lundi 21 septembre 2009

JEAN JACQUES DESSALINES, 20 SEPTEMBRE 1758 – 17 OCTOBRE 1806

L’histoire de notre pays est une culture de la mort. Le deuil est toujours présent dans notre littérature. On célèbre rarement l’anniversaire de naissance de nos héros, de nos hommes politiques et de lettres. Aujourd’hui, 20 Septembre ramène bien l’anniversaire de naissance de Jean Jacques Dessalines, le père de la patrie haïtienne. Il est né neuf mois exactement après la mort de Mackhandal, le leader des esclaves du nord, qui jura d’exterminer les blancs par le poison. Mackhandal fut capturé par la maréchaussée, condamné à être brulé vif par la justice coloniale le 20 Janvier 1758. Neuf mois exactement après, soit le 20 Septembre 1758, naquit Jean Jacques sur la terre de St Domingue, plus précisément à Cormiers, habitation de la commune de la Grande Rivière du Nord. Il faut signaler que Mackhandal fut un prêtre musulman comme Boukman. Il avait sa mosquée à l’habitation Nan Kanpèch de la commune de l’Acul du Nord. Nan Kanpèch est aujourd’hui un Lakou traditionnel du Vodou, héritage d’une ancienne Manbo, nommée Dédé Magrite. Jean Jacques fut d’abord esclave de Duclos qui lui donna son nom, comme c’était courant dans le système esclavagiste. Plus tard il devint aussi esclave d’un autre colon nommé Dessalines. Il prit très vite le nom de son nouveau maitre.
En 1791, à l’âge de 33 ans, il fut libéré de l’esclavage. Son émancipation lui permit de prendre une part active à l’insurrection des esclaves dans le Nord. Il intégra à coté de Toussaint Louverture l’armée Espagnole au grade d’officier. En 1794 il suivit Toussaint Louverture dans l’armée française. Dessalines a brulé toutes les étapes de l’institution militaire. Ainsi après la déportation de Toussaint Louverture il avait assez de talents pour devenir le général en chef de l’armée indigène. Ayant continué l’œuvre de Toussaint, conduit St Domingue vers l’indépendance, il fut proclamé Gouverneur le 1 janvier 1804, et plus tard il se fit acclamer empereur sur le Champ de Mars du Cap le 8 0ctobre 1804. Sa politique générale, sa vision révolutionnaire sont définies dans la constitution impériale publiée le 20 Mai 1805.
Il fut de tempérament colérique, de taille ordinaire, il était brave, intrépide, infatigable, doué de véritables talents guerriers ; il était en même temps impitoyable et généreux.
Dessalines est la résultante d’une trilogie féminine composée de Victoria Montou, Marie Claire Heureuse Félicité Bonnet et Marissainte Bazil, dite Défilée.
Victoria Montou fut la première femme qui accompagna et guida Jean Jacques dans sa jeunesse. Victoria était surnommée Toya et le jeune esclave l’appela tante. Elle était aussi esclave quand elle fit connaissance de Jacques Duclos dans la montagne des Cahots, habitation de Dessalines. Toya fut la principale conseillère de Jean jacques. Toya fut une femme guerrière et révolutionnaire. Elle mourut le 12 Juin 1805, à l’âge de 112 ans, au palais impérial, à Marchand Dessalines.
Marissainte Dédé Bazil, dite Défilée, accompagna partout l’armée indigène lors de la guerre de l’indépendance. Elle admira beaucoup Dessalines. Le 17 octobre 1806, elle reconnut les morceaux de cadavre de Dessalines qu’elle ramassa héroïquement en se déguisant en folle.

Marie Claire Heureuse, Félicité Bonnet fut l’épouse de Dessalines. Celui-ci la rencontra à Jacmel au moment de la guerre du Sud. Cette dame avait une organisation humanitaire pour apporter des soins aux victimes de la guerre. Dessalines épousa Claire Heureuse à l’Église de St Marc le 2 Avril 1800.
Claire Heureuse fut stérile, elle ne pouvait enfanter. Elle n’avait d’enfant, ni avec son premier mari Pierre Lunic, ni avec Dessalines.
Celui-ci par contre, avait une pléiade d’enfants ; ainsi Claire Heureuse décida de légitimer sept des enfants de Dessalines : Marie Françoise Célimène,
Célestine, Jacques Bien aimé, Jeanne Sophie, Pierre Louis, Albert, Serine. D’autres enfants de Dessalines n’avaient pas cette chance. Ce furent : Dessalines, jacques Metellus, Suprême, Innocent, Le Prince, Jean Jacques César Dessalines, Marie Françoise Calinette, Dorimène. Un total de quinze enfants connus. Donc Dessalines fut le chef d’Etat qui a laissé une plus longue progéniture à la nation haïtienne

Prof. Bell Angelot
Directeur Fondateur du Centre haïtien
De Recherches et d’investigations en
Sciences Sociales ( CHRISS)



"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
P.O.BOX 2252 Fort Pierce, Florida 34954
954-670-9209
www.fanmilavalas.net

samedi 19 septembre 2009

Nòt Pou La Près


Atansyon Atansyon, Lavalasyen! pèp Ayisyen an Ayiti kon lòt bò dlo. Reprezantan nasyonal Fanmi Lavalas la voye yon mesaj pou nou.

Doktè Aristid di nou lè ya rive pou nou leve kanpe pou inite ya fèt tou patou, nan tout rakwen. Se pou ti Fanmi ak òganizasyon popilè pouse kon djondjon, paske reprezantan nasyonal Fanmi Lavalas la dwe retounen nan peyi ya anvan manda Prezidan Preval la fini.

Militan Fanmi Lavalas yo dwe rasanble nan linite pou grangou a fini, chomaj, eksklizyon, arestasyon etidyan, revokasyon san pitye yo fini, plan neyoliberal fann fwa a dwe fini nan peyi ya.

Prezidan Aristid ap tann yon otorizasyon nan men Prezidan Preval depi 2006, 38 peyi Lafrik deside pou akonpaye Doktè Aristid pou mennen l tounen nan peyi l Tankou tout sitwayen.

Prezidan Aristid di wi ke li pa bezwen visa, men l bezwen yon otorizasyon daterisaj nan men Prezidan Preval pou l ka retounen nan peyi ya.

Tout Lavalasyen, ki jwenn mo dòd sa pa dwe rete chita. Se pou nou gade Prezidan Preval nan je, Fèmen pòt baz yo pou okenn moun pa mennen nou nan seleksyon. Mo dòd la, se Mobilizasyon manch long pou retou wa ka fèt pi vit. Rasanble nou an gwoup de 10 nan tout rakwen, epi avanse pou pi devan nan mobilizasyon an.


Yon Sèl Nou Fèb, ansanm Nou Fò, Ansanm Ansanm Nou Se Lavalas






"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
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mercredi 16 septembre 2009

LE DEPART D'UNE LEGENDE


Par le coup des âges, le berger est frappé
Par l’usure du temps, le leader est détrôné
Enfin son cœur a donné son dernier battement
Et le souffle divin s’est retiré lentement.

Le grand maitre capois de la musique est mort
Après avoir battu du monde tous les records
Trainant derrière lui, tout son char de victoire
Comptant avec fierté ses déboires et ses gloires.

Ulrick pierre Louis, le maestro de Septen
A couronné sa vie, il a bouclé son temps.
Pour son voyage, il ne veut pas de pleurs,
Peut être bien des gerbes, peut être bien des fleurs,
Plutôt pour son talent, il mérite des étoiles,
Des médailles aux couleurs du soleil et sans voile.

Pas de larmes, pas de pleurs, pas de peines, pas de deuil
Pour un génie, un dieu qui git dans son cercueil,
Pour transiter, comme un missionnaire, de la terre
A une autre planète ou à un autre univers.

Bon voyage, bon voyage, bon voyage maestro
En bon berger, tu as bien conduit ton troupeau.
Vas ! Vas trouver ton maitre, ton Dieu, ton créateur
Pour ouvrir le cahier de tes œuvres achevées
Et recevoir la coupe d’or bien méritée.
Vas ! Vas trouver tes maitres, tes sublimes auteurs
Pour prendre siège, en maitre, au concert des élus.
Gloire à toi soit rendue, Gloire à toi est due

Vas! vas maestro à tes Frères de combat
Qui t’ont précédé , si vite, dans l’au delà
Pour leur chanter les peines de notre Compas
Réduit seulement à deux notes majeures : Do, la.

Mineur contre majeur, le sol ne produit plus.
A la bonne musique on tourne le dos,
Le doute nous envahit tellement, devant tout on met Si.
Mi figue, mi raisin, tout se fait à demi.
Et pourtant la poésie, la chanson, l’art sont encore là.

Maestro, tu peux partir en paix
Tu as lutté pour le beau et pour le vrai.
Aux prescrits de l’art tu as été bien fidèle
Et tu y as construit ta propre citadelle.
Vas sans peur, sans regrets et sans remords
Tu règneras même au delà de la mort.

Tes disciples te reconnaissent encor pour maitre
De tes cendres sacrées seul, ils pourront renaitre.
Au centre du Feu Vert, le temple, ils sont debout
Méditant sur ta discipline, leur seul atout.
Ils veulent dire toujours tes bien sages recettes
En regardant les lignes de ta magique baguette

Voici, à toi, notre dernière prière
Voici, à toi, nos vœux les plus sincères :
A tous ceux qui pleurent, que les larmes soient passagères
A toi qui t’en vas, que la terre soit légère


"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
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dimanche 13 septembre 2009

L'HOSTILITE DU PRESIDENT RENE PREVAL CONTRE LES MASSES POPULAIRES


La reconnaissance est un signe évident de couardise et de pusillanimité, disait l’autre. Néanmoins, faire preuve de tant d’irrévérence, de morgue et de dédain à l’égard de ses mandants relève d’un parfait cynisme. Ainsi, il ne saurait avoir d’interprétations aussi véristes face à l’attitude nettement blâmable du Président PREVAL.

Après plus de trois ans de présidence de son second mandat, les bilans des Gouvernements PREVAL/ALEXIS et PREVAL/ PIERRE-LOUIS peuvent se résumer essentiellement en des échecs lamentables et en catastrophes regrettables. Tentons donc d’analyser en profondeur toutes les raisons qui ont conduit à ces résultats.

Commençons par le démantèlement des syndicats devenus tous jaunes et la désintégration des particules dites partis politiques en Haïti. Ce sont donc, entre autres, des réalisations à mettre à l’actif du Président PREVAL, l’élu de l’Espwa, une autre particule politique. Le récent et spectaculaire désistement de Monsieur Paul DENIS en tant que membre du Directoire de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), l’exclusion du parti Fanmi Lavalas des élections sénatoriales de 2009 pour renouveler le tiers du Sénat, le mépris des institutions républicaines, le non respect de la Constitution de 1987 (particulièrement l’article 136), les objections et le matraquage médiatique de la loi sur le salaire minimum journalier et le montage pour la circonstance d’une certaine association de chômeurs si satisfaits de son état prouvent que le Président PREVAL est plus performant en tant que démolisseur qu’agronome.

Aucun des syndicats traditionnellement tapageurs n’a pipé mot au sujet de l’augmentation excessive du prix du carburant ni sur le salaire minimum journalier. Les privilèges dont ils bénéficient intentionnellement de la part du pouvoir les rendent subitement aveugles, sourds et muets.

Des associations d’employés publics injustement révoqués n’ont jamais cessé de réclamer dédommagement et réintégration. Ces martyrs, ingénus de la dérive ALEXANDRE/LATORTUE et celle de l’administration PREVAL/ALEXIS, courent à longueur de journée les rues réclamant à cors et à cris que justice et réparation leur soient rendues.

Quand ces martyrs ne sont pas férocement brutalisés ou mis aux arrêts par des unités spécialisées de la Police Nationale ou celles de la force militaire d’occupation, communément appelée MINUSTAH, programmées à cette fin, leurs justes revendications relatives au strict respect de leur droit au travail et/ou le droit du travail se sont tout simplement cognées à des mépris avilissants. Ceux et celles, mis aux arrêts, courent le risque de se voir pourrir en tôle sous de fausses accusations d’association de malfaiteurs et/ou de kidnappeurs présumés.

A un moment où le chômage atteint une cote disproportionnée, les révocations massives se poursuivent dans les entreprises publiques (à la TELECO par exemple). Le plan néolibéral continue de jeter sur le pavé de la privation des pères et mères de famille. Paradoxe des paradoxes, des associations de chômeurs issues du néant trouvent suffisamment d’argent pour faire de la publicité en vue d’aider le Président PREVAL et ses tuteurs de l’oligarchie de la sous-traitance à garder la classe ouvrière dans le salaire de misère de 70 gourdes soit USD 1,75 par jour. De par Leur mutisme complice, ces syndicats montrent qu’ils sont ouvertement hostiles aux justes revendications de ces milliers de victimes de cette fulgurante barbarie GNB et PREVAL / ALEXIS, injustement jetées sur le pavé de la privation amère à cause de leur appartenance sociale et politique.

En dépit du lynchage d’un membre de la FUSION des Sociaux Démocrates survenu dans la Grande-Anse à l’occasion du deuxième tour des sénatoriales du 21 Juin 2009, le Directoire de ce groupuscule politique est resté de marbre. Même Michard Gaillard, juriste d’occasion, muselé par la Commission Présidentielle de la Reforme Judiciaire est parvenu à ignorer ce crime crapuleux.

Tellement attachées à leur privilège, les particules politiques n’osent même pas défendre le droit de vote (Droits Humains) de leurs quelques partisans. Le Président PREVAL, expert en déstabilisation, a mis les particules politiques en coupe réglée. Ayant décelé leur talon d’Achille, il est parvenu à les neutraliser. Et même Fanmi Lavalas n’en a pas été épargné. Un fait patent est à mentionner : Monsieur Paul DENIS, renégat dans l’âme, préfère claquer la porte au nez du Directoire de l’OPL. Car entre ses émoluments de Conseiller et son appartenance de parti, il s’est vu dans l’impérieuse obligation de faire un choix.

Au cours de son premier mandat (1996- 2001), le Président PREVAL a pu faire certaines réalisations en faveur des masses populaires. Mentionnons entre autres, les procès des événements survenus à Raboteau en Avril 1994 et à Carrefour Feuilles en Mai 1999, et la Réforme Agraire. En dessous de ces réalisations, il faut voir l’ombre de Jean Bertrand Aristide, aujourd’hui en exil, et de Jean Léopold Dominique de regrettée mémoire.

Continuons avec le salaire minimum journalier et le respect des Droits Humains. En effet, il se trouve que c’est le salaire minimum qui soit le plus bas au niveau du continent américain qui vient d’être relevé par une loi proposée par le député Steven BENOIT et votée par les deux chambres. Mais, le Gouvernement PREVAL / PIERRE-LOUIS, acoquiné au secteur privé des affaires refuse de faire publier cette dite loi. Pourtant, dans la même logique d’anéantissement des masses populaires (les travailleurs), les redoutables défenseurs des classes dominantes et de l’oligarchie ont torpillé le mouvement des Syndicats des travailleurs.

Le portail est librement ouvert au secteur privé et aux investissements étrangers dans les zones franches au mépris de la Réforme Agraire prônée par la Constitution de 1987 et de la protection de l’environnement. Cette attitude prive les plus pauvres de leur gagne pain (Cf. : Ouanaminthe (plaine de Maribarou) dans le Nord- Est du pays).

Le Président PREVAL, au détriment de toutes les normes de respect, fait litière des droits du travail ainsi que des droits au travail du peuple haïtien. Les jaillissements de gaz lacrymogène des sauvages gendarmes de la MINUSTAH, les projectiles des agents du CIMO et le mutisme des syndicats des travailleurs restent les seules réponses aux revendications pourtant justes des employés révoqués du secteur public.

La non publication de la loi sur le Salaire Minimum Journalier préalablement votée par les deux chambres est probante. Elle montre que le Président PREVAL préfère défendre les intérêts mesquins d’une poignée de privilégiés au détriment de cette masse de travailleurs qui triment pour une pitance. C’est la meilleure preuve du refus catégorique du gouvernement PREVAL/PIERRE-LOUIS de permettre à ces courageux ouvriers d’accéder à une infime amélioration de leur catastrophique condition de vie.

Respect des Droits Humains (droits civils et politiques), c’est l’un des domaines où le Président PREVAL a délibérément commis des gaffes spectaculaires. Ne serait-ce cette fabuleuse mobilisation du peuple et le dynamisme convaincant des avocats en charge des dossiers des prisonniers politiques, tous ceux que les fondamentalistes ont injustement et illégalement mis aux arrêts à cause de leurs obédiences Lavalassiennes ne pourraient pas recouvrir leur liberté. Et, en dépit de l’évidence de leur innocence, des centaines de prisonniers de conscience continuent de pourrir en prison. Citons nommément le cas patent de Ronald Dauphin. En situation de détention préventive illégale dite prolongée, Monsieur Dauphin, gravement malade souffre atrocement. Au comble de la violation de ses droits, il s’est vu catégoriquement refuser l’accès aux soins de santé qui est d’ailleurs un droit de l’homme (article 19 de la Constitution de 1987 en vigueur).

Le Gouvernement du Président PREVAL pouvait bénéficier du crédit d’avoir accepté par suite de fortes pressions bien évidemment de libérer certains prisonniers politiques. Il a aussi réussi à colmater cette violence inouïe qu’il a héritée du Gouvernement ALEXANDRE / LATORTUE. Par contre, ceux issus des entrailles des masses populaires sont gardés entre quatre murs sans que l’affaire n’ait été instruite et/ou déférée par devant le Tribunal compétent après plusieurs années qui ont suivi leur arrestation arbitraire. C’est le cas, par exemple, de Ronald DAUPHIN, notre client, qui a été arrêté le 1er mars 2004 par les hommes du Front de Résistance (groupe paramilitaire) ou « combattants de la liberté » suivant l’ancien Premier Ministre de facto Gérard LATORTUE, de Raoul ORPHEE, de Excellent LAVIOLLETTE, de Negup SIMON, de Leonel ALTONA, de Wilson AURELIEN, Jean Marc JUSTE, de Dieuseul VOLCY, de Narcary ESTOCLAIN, de Emmanuel ARISTIDE alias Ti Aristide, pour ne citer que ceux-là.

En Août 2009, la liste continue de s’allonger avec l’arrestation et la détention illégales et arbitraires de Alfred VALSAINT et Hérode CESAR, deux étudiants arrêtés dans le cadre des manifestations de rue pour forcer Président PREVAL à promulguer la loi portant le salaire minimum journalier à 200 gourdes soit USD 5.00 par jour.

La situation socio-économique (Droits Economiques Sociaux et Culturels DESC) allait se dégrader au point que les laissés pour compte ne pouvaient plus tenir. Au tout début du mois d’avril 2008 des émeutes de la faim ont embrasé l’ensemble du territoire national. Il ne saurait avoir de meilleures preuves que les droits les plus élémentaires des masses populaires dont le droit à la nourriture ne sont nullement respectés. Point n’est besoin de mentionner non plus que les Droits Economiques, Sociaux et Culturels (DESC) des couches des bas-fonds ont été tout simplement ignorés quand ils ne sont pas bafoués.

Les masses populaires sont descendues dans les rues pour réclamer du pain, les soldats des forces d’occupation de l’ONU communément appelé « Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti MINUSTAH » les ont répondu par des projectiles et du gaz lacrymogène, ce qui devrait constituer une honte pour l’Organisation des Nations Unies (ONU).

A noter que, ceux qui étaient arrêtés lors des événements d’Avril 2008 (les otages du Président PREVAL et de la MINUSTAH) sont aujourd’hui écroués au pénitencier national. Ils ont commis le crime d’avoir réclamé à manger au cours des événements du mois d’Avril 2008. Plus d’un an après leur arrestation, ces prisonniers de la faim, victimes de la violation de leurs Droits Economiques Sociaux et Culturels DESC, n’ont aucun espoir de recouvrir leur liberté avant la fin du mandat du Président PREVAL. En fait, le Juge d’Instruction en charge du dossier, Me Emmanuel Lacroix, confirmait avoir communiqué ce dossier au Parquet depuis les mois de janvier et de février 2009.

Au vu et au su du Président PREVAL, une avalanche d’actes de corruption maligne continue de moisir l’Administration Publique. Sur des milliers de dilapidateurs des deniers publics seul Sandro JOSEPH, l’ancien Directeur de l’Office National d’Assurance vieillesse ONA, a eu la malchance de se laisser surprendre les mains dans le sac déjà dévidé de l’ONA. Pauvre Sandro !!! Ala devenn !!!

Qu’en est-il des autres aigrefins à costume tel le Directeur Général de l’OAVCT dont l’obscénité des tours de passe de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif CSC/CA constitue un outrage irrémissible à la décence et à la convenance? Madame PIERRE-LOUIS confortée par ses arrières GNB n’a jugé opportun de produire aucun rapport sur les 197 millions de dollars tirés du fonds Pétro Caraïbe.

Cette somme faramineuse, les deux chambres l’ont déposée devant elle dans la gamelle des fonds d’urgence. Elle devait initialement contribuer à réparer les torts causés par les autres « cyclones » qui ont dévasté le pays en 2008. Au contraire les 197 millions ont servi à assouvir les appétits gloutons de la clique qui rode autour d’elle. Même le plus brave des parlementaires ou le conseiller audacieux de la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif CSC/CA ne peut lui en demander des comptes.

Le fait même pour PREVAL de choisir Monsieur Jacques Edouard ALEXIS comme Premier Ministre constituait un affront à la classe paysanne. Cette strate sociale est perpétuellement en proie à une sauvage pauvreté et à une misère incurable. Quel paysan ne se souvient pas du tort fatal que leur a causé Monsieur Jacques Edouard ALEXIS.

Directeur au Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural MARNDR sous la dictature de Jean-Claude DUVALIER, Monsieur ALEXIS allait se montrer peste et téméraire. Même les porcs dans leur innocence n’ont pas été épargnés par sa haute capacité de mentir et de tromper.

A travers la PEPADEP, Monsieur ALEXIS, sous des accusations erronées de « Peste Porcine Africaine » a détruit le cheptel porcin local pour le remplacer par les « Kochon grimèl ». Encore cette obsession de l’exotisme.

Coincées dans les pièges de la loi « Hope » de George BUSH signée par ce même Monsieur ALEXIS en ce temps là Premier Ministre et celui de « Lespwa » du Président René PREVAL et consorts, les ouvriers de la sous-traitance vont croupir inlassablement dans l’horreur d’un désespoir acerbe. Cette géhenne alimentée par les brasiers impitoyables du Plan Néolibéral propulsera une misère monumentale dont la souffrance et les autres formes de violence en seront les dividendes.

Le Parlement a racheté le peuple en réalisant l’exploit spectaculaire de rejeter d’abord le choix de Monsieur Eric PIERRE ou Erick Pierre Pierre ou Pierre Erik Pierre, promoteur attitré du plan néolibéral. Ensuite, ce fut le tour de Monsieur Robert MANUEL, ennemi farouche des masses populaires, d’être éconduit. Monsieur MANUEL n’a pas de carte électorale devant l’habiliter à remplir son devoir civique. Profitons pour rappeler au Président PREVAL et à Monsieur Manuel que la Constitution de 1987 en vigueur en son article 52.1 fait des obligations à tout citoyen dont celle de voter.

Le Président PREVAL par son aversion viscérale contre les masses populaires a porté son choix sur Madame PIERRE-LOUIS, décriée par l’ensemble de la population, dont ses cosignataires de la déclaration devant compromettre la commémoration du bi centenaire de l’Indépendance de ce pays qui l’a vu naître.

D’où vient cette mystérieuse dame parachutée Premier ministre pour sa contribution au coup d’Etat du 29 Février 2004 ? Madame PIERRE-LOUIS, personnage on ne peut plus controversé, comme d’ailleurs son tuteur à la Présidence, se fait identifiée à tort par l’étranger et par plus d’un en Haïti comme étant à gauche, tandis qu’elle est un simple valet de l’impérialisme et de l’élite répugnante locale.

Quant au Président PREVAL, voulant à tout prix parvenir au terme de son mandat, il se bat comme un diable dans le bénitier des occupants qui devraient partir sous peu. C’est ce qui justifie son attitude d’aliéné face à cette indicible barbarie de ces gendarmes indomptés et mandatés par Kofi ANAN d’abord et ensuite par Ban KI-MOON sous la dictée de George BUSH pour réprimer sanguinairement les couches des bas-fonds.

Jamais au cours de son mandat, Président PREVAL n’a émis le moindre soupir contre les exactions et les horreurs (Assassinats, vols, viols et autres graves atteintes aux Droits Humains) commises par la soldatesque onusienne communément appelé MINUSTAH sur la population civile des quartiers marginalisés qui d’ailleurs, ne se laisse pas intimidée. Quoique réputé proche du Président Leonel FERNANDEZ, il ne lui a jamais exprimé de réprobation en ce qui attrait aux mauvais traitements et aux crimes abominables répétés dont sont victimes les vaillants travailleurs haïtiens en République Dominicaine.

Justice sociale, équité, protection et respect des Droits Humains, notamment respect des Droits Economiques, Sociaux et culturels du pays profond, Président PREVAL s’en fout pas mal et s’est toujours arrangé pour atteindre son objectif. Voulant dissimuler son plan macabre et son incapacité à mener le pays à bon port, ce dernier se rabat sur la Constitution de 1987 en vigueur qu’il veut abattre à tout prix. En quel article la loi mère a-t-elle fait mention de privatisation, de plan néolibéral ou de MINUSTAH ?

Sur la base des faits que nous venons de démontrer, ne sommes-nous pas en mesure de formuler certaines questions telles que :
1. Est-ce le sauvetage de la démocratie ou le maintien de la dictature bi séculaire ?
2. Pourquoi veut-on endiguer coûte que coûte le processus démocratique initié par LAVALAS ?
3. Cinq ans après l’exil du Président Aristide : Mythe ou réalité (après la réélection de son pseudo-frère siamois –marassa- René PREVAL) ?

L’on ne devait pas s’attendre à ce que les défenseurs des intérêts hégémoniques du capitalisme international batte la grosse caisse autour du non respect des Droits Economiques, Sociaux et culturels des masses populaires. Le Premier Ministre actuel est de ceux qui en 2003 ont donné leur appui formel au processus de déstabilisation qui a enfoncé le pays dans les gouffres de cette violence structurelle bi séculaire. C’est une bataille acharnée et continue. Le Vietnam a défié le Pentagone. Cuba survit malgré l’embargo de la plus grande puissance mondiale et maintient son leadership, enfin, sur les pays de l’Amérique latine qui se sont orientés eux aussi vers le socialisme de gauche en rejetant l’impérialisme Nord américain et ses plans meurtriers.

Mario JOSEPH, Avocat
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dimanche 6 septembre 2009

17 OCTOBRE 2009, JOUR DE CONCERTATION ET DE LA DELIVRANCE


9 Septembre 2009 Pour Publication Immédiate
Contactez : Youseline Augustin Bell 954-670-9209

« SE NAN LINITE DESALIN AK ZANSÈT NOU YO TE BAN NOU LENDEPANDANS, SE NAN TÈT ANSANM SÈLMAN NOU MENM LAVALAS NOU KA BAY PÈP LA DELIVRANS »

Le Comité Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre Mer invite tous les Lavalassiens, professionnels de la presse et amis de la démocratie à venir célébrer avec la « diaspora » floridienne la journée du 17 Octobre 2009 en mémoire du Général Jean-Jacques Dessalines, père de la patrie haïtienne.
Cette soirée de réflexion mémorable se déroulera sur le thème de l’expérience du 29 février 2004 et sur l’importance de l’Unité entre les membres afin de garantir la solidarité, la stabilité et le progrès au sein de l’Organisation. Ce sera pour nous l’occasion de faire le point sur nos différends et différences pour aviver la flamme de notre combat indivis. Cette commémoration représentera pour Fanmi Lavalas un jour de renouveau dans sa lutte contre l’exclusion sociale et pour une société économiquement juste et politiquement indépendante.
Lors de cette rencontre, les intervenants se pencheront sur les causes de l’exclusion Fanmi Lavalas des Joutes électorales du 19 Avril 2009 et définiront des techniques efficaces d’avancement de l’Organisation face au gouvernement Préval farouchement opposée à notre existence comme étant un regroupement politique. En outre, les dirigeants discuteront également de l’état d’avancement des négociations pour le retour au bercail du Représentant National.
Cette cérémonie se tiendra donc au local de la Nova SouthEastern University, logée au 1750 N.E. 167th Street, dans la ville de North Miami Beach en Floride. Ce jour même qui commémore la mort de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines sera un jour de résistance pour l’Organisation, ses partisans et tous ceux qui veulent à tout prix protéger notre démocratie naissante Moderne sous l’égide de Fanmi Lavalas.

La célébration qui aura lieu de 2hrs à 7hrs pm sera précédée d’une concertation en table ronde autour des thèmes suivants:

1- L’unité dans la diversité, point fort de Fanmi Lavalas

2- Fanmi Lavalas points forts, points faibles- Education Civique eut égard aux évènements historiques nationaux- L’importance stratégique de la multiplication des « Ti Fanmi »-Session stratégiques pour combattre l’exclusion dans le pays.

3- Support économique à nos organisations populaires- Mariage entre l’économie et la politique, condition indispensable pour le renouveau de Fanmi Lavalas

4- Renforcer à tous les niveaux l’unité entre tous les membres de Fanmi Lavalas

5- Perspectives de mobilisation pour le retour du Représentant National et la réalisation des aspirations de Fanmi Lavalas telles qu’exprimées dans sa charte.

YON SÈL NOU FÈB, ANSANM NOU FÒ, ANSANM, ANSANM NOU SE LAVALAS.


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