monsieur le « ministre », à l'occasion du 5ème anniversaire de cette Fermeture Provisoire, du Journal l'Union et au nom de tous ces Employés MARTYRS du Tsunami GNB, nous vous rappelons que vous avez raté l'occasion de prouver que vous pouvez vous comporter en homme...respectueux des normes relatives aux droits de la Femme et de l'Homme.
Ainsi, nous vous exhortons vivement de vous affranchir de votre instinct de revanchard primaire et d'endurci irréductible pour cesser de servir d'outil aux mains de ceux qui perpétuent 5 longues années d'Apocalypse GNB/Lespwa. Foncièrement obnubilé par une haine viscérale pour les fils et filles du peuple, à l'instar de vos prédécesseurs, Magali la sadique et Daniel Elie dan di, vous êtes devenu libidineux au point de banaliser avec une extraordinaire aisance cette violence horrible faite à ces compatriotes lâchement lynchés économiquement. Que vous reprochez à ces victimes innocentes au point de permettre que de tels sacrilèges de continuer. Alors pourquoi châtiez- vous aussi impitoyablement notre orgueil en nous faire souffrir sur votre conscience...si conscience vous en avez eu un jour ? Pourquoi vous ne cessez pas de vous faire complice de l'horreur, de l'arbitraire?
Monsieur le « ministre », en dépit de ce mépris monumental que vous avez manifesté à notre égard, nous, les Martyrs de la téméraire Magali Co-maux, nous ne nous sommes pas donnés la peine de nous indigner. Du coup, nous tenons à vous rassurer que tout en étant anti-fasciste, nous ne vous en voulions pas pour autant. Ca peut vous paraître paradoxalement paradoxal. Mais, détrompez vous. Car, en fonction de votre appartenance au clan GNB/Lespwa rompu dans l'art de la discrimination, quoi que vous fassiez vous ne serez jamais capable de mieux. Le mépris, le dédain, l'arrogance, la morgue, l'irrévérence, ne sont donc que vos instincts de base.
Cependant, nous vous donnons la garantie formelle qu'après votre départ imminent, nous continuerons à nous battre pour que notre honneur et notre dignité nous soient restitués. Point n'est besoin de vous rappeler que Daniel Elie, pour avoir adopté une attitude de dan di pareille à la votre, a été heureusement destitué par le Parlement en ce jour béni du 31 juillet 2007. E nou te fè pelerinay, limen balèn tout koulè pou sa. Lè bab matchòpwèl ou pran dife, mete pa w nan glas.
Tentant de nous adresser à votre conscience, nous déplorons que votre passion déraisonnable vous ait fait croire en la théologie de l'exclusion. Mais, dévorés par notre ardent désir d'obtenir justice et réparation, nous croyons inéluctablement qu'un jour les petits bourgeois de votre acabit qui ont assoté le pouvoir de la sorte cesseront d'être des maniaques dépressifs. Ainsi, les chèf cesseront de traiter les filles et les fils authentiques du peuple en parias. Sur cette entrefaite, nous, Employés du Journal l'Union, Martyrs de cette fulgurante dérive GNB/Lespwa, vous faisons part, Monsieur le « ministre », de nos aversions caustiques incommensurables.
NB. Soixante dix ans (70) après l'holocauste, le monde est entrain de juger les Nazis. Alors les Martyrs de la dérive GNB/Lespwa peuvent tout aussi bien espérer justice un jour. Ou pa janm konnen. Malè pa mal.

Pour Kadav _______________
James DORVIL
Coordonnateur Adj.

vendredi 8 mai 2009

BOYKOTE DOMINIKANI, DEPI NAN ZE JISKA FANM AK GASON DOMINIKEN


NÒT POU LAPRÈS: PWOTESTASYON

Yon kolonn òganizasyon peyizan, etidyan, ti machann ak baz fanmi Lavalas nan Nò Peyi a rele anmwe sekou epi kriye twòp se twòp, e se twòp atò. Yon lòt fwa ankò dominiken yo montre nan ki nivo yo rayi ayisyen, nan ki nivo yo rasis, nan ki nivo yo kriminèl lè yo sakrifye gwo lajounen Carlos Nerilus sou yon plas piblik san okenn otorite pa janm prezante pou anpeche sa. Dominiken yo resevwa yon edikasyon spesyal pou sa, pou yo rayi ayisyen. Nan lane 1937 se plis ke trant mil ayisyen dominiken te asasinen, pandan tout rejim Divalye a tap touye ayisyen. Soti janvye 2009 pou rive mwa Me 2009, dominiken yo fè plis ke 25 zak kriminèl sou ayisyen, san konte sa kite pase an 2008. An plis de sa, Dominiken yo toujou bay teritwa yo pou fasilite destabilizasyon peyi dayiti, tankou sa te fèt an 2003.

Nan yon Konferans pou laprès gouvènman an di li kondane zak babari sa a, men nou rete kwè sa pa sifi, fòk nou montre gouvènman dominiken an nou pa kontan. Konsa nou deklare:

1-Gouvenman Leyonèl Fernandez la se yon gouvènman rasis, anti ayisyen epi ki pa respekte dwa moun.
2-Kominote entènasyonal la dwe sanksyone gouvènman Fernandez la pou zak kriminèl ki fèt sou ayisyen yo ak vyolasyon dwa moun.
3-Gouvenman ayisyen an dwe fèmen fontyè a jiskaske gouvènman dominiken an prezante eskiz piblik a pèp ayisyen.
4-Se pou yo rapatriye kadav Carlos Nerilus pou yo ba li yon fineray nasyonal.
5-Se pou Ayisyen boykote tout prodwi dominiken yo, soti nan ze jouk rive nan fi ak gason dominiken, epi nou tout ti machann, peyizan pote yon solidarite a Carlos Nerilus, paske,lè nen yon ayisyen frape, se je tout ayisyen kap koule dlo, lè yon ayisyen blese se san tout ayisyen ki koule.

Yon Lavalasyen se yon patriyòt, yon bon lavalasyen se yon bon patriyòt.

Men òganizasyon ki siyen nòt sa
Rafal ( Rasanbleman alye Fanmi Lavalas) : Michel Jn Baptiste
Atas ( asosyasyon teknisyen agrikòl sen Rafayèl) Frandy Joseph
Opmil( òganizasyon peyizan Laviktwa) Pierre Crispin
Baz Fanmi Lavalas Laviktwa Phanord Jackson
Tekopep(tèt kole peyizan etidyan plezans) Franklin Duchaine
Baz Fanmi Lavalas Nò Sevère Adonijah
Fanmi Lavalas plen di Nò Brunel joseph
Moded ( mouvement de developpement de Dondon) selichrist Bien aimé
FIOP( fon ini ouvriye peyizan) philocles Jn Louis, Alex Gilles
Baz Fanmi Lavalas Ranquitte Fortune Al cina
Òganizasyon atizan peyizan pignon Brillant withny
Baz Lavalas Port Magot, Daniel Monelus

jeudi 7 mai 2009

MAINTENANT, QUEL EST L'OBSTACLE DU RETOUR?


De libreopinion2003@yahoo.fr

En tant que journaliste professionnel qui a toujours pratiqué l'objectivité, la neutralité et l'indépendance par rapport aux acteurs, je me suis toujours abstenu de prendre position dans des questions à caractère politique mettant face à face des groupes d'haïtiens dont les intérêts seraient divergents. Objectivement, le développement et le progrès socio-économique devrait constituer et guider toutes nos actions en tant que Nation. Il ne fait aucun doute que l'image que nous projetons aux yeux de l'étranger nous avilit tous, que vous soyez à gauche, à droite ou au centre.
Je n’ai jamais eu la chance de côtoyer Père Aristide, Président Aristide ou Dr. Aristide. Lors de mon passage de 5 ans à radio Caraïbes, je nourrissais le vif désir (professionnel) de recevoir à l'émission RANMASE cet homme qui, positivement pour les Lavalassiens ou négativement pour les ex GNBistes, a marqué l'histoire nationale, de 1990 à nos jours. Mes démarches malheureusement se sont révélées vaines et infructueuses. MAINTENANT, QUEL EST L"OBSTACLE DU RETOUR?
Les obstacles du retour d'Aristide sont à la fois interne qu'externe. PREVAL n'est et ne saurait nullement constituer un obstacle au retour éventuel d'Aristide. L’obstacle externe n'est autre que Washington, Paris et Ottawa dont les représentants en Haïti avaient versé la dernière goutte qui a fait renverser le vase, le 29 fév. 04.

Au niveau interne, l'obstacle c'est d'abord les Lavalassiens, la division qui les gangrène (vous prétendez vouloir défendre le retour d'Aristide alors que c'est faux- vous n'avez ni volonté, ni stratégies). Il y aussi la population qui ne croit plus à l'idéal du 16 décembre 90 qu'aurait incarné le secteur dit démocratique dont la grande majorité de ses adeptes et acteurs ont prouvé pendant 20 ans qu'ils sont plus intolérants, mesquins, soucieux de l'enrichissement illicite personnel que ceux qu'ils avaient longtemps combattu.

Concernant cette question de retour, connaissez-vous la vraie position du concerné? Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est avant tout haïtien donc il ne devrait pas avoir besoin de visa pour rentrer dans son pays. Il est tout aussi vrai qu'il est le chef d'une famille et il doit penser à son avenir comme citoyen et aussi à l'avenir de ses 2 ou 3 ravissantes filles. Et pour terminer, j'exprime donc mon vif désir de rencontrer le Président Aristide non seulement en tant que citoyen mais aussi en ma qualité de journaliste professionnel.

En réponse à libreopinion2003@yahoo.fr

Cher Confrère,
Vous aurez la chance, dans un temps pas trop lointain de rencontrer ce génie qui a laissé ses empreintes indélébiles sur la politique locale et international. A notre avis, monsieur Préval est l’acteur principal qui a tout à gagner à prolonger l’exil du Dr. Aristide : assurer la pérennisation de sa présidence et satisfaire les exigences de la communauté internationale qui peut finalement grâce à la coopération de l’actuel président mettre en exécution son plan machiavélique de tutelle sur Haïti.
En ce qui a trait à l’article 41 que le Président René Préval utilise assez souvent pour démontrer qu’il n’y a pas d’embûches pour le Président Aristide de retourner en Haïti, le traitant ainsi comme un simple citoyen, démontre son laxisme vis a vis de la fonction de la présidence et son manque de respect à l’encontre de l’ancien Président. Pour que le Dr. Aristide puisse retourner en Haïti, la force politique du Président Préval doit faire des compromis.
Ce n’est pas par hasard qu’il y ait des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud et Haïti, mais Président Préval persiste encore à garder monsieur Aristide en exil. Pis encore, maintenant que son ami Thabo Mbeki, ne soit plus président de l’Afrique du sud, les conditions de séjour de la famille Aristide tendront à se compliquer et son retour en Haïti est plus que jamais opportun.
Par contre, nous savons bien que le docteur Aristide n’est pas un citoyen ordinaire. Ainsi y-a-t-il un ensemble de protocole à mettre en place pour accueillir un ancien chef d’état. Par exemple sa sécurité et son fonctionnement doivent être garantis par le gouvernement en place, Rappelons-nous qu’à la fin du premier mandat de René Préval, le gouvernement du Président Aristide avait assuré sa sécurité dans le pays. Il fut ainsi l’un des rares ex-président à vivre "présidentiellement" et tranquillement chez lui avec tous les honneurs dû à son titre. Ne pensez-vous pas que René Préval, doit les mêmes égards à l’ex-président Aristide ?
Comme Président Aristide l’avait dit au commencement de l’année: »Lè koudeta fann yon peyi 2 bò, Fòk minorite a rekole ak majorite à Tankou 2 bò yon sèvo ki kole Ak kòpous kalosoum. Inite sa a endispansab paske sèvo a bezwen Ni vitamin ki soti nan manje moun manje, Ni vitamin ki soti nan solidarite moun ak moun.

Haïti a besoin de tous ses fils et filles et plus que jamais du Dr. Jean Bertrand Aristide. Le peuple haïtien a réclamé du Président Préval qu’il assure le retour de son « chouchou » : Aristide. Ceux qui s’opposent au retour du leader maximo sont minoritaires quoique leur poids dans la balance soit loin d’être négligeable. S’il continue à faire fi des demandes du peuple, la crise politique haïtienne ne fera que s’aggraver. La volonté est là et des stratégies sont déjà en cours, excepté la résistance de notre cher Président Préval, à laquelle nous n’y attendions pas.
En ce qui a trait aux luttes intestines dont vous faites mention c’est fait courant, à travers un mouvement aussi vaste que celui de Fanmi Lavalas. En parler comme étant d’un cas exceptionnel, constitue une stratégie politique des opposants que nous comprenons aisément. Mais, l’essentiel c’est que la majorité de la population réclame le retour de son leader, une popularité que même le Président actuel n’en jouit pas. Joignons-nous pour demander le retour de ce leader incontestable, et marchons vers une véritable réconciliation nationale!

mercredi 6 mai 2009

KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT


Pour obtenir notre indépendance et nous libérer du joug de l’esclavage, Il a fallu seulement deux centaines de patriotes conséquents et sérieux mettant de côté leurs problèmes personnels pour se concentrer sur les priorités du moment: la libération d’un peuple. Au début de la révolution, il y eu tout comme aujourd’hui des gens mal intentionnés qui ne pensaient qu’à eux-mêmes, essayant de sauvegarder leurs bénéfices en servant fidèlement leurs maîtres. D’autres se prenaient pour des maîtres tout simplement parce qu’ils pouvaient goûter aux restes des repas de leurs bourreaux. Ce geste qui constituait pour ceux-là un privilège les poussait à développer un complexe de supériorité vis a vis de leurs compagnons d’esclavage. Ce qu’ils ne réalisaient pas c’est que le colon, lui, les méprisait et ne s’intéressaient qu’aux bénéfices tirés de leur service. De ce fait, ils n’étaient pas indispensables.

Malheureusement pour notre patrie, l’histoire tend à se répéter. Plus près de nous, en l’année 2004, certains de nos frères de lutte ont encore tenté par ignorance ou par un malencontreux trou de mémoire, de nous rejeter dans les geôles tortueuses de nos anciens bourreaux, oubliant que le colon reste et demeure vis-à-vis de ses anciens esclaves cet être froid qui ne pense qu’à ses avantages et ses propres intérêts.

De nos jours, tout comme à l’époque esclavagiste, il est aisé pour certains de servir les intérêts du colon, même quand la récompense n’est que des miettes de la table du maître. A ceux-là nous disons qu’il est temps de garder les yeux fixés sur le prix. Ne nous laissons pas détourner de notre but par de fausses promesses d’un maître qui n’a pour nous ni respect, ni sympathie. Nous devons, à l’instar de nos ancêtres viser plus haut. Il est de notre devoir de citoyens de lutter pour l’amélioration des conditions de vie de nos fils et filles, de nos pères et mères. Mettons de côté nos différends, nos différences, nos intérêts triviaux et égoïstes, bref tout ce qui pourrait nous séparer. Utilisons plutôt nos talents, notre détermination pour la mise en place d’un système fonctionnel et démocratique.

Vous, tous politiciens, intellectuels, professionnels… rejoignez la masse haïtienne dans son combat. Elle sait et a toujours su qu’elle n’a rien à perdre puisqu’elle est déjà en agonie. Tout ce qu’elle veut c’est de s’assurer que ses enfants et ses petits-enfants ne continuent pas à vivre ce même calvaire qu’elle a vécu toute sa vie. La masse ignorée et piétinée a déjà les yeux rivés au but et rien ni personne ne peut la faire dévier. Elle a depuis longtemps mis de côté ses intérêts mesquins pour penser au bien du plus grand nombre. Regroupons-nous mes frères et ainsi gagnerons-nous la bataille contre l’ignorance, la faim et la misère.

Après, Toussaint, Dessalines, Capois.., il nous a fallu presque deux décennies pour voir émerger parmi nous un génie de leur trempe. Ce phénomène politique, Jean Bertrand Aristide, le défenseur et le héros de la masse populaire haïtienne ne mérite pas la punition qui lui est infligée. N’oublions qu’il n’était qu’un jeune prêtre quand il a osé croire et convaincre un peuple désespéré et meurtri, qu’il était encore possible d’espérer et de rêver à un avenir meilleur. Ce héros qui malgré les enjeux et à ses risques et périls a su tenir tête aux puissants de ce monde pour contrecarrer le plan machiavélique de l’international refusant de leur vendre la terre de Dessalines. Exilé depuis bientôt cinq ans on continue à travers ses propres compagnons de lutte à lui faire payer son audace et sa bravoure. Ainsi, le colon continue-t-il à nous intimider pour nous empêcher d’oser encore une fois. Mais ce qu’il semble oublier, ce sont les racines profondes et nombreuses qui constituent le mouvement de la masse populaire Lavalassienne déterminée à ne plus se laisser ignorer et fouler aux pieds.

Plus de fausses promesses! Plus de faux espoirs! Plus de compromis! Le peuple a passé son mot d’ordre: mobilisons-nous pour le retour de notre leader historique, le Dr. Jean-Bertrand Aristide. Mobilisons-nous pour la paix des âmes de nos ancêtres.

Il nous a fallu plus de deux cents ans pour trouver un président haïtien à la trempe du Dr. Aristide. Un homme aimé et respecté de son peuple. Haïti a déjà connu son Barack Obama, son Gandhi, son Mandela à travers le Président Aristide. Un homme qui a réalisé beaucoup avec si peu. Adulé par la masse populaire, mais haïs par ses antagonistes qui ne sont heureusement que minoritaires. Mais attention, nous ne devons tout de même pas les sous-estimés. Car à travers le temps et l’histoire des différents pays, les libérateurs et surtout ceux qui osent lutter et gagner la victoire du peuple ou de la majorité se voient souvent trahis et sacrifiés par cette minorité ingrate et égoïste.

La masse haïtienne n’a pas la mémoire courte. Elle n’est ni une ingrate, ni une traître. Elle est d’une clairvoyance exceptionnelle et arrive toujours à identifier ses vrais amis. Elle garde et gardera toujours en mémoire celui qui l’a libérée du joug de la dictature et qui lui a toujours donné le courage d’espérer à un avenir meilleur pour ses enfants.

Mobilisons toutes nos forces pour assurer le retour du Dr. Aristide, est le mot d’ordre du peuple et la seule formule capable de créer une réconciliation nationale durable. KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT, est nécessaire et même indispensable pour convaincre le reste du monde que le Dr. Aristide reste et demeure le leader incontestable de la majorité des masses défavorisées.

KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT. YON SÈL NOU FÈB, ANSANM NOU FÒ, ANSANM, ANSANM, NOU SE LAVALAS.

lundi 4 mai 2009

Interview accordée par Me Bell Angelot au journal Le Porte Parole


L.P. P- Me Bell, bonjour, tout le plaisir est pour le staff de Le Porte Parole en nous accordant cette interview. Dites nous comment vous vous sentez en Haïti actuellement?.

Me Bell- Bonjour cher ami, bonjour à toute l’équipe du journal Le Porte Parole... Au point de vue personnel je me sens très bien, je me retrouve dans mon pays depuis deux ans. Mais en ma qualité de citoyen Haïtien, l’état du pays me rend malade chaque jour. La déception est généralisée, l’incohérence rime avec l’incompétence et l’insouciance. Le gouvernement n’a aucun programme, n’inspire aucune confiance et ne donne aucun espoir. Et qui pis est on ne voit pas à l’horizon une nouvelle équipe qui s’émerge pour gérer les dégâts après le passage de ce désastre.

L.P.P- Les élections sont programmées pour le 19 Avril 2009, quelles sont vos impressions?

Me Bell- je parle très peu de ces élections depuis l’expulsion arbitraire de Fanmi Lavalas de la course. Mais mes observations me font comprendre que ces élections seront organisées dans l’indifférence et seront très pauvres en participation populaire. Deux faits expliquent ceci, la non participation de Fanmi Lavalas et la déception de la population. L’équipe gouvernementale est vraiment décevante: les ressources de l’Etat sont gaspillées, les caisses de l’Etat sont pillées. Rien n’est fait. Entre cette équipe et celle de Latortue c’est toujours « la même eau qui coule ». Pour le 19 avril comme cette date coïncide avec celle de mon retour d’exil, elle sera pour moi un jour de méditation, le moment de revivre les périodes les plus lamentables de mon existence.

L.P.P- Par contre quelles sont vos activités professionnelles et politiques?

Me Bell – Bon j’ai repris deux semaines après mon retour au pays mon bâton de craie à mon collège, et j’assume aussi une chaire de droit international et de droit constitutionnel à la faculté de droit du Cap Haïtien et à l’Université polytechnique d’Haïti. J’anime des séminaires sur le Tourisme et développement endogène à travers l’Institut de Formation Administrative et Commerciale (IFAC) fondé depuis 1994, et l’année dernière j’ai créé un centre de Recherches dénommé Centre Haïtien de Recherches et d’Investigations en sciences Sociales (CHRISS) dans l’objectif d’encadrer les jeunes en leur inculquant des
notions de civisme, de politique, d’histoire et de littérature contemporaine. Je viens de clôturer mon deuxième séminaire à l’IFAC.

L.P.P- Comment les jeunes ont accueilli cette initiative et qu’est ce qui vous a motivé à prendre cette initiative?

Me Bell- L’accueil est scandaleux en Vérité. Il y a tout un vide dans ce pays, la génération de trente ans qui représente plus de soixante pourcents de la population est une jeunesse sacrifiée. Ils ne connaissent ni la dictature ni la démocratie. Ils sont affamés de savoir, ils cherchent avec la lanterne de Diogène en plein jour un modèle. Lors du premier séminaire avec une cinquantaine de participants, il fallait voir avec quel appétit ils dévoraient les notions d’histoire et de littérature contemporaines, ils étaient fous d’apprendre de Duvalier, Fignolé, Déjoie, Jumelle, Trujillo, Kennedy Castro, Batista, Jean Price Mars, Roumain, J. S. Alexis.. et tous les acteurs de 1957.

L.P.P- Et le deuxième séminaire Cher Maître?

Me Bell- Ah mon ami on a eu la même sensation, le même taux de satisfaction. C’était sur la constitution du 6 au 10 Avril 2009. Vous voyez, la constitution vient d’avoir 22 ans. Ce qui signifie à la publication de cette charte ces jeunes ne pouvaient rien comprendre. Et puisqu’il y a un projet d’amender la constitution, donc il faut apprendre à ces jeunes la constitution. Et il faut les motiver à faire la politique et à aimer le pays autrement. L’engouement est tellement fort, ils me demandent d’organiser ces séminaires pour plusieurs autres groupes et dans d’autres localités du pays.

L.P.P- Avez-vous accepté ? Si oui à quel prix?

Me Bell - Pourquoi refuser? A quel prix, bon je suis en train de rembourser ma dette au pays, je suis un ancien lycéen et étudiant d’une faculté de l’état, donc je paie ma dette. Le Centre Haïtien de Recherches et d’Investigations en Sciences Sociales est à but non lucratif et cible surtout les jeunes.

L.P.P- Êtes-vous seul dans cette initiative?

Me Bell- Non, je ne saurais être seul, car j’ai toujours cru qu’ensemble c’est possible, il y a les membres fondateurs qui sont des professeurs, des agronomes, médecins, industriels etc. Pour l’animation des séminaires, Dr jean Claude Alcazar vient de me rejoindre et je suis en négociation avec un professeur dominicanohaïtien pour un jumelage avec un centre dominicain. Et le centre n’organise pas seulement des séminaires, mais aussi des promenades historiques, des investigations sur l’écologie, l’éducation etc. Il y a un volet touristique ou l’on accueille des jeunes de la diaspora etc.

L.P.P- Me Bell quelle est votre position sur le projet d’amendement de la constitution?

Me Bell- Je me suis déjà opiné là-dessus. L’amendement est une nécessité, mais pas une urgence. Et si nos hommes et nos femmes politiques continuent à gérer le pays avec cette même méthodologie de « manfoubins », à concevoir la nation comme une vache à lait où l’État est une confrérie de médiocres, de coquins et de corrompus, à quoi bon changer la constitution ? Mais si l’on veut faire les choses autrement, il faut l’amender, le peuple haïtien doit se prononcer sur son système de défense nationale sans lequel il n’y aura pas de développement, sur l’intégration des haïtiens jouissant de la nationalité étrangère. « Ayiti pa ka gen pitit deyò ».

L.P.P- Continuez-vous à écrire, Me Bell

Me Bell- Oui mon cher, j’ai un deuxième ouvrage qui doit paraître sous peu, il s’intitule: Deux siècles de deuil et de conflits et comme sous titre « Pèp debout, dirijan ajenou ».

L.P.P- Me Bell, au cours de votre exil aux USA les jeunes haïtiens de Broward ont bénéficié beaucoup de vous, et ils témoignent chaque jour leur reconnaissance à votre égard, donc ils seront très contents de lire cette interview. Quel est votre dernier mot?

Me Bell- Mon dernier, c’est mon indignation sur ce qui se passe à la citadelle cette semaine. Un groupe de cinéastes français utilisent la citadelle pour dérouler un film. Ils utilisent l’espace non seulement pour leur projet cinématographique, mais aussi comme lieu de séjour. Ils dorment, couchent et vivent à la citadelle comme dans un ménage ou un appartement avec toutes les pratiques qui ne s’accommodent à un lieu sacré, telles les batteries de cuisines, exposition des linges etc. La haut le marché de la prostitution va à merveille, voilà un choc pour les habitants de la zone. Pour visiter, c’est une faible portion qui est réservée pour seulement trente minutes. Donc on ne s’oppose pas au projet en soi, mais les cinéastes pourraient dormir à Milot, et monter chaque jour à la citadelle. Transformer la Citadelle en Motel est inadmissible, et je pense que le cinéaste haïtien M. Raoul Peck, ancien ministre de la culture, qui accompagne ces gens pourrait avoir un comportement plus patriotique.
Haïti avant tout et malgré tout!