dimanche 8 mars 2009

FANMI LAVALAS TOUJOU LOREYA NAN BAY FANM AYISYEN BON JAN TRETMAN, BÒN FÈT MANMAN LIMANITE


La Journée internationale de la femme a vu le jour au tournant du XIXe et du XXe siècle, en Amérique du Nord pour se répandre ensuite en Europe et dans le reste du monde. Un grand malaise et des discussions critiques se produisaient parmi des femmes, l'oppression et l'inégalité les forçaient à être plus vocale et actives dans la campagne pour le changement. En 1908 à New York 15.000 travailleuses protestaient contre leurs piètres conditions de travail réclamant des heures moins longues, un meilleur salaire et des droits de vote. Conformément à une déclaration du Parti socialiste américain, la première Journée nationale de la femme a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913. Les Socialistes International réunie à Copenhague ont instauré une Journée de la femme, à caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour aider à obtenir le suffrage universel des femmes. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes venant de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. Aucune date précise n’a été fixée pour cette célébration.

Nous de Fanmi Lavalas avons fait de l’égalité des sexes et de la représentation des femmes au sein de Fanmi Lavalas le fer de lance d’une démocratie participative et représentative.
Dans l’article 50 de notre charte fondamentale, la participation des femmes aux joutes électorales est mandatée au moment même de la création de la charte originale de Fanmi Lavalas..
«Sou chak twa (3) kandida Òganizasyon Fanmi Lavalas, nou dwe jwenn yon fi.» Il faut aussi noter que, c’est sur le gouvernement du Président Aristide, en Novembre 1995 qu’Haïti a pour la première fois eut une femme Premier Ministre.
Après 32 ans de mobilisation, les femmes à travers le monde se voient obligées de lutter pour que leur droit à l'autodétermination soit respecté, et pour que le décalage entre leur salaire et ceux des hommes pour le même emploi n’existe plus. Il est temps de faire de l'égalité de rémunération salariale, une partie essentielle dans la prise de décision pour un avancement de carrière, où hommes et femmes seraient jugés selon les mêmes règles.
La lutte assidue de Fanmi Lavalas au fil des années pour le respect, l’égalité et le droit des femmes nous a donnée l’éminente première sénatrice du nord Youseline Augustin Bell.
Nous souhaitons que le 8 Mars 2009 soit le début d’une vraie révolution pour que les femmes soient traitées sur un même pied d’égalité que les hommes.
Ces derniers devraient commencer à faire de petites choses qui nous rapprochent de la véritable égalité, comme le partage des tâches ménagères, l’éducation des enfants sans distinction de sexe, l’intégration des femmes dans toutes les décisions importantes de la famille.
L’homme doit continuer à se comporter envers sa femme de la même manière que lorsqu’il tentait de gagner son cœur. Elever les enfants dans le ménage selon les mêmes règles quel que soit leur sexe, en répartissant équitablement les tâches ménagères sur une base de rotation.
L'adoption de politiques capables de modifier le comportement des contrevenants, afin d'assurer la paix, le progrès social et l'égalité.

La jouissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales nécessitent la participation active de tous. Il est l'occasion de réfléchir et d'examiner dans quelle mesure nous avons progressé dans la lutte pour l'égalité, la paix et le développement. C'est également l'occasion de s'unir, de reconnaître la contribution des femmes dans le renforcement de la population mondiale, se mettre en réseau et se mobiliser pour un changement significatif au nom des femmes du monde entier.

samedi 7 mars 2009

BILAN D’UN DÉSASTRE

Les coups d’Etat sont les premières causes de nos instabilités politiques, économiques et même écologiques. Deux analogies historiques peuvent éclairer bien notre religion. Les Etats unis et Haïti sont les deux Etats doyens de l’Amérique. Depuis l’indépendance américaine en 1776 les Etats-Unis n’ont jamais connu de coup d’Etat, tandis qu’Haïti a connu trente trois coups d’Etat classique et soixante quinze chambardements de gouvernement. Comme conséquences Les USA sont l’un des pays les plus riches du monde, Haïti est l’un des plus pauvres de la planète. Autre analogie, de 1879 jusqu'à l’arrivée de Nord Alexis, pendant environ une décennie sans coup d’état, Haïti a connu des progrès et des modernisations qu’elle n’a jamais connus ni auparavant ni après. Quatrième pays au monde à construire les chemins de Fer, premier pays de la caraïbe à utiliser l’électricité en 1885 à Jacmel, la ville du cap est électrifiée au même moment que la ville de New York. A la même époque Haïti a jeté des ponts solides et confortables sur ses routes en terre battue. Les gros camions de transport sont introduits au pays environ cinquante ans après, et ils traversent ces ponts sans aucun danger. Cela sous entend que l’élite dirigeante avait une vision de développement, de modernisation et de progrès. Il faut ajouter à ces réalisations, la télécommunication, le service hydraulique etc.
Les coups d’Etat sont les principaux désastres qui ont dévasté le pays à tout point de vue.

Les années ou le mois de Février porte 29 jours ne sont pas ordinaires, elles se succèdent chaque quatre ans. Elles amènent assez souvent des événements assez souvent tragiques qui changent la destinée de la planète, ou provoquent des bouleversements qui modifient la vie des peuples. Par exemple le 29 Février 1504 une éclipse solaire a assombri la Jamaïque, au moment du passage de Christophe Colomb, et des centaines de morts et de blessés étaient enregistrés. La vie animale et végétale était menacée dans tous ses intérêts. Cinq cents ans après soit le 29 février 2004, la pression des forces anti démocratiques et anti nationalistes ont pousse par un mouvement déstabilisateur des planètes de ténèbres pour éclipser la démocratie en Haïti avec le renversement de Jean Bertrand Aristide au pouvoir et son exil en République Centrafricaine, Jamaïque et Afrique du sud.. Le coup d’Etat du 19 Février 2004 blesse le peuple haïtien est blesse jusque dans l’âme, jusque dans sa conscience historique par des armes néo colonialiste et anti nationalistes qui ont noyé les festivités commémoratives du bicentenaire de l’indépendance dans les flammes et dans le sang. Depuis 2002, le cryptogramme 1804 est ampute de son zéro neutralisateur pour accoucher 184, un monstre idéologique qui a semé terreur, fureur, deuil, cercueil, pleurs et douleurs …..
Une minute de recueillement pour tous ceux qui sont tombes sous les balles impitoyables et cruelles des mercenaires honores comme des combattants de la liberté. Ils sont des milliers qui ont perdu la vie, ils sont encore des milliers à laisser le pays et fuir la répression, des centaines et des centaines à pleurer. Ceux qui sont disparus sont inoubliables et innombrables. D’autres sont tombes et partis pour l’au-delà sans sépulcre, sans cercueil, sans fleurs, sans pompes, sans prière et sans oraisons. Paix a leur âme, justice a leur progéniture. La liste est longue et inachevée, ceux dont les noms ne sont pas cités ne sont ni oubliés ni abandonnés.

Une minute de recueillement en mémoire de
Christophe Lozamar assassiné le 28 novembre 2002 à Lascahobas
Wilfrid Denord
Marius Pierre assassiné le 26 juin 2002
Mimoze Brizard
Dubuisson Brizard assassinés le 26 juillet 2002
Louis Ramil ,14 ans
Nathalie Sauveur 17 ans
Hussein Bertrand 4 ans (survivant)
Au cap haïtien le 4 Avril 2003 Donat Julmice est assassiné au cours d’une manifestation tenant en main le drapeau national
Irandel Pierre agent de sécurité du pdt Aristide, assassiné le 6 Fév. 2003
Patrick samedi assassine le 16 Février 2003
Colean Pradel
Dadou Pierre assassinés à Lascahobas
A petit Goave Myrthil Fleurilus
Samuel Polo ,ont été brulés vifs
Le crime était généralisé , ils étaient devenus fous. Il faut signaler les cas de Brignol Lindor, a Petit Goave , Amyot Metayer ou Cubain aux Gonaïves , des cas que Fanmi Lavalas avait condamné. La machine de la mort n’avait pas de frein.
Le 7 janvier 2004, le jeune Louvois Petit regardait passer une manifestation du groupe de 184 a été cruellement tué par des piques et jeté dans un canal


Le 26 Juillet 2003, 4 employés du ministère de l’intérieur et des collectivités
Territoriales qui allaient installé une nouvelle commission communale a Belladère
Sont assassinés : Ce sont Jean Marie Dépeignes, Cheriel Augustin, Wilfrid Thomas
Adrien Augustin ; seul Mahens Félix est sorti survivant, mais grièvement blessé.
Le 29 Février des dégâts considérables sont enregistrés ; des institutions publiques et privées, des maisons appartenant à des cadres de Fanmi Lavalas sont pillées et saccagées.
Plusieurs media appartenant a des proches du régime sont sabotées L’université de la Fondation Aristide pour la démocratie, saccagée et pillée le 29 février a été scellée par la justice le 18 Mai 2004 pour être occupée par des militaires des nations unies.Cinq ans après les yeux sont encore fermés sur ces crimes, sur des orphelins, des veufs et des veuves, des handicapes physiques et mentaux engendres par cet évènement cruel.
Les oreilles sont encore bouchées aux cris de justice et de réparations. Le pouvoir en place fait semblant qu’il ignore ces milliers de victimes qui croupissent dans la misère et la souffrance. Les plaies et les blessures sont ouvertes, il faut penser à les panser, et ceci ce n’est pas une faveur pour Fanmi Lavalas, mais une nécessité nationale. Cette soif de justice ne doit pas être éternelle.
Fanmi Lavalas a une double responsabilité. La première est morale, comment négliger ces milliers de victimes de toutes sortes pour la cause de la démocratie ? Comment prioriser les intérêts personnels au mépris cette soif de justice. Comment refuser de longer sa main a ses compagnons de combat juste pour guérir son obsession de chef ?
Fanmi Lavalas se termine par la marque du pluriel, donc il n’est jamais au singulier. Fanmi Lavalas a l’obligation de changer cette société de combat en une société de débats axée sur la tolérance ,le dialogue ,l’unité et solidarité pour que la nation ne produise plus des monstres qui tuent des enfants et des femmes innocents. La majeure partie de la population haïtienne croit que la philosophie Lavalassienne est salvatrice, car l’abime trop large entre la majorité trop pauvre et la minorité trop riche n’est sécuritaire à aucun secteur. Nous sommes tous menaces, les évènements des Gonaïves sont un probant témoignage.
« La lutte contre les pauvres est un crime contre l’humanité, mais la lutte contre la pauvreté est un devoir civique » comme écrit le professeur Bell Angelot dans les Chants de Resistance.
La deuxième responsabilité de Fanmi Lavalas est politique. Le retour du représentant national est une responsabilité pour Fanmi Lavalas . En démocratie pas d’exil, et le coup d’Erat du 29 Février ne doit plus continuer à éclipser les valeurs démocratiques. L’attitude du conseil électoral provisoire pointe du doigt ceux qui ont peur de la démocratie en Haïti ; Ceux qui ont peur de Fanmi Lavalas Le conseil électoral provisoire veut institutionnaliser l’exclusion. L’ombre du coup d’état du 29 Février plane encore sur le pays . Le coup d’Etat persiste contre Fanmi Lavalas . Le CEP n’a rien appris de l’histoire le CEP n’a rien compris du peuple haïtien. En excluant Fanmi Lavalas de façon. si arbitraire le CEP ne voit même pas s’il côtoie la haute cour de Justice Le danger c’est l’exclusion, mais pas la participation citoyenne à la res publica. Fanmi Lavalas doit concerter toutes ses forces pour répondre aux desiderata populaires, pour formaliser les revendications des organisations de bases, il faut marier les mobilisations aux négociations. Le défit est de taille, mais pas au dessus de nos capacités.
Renforçons-nous ! Remembrons-nous ! Unissons-nous ! Solidarisons nous ! Ceux qui trahissent ce sont ceux qui mentent.
Et voilà les résultats du désastre du 29 Février 2004. Les communautés nationales et internationales ont une responsabilité. Le silence de certaines organisations de droits humains est aussi atroce que ces crimes. C’est un silence complice. Laisser ces crimes impunis, ces dommages sans réparation, c’est institutionnaliser l’impunité. La réconciliation est trop personnelle, trop sentimentale, mais plutôt il faut une entente conclue sur des bases juridiques fortes pour sauver cette nation menacée par les dangers de toutes sortes. Après le 29 Février les auteurs ont revendique leurs actes et leurs œuvres et d’autres ont été dénoncés, tels le sabotage des matériels sur la route des Gonaives en juillet 2003 et l’explosion de la centrale de Peligre . En décembre 2001 l’opposition armée a tenté d’assaillir le palais national. Plusieurs locaux des partis politiques ont été saccagés par des auteurs inconnus, et le gouvernement d’Aristide était contraint de dédommager ces partis politiques. La communauté internationale avait joué sa participation en ce sens. Surtout en 2002 et 2003 les anciens militaires haïtiens ont utilisé le territoire dominicain pour commettre ces crimes en Haïti. Alors quelle était la responsabilité du gouvernement dominicain d’alors ? Du coup d’état du 17 octobre 1806 contre Jn Jacques Dessalines jusqu'à celui du 29 février 2004 contre Jn Bertrand Aristide les autorités dominicaines ont toujours joue leur rôle de complice. Non à la Violence ! Non au Coup d’Etat ! Oui a la paix ! Oui a La démocratie ! Non à la vengeance, oui à la Justice ! « Que les armes se taisent, que les âmes se parlent »

RADIO KISKEYA S’INSURGE CONTRE LA PAIX


Dans le paysage médiatique haïtien, bon nombre d’organes de presse font un travail noble et encourageant. En témoignent l’inlassable promotion de la démocratie, les durs combats contre diverses dictatures, la défense des intérêts communs, pour en faire une courte citation. C’est-à-dire, le rôle que joue la presse en Haïti est loin d’être mineur. À l’inverse, certaines identités médiatiques du pays sont une plaidoirie pour l’instabilité, voire un obstacle au bon sens. On les rencontre surtout dans la presse parlée. N’ayant aucune vraie source de revenu, elles ne comptent que sur les complots politiques, les putschs préparés dans l’international pour assurer leur survie en dollar. Radio Kiskeya est championne dans cette honteuse affaire. Cette station de Radio privée n’augure que de mauvais jours dans le firmament politique de la nation haïtienne. Dans un article publié sur son site Web, radiokiskeya.com intitulé: « Lavalas annonce la fin de la stabilité en Haïti», sa philosophie apatride est à nu. Ce site cybernétique n’a jamais fait une publication sans de verbes haineux et nauséeux. On ne peut pas lire un article sans déceler une main qui laboure au coté des Conzé, alors que Radio Kiskeya n’accompagne pas le peuple dans sa lutte pour conquérir le bien être. Elle tire toujours à boulet rouge sur toute déclaration faite par un fils du peuple qui essaie de le défendre. Tandis que, quand un membre de la bourgeoisie rétrograde lance un propos méprisable et provocant, elle s’abstient. René Civil plaide pour la réintégration de Lavalas au processus électoral, une demande juste, Liliane utilise son micro mendiant et parle de l’instabilité. À l’opposé, Stanley Lucas réclame l’exclusion de la majorité nationale, elle applaudit avec ses mains blancomanes. Dans ce contexte, on demande à tout bon lecteur de bouder le site de Radio Kiskeya (radiokiskeya.com) et à tout auditeur sensé d’ignorer les éditoriaux ignobles de Liliane Pierre Paul. Car, lire les articles de ce site c’est une gifle à l’anticolonialisme, écouter Liliane c’est promouvoir la presse végétative sur la terre Dessalinienne

MaryseCivil@hotmail.com

mardi 3 mars 2009

RADIO KISKEYA NOUS ZOMBIFIE



LA MAJORITE DES MEDIAS EN HAITI NE SONT QUE DES MEDIAS DESTABILISATEURS AU SOLDE DES NEOCONS, RADIO KISKEYA NOUS ZOMBIFIE

États-Unis d’Amérique, 3 Mars 2009. Nous les membres du Comité Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer constatons avec amertume la façon dont les médias anti-peuple comme Radio Kiskeya continue à déstabiliser le pays en racontant des mensonges contre Fanmi Lavalas dans son article "Lavalas annonce la fin de la « stabilité politique » en raison de son exclusion de la course électorale". De quelle stabilité politique parle Radio Kiskeya et de quelle déstabilisation?. Nombreux sont les medias Haïtiens qui ont joué un rôle majeur dans le renversement du Gouvernement constitutionnel de Jean-Bertrand Aristide et la pérennisation des entités étrangers dans le pays. Ils ne font que critiquer et injurier l'Organisation Fanmi Lavalas et nos chefs d’états sans faire un travail approfondi pour supporter leurs accusations. En lisant la déclaration faite la semaine dernière par René Civil et les membres des bases de Fanmi Lavalas, on se demande comment Radio Kiskeya ait pu tirer une telle conclusion? Les critères de déontologie requiert que le journaliste soit en mesure de penser logiquement, être analytique, possède le bon sens, être doté de créativité et en plus de relations humaines. La déontologie constitue un ensemble de règles qui reposent sur des textes approuvés par les représentants de la profession. Ces règles s'appliquent à la mission du journaliste. Le devoir d'informer, le respect du lecteur, l'intérêt public, le droit de savoir définissent la légitimité, la crédibilité, l’indépendance à l'égard des pouvoirs politiques et économiques, le respect de la vie privée, la protection des sources, etc.

Ces règles sont donc basées sur des principes vitaux:
• La connaissance du métier
• La transparence
• L'impartialité
• La qualité
• L'innovation
• La diffusion de l'information
• Le partage des connaissances
• La productivité
• Le suivi

Ces médias n’ont pas la crédibilité nécessaire et nous exhortons le peuple et les forces vives du pays à considérer les informations publiés par ces organisations "borlettes" pour ce qu'elles sont: des nouvelles à sensation. Il leur faut analyser le rôle joué par ces acteurs politiques en quête de leur pain quotidien au dépend du peuple. Par principe le journaliste doit avoir une conscience propre de ses responsabilités politiques et sociales envers la société. Le travail du journaliste consiste principalement à recueillir des informations sur un évènement d’actualité, en consultation avec les dépêches ou agences de presse en interrogeant des témoins, particuliers ou experts en s’appuyant sur différentes sources. Ce travail consiste en plus à écrire des articles, à publier des reportages (audio, vidéo, internet, magazine, journal radio, télévision ou toutes autres médias de masse). Le titre tiré par radio Kiskeya de la déclaration de René Civil constitue du "Voye Monte" et n’a aucune valeur journalistique. Ce comportement exhibé par ce journal ne fait que pérenniser la mécompréhension des forces vives du peuple et stigmatiser les pauvres pour toujours a un niveau inferieur. Un journaliste doit dire la vérité en obtenant les faits, ne doit pas publier des informations basées sur des rumeurs. Le journaliste ou le media a pour objectif d'inspirer le débat public, doit demeurer impartial au risque de se faire passer pour un activiste. La neutralité n'est pas un principe de base du journalisme, mais l'engagement de faits, de l'examen public, et à l'indépendance de factions doivent cependant être respectés. Un journaliste doit avoir de la loyauté envers son public, ce qui devait être même au dessus de son employeur. Nous demandons donc à Radio Kiskeya de se refreiner des articles injurieux et demandons que notre article soit publie par Radio Kiskeya et les autre entités ayant reproduit l’article injurieux envers Fanmi Lavalas intitulée (Lavalas annonce la fin de la « stabilité politique » en raison de son exclusion de la course électorale).

lundi 2 mars 2009

5 ANS APRÈS LE KIDNAPPING DU PRESIDENT ARISTIDE, IL EST ET DEMEURE LE PLUS POPULAIRE

Il y a exactement cinq (5) ans depuis que des aventuriers de la politique haïtienne avec le soutien d’un secteur de la communauté internationale avaient réussi à renverser le président Aristide. Ces aventuriers regroupés sous la bannière d’un mouvement dénommé « Grenn Nan Bouda » couilles dans les fesses avaient tout manigancé pour arriver à cette fin, c’est-à-dire le départ forcé du gouvernement d’alors qui avait eu lieu le 29 Février 2004. Ce jour fut une journée de fête et de joie pour les GNBistes. Dans le camp des partisans d’Aristide ce fut un choc. Mais devant la résistance des partisans d’Aristide issus majoritairement des couches défavorisés, cette journée avait vite été transformée en cauchemar pour le secteur GNB qui allait prendre les rênes du pouvoir toujours avec l’appui du même secteur de la communauté internationale. Ce secteur était composé des pays : La France, les Etats-Unis et le Canada. Ce fut une trinité que plus d’un qualifiait de diabolique.
Le président Aristide avait été élu le 26 Novembre 2000, lors d’élections boycottées par une partie de l’opposition. Cependant son élection a été reconnue par la communauté internationale. La frange de l’opposition qui avait boudé les élections avait alors crié au scandale, accusant le nouveau président de vouloir instaurer dans le pays un régime dictatorial, d’autant que le parti d’Aristide avait raflé tous les postes à pourvoir au sénat et la majorité à la chambre des députés lors des élections municipales et législatives partielles du 21 Mai 2000. Et depuis la croisade anti-Aristide avait commencé avec une coalition composée des partis politiques traditionnels déjà connus sur le terrain avec les mêmes têtes qui font et défont sur l’échiquier politique depuis la chute de la dictature duvaliériste et des organisations de la société civile qui se transformeront ensuite en groupe des 184 dirigé par le riche homme d’affaire André Apaid.

Leurs revendications

Au départ, ils réclamaient que des correctifs soient apportés dans la conduite de la chose publique. Ensuite ils prônaient un nouveau contrat social. Le mouvement qui, au début avait un caractère pacifique allait vitre prendre une autre tournure. D’ailleurs Jean Bertrand Aristide avait concédé beaucoup à l’opposition. Il avait ordonné le retrait des élus objets de contestations au niveau du sénat, la formation d’un nouveau Conseil Electoral Provisoire avec la participation de différents secteurs du pays. L’opposition avait refusé d’y participer. Et chaque fois que le pouvoir en place faisait une nouvelle concession l’opposition faisait de nouvelles exigences ; des exigences plus difficiles à satisfaire. Entre temps les manifestations anti-Aristide, les campagnes mensongères orchestrées par une certaine presse acquise à la cause de l’opposition se renforçaient.

La lutte armée

Parallèlement au mouvement pacifique qu’organisait l’opposition dans les grandes villes comme Port au Prince et Cap Haïtien, son bras armé composé d’anciens militaires, d’anciens commissaires de police suspectés pour la plupart d’implication dans le trafic de la drogue, d’anciens tueurs à gage de l’organisation terroriste FRAPH (front pour l’avancement et le progrès d’Haïti) semaient la mort dans des les provinces, incendiaient des bureaux publics, des commissariats de police etc. Ces groupes armés qui partaient souvent du territoire dominicain effectuaient des incursions sur le sol haïtien. Pendant longtemps, le pouvoir associait ces actes criminels avec le mouvement de l’opposition, mais cette dernière avait toujours nié l’existence de rapport entre elle et les auteurs des crimes commis notamment dans le plateau central. Il a fallu attendre une année après la chute d’Aristide pour que l’un des auteurs de ces actes Guy Philippe confesse sur les ondes de Radio caraïbe à l’émission « Ranmase » qu’il était toujours en contact avec les leaders de l’opposition et de la société civile et que ces derniers le visitaient souvent en République Dominicaine. Personne ne doute qu’il recevait de ces gens des armes et de l’argent pour mener la lutte armée contre Aristide. Tout le monde connaissait donc la vérité à propos de ces événements. Cependant, chacun choisissait de croire au mensonge qui servait à son intérêt.

La chute d’Aristide

Le 29 Février 2004 au petit jour, la nouvelle est tombée, le président Aristide est renversé. Il affirme avoir été kidnappé par des forces étrangères qui l’ont embarqué dans un avion vers une destination inconnue. Ceux qui l’ont enlevé ne savaient pas encore où l’emmener. Finalement, ils l’ont emmené à Centre Afrique pour ensuite séjourner à la Jamaïque avant d’être accueilli par l’Afrique du Sud où il vit en exile depuis bientôt cinq (5) ans. Ceux qui étaient derrière les événements du 29 Février soutiennent que Mr. Aristide avait démissionné purement et simplement. Ceci reste à prouver. Mais on devra connaître, un jour ou l’autre, toute la vérité autour de cette affaire puisqu’un projet de loi créant une commission d’enquête sur les événements du 29 Février a été introduit le 28 janvier dernier au congrès américain.
Durant les jours qui on précédé la date du 29 Février, un des artisans du coup, Dany Toussaint alors sénateur de la République avait multiplié des déclarations abracadabrantes selon lesquelles une fois le président parti, tout serait rentré dans l’ordre. Il n’avait pas compris que les choses ne se passent pas nécessairement de la même manière en politique que dans un moulin. Il n’avait pas compris non plus qu’on ne puisse pas analyser ni comprendre la réalité politique sans une culture politique. Il est plus facile de s’enrichir dans des conditions obscures que de faire des prédictions en matière politique. La politique est une science et elle a des courbes. On avait assisté à des actes de désordre et de violence quasiment similaire au déchoukage qui a suivi le départ de Jean Claude Duvalier le 7 Février 1986. Et les experts autoproclamés en matière de sécurité n’étaient pas en mesure de rétablir la sécurité dans les jours, les semaines ni mêmes les mois qui ont suivi la date du 29 Février. Au contraire c’était le chaos qui régnait dans le pays.

L’après Aristide

Une fois que le président est parti, les leaders du mouvement GNB sont apparus à la télévision nationale, bible en main pour remercier Dieu de les avoir délivré. Ils se sont félicités et souhaités bonne année. Pour eux, exceptionnellement la nouvelle année avait commencé le 29 Février 2004. Cette date devait marquer également, selon leur logique, la prise totale du pouvoir pour eux et leur petite famille politique. Mais ironie du sort, ils n’avaient pas réalisé qu’ils n’étaient pas maîtres de la situation et que les ambassades des puissances occidentales avaient tout sous contrôle et avaient également son propre agenda. C’est ainsi que les ambassades, les ont utilisé et leur ont fait avalé la pilule qui n’était autre que d’accepter Alexandre Boniface, juge à la cour de Cassation comme président et le résident de Boca Raton, Floride, Gérard Latortue comme premier ministre. Cette affaire avait suscité des grognes chez les leaders de l’ancienne opposition, mais ils avaient dû prendre leur mal en patience, d’autant que Latortue qui formait un gouvernement de « technocrates » leur jetait à chacun un os pour survivre. Sous ce gouvernement qui a dirigé le pays pendant plus de deux (2) la corruption a été institutionnalisé, l’impunité érigée en système, la police placée sous le commandement de Léon Charles transformée en milice pour persécuter les partisans de l’ancien gouvernement, la misère et la faim ont progressé, le chômage renforcé notamment avec des vagues de licenciement à caractère politique suivi d’arrestations illégales opérées dans l’administration publique etc. Des expéditions meurtrières sont conduites dans les quartiers populaires conjointement par la police nationale et la force d’occupation présente dans le pays. Des massacres sont perpétrés à Fort National, au Bel Air, à Martissant et à Cité Soleil. Des milliers de partisans d’Aristide sont soit tués, arrêtés ou obligés de fuir le pays pour échapper à la furie des GNBistes. Appuyés par une certaine presse et des organisations dites de défense des droits de l’homme, le régime intérimaire ne s’était jamais inquiété des violations des droits humains et des crimes perpétrés dans le pays. Au contraire, il se sentait conforté dans sa position par le soutien dont il jouissait auprès de la communauté internationale.

Les masques tombent

Les GNBistes avaient toujours présenté le président Aristide comme étant le responsable de tous les maux du pays. Ils disaient même qu’Aristide doit partir pour résoudre les problèmes du pays. Eux qui promettaient monts et merveilles à la population à travers leur fameux nouveau contrat social, une fois au pouvoir, ont tout oublié. Le projet de nouveau contrat social au nom duquel ils avaient boycotté la célébration du bicentenaire de l’indépendance nationale, a été abandonné. Personne n’en parle aujourd’hui.
Des étudiants qui ont pris part à ce mouvement, sont les grands oubliés du pouvoir intérimaire. Les revendications relatives à l’autonomie et aux moyens adéquats qu’on devrait mettre à la disposition de l’université d’Etat d’Haïti ont également été abandonnées. L’université n’est toujours pas dotée de cafétéria, de bibliothèque et d’infrastructures permettant la recherche. Les facultés sont éparpillées ça et là. Il n’y a toujours pas un campus universitaire digne de ce nom. Certains de ces étudiants se sont faits humiliés devant les ministères des technocrates. D’autres, les plus chanceux qui avaient eu le temps d’avoir un visa se trouvent pour la plupart en situation illégale aux Etats-Unis après avoir sollicité en vain l’asile politique. Nombre d’entre eux sont aujourd’hui menacés de déportation alors que le principal bénéficiaire de leur mouvement, Gérard Latortue revient vivre tranquillement sa vie en Floride où il réside depuis plusieurs années.

L’omniprésence de la communauté internationale

Depuis que le régime intérimaire est arrivé au pouvoir, il a toujours agi dans le sens des intérêts de la communauté internationale. Il s’assure que la moindre décision prise soit en conformité avec la volonté de cette communauté internationale que les autorités d’alors ne se gênaient pas à solliciter pour leur venir en aide dans le cadre du ramassage d’ordures dans la capitale. Quoique ridicule et insensée comme démarche, il paraissait bien normal pour ce type de gouvernement. On ne pouvait mieux espérer d’un gouvernement de doublure incapable de poser la moindre action et qui recevait d’ailleurs des ordres des ambassades occidentales. Cependant, malgré des déclarations relatives à la volonté des autorités de facto d’organiser des élections pour remettre le pays sur la voie constitutionnelle, elles ont pris goût au pouvoir et voulu s’y accrocher. C’est ainsi qu’après plusieurs reports successifs de la date des élections, la communauté internationale a dû intervenir pour remettre les pendules à l’heure en sommant le régime d’exception de Boniface/Latortue d’organiser les élections dans un délai ne dépassant pas un mois. Ce qu’ils n’avaient pas pu faire en deux ans, ils l’ont réalisé dans un mois exactement dans le délai imparti par la communauté internationale. Le 7 Février 2006,des élections présidentielles ont lieu. Malgré la volonté affichée du CEP de l’époque d’empêcher la participation des gens issus des quartiers populaires, ces derniers se sont mobilisés pour obtenir leurs cartes électorales afin de voter. Ils ont voté massivement en faveur du candidat du regroupement « Lespwa » René Préval. Les élections une fois terminées, les gens qu’on a voulus exclure du vote, ont dû manifester dans les rues pendant au moins une semaine pour forcer le CEP à proclamer les résultats des élections dans le sens qu’ils avaient votés. Il y a eu le scandale des bulletins brûlés à Titanyen dont personne n’a jusqu’ici obtenu explication auprès du CEP et on connaît la suite.

Changement dans la continuité

Il y a trois (3) ans depuis que l’équipe emmenée par le président René Préval est en place. Beaucoup de gens se sont sacrifiés pour que cela ait lieu. Mais 3 ans après qu’est ce qui vraiment changé dans le pays ? Tout le monde est d’accord que les persécutions politiques ont cessé. On ne déplore plus massacres dans les quartiers populaires. Certains prisonniers politiques ont été libérés. Les partisans d’Aristide peuvent manifester quasiment sans se faire tirer dessus. Les médias critiquent l’action ou l’inaction du gouvernement sans risque de se faire attaquer.
Cependant, les droits fondamentaux de la population continuent d’être violés. La faim, et le chômage continuent de progresser dans le pays. L’économie du pays est anémiée. Les haïtiens sont toujours privés de soins de santé adéquats. Les professeurs continuent d’avoir un salaire de misère, la corruption et le trafic de la drogue demeurent des défis pour le pouvoir en place. Des centaines de milliers d’enfants en âge d’aller à l’école ne sont toujours pas scolarisés. La justice est en panne. Aucun procès de ceux qui ont commis des exactions sur la population n’a eu lieu jusqu’ici. On dirait qu’aucun crime n’a été commis pendant la période où le pays était dirigé par le régime intérimaire. Rien n’a toujours été fait pour réintégrer dans l’administration publique et des organismes déconcentrés les gens révoqués pour des motifs politiques par le régime intérimaire. De même, aucun changement n’a été opéré au niveau des missions diplomatiques haïtiennes à l’étranger. Pendant que les pauvres sont entrain de crever de faim et que la production agricole nationale continue sa chute libre, chaque année de nouveaux millionnaires voient le jour dans le pays grâce à la corruption et le trafic de la drogue.
En 2008, à pareille époque la grogne de la population s’est transformée en émeute de la faim. Des émeutes qui ont emporté le gouvernement de l’époque. Bientôt un an après ce drame, rien n’a toujours été fait pour donner à manger à cette population qui avait pourtant consenti tous les sacrifices pour mettre ce pouvoir en place. Au contraire, certains estiment que l’action de ce pouvoir est en total désaccord avec les revendications de la population. Et ils parlent de changement dans la continuité, puisque le pouvoir de René Préval ne se démarque pas tout a fait de l’action de l’ancien régime. L’espoir promis aux haïtiens s’est donc transformé en désespoir au point que nos compatriotes continuent de fuir le pays par millier en risquant leur vie sur de fêles embarcations à la recherche d’un mieux être. Autant dire qu’après les élections du 7 Février 2006, il y a eu un changement de quelques hommes, mais la politique appliquée reste la même avec les mêmes maladresses politiques, les mêmes légèretés, les mêmes irresponsabilités, les mêmes coups bas et les mêmes hypocrisies. Les gouvernements se succèdent et se ressemblent.
Le pays se vide de ses ressources.Rien ne va pratiquement dans le pays. Le pays se vide de ses ressources les plus vitales et indispensables à son développement. En raison de l’instabilité politique et de l’insécurité caractérisée par sa forme la plus brutale et toujours non maîtrisés ; le kidnapping, de nombreux cadres ont fui le pays ces dernières années. Ils sont allés mettre leurs connaissances au service des Etats-Unis, du Canada, de la Belgique et des pays d’Afrique. D’autres se sont orientés vers des organisations non gouvernementales qui leur offrent des salaires plus intéressants Rien n’est fait pour rapatrier ces compétences. Au contraire, on donne l’impression de ne pas avoir besoin de ces haïtiens. Il y a même un discours anti-diaspora qui est entrain d’être véhiculé dans le pays depuis un certain temps. Il en résulte que le pays connaît ces derniers temps un niveau de médiocrité sans égale.

Nouvelles crises en perspective

En raison de la légèreté politique qui caractérise l’action du gouvernement en place, le pays est aujourd’hui au bord d’une crise électorale doublée d’une crise institutionnelle marquée par le vide créé au Sénat de la République. Des élections qui devraient avoir lieu depuis deux (2) pour le renouvellement du tiers du Sénat, n’ont pas toujours été organisées. Ces élections programmées finalement pour le 19 Avril prochain, ont très peu de chance d’avoir lieu selon certains observateurs qui voient déjà dans la décision du CEP d’écarter le parti de Jean Bertrand Aristide de la course, une volonté de ne pas organiser les élections. Ce qui risque d’enliser le pays davantage dans la crise. Ce qui revient à dire que cinq (5) ans après le départ d’Aristide, les mêmes problèmes demeurent sans solution, les revendications populaires restent toujours sans réponse. Le pays continue d’être dirigé par des gouvernements de doublure ne pouvant décider ce qui est bien pour leur pays. Les inégalités sociales se creusent davantage. Et le pays continue de s’enfoncer dans l’inconstitutionnalité et l’illégalité.

Francklyn B. Geffrard
Journaliste