dimanche 18 octobre 2009
LISTE PARTIELLE DES VICTIMES DU COUP D'ETAT DE 2004 CONTRE LE PRESIDENT ARISTIDE
FANMI LAVALAS
DENONCIATION DES CRIMES, PERSECUTIONS ET EXACTIONS COMMIS
CONTRE DES MEMBRES DE FANMI LAVALAS
AVANT ET APRES LE KIDNAPPING DU 29 FEVRIER 2004
Cinq ans après l’interruption brutale de l’ordre démocratique en Haïti, l’Organisation politique Fanmi Lavalas juge nécessaire d’apporter des éléments d’informations sur les actes de violence commis contre ses membres dans plusieurs régions du pays durant la crise politique qui a conduit aux évènements du 29 février 2004.
Les adversaires politiques de Fanmi Lavalas et le gouvernement de facto s’acharnent à vouloir faire croire à l’opinion publique nationale et celle de l’internationale que les lavalassiens sont les auteurs de ces actes de violence. En effet, leur stratégie vise à cacher la réalité des faits à savoir que durant tous les bouleversements politiques qui ont marquées le pays ces dernières années, c’est plutôt l’opposition qui a clairement prouvé être capable des pires violences. Nous basant sur des faits concrets, nous prouverons que Fanmi Lavalas fut et continue d’être, contrairement à ces fausses allégations, la principale victime des violences aveugles des anciens militaires, de la Convergence démocratique et du groupe 184.
Ce document tiendra compte des départements les plus touchés par les violences des opposants à Lavalas, tels : le Nord, l’Artibonite, le Centre, l’Ouest… etc. Les actes commis contre les commissariats, mairies, délégations, ports, aéroports et contre les forces de la police nationale ne feront pas partie de ce travail. Il sera question d’étaler au grand jour les actes répréhensibles perpétrés contre nombre lavalassiens qui furent assassinés, torturés, chassés de leurs localités, arrêtés ou emprisonnés illégalement et dont les biens ont été détruits ou saccagés.
Vu l’insécurité qui règne dans le pays particulièrement pour les membres de l’organisation et l’impossibilité de contacter la plupart des dirigeants Lavalassiens au niveau régional parce qu’ils vivent pour la plupart dans le maquis, ce document ne peut pas présenter une liste exhaustive de toutes les victimes des violences de la Plateforme Démocratique mais donne au moins une idée des méthodes criminelles, barbaresques et antidémocratiques de l’opposition pour accéder au pouvoir.
Fanmi Lavalas croit que ce travail sera d’un bon apport à la manifestation de la vérité sur les faits dont la population a tant besoin et à laquelle elle a légitimement droit. Il aidera aussi la Communauté Internationale engagée en Haïti à mieux saisir la situation qui prévaut dans le cadre de ses actions pour le rétablissement de la démocratie. Les Organisations Nationales et Internationales de droits de l’homme pourront s’en servir pour défendre les droits de toutes les victimes. Fanmi Lavalas espère que les autorités judiciaires et gouvernementales en feront bon usage pour mettre un terme à la justice partisane, sélective et politisée dirigée contre Fanmi Lavalas. Ainsi la presse aura-t-elle enfin à sa disposition des données substantielles lui permettant d’équilibrer ses informations.
ST-MARC (dans le Département de l’Artibonite)
Actions des membres de RAMISCOSM contre les biens
Des membres de Bale-Wouse.
RAMICOS, (RASSEMBLEMENT DES MILITANTS CONSEQUENTS DE ST-MARC) est une organisation opposée à Lavalas tandis que BALE WOUZE est une organisation pro-Lavalas.
PROPRIETAIRES BIENS DATE
Ryswick Destine Véhicule incendie 18 décembre 2003
Ernst Pascal 1 Véhicule incendie 20 janvier 2003
Biron Odige 3 maisons pillées 7 février 2004
Ernst Pascal Domicile vandalise et incendie 8 février 2004
Amanus Maette Maison et véhicule incendiés
Figaro Désir Maison incendiée 11 février 2004
Michelet Destine Maison incendiée 11 février 2004
Jean Baptiste Ora Maison incendiée 11 février 2004
Camelie Louisius Maison incendiée 11 février 2004
Dieuseul Fils-Aime Maison incendiée 11 février 2004
Jean Etienne Emile Maison incendiée 11 février 2004
Pierre Destinoble Maison incendiée 11 février 2004
Pasteur Paul Marcelin 2 Maisons et une Eglise incendiées 8 février 2004
Dr. Ivetho Maette Clinique incendiée 11 février 2004
Mme Izmela Jules (tante du Députe) Maison incendiée 11 février 2004
Mme Lucienne Océan (cousine du Députe) Maison incendiée 11 février 2004
Mme Marc Antoine Destin (cousine du Députe) Maison incendiée 11 février 2004
Mme Charlinette Sergiles tante du Députe Maison incendiée 11 février 2004
Mme Joseph Maette (mère du Député Manus Maette) Maison incendiée
NB
a) Le 20 janvier 2004, des membres de RAMISCOSM ont incendié et pillé la station de radio PYRAMIDE F.M de Fritzson Orius accusé d’être un lavalassien ; ils ont également incendié la Résidence du Commissaire du Gouvernement de St-Marc, Me. Freneau Cajuste et n’ont pas non plus épargné sa station de radio Trans Africa qui a disparu dans les flammes.
b) Dans le quartier où résidait Georges Michel Valbrun, membre de Bale Wouze, 8 maisonnettes ont été incendiées le 11 février 2004, et trois (3) autres maisons ont connu le même sort ce jour-là.
c) Le 7 février 2004, les membres de RAMICOSM ont mis le feu au Commissariat. Ils ont aussi mis à sac les marchandises entreposées à l’APN.
Liste de membres de Bale Wouze blessés ou tués dans la ville de St-Marc.
Jeanty Renonce (1) Blessé par balle 8 février 2004
Jeanty Renonce (2) Ligoté et brulé vif
Entre 29 et 2 mars 2004
Dieulifaite Fleury (1) Blessé par balle
8 fév. 2004 Dieufaite Fleury (2)
Pendu et brulé
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Patrick Fleury Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Judner Joseph Emile Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Judnel Joseph Emile Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Armson Gédéon Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Mitilien Somoza
Criblé de balles et mutilé
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Leconte Jules Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
André Louis saint Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Julien Alexis Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Roger Jean Baptiste Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Romain Jean Max Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Frantz Claude Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Marc André Jean-Louis Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Pascal Charleus Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Jean Marie Mervil Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Carl H. Toussaint Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Antenor Claude Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Antoine Joseph Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Edrice Thelusme
Blessé par balle
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
NB. Jean Hughes Narcisse et Charlenor Thompson N01 et2 de RAMICOSM, Ricot Saint-Louis, Shilo Dalencourt, Nerestant Stinfort, Kanal Divan, Alain Miot, Jocelyn Dieujuste, Soinette Dieujuste, Garry Charles, Maxo Aurel, Garry Tout Puissant (Arcahaie) Bouga ainsi connu, Abies ainsi connu (la Gonâve) sont les principaux responsables de tous ces crimes commis à St-Marc.
St. Michel de l’Attalaye. (Dans le Département de l’Artibonite)
Actions contre les biens des membres de Fanmi Lavalas.
BIENS PROPRIETAIRES DATE
7maisons incendiées
Famille du Députe Joël Costume
2 mois avant 29 fév. 2004
Guildive, Jardin, bétail détruits
Miriame Amilcar
Guildive, maison incendiées
Destine (Casec)
Maison incendiée
La maman de Destine
Radio détruite
Radio communautaire
12 maisons incendiées dans la localité de Gigote
27-04-04
20 maisons incendiées dans la section de Marmont
26-04-04
14 maisons incendiées et 85 têtes de bétail disparues
6eme section lasidras
13 juillet 2004
Guildive détruite
Gérard Eustache
13 juillet 2004
Jardins de canne, maison et motocyclette détruits
Fequiere Charles
Voiture volée et vendue
Armand Cenatus (Casec)
13 juillet 2004
Maison détruite
Ruchenave (handicape)
Personnes tuées et blessées après le 29 février 2004.
2 personnes tuées dans la section communale de comate
2 personnes tuées dans la section de l’Attalaye dont Jonique ainsi connu qui fut contraint de creuser sa propre tombe avant d’être froidement exécuté.
Une (1) dame, mère de neuf (9) enfants, dans la section de Marmont
2 personnes blessées, Anous Menard et louisnet Cameus, dans la section de Lasidras, le 13 juillet 2004.
Frandy Gilles, Dieujuste Jeune, Eliadi Derilus, Endel Volmar, Wilfrid Volmar sont les principaux responsables de ces crimes.
BELLADERE (dans le Département du Centre)
Les membres de Fanmi Lavalas tués par des assaillants entre l’année 2002 et 2003 à Belladère.
Noms & Prénoms
Lieu de décès
Date
Jean Bûchette Roy Section, Belladère 30 Avril 2002
Souverain Natalie Belladère 23 juin 2002
Briard Mimosée Section Roy, Belladère 23 juin 2002
Souverain Rositha Belladère 23 juin 2002
Briard Dubuisson Roy Sec, Belladère 23 juin 2002
Louis Albert Ramil Belladère 23 juin 2002
Joseph Sincère Lascahobas 10 décembre 2002
Lozama Christophe (Juge de paix) Lascahobas 28 novembre 2002
Louis saint Dorsainvil Lascahobas 10 décembre 2002
Loverne Léonie Lascahobas 10 décembre 2002
Sigue Henry Jean Lascahobas 23 mars 2003
Bernadeau Majorie Pernal 23 mars 2003
Berneaud Sonia Sans Perdre 24 mai 2003
Pierre Marin Pernal 18 juin 2003
Colot Pedel Baptiste 17 juin 2003
Denaud Wilfrid Lagoune 20 juin 2003
Pierre Dadou Pitoron 23 juin 2003
Picot Wilner Belladère 26 juin 2003
René Colbert Roy Sec 26 juin 2003
Séraphin Gessner Carrefour Roy Sec. 26 juin 2003
Thomas Wilfrid Carrefour Roy Sec 25 juillet 2003
Célestin Adrien Carrefour Roy Sec. 25 juillet 2003
Cheriel (ainsi connu) Carrefour Roy Sec. 25 juillet 2003
Jean Pfitzner Pernal 14 juillet 2003
Lemay Amongue Baptiste 13 décembre 2003
Pierre Jean Claude Bois Pin 13 décembre 2003
Monbayard Peralte Pernal 18 janvier 2004
Maxime Jonas (Directeur Police du Centre) Hinche 16 février 2004
Samedi Patrick Pernal Avril 2003
Larose Emmanuel Pernal 23 septembre 2003
Dépeigne Jean Mary Carrefour Roy Sec. 25 juillet 2003
HINCHE
Personnes vivant dans le maquis dont les maisons ont été fouillées et pillées après le 29 février 2004.
Mileus Segis
Luckner Saintinard
Saveur Termido
Jhonson
Ti cousin
Jean Jeanel
Enive Garçon
Louis Casido
Jean Baptiste Benito
Charles Louverture
Norcius Anoine
Saint-Fleur Dieuseul
Jonas Edouard
Jean Baker
Molette Celestin
Sonthonax Conty
Erick Joseph
Lecord Senare
Elisma Daisma
Dieuseul Gilbert
Walas Direzin
Pierre Altagrâce
Angeline Hymene
Jean Ronel
Jean Gilles James
Touwon Chinn
Celestin Probus
Canard
Bout Wilson
Joseph Antoine
Wilfrid
Sa Mack
Jean Pierre
Eritaine Manazar
Enfant Dieu Joseph
Jean Sanous
Francois Vilsaint
Lionel Olibrice
Personnes battues, persécutées et vivant dans le maquis
Ylno Saint Ange
Lionel Pierre-Louis
Estimable Emmanuel
Jean Baptiste Luckner
Denis Monpoint
Jean Gilles James
Metellus Estaniel
Louis Casibo
Emmanuel Jean
Privot Jean
Elifet Menard
Lucson Desir
Anould Bilysse
Adeles Adela
Anous Morange
Renold Stinard
Joel Gilles
Joel Florestal
Bel Edmond
Changet Joseph
Jerome Alexis
Emmanuel Bousette
Personnes vivant dans le maquis dont les terres sont volées ou occupées illégalement.
Ti cousin
Abdias Joseph
Jean Jeanel
Louis Casibo
Tèt Kale (Battu)
Bony Joseph
Lebrun Vileus
Erick Val
Ariste Gauthier
Vilme Gauthier
Personnes arrêtées après le 29 février 2004 dans le Plateau Central
Joël Peralte: Professeur arrêté en salle de classe par des anciens militaires, emprisonné à Papaye. Il a du payer 50,000.00 gourdes pour être libéré.
Pompeyald Nobert : Arrêté par les anciens militaires. Ils lui ont coupé la plante des pieds.
André et Fritz Alexandre : Arrêtés le 3 mai 2004 par des gens armés (anciens rebelles) et enfermés à Papaye dans une prison secrète.
Jean Francy Degrotte : Coordonnateur de Fanmi Lavalas à Mirebalais arrêté le 12 mai 2004 a 7 :00 heures du soir par le Commandant rebelle Emmanuel Philippe.
André Georges Charles : Arrêté lui-même à Tabarre le 29 juin 2004 par un commando du Plateau Central dirigé par Hector Balde. Il a été battu sauvagement et jeté à la direction départementale de la police de l’Ouest avec ses deux cotes brisées. Il est originaire de Belladère.
Les anciens militaires et civils armés dirigés par l’ancien capitaine Raviks Ramicinth et le Sergent Joseph Jean Baptiste sont les responsables de tous les crimes commis contre les lavalassiens du Plateau Central.
CAP HAITIEN
Membres de Fanmi Lavalas tués par balle par les assaillants le 22 février 2004
Jonas (ainsi connu)
Jean Renel
Solondieu (ainsi connu)
Membres de Fanmi Lavalas tués en 2003 par des opposants au cours de manifestations.
Dona Julmiste
Dorcin Gracia
4 avril 2003 : assassinat de Donat Julmice, jeune 21 ans tombé avec un drapeau en main au cours d’une manifestation.Juillet 2003 : Assassinat de Louis Dorcin, alias Louis Pye a tèJuillet 2003 : tentative d’incendie et attaque par balles au bureau de la direction départementale de la PNHSeptembre 2003 : Les manifestants opposants ont brûlé une jeep de la Santé PubliqueNovembre 2003 : beaucoup de violences pour boycotter le bicentenaire de la bataille de Vertières3 Décembre 2003 : assassinat de Edner Jeanty, fraîchement nommé directeur départemental de la PNH15 Décembre 2003 : les opposants font circuler au cours de la nuit des rumeurs sur le départ du président Aristide, deux morts par balles Jean marie Dossous à Petit Anse et Manies Pierre
Membres de Fanmi Lavalas étouffés dans des containers à la douane du Cap par les assaillants lors de la prise du Cap le 22 février 2004
Janvier 2004 : Attaque contre le commissariat de plaisance, bilan deux mortsFévrier 2004 : Pierre Elie Sem. Journaliste, est grièvement blessé par balle et a heureusement survécu22 Février 2004 : Tués par balles: Guy Salivant (Miot), MYR lande Bien Aimé, Roustan Bien Aimé (Barrière bouteille) Plus d’une quinzaine de militants anonymes furent assassinés. Laguerre Anmoor, agent de la PNH, fusillé Jean Marie Hyppolite agent de la PNH, Fusillé, Pluviose Sylvain Michaud agent de la PNH fusilléeMaisons, institutions publiques et privées brûlées.
23 Février 2004 : Maison d’André Philogène à Sans Raison (quartier populaire), la boutique de Rose Michelle Evariste, à sans Raison, le restaurant de Mizou Duvercin, le cyber café de Alexis Dupas à Barrière Bouteille, 23 Février: Maison de Me Bell Angelot à Lory
Ti By (ainsi connu)
Papansyon (ainsi connu)
Junior (ainsi connu)
Titon (ainsi connu)
Toto Laguerre
Joseph (ainsi connu)
Notez que 21 autres personnes furent tuées dans les mêmes conditions.
Personnes arrêtées, torturées après le 29 février 2004
Claude Lorgeat
Embeau Livingston
Cadet (ainsi connu)
Mercidieu (ainsi connu)
Petion Tchopper
Alterry Léandre
Lemercier Rubin Charles
Jude Renald Julien
Prof. St. Croix (reçu une balle au pied)
Robinson Saint-Fleur (fut tué par des anciens rebelles le 15 juillet 2004 pour s’être revêtu d’un t-shirt portant la photo du Président Aristide.
Personnes arrêtées et bastonnées:Exador Henri, Marie Romain et Francia Etienne âgée de 75 ans, forcée de quitter sa maison en pleine nuit.Wilner Mileus, Lorgeat Claude (fermé dans un container, sauvé miraculeusement) Calixte Dieuphète ( bel-air), Alisthène Charles ( Ste Philomène ), Ti Kalo ainsi connu Decius François( Lory), Rosenie Charles Evariste, bastonnée, ,Lucius Joseph Torturé, Gladys Garçon ,maison détruite, Professeur Jacob Jean François arrêté et molesté, Aristilde Jeantes enfermé dans un container, Rochenel St Vil Antoine, boss tailleur, arrêté et bastonné, Baufran Jean Baptiste et Rochenel Bien Aimé ,arrêtés et torturés à St Raphael , Marc Magloire et Daniel Magloire à Limonade ont vu leur maisons saccagées et furent longtemps persécutés. Au trou du Nord Le maire Luccio Seraphin fut sauvé de justesse après une attaque des assaillants, ainsi que Sinaïs Ambroise. A Terrier Rouge Sénateur De lynx Pierre Louis, sauvé de justesse, mais sa maison et tous ses biens furent dévastés et brûlés
Actions contre les biens des membres ou proches de Fanmi Lavalas.
Radio vérité F.M.
Radio Télé Kombit
Radio Africa
Africanet
2 maisons
Cap Super Market
Véhicule incendie
Véhicule incendié
Véhicule incendie
Véhicule incendie
Maison incendiée
Maison incendiée
Véhicule incendié
Maison dechouke
Personnes persécutées, vivant dans le marquis
Jean Francois Jacob
Magloire Acheley
Rémy (ainsi connu)
Saintilme Saintilus
Georges Rene
Augustin Kerwins
Joseph Johnny
Philippe Louise Anna
Harry Desir
Gracius Laguerre (arrêté à Port-au-Prince)
Dade (ainsi connu)
Azemar Myrlene
Saintil Watson
Levnel Bien-Aime
Pierre Johnny
Innocent Pippen
Eliphète (ainsi connu)
Josué (ainsi connu)
Youyou (ainsi connu)
Metellus Francklyn
Joanel Chery
Simeon Colbert
Jean Baptiste Camy
Admija Sévère
Estimable Richard
Taris (ainsi connu)
Tiben (ainsi connu)
Tibaka (ainsi connu)
Moise Fritz
Ronel (ainsi connu)
César Nelson
Fritznel César
Dorcelus Muche
Dorcélus Jean Claude
Cadet Esdrace
Tcho (ainsi connu)
Sulin Toussaint
RoRo Nike
Jean Marcelin
Dieuphard Excellent
Julien Myrtho
Villard Alix
Innocent Wilmar
Marcelus Nawoom
St. Raphael et DonDon (dans le Département du nord)
1. A St. Raphael et DonDon, plus d’une cinquantaine de maisons appartenant à des Lavalassiens ont été détruites.
2. Le Député de St. Raphael-DonDon, Jocelyn Saint-Louis fut assassiné et son corps retrouvé le 27 juillet 2004 dans la zone de Delmas.
Liste Partielle des personnes tuées ou blessées à Port-au-Prince
Début Mars 2004
Bel-Air
Fort Touron
Fort National
Grand-ravine(Martissant)
Belair (Bloc Eglise Perpétuelle secours le 12 mars 2004
Jeaen Wesley Etienne 17 ans
Satine James
Elifaite Philippe (par Ti Junior)
Vevel
Emmanuel Desronvilles 20 ans
Roody Moger
Pierre André
Pierre Forçant 23 ans
Events Dubuisson
Titit
Monel Pierre 23 ans
Ticlorise
Abel
Abel Cherenfant 24 ans
Loudy
Wins
Jourdin Dio
Rony Hyppolite Bel-Air
Mie. Paul
Frantzy Louis (Poupouch)
Mme Calos
Michel Joseph
Joanel Louis Yolette
Jules Bien-Aime
Jean Robert Pierre
Wilner Joseph
Nelliassaint Jean
Boursiquot Sejour
Yves Jean
Dorvil Jean Robert
Yonel Pierre
Mie Lourdes Beauséjour
Personnes Blessées
Personnes Blessées
Magalie Estime
Erntzo Momprevil
Erold GérardPar Balle (ti fre alton)
Calos ainsi connu
Events Dubuisson
Jessica
Camene
Tifrere
Jocelyne
Cabaret (dans le Département de l’Ouest)
Personnes tuées
Nerlande Velcine: Tuée par balle au village l’Humanité le 29 février 2004.
Marie ainsi connu : Décapitée à coups de machette au village l’Humanité le 29 février 2004.
Biens Détruits
Propriétaires Biens Date
Rosenie Pierre Maison pillée et incendiée Village Habitat pour : l’Humanité saccagé et pillé 29 février 2004
29 février 2004
Ecole mixte des jeunes de Titanyen incendiée
29 février 2004
Julio Daguerre Maison et boutique pillées Dans la 9eme section 29 février 2004
Ernst Gauchier Directeur du Lycée de Cabaret Maison pillée et incendiée 29 février 2004
9 mars 2004
La Gonâve (dans le Département de l’Ouest)
Personnes torturées par les partisans du pouvoir vivant dans le maquis
En date du 15 Avril 2004
Jean Rémy Célestin : Dirigeant local de Fanmi Lavalas, coordonnateur pédagogique Du lycée de la Gonâve fut ligoté, battu et trainé à travers les rues par des partisans armés du pouvoir. Il fut ensuite jeté en prison.
Jodles Sylvain : Directeur du Lycée de la Gonâve et dirigeant local de Fanmi Lavalas a connu le même sort
Kenel Louis saint : Greffier au Tribunal de l’Anse-à-Galets a connu le même sort
NB-Beaucoup de dirigeants et membres de Fanmi Lavalas dont l’ancien Député de la Gonâve Gilvert ANGERVIL, le professeur Sem Supre, Joseph Louiskens, etc.… vivent encore dans le maquis.
Petit Goâve
Membres de Fanmi Lavalas tues entre 2003-2004
Chauffeur tué Avril 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Micky Fleurilus (Crible de balles) 2 février 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Samuel Polo, Avocat mort, brulé vif dans l’incendie de sa maison Nuit du 2 à 3 février 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Sal nave Louis, asec 11eme section tuée 18 mai 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Jonas St. Jean, exécuté sur son lit, son cadavre fut attaché à une moto trainé, à travers la ville, mutilé et brulé
2 mars 2004
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
D’autres Lavalassiens exécutés à la 7eme Section de Petit-Goâve
3 mars 2004
Roro fut brûlé à mort
Après le 29 février 2004
De 29 février a nos jours
Biens incendies Adresse Propriétaires 1 Eglise, maison Ave Gaston
Pasteur Semereste Bolière 1 maison 5 eme section Trou Canary
Mme Adelhomme 2 Eglises, maison
Marché dimanche
Raoul orphe 1 maison incendiée
La Hatte
Fritznel Poussaint 1 maison incendiée
Chemin neuf
Renold René 1 maison incendiée
Chemin neuf
M. Dumerzier Bellange 2 maisons incendiées et une voiture Chemin neuf
Fedner Eugene 1 maison incendiée
Mme Elius Dufort 1 maison incendiée
Felix Dufort 1 maison incendiée
Eddy Paul Coiminan 1 maison incendiée
Mme Clairice Baptichon 1 maison incendiée
Mme Amonese paulneus 1 maison incendiée
Chanel Delor 1 maison incendiée
Samuel Brinvilus 1 maison incendiée
Monel Louis 2 maisons incendiées
Mie Catherine Jean-Louis 1 maison incendiée
Tikans Jean-Louis 1 maison incendiée
Robert Stevenson Moreau 1 maison incendiée Rue Paul
Dany Fabien 1 maison incendiée
Edner Occilus 1 maison incendiée
Luders Dufort 1 maison incendiée
Derome Dufort 1 maison incendiée
Alisson Séraphin 1 maison incendiée
Jean Yves Paul 1 maison incendiée
Chrisnor Leconte 1 maison incendiée
Nelio 1 maison incendiée
Wilfrid Prospere 1 maison incendiée 2eme plaine
Mathurin Solitaire 1 maison incendiée 2eme plaine
Blondy Etienne 20 maisons incendiées
L’acul Petit Goâve 22 maisons incendiées
Marie Jo
Total : 74 maisons incendiées a Petit Goâve
Maisons pillées ou détruites Adresse Propriétaires
1 maison pillée, saccagée
Juste Laporte 1 maison pillée Ave Gaston
Aline Joseph 1 maison pillée Rue Fraternité
Renald Lochard 1 maison pillée
Pierre jean 1 maison pillée
Françoise Medans 1 maison pillée
Levil Thermilien 1 maison pillée
Frank Bonhomme 1 maison pillée
Ronald Lindor 1 maison pillée
Louis Vilarro 1 maison pillée
Jean Francois Harry 1 maison pillée et détruite
Dor Monal 1 maison pillée
Charité Valtinor 1 maison pillée
Emmanuel Pascal 1 maison pillée
William Désiré 1 maison pillée
Augustin Maxo
Total : 15 maisons pillées
N.B. Le 2 juin 2004 la résidence du dirigeant local Lavalas à Petit Goâve, M Joseph Etienne fut attaquée par des groupes armés opposés à Lavalas.
Jérémie
(Dans le Département de la Grand-Anse)
Personnes tuées
Professeur Reynold Dimanche, directeur de l’Ecole Mixte St. Pierre.
Personnes arrêtées et torturées
Corsaire Jean Faveur (il fut forcé par un policier de manger ses excréments)
Mackenson Bellegarde
Diego Joseph
Décembre Rivelino
Jeune Guerson
Fritz Laplaine
Jean Guilbaud Jean Francois
Marc H. Luc
Ti Sila ainsi connu
Personnes persécutées et vivant dans le maquis
Paulemond Michel
Michel Ange Medina
Wadson Guerrier
Etienne Jean Jude
Pierre Louis Pfitzner
Jacques J. Jonas
Remy Toto
Berthony Pierre
Pradel Germain
Joseph Vital
Leneus Renel
Ernst Pamphil
Webert Charles
Elifaite alias Dji
Lalouche Joude
Cedras Roland Junior
Personnes victimes de violences des partisans du pouvoir à travers les rues.
Ti Christian ainsi connu
Islande Pierre (a Mafranc)
Mme Guerson Pierre (a Mafranc)
Elene Cassamajor (5eme section)
Rev. Père Joël Calas (Paroisse prévale)
Les Cayes (dans le Département du Sud)
Personnes persécutées par le Commissaire du Gouvernement des cayes, Me. Joseph Yacinth, vivant dans le maquis.
Francky Exius: ancien Député de Torbeck-Chantal
Yvon Bisserette
Paul Jean Francois
Ronald Felix
Mentor Jean Vilaire
Leonord ainsi connu
Nemours Devis
Charlie Noel
Johnny R. Nesly
Personnes persécutées et arrêtées
Jacques Mathelier (ancien délégué du Sud)
Claude Cadet (sérieusement battu)
Jean Robert Dieudonné
Jean Bertin
Jean Filta
Personnes tuées
Jude Gustave : membre de Fanmi Lavalas. Ligoté, battu et brulé vif par les partisans du Pouvoir le 1er mars 20047 à Aquin
Vital Richenel : tué par balles par la police dans un quartier populaire, La Savane, le 20 Juillet 2004 alors qu’il participait à une activité de rara où les gens criaient vive Aristide.
Autres Cas Connus de Prisonniers Politiques
Amanus Maette : ex-Député de St-Marc, dirigeant d’une organisation locale dénommée Bale Wouse arrêté pour le soit disant massacre de la scierie alors qu’il est la principale victime des violences qui ont eu lieu à St-Marc. Les membres du RAMICOSM ont assassiné 19 membres de Bale Wouse entre le 29 février et le 2 mars 2004. Ils ont incendié plus de 40 maisons dont 7 appartenant à la famille Maette ainsi que sa propre maison et 13 véhicules entre le 18 Décembre et le 2 mars 2004. Le Député Amanus Maette fut arrêté à la fin du mois de mars à l’ordre d’un mandat du Commissaire du Gouvernement de St-Marc. (Pas de flagrance, arrestation illégale).
Jocelerme Privert : Ancien Ministre de l’Intérieur fut arrêté à minuit par le Ministre Bernard Gousse qui a joué le rôle d’agent de police en remettant personnellement le mandat d’arrêt à monsieur Privert au moment de son arrestation, toujours pour le soit disant massacre de la scierie. Après plus de 4 mois, il n’est toujours pas présenté par devant ses juges.
Yvon Neptune : Ancien Premier Ministre du Gouvernement Constitutionnel. Il a été arrêté sous des accusations fantaisistes de participation au soit disant massacre de la scierie sur demande de ceux-là qui ont pris les armes contre son gouvernement, incendié des commissariats et d’autres installations publiques, assassiné plusieurs dizaines de policiers, plusieurs centaines de lavalassiens. Ils ont détruit en outre des centaines de maisons des lavalassiens dont la Résidence du Premier Ministre Yvon Neptune qu’ils ont tenté d’assassiner à la Primature dans la soirée du 2 mars 2004.
Il faut rappeler que St-Marc fut le Théâtre d’affrontements entre RAMICOSM et BALE WOUZE. Le 11 février 2004 les affrontements ont fait trois morts du coté de RAMICOSM à la scierie : Francky Dimanche 27 ans, Stanley Fortuné 18 ans et un troisième corps non identifié (Nouvelliste N0 36861 Mercredi 11 février 2004) et trois maisons incendiées. Du coté de BALE WOUZE il y eut 2 blessés et 23 maisons incendiées.
Annette AUGUSTE : Dirigeante Lavalas fut arrêtée à minuit chez elle dans la nuit du 9 au 10 mai 2004 (violation de la constitution) sous de fausses accusations. Le Gouvernement s’oppose à sa libération pendant qu’il lui cherche d’autres charges, ce qui est contraire à la loi.
Yves Metellus : Directeur des douanes de Miragoane, dirigeant local de Fanmi Lavalas fut arrêté à son bureau après cinq mois de persécutions orchestrées par les proches du pouvoir de facto. C’est le sous directeur de la douane qui était porteur du mandat d’arrestation qui a fait appel à la police. Ce mandat a été obtenu du juge sous fortes pressions politiques. Le prisonnier a été transféré à Port-au-Prince.
Jacques Mathelier : ancien délégué du Sud du gouvernement Lavalas fut arrêté sous de fausses accusations. Le juge d’instruction de Cayes a rendu le 12 juillet 2004 une ordonnance de main levée en sa faveur. Au lieu d’être libéré il a été conduit au Pénitencier National de Port-au-Prince (violation flagrante de la loi).
Pierre Raynol Charles : Professeur, coordonnateur de Fanmi Lavalas à Carrefour fut arrêté le 2 mai 2004 à 6 heures PM en pleine rue sans mandat. Il était gardé dans un premier temps à Antigang avec inscription pour enquête dans le cahier de charges et transféré ensuite au Pénitencier National.
Madame Catrine Célestin Jean Louis : Arrêtée à Petit Goâve et transférée à Port-au-Prince.
Me. Alvar Eddy : Membre de Fanmi Lavalas, secrétaire général Adjoint à la chambre des Députés arrêté dans une fouille aux champs de mars le 7 juillet 2004 alors qu’il se trouvait dans un véhicule officiel de l’institution sous prétexte que le véhicule a participé à des actes de kidnapping. (Pas de flagrance, l’arrestation est illégale). La voiture est pilotée actuellement par la police et Alva est encore emprisonné au Pénitencier National.
Paul Keller : Ancien Directeur de SMCRS, arrêté et enfermé au Pénitencier parce que des camions appartenant à l’institution qu’il dirigeait étaient utilisées par des partisans Lavalas au cours de mobilisations contre l’opposition.
Harold Sévère : Ancien Maire Lavalas de Port-au-Prince arrêté et gardé en garde à vue au Pénitencier National. Quatre mois après il n’est toujours pas présenté par devant ses juges.
Nazaire Jn Anthony : Agent de sécurité du Président Aristide atteint d’une balle au bras gauche lors de la tentative du coup d’Etat manqué du 17 décembre 2001, il fut arrêté et gardé en prison. Quatre mois après il n’est toujours pas présenté par devant ses juges.
Yvon Antoine : Chef d’un groupe musical Lavalas au Bel-Air fut arrêté et gardé en prison.
Jean Duval Siméon et Carlo ainsi connu : Membres de Fanmi Lavalas arrêtés à Miragoane respectivement les 6 et 9 mai 2004 sous des accusations fantaisistes comme chefs d’Organisations Populaires.
Jean Raynald Bruno (allias Ti Pay) : Membre de Fanmi Lavalas, chanteur engagé très connu. Il fut arrêté sous de fausses accusations et jeté en prison.
Cap-Haïtien
Senateur Youseline Augustin Bell, Maison pillée et incendiée
Bell Angelot Maison pillée et incendiée
Adonija Severe Maison pillée et incendiée
Carline Diogène Maison pillée et incendiée
Kesly Diogène Maison pillée et incendiée
Germaine Alouidor Maison pillée et incendiée
Maria Jean Maison pillée et incendiée
Mme Bois Maison pillée et incendiée
Mme Jocelyne Jacques Maison pillée et incendiée
Mme Celia Maison pillée et incendiée
Bridge Augustin Maison pillée et incendiée
"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
P.O.BOX 2252 Fort Pierce, Florida 34954
954-670-9209
www.fanmilavalas.net
DENONCIATION DES CRIMES, PERSECUTIONS ET EXACTIONS COMMIS
CONTRE DES MEMBRES DE FANMI LAVALAS
AVANT ET APRES LE KIDNAPPING DU 29 FEVRIER 2004
Cinq ans après l’interruption brutale de l’ordre démocratique en Haïti, l’Organisation politique Fanmi Lavalas juge nécessaire d’apporter des éléments d’informations sur les actes de violence commis contre ses membres dans plusieurs régions du pays durant la crise politique qui a conduit aux évènements du 29 février 2004.
Les adversaires politiques de Fanmi Lavalas et le gouvernement de facto s’acharnent à vouloir faire croire à l’opinion publique nationale et celle de l’internationale que les lavalassiens sont les auteurs de ces actes de violence. En effet, leur stratégie vise à cacher la réalité des faits à savoir que durant tous les bouleversements politiques qui ont marquées le pays ces dernières années, c’est plutôt l’opposition qui a clairement prouvé être capable des pires violences. Nous basant sur des faits concrets, nous prouverons que Fanmi Lavalas fut et continue d’être, contrairement à ces fausses allégations, la principale victime des violences aveugles des anciens militaires, de la Convergence démocratique et du groupe 184.
Ce document tiendra compte des départements les plus touchés par les violences des opposants à Lavalas, tels : le Nord, l’Artibonite, le Centre, l’Ouest… etc. Les actes commis contre les commissariats, mairies, délégations, ports, aéroports et contre les forces de la police nationale ne feront pas partie de ce travail. Il sera question d’étaler au grand jour les actes répréhensibles perpétrés contre nombre lavalassiens qui furent assassinés, torturés, chassés de leurs localités, arrêtés ou emprisonnés illégalement et dont les biens ont été détruits ou saccagés.
Vu l’insécurité qui règne dans le pays particulièrement pour les membres de l’organisation et l’impossibilité de contacter la plupart des dirigeants Lavalassiens au niveau régional parce qu’ils vivent pour la plupart dans le maquis, ce document ne peut pas présenter une liste exhaustive de toutes les victimes des violences de la Plateforme Démocratique mais donne au moins une idée des méthodes criminelles, barbaresques et antidémocratiques de l’opposition pour accéder au pouvoir.
Fanmi Lavalas croit que ce travail sera d’un bon apport à la manifestation de la vérité sur les faits dont la population a tant besoin et à laquelle elle a légitimement droit. Il aidera aussi la Communauté Internationale engagée en Haïti à mieux saisir la situation qui prévaut dans le cadre de ses actions pour le rétablissement de la démocratie. Les Organisations Nationales et Internationales de droits de l’homme pourront s’en servir pour défendre les droits de toutes les victimes. Fanmi Lavalas espère que les autorités judiciaires et gouvernementales en feront bon usage pour mettre un terme à la justice partisane, sélective et politisée dirigée contre Fanmi Lavalas. Ainsi la presse aura-t-elle enfin à sa disposition des données substantielles lui permettant d’équilibrer ses informations.
ST-MARC (dans le Département de l’Artibonite)
Actions des membres de RAMISCOSM contre les biens
Des membres de Bale-Wouse.
RAMICOS, (RASSEMBLEMENT DES MILITANTS CONSEQUENTS DE ST-MARC) est une organisation opposée à Lavalas tandis que BALE WOUZE est une organisation pro-Lavalas.
PROPRIETAIRES BIENS DATE
Ryswick Destine Véhicule incendie 18 décembre 2003
Ernst Pascal 1 Véhicule incendie 20 janvier 2003
Biron Odige 3 maisons pillées 7 février 2004
Ernst Pascal Domicile vandalise et incendie 8 février 2004
Amanus Maette Maison et véhicule incendiés
Figaro Désir Maison incendiée 11 février 2004
Michelet Destine Maison incendiée 11 février 2004
Jean Baptiste Ora Maison incendiée 11 février 2004
Camelie Louisius Maison incendiée 11 février 2004
Dieuseul Fils-Aime Maison incendiée 11 février 2004
Jean Etienne Emile Maison incendiée 11 février 2004
Pierre Destinoble Maison incendiée 11 février 2004
Pasteur Paul Marcelin 2 Maisons et une Eglise incendiées 8 février 2004
Dr. Ivetho Maette Clinique incendiée 11 février 2004
Mme Izmela Jules (tante du Députe) Maison incendiée 11 février 2004
Mme Lucienne Océan (cousine du Députe) Maison incendiée 11 février 2004
Mme Marc Antoine Destin (cousine du Députe) Maison incendiée 11 février 2004
Mme Charlinette Sergiles tante du Députe Maison incendiée 11 février 2004
Mme Joseph Maette (mère du Député Manus Maette) Maison incendiée
NB
a) Le 20 janvier 2004, des membres de RAMISCOSM ont incendié et pillé la station de radio PYRAMIDE F.M de Fritzson Orius accusé d’être un lavalassien ; ils ont également incendié la Résidence du Commissaire du Gouvernement de St-Marc, Me. Freneau Cajuste et n’ont pas non plus épargné sa station de radio Trans Africa qui a disparu dans les flammes.
b) Dans le quartier où résidait Georges Michel Valbrun, membre de Bale Wouze, 8 maisonnettes ont été incendiées le 11 février 2004, et trois (3) autres maisons ont connu le même sort ce jour-là.
c) Le 7 février 2004, les membres de RAMICOSM ont mis le feu au Commissariat. Ils ont aussi mis à sac les marchandises entreposées à l’APN.
Liste de membres de Bale Wouze blessés ou tués dans la ville de St-Marc.
Jeanty Renonce (1) Blessé par balle 8 février 2004
Jeanty Renonce (2) Ligoté et brulé vif
Entre 29 et 2 mars 2004
Dieulifaite Fleury (1) Blessé par balle
8 fév. 2004 Dieufaite Fleury (2)
Pendu et brulé
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Patrick Fleury Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Judner Joseph Emile Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Judnel Joseph Emile Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Armson Gédéon Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Mitilien Somoza
Criblé de balles et mutilé
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Leconte Jules Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
André Louis saint Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Julien Alexis Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Roger Jean Baptiste Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Romain Jean Max Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Frantz Claude Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Marc André Jean-Louis Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Pascal Charleus Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Jean Marie Mervil Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Carl H. Toussaint Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Antenor Claude Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Antoine Joseph Exécuté
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
Edrice Thelusme
Blessé par balle
Entre 29 fév. et 2 mars 2004
NB. Jean Hughes Narcisse et Charlenor Thompson N01 et2 de RAMICOSM, Ricot Saint-Louis, Shilo Dalencourt, Nerestant Stinfort, Kanal Divan, Alain Miot, Jocelyn Dieujuste, Soinette Dieujuste, Garry Charles, Maxo Aurel, Garry Tout Puissant (Arcahaie) Bouga ainsi connu, Abies ainsi connu (la Gonâve) sont les principaux responsables de tous ces crimes commis à St-Marc.
St. Michel de l’Attalaye. (Dans le Département de l’Artibonite)
Actions contre les biens des membres de Fanmi Lavalas.
BIENS PROPRIETAIRES DATE
7maisons incendiées
Famille du Députe Joël Costume
2 mois avant 29 fév. 2004
Guildive, Jardin, bétail détruits
Miriame Amilcar
Guildive, maison incendiées
Destine (Casec)
Maison incendiée
La maman de Destine
Radio détruite
Radio communautaire
12 maisons incendiées dans la localité de Gigote
27-04-04
20 maisons incendiées dans la section de Marmont
26-04-04
14 maisons incendiées et 85 têtes de bétail disparues
6eme section lasidras
13 juillet 2004
Guildive détruite
Gérard Eustache
13 juillet 2004
Jardins de canne, maison et motocyclette détruits
Fequiere Charles
Voiture volée et vendue
Armand Cenatus (Casec)
13 juillet 2004
Maison détruite
Ruchenave (handicape)
Personnes tuées et blessées après le 29 février 2004.
2 personnes tuées dans la section communale de comate
2 personnes tuées dans la section de l’Attalaye dont Jonique ainsi connu qui fut contraint de creuser sa propre tombe avant d’être froidement exécuté.
Une (1) dame, mère de neuf (9) enfants, dans la section de Marmont
2 personnes blessées, Anous Menard et louisnet Cameus, dans la section de Lasidras, le 13 juillet 2004.
Frandy Gilles, Dieujuste Jeune, Eliadi Derilus, Endel Volmar, Wilfrid Volmar sont les principaux responsables de ces crimes.
BELLADERE (dans le Département du Centre)
Les membres de Fanmi Lavalas tués par des assaillants entre l’année 2002 et 2003 à Belladère.
Noms & Prénoms
Lieu de décès
Date
Jean Bûchette Roy Section, Belladère 30 Avril 2002
Souverain Natalie Belladère 23 juin 2002
Briard Mimosée Section Roy, Belladère 23 juin 2002
Souverain Rositha Belladère 23 juin 2002
Briard Dubuisson Roy Sec, Belladère 23 juin 2002
Louis Albert Ramil Belladère 23 juin 2002
Joseph Sincère Lascahobas 10 décembre 2002
Lozama Christophe (Juge de paix) Lascahobas 28 novembre 2002
Louis saint Dorsainvil Lascahobas 10 décembre 2002
Loverne Léonie Lascahobas 10 décembre 2002
Sigue Henry Jean Lascahobas 23 mars 2003
Bernadeau Majorie Pernal 23 mars 2003
Berneaud Sonia Sans Perdre 24 mai 2003
Pierre Marin Pernal 18 juin 2003
Colot Pedel Baptiste 17 juin 2003
Denaud Wilfrid Lagoune 20 juin 2003
Pierre Dadou Pitoron 23 juin 2003
Picot Wilner Belladère 26 juin 2003
René Colbert Roy Sec 26 juin 2003
Séraphin Gessner Carrefour Roy Sec. 26 juin 2003
Thomas Wilfrid Carrefour Roy Sec 25 juillet 2003
Célestin Adrien Carrefour Roy Sec. 25 juillet 2003
Cheriel (ainsi connu) Carrefour Roy Sec. 25 juillet 2003
Jean Pfitzner Pernal 14 juillet 2003
Lemay Amongue Baptiste 13 décembre 2003
Pierre Jean Claude Bois Pin 13 décembre 2003
Monbayard Peralte Pernal 18 janvier 2004
Maxime Jonas (Directeur Police du Centre) Hinche 16 février 2004
Samedi Patrick Pernal Avril 2003
Larose Emmanuel Pernal 23 septembre 2003
Dépeigne Jean Mary Carrefour Roy Sec. 25 juillet 2003
HINCHE
Personnes vivant dans le maquis dont les maisons ont été fouillées et pillées après le 29 février 2004.
Mileus Segis
Luckner Saintinard
Saveur Termido
Jhonson
Ti cousin
Jean Jeanel
Enive Garçon
Louis Casido
Jean Baptiste Benito
Charles Louverture
Norcius Anoine
Saint-Fleur Dieuseul
Jonas Edouard
Jean Baker
Molette Celestin
Sonthonax Conty
Erick Joseph
Lecord Senare
Elisma Daisma
Dieuseul Gilbert
Walas Direzin
Pierre Altagrâce
Angeline Hymene
Jean Ronel
Jean Gilles James
Touwon Chinn
Celestin Probus
Canard
Bout Wilson
Joseph Antoine
Wilfrid
Sa Mack
Jean Pierre
Eritaine Manazar
Enfant Dieu Joseph
Jean Sanous
Francois Vilsaint
Lionel Olibrice
Personnes battues, persécutées et vivant dans le maquis
Ylno Saint Ange
Lionel Pierre-Louis
Estimable Emmanuel
Jean Baptiste Luckner
Denis Monpoint
Jean Gilles James
Metellus Estaniel
Louis Casibo
Emmanuel Jean
Privot Jean
Elifet Menard
Lucson Desir
Anould Bilysse
Adeles Adela
Anous Morange
Renold Stinard
Joel Gilles
Joel Florestal
Bel Edmond
Changet Joseph
Jerome Alexis
Emmanuel Bousette
Personnes vivant dans le maquis dont les terres sont volées ou occupées illégalement.
Ti cousin
Abdias Joseph
Jean Jeanel
Louis Casibo
Tèt Kale (Battu)
Bony Joseph
Lebrun Vileus
Erick Val
Ariste Gauthier
Vilme Gauthier
Personnes arrêtées après le 29 février 2004 dans le Plateau Central
Joël Peralte: Professeur arrêté en salle de classe par des anciens militaires, emprisonné à Papaye. Il a du payer 50,000.00 gourdes pour être libéré.
Pompeyald Nobert : Arrêté par les anciens militaires. Ils lui ont coupé la plante des pieds.
André et Fritz Alexandre : Arrêtés le 3 mai 2004 par des gens armés (anciens rebelles) et enfermés à Papaye dans une prison secrète.
Jean Francy Degrotte : Coordonnateur de Fanmi Lavalas à Mirebalais arrêté le 12 mai 2004 a 7 :00 heures du soir par le Commandant rebelle Emmanuel Philippe.
André Georges Charles : Arrêté lui-même à Tabarre le 29 juin 2004 par un commando du Plateau Central dirigé par Hector Balde. Il a été battu sauvagement et jeté à la direction départementale de la police de l’Ouest avec ses deux cotes brisées. Il est originaire de Belladère.
Les anciens militaires et civils armés dirigés par l’ancien capitaine Raviks Ramicinth et le Sergent Joseph Jean Baptiste sont les responsables de tous les crimes commis contre les lavalassiens du Plateau Central.
CAP HAITIEN
Membres de Fanmi Lavalas tués par balle par les assaillants le 22 février 2004
Jonas (ainsi connu)
Jean Renel
Solondieu (ainsi connu)
Membres de Fanmi Lavalas tués en 2003 par des opposants au cours de manifestations.
Dona Julmiste
Dorcin Gracia
4 avril 2003 : assassinat de Donat Julmice, jeune 21 ans tombé avec un drapeau en main au cours d’une manifestation.Juillet 2003 : Assassinat de Louis Dorcin, alias Louis Pye a tèJuillet 2003 : tentative d’incendie et attaque par balles au bureau de la direction départementale de la PNHSeptembre 2003 : Les manifestants opposants ont brûlé une jeep de la Santé PubliqueNovembre 2003 : beaucoup de violences pour boycotter le bicentenaire de la bataille de Vertières3 Décembre 2003 : assassinat de Edner Jeanty, fraîchement nommé directeur départemental de la PNH15 Décembre 2003 : les opposants font circuler au cours de la nuit des rumeurs sur le départ du président Aristide, deux morts par balles Jean marie Dossous à Petit Anse et Manies Pierre
Membres de Fanmi Lavalas étouffés dans des containers à la douane du Cap par les assaillants lors de la prise du Cap le 22 février 2004
Janvier 2004 : Attaque contre le commissariat de plaisance, bilan deux mortsFévrier 2004 : Pierre Elie Sem. Journaliste, est grièvement blessé par balle et a heureusement survécu22 Février 2004 : Tués par balles: Guy Salivant (Miot), MYR lande Bien Aimé, Roustan Bien Aimé (Barrière bouteille) Plus d’une quinzaine de militants anonymes furent assassinés. Laguerre Anmoor, agent de la PNH, fusillé Jean Marie Hyppolite agent de la PNH, Fusillé, Pluviose Sylvain Michaud agent de la PNH fusilléeMaisons, institutions publiques et privées brûlées.
23 Février 2004 : Maison d’André Philogène à Sans Raison (quartier populaire), la boutique de Rose Michelle Evariste, à sans Raison, le restaurant de Mizou Duvercin, le cyber café de Alexis Dupas à Barrière Bouteille, 23 Février: Maison de Me Bell Angelot à Lory
Ti By (ainsi connu)
Papansyon (ainsi connu)
Junior (ainsi connu)
Titon (ainsi connu)
Toto Laguerre
Joseph (ainsi connu)
Notez que 21 autres personnes furent tuées dans les mêmes conditions.
Personnes arrêtées, torturées après le 29 février 2004
Claude Lorgeat
Embeau Livingston
Cadet (ainsi connu)
Mercidieu (ainsi connu)
Petion Tchopper
Alterry Léandre
Lemercier Rubin Charles
Jude Renald Julien
Prof. St. Croix (reçu une balle au pied)
Robinson Saint-Fleur (fut tué par des anciens rebelles le 15 juillet 2004 pour s’être revêtu d’un t-shirt portant la photo du Président Aristide.
Personnes arrêtées et bastonnées:Exador Henri, Marie Romain et Francia Etienne âgée de 75 ans, forcée de quitter sa maison en pleine nuit.Wilner Mileus, Lorgeat Claude (fermé dans un container, sauvé miraculeusement) Calixte Dieuphète ( bel-air), Alisthène Charles ( Ste Philomène ), Ti Kalo ainsi connu Decius François( Lory), Rosenie Charles Evariste, bastonnée, ,Lucius Joseph Torturé, Gladys Garçon ,maison détruite, Professeur Jacob Jean François arrêté et molesté, Aristilde Jeantes enfermé dans un container, Rochenel St Vil Antoine, boss tailleur, arrêté et bastonné, Baufran Jean Baptiste et Rochenel Bien Aimé ,arrêtés et torturés à St Raphael , Marc Magloire et Daniel Magloire à Limonade ont vu leur maisons saccagées et furent longtemps persécutés. Au trou du Nord Le maire Luccio Seraphin fut sauvé de justesse après une attaque des assaillants, ainsi que Sinaïs Ambroise. A Terrier Rouge Sénateur De lynx Pierre Louis, sauvé de justesse, mais sa maison et tous ses biens furent dévastés et brûlés
Actions contre les biens des membres ou proches de Fanmi Lavalas.
Radio vérité F.M.
Radio Télé Kombit
Radio Africa
Africanet
2 maisons
Cap Super Market
Véhicule incendie
Véhicule incendié
Véhicule incendie
Véhicule incendie
Maison incendiée
Maison incendiée
Véhicule incendié
Maison dechouke
Personnes persécutées, vivant dans le marquis
Jean Francois Jacob
Magloire Acheley
Rémy (ainsi connu)
Saintilme Saintilus
Georges Rene
Augustin Kerwins
Joseph Johnny
Philippe Louise Anna
Harry Desir
Gracius Laguerre (arrêté à Port-au-Prince)
Dade (ainsi connu)
Azemar Myrlene
Saintil Watson
Levnel Bien-Aime
Pierre Johnny
Innocent Pippen
Eliphète (ainsi connu)
Josué (ainsi connu)
Youyou (ainsi connu)
Metellus Francklyn
Joanel Chery
Simeon Colbert
Jean Baptiste Camy
Admija Sévère
Estimable Richard
Taris (ainsi connu)
Tiben (ainsi connu)
Tibaka (ainsi connu)
Moise Fritz
Ronel (ainsi connu)
César Nelson
Fritznel César
Dorcelus Muche
Dorcélus Jean Claude
Cadet Esdrace
Tcho (ainsi connu)
Sulin Toussaint
RoRo Nike
Jean Marcelin
Dieuphard Excellent
Julien Myrtho
Villard Alix
Innocent Wilmar
Marcelus Nawoom
St. Raphael et DonDon (dans le Département du nord)
1. A St. Raphael et DonDon, plus d’une cinquantaine de maisons appartenant à des Lavalassiens ont été détruites.
2. Le Député de St. Raphael-DonDon, Jocelyn Saint-Louis fut assassiné et son corps retrouvé le 27 juillet 2004 dans la zone de Delmas.
Liste Partielle des personnes tuées ou blessées à Port-au-Prince
Début Mars 2004
Bel-Air
Fort Touron
Fort National
Grand-ravine(Martissant)
Belair (Bloc Eglise Perpétuelle secours le 12 mars 2004
Jeaen Wesley Etienne 17 ans
Satine James
Elifaite Philippe (par Ti Junior)
Vevel
Emmanuel Desronvilles 20 ans
Roody Moger
Pierre André
Pierre Forçant 23 ans
Events Dubuisson
Titit
Monel Pierre 23 ans
Ticlorise
Abel
Abel Cherenfant 24 ans
Loudy
Wins
Jourdin Dio
Rony Hyppolite Bel-Air
Mie. Paul
Frantzy Louis (Poupouch)
Mme Calos
Michel Joseph
Joanel Louis Yolette
Jules Bien-Aime
Jean Robert Pierre
Wilner Joseph
Nelliassaint Jean
Boursiquot Sejour
Yves Jean
Dorvil Jean Robert
Yonel Pierre
Mie Lourdes Beauséjour
Personnes Blessées
Personnes Blessées
Magalie Estime
Erntzo Momprevil
Erold GérardPar Balle (ti fre alton)
Calos ainsi connu
Events Dubuisson
Jessica
Camene
Tifrere
Jocelyne
Cabaret (dans le Département de l’Ouest)
Personnes tuées
Nerlande Velcine: Tuée par balle au village l’Humanité le 29 février 2004.
Marie ainsi connu : Décapitée à coups de machette au village l’Humanité le 29 février 2004.
Biens Détruits
Propriétaires Biens Date
Rosenie Pierre Maison pillée et incendiée Village Habitat pour : l’Humanité saccagé et pillé 29 février 2004
29 février 2004
Ecole mixte des jeunes de Titanyen incendiée
29 février 2004
Julio Daguerre Maison et boutique pillées Dans la 9eme section 29 février 2004
Ernst Gauchier Directeur du Lycée de Cabaret Maison pillée et incendiée 29 février 2004
9 mars 2004
La Gonâve (dans le Département de l’Ouest)
Personnes torturées par les partisans du pouvoir vivant dans le maquis
En date du 15 Avril 2004
Jean Rémy Célestin : Dirigeant local de Fanmi Lavalas, coordonnateur pédagogique Du lycée de la Gonâve fut ligoté, battu et trainé à travers les rues par des partisans armés du pouvoir. Il fut ensuite jeté en prison.
Jodles Sylvain : Directeur du Lycée de la Gonâve et dirigeant local de Fanmi Lavalas a connu le même sort
Kenel Louis saint : Greffier au Tribunal de l’Anse-à-Galets a connu le même sort
NB-Beaucoup de dirigeants et membres de Fanmi Lavalas dont l’ancien Député de la Gonâve Gilvert ANGERVIL, le professeur Sem Supre, Joseph Louiskens, etc.… vivent encore dans le maquis.
Petit Goâve
Membres de Fanmi Lavalas tues entre 2003-2004
Chauffeur tué Avril 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Micky Fleurilus (Crible de balles) 2 février 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Samuel Polo, Avocat mort, brulé vif dans l’incendie de sa maison Nuit du 2 à 3 février 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Sal nave Louis, asec 11eme section tuée 18 mai 2003
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
Jonas St. Jean, exécuté sur son lit, son cadavre fut attaché à une moto trainé, à travers la ville, mutilé et brulé
2 mars 2004
Armée Al Qaeda (Convergence Local)
D’autres Lavalassiens exécutés à la 7eme Section de Petit-Goâve
3 mars 2004
Roro fut brûlé à mort
Après le 29 février 2004
De 29 février a nos jours
Biens incendies Adresse Propriétaires 1 Eglise, maison Ave Gaston
Pasteur Semereste Bolière 1 maison 5 eme section Trou Canary
Mme Adelhomme 2 Eglises, maison
Marché dimanche
Raoul orphe 1 maison incendiée
La Hatte
Fritznel Poussaint 1 maison incendiée
Chemin neuf
Renold René 1 maison incendiée
Chemin neuf
M. Dumerzier Bellange 2 maisons incendiées et une voiture Chemin neuf
Fedner Eugene 1 maison incendiée
Mme Elius Dufort 1 maison incendiée
Felix Dufort 1 maison incendiée
Eddy Paul Coiminan 1 maison incendiée
Mme Clairice Baptichon 1 maison incendiée
Mme Amonese paulneus 1 maison incendiée
Chanel Delor 1 maison incendiée
Samuel Brinvilus 1 maison incendiée
Monel Louis 2 maisons incendiées
Mie Catherine Jean-Louis 1 maison incendiée
Tikans Jean-Louis 1 maison incendiée
Robert Stevenson Moreau 1 maison incendiée Rue Paul
Dany Fabien 1 maison incendiée
Edner Occilus 1 maison incendiée
Luders Dufort 1 maison incendiée
Derome Dufort 1 maison incendiée
Alisson Séraphin 1 maison incendiée
Jean Yves Paul 1 maison incendiée
Chrisnor Leconte 1 maison incendiée
Nelio 1 maison incendiée
Wilfrid Prospere 1 maison incendiée 2eme plaine
Mathurin Solitaire 1 maison incendiée 2eme plaine
Blondy Etienne 20 maisons incendiées
L’acul Petit Goâve 22 maisons incendiées
Marie Jo
Total : 74 maisons incendiées a Petit Goâve
Maisons pillées ou détruites Adresse Propriétaires
1 maison pillée, saccagée
Juste Laporte 1 maison pillée Ave Gaston
Aline Joseph 1 maison pillée Rue Fraternité
Renald Lochard 1 maison pillée
Pierre jean 1 maison pillée
Françoise Medans 1 maison pillée
Levil Thermilien 1 maison pillée
Frank Bonhomme 1 maison pillée
Ronald Lindor 1 maison pillée
Louis Vilarro 1 maison pillée
Jean Francois Harry 1 maison pillée et détruite
Dor Monal 1 maison pillée
Charité Valtinor 1 maison pillée
Emmanuel Pascal 1 maison pillée
William Désiré 1 maison pillée
Augustin Maxo
Total : 15 maisons pillées
N.B. Le 2 juin 2004 la résidence du dirigeant local Lavalas à Petit Goâve, M Joseph Etienne fut attaquée par des groupes armés opposés à Lavalas.
Jérémie
(Dans le Département de la Grand-Anse)
Personnes tuées
Professeur Reynold Dimanche, directeur de l’Ecole Mixte St. Pierre.
Personnes arrêtées et torturées
Corsaire Jean Faveur (il fut forcé par un policier de manger ses excréments)
Mackenson Bellegarde
Diego Joseph
Décembre Rivelino
Jeune Guerson
Fritz Laplaine
Jean Guilbaud Jean Francois
Marc H. Luc
Ti Sila ainsi connu
Personnes persécutées et vivant dans le maquis
Paulemond Michel
Michel Ange Medina
Wadson Guerrier
Etienne Jean Jude
Pierre Louis Pfitzner
Jacques J. Jonas
Remy Toto
Berthony Pierre
Pradel Germain
Joseph Vital
Leneus Renel
Ernst Pamphil
Webert Charles
Elifaite alias Dji
Lalouche Joude
Cedras Roland Junior
Personnes victimes de violences des partisans du pouvoir à travers les rues.
Ti Christian ainsi connu
Islande Pierre (a Mafranc)
Mme Guerson Pierre (a Mafranc)
Elene Cassamajor (5eme section)
Rev. Père Joël Calas (Paroisse prévale)
Les Cayes (dans le Département du Sud)
Personnes persécutées par le Commissaire du Gouvernement des cayes, Me. Joseph Yacinth, vivant dans le maquis.
Francky Exius: ancien Député de Torbeck-Chantal
Yvon Bisserette
Paul Jean Francois
Ronald Felix
Mentor Jean Vilaire
Leonord ainsi connu
Nemours Devis
Charlie Noel
Johnny R. Nesly
Personnes persécutées et arrêtées
Jacques Mathelier (ancien délégué du Sud)
Claude Cadet (sérieusement battu)
Jean Robert Dieudonné
Jean Bertin
Jean Filta
Personnes tuées
Jude Gustave : membre de Fanmi Lavalas. Ligoté, battu et brulé vif par les partisans du Pouvoir le 1er mars 20047 à Aquin
Vital Richenel : tué par balles par la police dans un quartier populaire, La Savane, le 20 Juillet 2004 alors qu’il participait à une activité de rara où les gens criaient vive Aristide.
Autres Cas Connus de Prisonniers Politiques
Amanus Maette : ex-Député de St-Marc, dirigeant d’une organisation locale dénommée Bale Wouse arrêté pour le soit disant massacre de la scierie alors qu’il est la principale victime des violences qui ont eu lieu à St-Marc. Les membres du RAMICOSM ont assassiné 19 membres de Bale Wouse entre le 29 février et le 2 mars 2004. Ils ont incendié plus de 40 maisons dont 7 appartenant à la famille Maette ainsi que sa propre maison et 13 véhicules entre le 18 Décembre et le 2 mars 2004. Le Député Amanus Maette fut arrêté à la fin du mois de mars à l’ordre d’un mandat du Commissaire du Gouvernement de St-Marc. (Pas de flagrance, arrestation illégale).
Jocelerme Privert : Ancien Ministre de l’Intérieur fut arrêté à minuit par le Ministre Bernard Gousse qui a joué le rôle d’agent de police en remettant personnellement le mandat d’arrêt à monsieur Privert au moment de son arrestation, toujours pour le soit disant massacre de la scierie. Après plus de 4 mois, il n’est toujours pas présenté par devant ses juges.
Yvon Neptune : Ancien Premier Ministre du Gouvernement Constitutionnel. Il a été arrêté sous des accusations fantaisistes de participation au soit disant massacre de la scierie sur demande de ceux-là qui ont pris les armes contre son gouvernement, incendié des commissariats et d’autres installations publiques, assassiné plusieurs dizaines de policiers, plusieurs centaines de lavalassiens. Ils ont détruit en outre des centaines de maisons des lavalassiens dont la Résidence du Premier Ministre Yvon Neptune qu’ils ont tenté d’assassiner à la Primature dans la soirée du 2 mars 2004.
Il faut rappeler que St-Marc fut le Théâtre d’affrontements entre RAMICOSM et BALE WOUZE. Le 11 février 2004 les affrontements ont fait trois morts du coté de RAMICOSM à la scierie : Francky Dimanche 27 ans, Stanley Fortuné 18 ans et un troisième corps non identifié (Nouvelliste N0 36861 Mercredi 11 février 2004) et trois maisons incendiées. Du coté de BALE WOUZE il y eut 2 blessés et 23 maisons incendiées.
Annette AUGUSTE : Dirigeante Lavalas fut arrêtée à minuit chez elle dans la nuit du 9 au 10 mai 2004 (violation de la constitution) sous de fausses accusations. Le Gouvernement s’oppose à sa libération pendant qu’il lui cherche d’autres charges, ce qui est contraire à la loi.
Yves Metellus : Directeur des douanes de Miragoane, dirigeant local de Fanmi Lavalas fut arrêté à son bureau après cinq mois de persécutions orchestrées par les proches du pouvoir de facto. C’est le sous directeur de la douane qui était porteur du mandat d’arrestation qui a fait appel à la police. Ce mandat a été obtenu du juge sous fortes pressions politiques. Le prisonnier a été transféré à Port-au-Prince.
Jacques Mathelier : ancien délégué du Sud du gouvernement Lavalas fut arrêté sous de fausses accusations. Le juge d’instruction de Cayes a rendu le 12 juillet 2004 une ordonnance de main levée en sa faveur. Au lieu d’être libéré il a été conduit au Pénitencier National de Port-au-Prince (violation flagrante de la loi).
Pierre Raynol Charles : Professeur, coordonnateur de Fanmi Lavalas à Carrefour fut arrêté le 2 mai 2004 à 6 heures PM en pleine rue sans mandat. Il était gardé dans un premier temps à Antigang avec inscription pour enquête dans le cahier de charges et transféré ensuite au Pénitencier National.
Madame Catrine Célestin Jean Louis : Arrêtée à Petit Goâve et transférée à Port-au-Prince.
Me. Alvar Eddy : Membre de Fanmi Lavalas, secrétaire général Adjoint à la chambre des Députés arrêté dans une fouille aux champs de mars le 7 juillet 2004 alors qu’il se trouvait dans un véhicule officiel de l’institution sous prétexte que le véhicule a participé à des actes de kidnapping. (Pas de flagrance, l’arrestation est illégale). La voiture est pilotée actuellement par la police et Alva est encore emprisonné au Pénitencier National.
Paul Keller : Ancien Directeur de SMCRS, arrêté et enfermé au Pénitencier parce que des camions appartenant à l’institution qu’il dirigeait étaient utilisées par des partisans Lavalas au cours de mobilisations contre l’opposition.
Harold Sévère : Ancien Maire Lavalas de Port-au-Prince arrêté et gardé en garde à vue au Pénitencier National. Quatre mois après il n’est toujours pas présenté par devant ses juges.
Nazaire Jn Anthony : Agent de sécurité du Président Aristide atteint d’une balle au bras gauche lors de la tentative du coup d’Etat manqué du 17 décembre 2001, il fut arrêté et gardé en prison. Quatre mois après il n’est toujours pas présenté par devant ses juges.
Yvon Antoine : Chef d’un groupe musical Lavalas au Bel-Air fut arrêté et gardé en prison.
Jean Duval Siméon et Carlo ainsi connu : Membres de Fanmi Lavalas arrêtés à Miragoane respectivement les 6 et 9 mai 2004 sous des accusations fantaisistes comme chefs d’Organisations Populaires.
Jean Raynald Bruno (allias Ti Pay) : Membre de Fanmi Lavalas, chanteur engagé très connu. Il fut arrêté sous de fausses accusations et jeté en prison.
Cap-Haïtien
Senateur Youseline Augustin Bell, Maison pillée et incendiée
Bell Angelot Maison pillée et incendiée
Adonija Severe Maison pillée et incendiée
Carline Diogène Maison pillée et incendiée
Kesly Diogène Maison pillée et incendiée
Germaine Alouidor Maison pillée et incendiée
Maria Jean Maison pillée et incendiée
Mme Bois Maison pillée et incendiée
Mme Jocelyne Jacques Maison pillée et incendiée
Mme Celia Maison pillée et incendiée
Bridge Augustin Maison pillée et incendiée
"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
P.O.BOX 2252 Fort Pierce, Florida 34954
954-670-9209
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samedi 17 octobre 2009
17 OKTÒB 1806-17 OKTÒB 2009, TOURISTA YO AP MENNEN NAN PEYI YA
DESALIN AN KÒLÈ AK ZAFÈ MINISTA SA A KAP TOUCHE PASKEL VIN KALE KÒL AK BENYEN NAN LANMÈ NOU YO NAN YOGANN
KI MÒ, KI TOUYE LANPERÈ
17 oktòb 1806 lenmi libėte ak demokrasi yo fė premye koudeta nan peyi ya . Depi lè sa a peyi ya mache de koudeta an koudeta jouk nou tonbe nan tchouboum. Se te yon koudeta kont moun ki te pi pòv yo, se pa te sėlman asasina yon gason vanyan, men se te yon panzou kont yon pwojè sosyete, yon kout kouto nan do kont yon klas sosyal. Avėk koudeta 17 oktòb la lekòl enpinite ya louvri pou li pa janm fèmen, paske asasen Desalin yo te vin chėf, avek kou deta 17 oktòb la lame ki te bay lendepandans lan kraze. Desalin mouri paske li te di premye janvye 1804 pap gen yon vòlè,yon kowonpi nan peyi dayiti ankò.
Desalin fèt nan kòmye Vye Kay abitasyon Granrivyèdinò le 20 septanm 1758. Li fèt nan esklavaj, li grandi nan esklavaj. Premye mèt li te rele Diklo, se yon dezyèm mèt ki te rele Desalin ke li pran non li. Desalin te yon kolon ki tap viv nan latibonit. A 33 zan Desalin libere, li soti anba jouk esklavaj. Moun ki te konnen Desalin di li pa te gen po nwa, li gen yon koule wouj brik. Li te gen anpil foug ak kouraj epi li te renmen zam.
Li te aprann metye chapantye pou li te viv.
Se Viktorya Montou, tant Toya kifė edikasyon Desalin. Yo te rankontre nan mòn kawo, nan zòn Sen Mak . Toya se te konseye politik Desalin, se te yon fanm lagè. Desalin te marye ak Claire Heureuse Felisite Bonheur nan vil Sen Mak le 2 avril 1800, men yo pa te gen pitit. Men Desalin te chaje ak pitit.
Desalin pase tout grad nan lame avan li rive jeneral an chėf lame.
Premye Janvye 1804 yo nome Desalin gouvėnė peyi dayiti. Pi ta li nome lanperė. Li gouvene peyi ya ak anpil fòs nan goumen pou tout moun gen menm dwa, kont retou blan franse yo sou teritwa peyi ya . Li reziste anba anbago, anba difamasyon peyi etranje yo, li batay kont tout koulè lènmi andedan tankou deyò. Malgre tou, li te ede lòt pèp. Finalman yon revòlt eklate nan Pòsali kont Desalin le 7 oktòb 1806, le 10 oktòb nan kafou 4 chemen nan vil okay rebėl Pòsali, okay ,aken fè yon gwo woumble pou rele aba Desalin, djab la kase chenn. Pi ta tout depatman sid leve kont li. Le 15 oktòb Desalin kite Machan avan poul desann bwa pou ale nan sid pou al kontrekare rebėl yo, li dòmi Monwi nan la sware, le 17 granm maten li te preske rive Pòtoprens. Nan wout la li remake pòtoprens wouj kon flanm dife. Li di aaaa Konpè Petyon ap mete dife nan kò yo, men sim fout rive nan sid se nan san, cheval mwen ap mache.
Konsa li rive sou pon an li pran nan yon anbiskad e yo touye li, yo rache li ti moso pa ti moso. Se Marisent Dede Bazil, ki te gen yon ti non Defile ki abiye tan kou se yon moun fou ki ramase rès kò wa.
Apre sa yo pase 40 ane moun pat ka site non Desalin, se nan lane 1846 prezidan Pierrot fè chante mès pou Desalin nan katedral okay la.
Desalin mouri, peyi ya vin divize an 3 repiblik epi ta anvan 20 lane, La Frans repran kontwòl peyi ya an 1825 li fė Ayiti peye 150 milyon fran.
Si nou gade byen se twa fanm kifė la vi Desalin, se Tant Toya, se Claire Heureuse ak Defile. Asasina Desalin se inogirasyon koudeta, ekzil, prizon ,arestasyon ak enpinite nan peyi dayiti. Apre 203 lane peyi ya toujou nan tchouboum. Se soti nan koudeta tonbe nan okipasyon, soti nan okipasyon tonbe nan koudeta.
Se pou pitit ki andedan peyi ya ak sa ki deyò monte yon feso pou sove Ayiti. Se linyon ki fė lafòs, yon sėl dwėt pa manje kalalou. Ayiti se manman libėte. Apre 203 lane lanmò Desalin peyi ya pa endepandan jodi ya ni politikman, ni ekonomikman, inegalite sosyal yo fann peyi ya an myėt moso. Yon medsen pou 10 mil moun, plis ke 5 san mil ti moun pa ale lekòl, anviwonman peyi ya fini, 70 pou san moun pa gen dwa a dlo potab, grangou tabli tou pa tou, koripsyon nan leta tounen la lwa, anpil fanm mouri nan akouchman. Enjistis, enpinite, inegalite, vyolans tėlman tabli nan peyi ya se 17 oktòb, chak bout kwen se Pon wouj.
Mėsi papa Desalin.
"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
P.O.BOX 2252 Fort Pierce, Florida 34954
954-670-9209
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vendredi 16 octobre 2009
POSITION DE LA COPAH

La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) salue la démarche du président de la République dans le cadre des consultations entreprises sur l’avenir de l’actuel Conseil Electoral Provisoire. La COPAH note que certains secteurs représentés au CEP, ont confirmé le maintien de leurs représentants au sein dudit Conseil Electoral Provisoire. Cependant, la COPAH relève un certain flou dans ces consultations entreprises par le chef de l’Etat. Le président de la République n’a pas précisé s’il compte maintenir ou non l’actuel CEP. Le délai accordé aux secteurs concernés pour faire connaitre leur position est trop court, compte tenu qu’ils doivent entreprendre des consultations internes pour dégager une position cohérente et adaptée à la conjoncture actuelle. Le président René Préval devrait non seulement clarifier sa position, mais également lancer des signaux clairs de sa volonté de rompre définitivement avec l’actuel CEP qui avait exclu pour des raisons fantaisistes des candidats et ou partis politiques des dernières élections boudées massivement par la population.
Eclaboussé par un scandale de fraude électorale notamment dans le Sud et l’Artibonite où les votes de toute une commune ont été annulés, l’actuel CEP n’inspire plus confiance aux secteurs soucieux de l’avenir du pays et de la mise en place des institutions démocratiques. On ne doit pas commettre l’imprudence d’aller aux prochaines élections avec un CEP qui a déjà organisé des élections quasiment sans électeur. Cet acte constitue une violation grave des droits civils et politiques de ces citoyens. Jusqu’ici aucun effort n’a été fait pour élucider les graves accusations portées par le vice président du Conseil Electoral Provisoire contre le président de l’institution. Ce CEP n’a toujours pas organisé les sénatoriales partielles dans le département du Centre. L’actuel CEP a échoué dans sa mission qui était d’organiser de bonnes élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. Ce CEP n’a plus la confiance de la population. Il est décrédibilisé. En conséquence, l’actuel Conseil Electoral Provisoire n’a plus sa raison d’être.
Sans vouloir faire le jeu du président René Préval dont la démarche semble participer d’une dynamique de faire passer le temps, la COPAH invite le chef de l’Etat à engager rapidement des consultations sérieuses auprès des secteurs vitaux du pays en vue de la formation d’un nouveau CEP de large consensus, crédible et équilibré pour le renouvellement du deuxième tiers du Sénat, la chambre des députés, les municipalités et les collectivités territoriales d’ici la fin de l’année, conformément à la constitution de 1987. A ceux qui disent qu’un nouveau CEP n’aura pas assez de temps pour l’organisation des prochaines élections, qu’ils se souviennent des élections de 2006. Ce que le CEP d’alors ne pouvait pas faire en deux ans, il l’a fait en un mois sur injonction de la communauté internationale. La machine électorale étant déjà en place, il s’agit seulement de changer ceux qui sont aux commandes et qui ont failli à leur mission.
Les prochaines élections sont vitales pour l’avenir du parlement et du processus électoral. Car, le deuxième Lundi du mois de Janvier prochain, une nouvelle législature doit entrer en fonction pour éviter qu’il n’y ait de vide au niveau de la chambre basse dont le mandat de tous les députes arrive à terme. C’est pourquoi, la COPAH encourage le chef de l’Etat à tout mettre en œuvre pour la formation d’un nouveau CEP sans exclusif en vue de garantir la participation de la population aux prochaines élections. La COPAH est contre toute prolongation de mandat de députés ou de sénateurs. Ceci est contraire à la constitution qui prévoit l’organisation d’élections partielles à intervalle régulier.
Aussi, la COPAH souhaite que des consultations soient engagées au niveau du secteur protestant entre toutes les organisations connues afin de désigner, sur une base consensuelle, un représentant au nouveau Conseil Electoral Provisoire. Tout doit se faire dans la transparence et dans le respect des normes démocratiques. Aucune organisation, quel que soit son nom, ne peut et ne doit prétendre détenir le monopole des décisions engageant l’ensemble du secteur protestant. Le secteur protestant est composé d’un ensemble d’organisations et d’institutions éparpillées à travers tout le territoire national. Donc, une décision qui doit engager le secteur, ne peut être réservé à un petit groupe de copains regroupés au sein d’une organisation quelconque qui agit au nom et pour le secteur protestant haïtien. Ceux qui enseignent la parole de Dieu, doivent agir différemment de ceux qui cherchent à s’enrichir à tout prix au détriment des intérêts de leur pays. Les chrétiens doivent se comporter comme des gens justes et non comme des affairistes.
Que dans sa miséricorde infinie, Dieu daigne veiller sur Haïti et préserver ses enfants des tourments des prochains jours.
Rév. Abraham Loreston
Président
"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
P.O.BOX 2252 Fort Pierce, Florida 34954
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jeudi 15 octobre 2009
RALID: RASANBLEMAN LAVALAS POU INITE NAN DYASPORA AK AYITI. BAY KOU BLIYE, POTE MAK SONJE

Miyami, Florid
15 Oktòb 1994 -15 Oktòb 2009 fè 15 zan jou pou jou depi pèp Ayisyen yan te ekri yon paj tou nèf nan istwa peyi Dayiti. Apre 1111 jou an ekzil Prezidan Jean Bertrand Aristide te retounen nan peyi Dayiti ak tout pouvwa ke pèp Ayisyen yan te bali nan dat 16 Desanm 1990 la. Sete premye fwa sa te fèt nan listwa sou latè kote apre yon koudeta militè sanglan, yon prezidan retounen nan peyi l ak tout tit li, e ak tout pouvwa l. Retou sa, viktwa sa se te gras ak rezistans pasifik mas pèp la apre twa zan mobilizasyon san pran souf nan peyi Dayiti tankou nan Dyaspora.
Malgre lanmò, pèsekisyon politik, prizon san jijman, kidnapin, ekzil, ekzekisyon somè, eksklizyon politik ak ekonomik, Lavalas kontinye reziste pasifikman apre konplo kidnapin 29 Fevriye 2004 la. Pèp la konpran n pou ki rezon politisyen machann peyi ak yon ti minorite voryen anndan tankou deyò peyi ya mare konplo ak gwo peyi enperyalis yo ap kontinye goumen pou destabilize gwo mouvman popilè sa a.
Lavalas gen yon gro zouti nan men l, zouti sa a rele rezistans; se ak zouti sa a nou te fè ze ya tounen antre andedan vant poul la, le 15 Oktòb 1994, se ak zouti sa a nou te bay Prezidan Preval pouvwa a an 1996, se ak menm zouti sa a nou te rebay Prezidan Jean Bertrand Aristide pouvwa an 2001. Se ak menm zouti sa ankò an 2006 nou te remete Rene Preval sou pouvwa. Malgre ke li trayi lit pèp la, li paka retire zouti sa a nan men nou. Zouti sa pèsonn, ni gwo lanjan pa ka retire l nan men nou paske se zouti pasifik nou, nou kenbe l ak volonte n pou chanjman.
Lavalas se mouvman popilè ki fè plis rezistans nan peyi ya depi apre lagè endepandans la. Chak fwa li pran move kou li vini pi fò. Malgre trayizon, enfiltrasyon ak kout ponya nan do, Fanmi Lavalas rete pi gwo mouvman popilè nan tout Amerik la. Dr Jean Bertrand Aristide, ansyen prezidan peyi ya, se senbòl karismatik lit popilè ya paske li makònen zantray li ak revadikasyon mas pèp la. Non l, ak travay li rete grave nan lespri nou, e chak fwa yon moun eseye sal imaj li, se moun nan menm ki sal, paske pèp la konprann tou swit ke moun sa se nan kan lenmi yan li ye.
Tout moun kap denigre Fanmi yan ak tout lidè karismatik li ya, nan fè fo akizasyon, se tèt yo menm yap kraze pandan Lavalas ap vin pi fò.
Yon militan dwe fè anpil atansyon nan konjonkti sa pou yo pa jwe jwèt lenmi pèp la. Nou pa dwe pike tèt nou pandan nap fè rezistans la.
Tout tan nou kenbe zouti rezistan pi djanm nap kenbe lespri zansèt nou yo vivan, nap febli kan ledmi yan, nap vin pi fò e nap vanse pi vit nan chemen chanjman ke pèp la dòmi reve chak jou wa pou yon demokrasi total kapital, san paspouki.
Sa kap fè zouti rezistans la vin pi solid: Se inite nan respè youn pou lòt, se lespri konpwomi nan mitan nou, se disiplin, se patisipasyon nou nan tout aktivite popilè Fanmi yan, se sakrifis nan sipòte kanmarad ki pi fèb yo, se repouse tout tantasyon ki pa nan avantaj Fanmi yan, peyi ya, mas pèp la ansanm ak kanmarad militan yo, konsa nap vin pi fò, e nap ka di ak tout fòs nou: Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm ansanm nou se Lavalas.
Ralid ankouraje tout militan Lavalas, tout konpatriyòt ki vle chanjman alawonnbadè pou al pote kole Samdi 17 Oktòb 2009 ak komite Fanmi Lavalas Ayisyen Kap Viv Lòt Bò Dlo yo, kap komemore asasinay papa Dessalines pandan yo pral chita pale je nan je, youn ak lòt pou n remakònen fòs nou pou n kontinye reziste pi rèd pou Dr. Jean Bertrand Aristide, retounen lakay li nan peyi Dayiti san pèdi tan. An n mache kontre, an n sere kole, pote boure pou n kraze konplo fòs fè nwa yo.
SE NAN LINITE DESALIN AK ZANSÈT NOU YO TE BAN NOU LENDEPANDANS, SE NAN TÈT ANSANM SÈLMAN, NOU MENM LAVALAS NOU KA BAY PÈP LA DELIVRANS
Sa ki ini nou pi plis pase sa ki divize nou. Si n reziste nan disiplin kanmarad, nap vin pi fò e nap ka ekri anpil lòt bèl paj nan listwa peyi ya.
Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm ansanm nou se Lavalas
Edmond Pierre, Vis kòdonatè
Vauze R Declasse, Pòt Pawòl AI
15 Oktòb 1994 -15 Oktòb 2009 fè 15 zan jou pou jou depi pèp Ayisyen yan te ekri yon paj tou nèf nan istwa peyi Dayiti. Apre 1111 jou an ekzil Prezidan Jean Bertrand Aristide te retounen nan peyi Dayiti ak tout pouvwa ke pèp Ayisyen yan te bali nan dat 16 Desanm 1990 la. Sete premye fwa sa te fèt nan listwa sou latè kote apre yon koudeta militè sanglan, yon prezidan retounen nan peyi l ak tout tit li, e ak tout pouvwa l. Retou sa, viktwa sa se te gras ak rezistans pasifik mas pèp la apre twa zan mobilizasyon san pran souf nan peyi Dayiti tankou nan Dyaspora.
Malgre lanmò, pèsekisyon politik, prizon san jijman, kidnapin, ekzil, ekzekisyon somè, eksklizyon politik ak ekonomik, Lavalas kontinye reziste pasifikman apre konplo kidnapin 29 Fevriye 2004 la. Pèp la konpran n pou ki rezon politisyen machann peyi ak yon ti minorite voryen anndan tankou deyò peyi ya mare konplo ak gwo peyi enperyalis yo ap kontinye goumen pou destabilize gwo mouvman popilè sa a.
Lavalas gen yon gro zouti nan men l, zouti sa a rele rezistans; se ak zouti sa a nou te fè ze ya tounen antre andedan vant poul la, le 15 Oktòb 1994, se ak zouti sa a nou te bay Prezidan Preval pouvwa a an 1996, se ak menm zouti sa a nou te rebay Prezidan Jean Bertrand Aristide pouvwa an 2001. Se ak menm zouti sa ankò an 2006 nou te remete Rene Preval sou pouvwa. Malgre ke li trayi lit pèp la, li paka retire zouti sa a nan men nou. Zouti sa pèsonn, ni gwo lanjan pa ka retire l nan men nou paske se zouti pasifik nou, nou kenbe l ak volonte n pou chanjman.

Lavalas se mouvman popilè ki fè plis rezistans nan peyi ya depi apre lagè endepandans la. Chak fwa li pran move kou li vini pi fò. Malgre trayizon, enfiltrasyon ak kout ponya nan do, Fanmi Lavalas rete pi gwo mouvman popilè nan tout Amerik la. Dr Jean Bertrand Aristide, ansyen prezidan peyi ya, se senbòl karismatik lit popilè ya paske li makònen zantray li ak revadikasyon mas pèp la. Non l, ak travay li rete grave nan lespri nou, e chak fwa yon moun eseye sal imaj li, se moun nan menm ki sal, paske pèp la konprann tou swit ke moun sa se nan kan lenmi yan li ye.
Tout moun kap denigre Fanmi yan ak tout lidè karismatik li ya, nan fè fo akizasyon, se tèt yo menm yap kraze pandan Lavalas ap vin pi fò.
Yon militan dwe fè anpil atansyon nan konjonkti sa pou yo pa jwe jwèt lenmi pèp la. Nou pa dwe pike tèt nou pandan nap fè rezistans la.
Tout tan nou kenbe zouti rezistan pi djanm nap kenbe lespri zansèt nou yo vivan, nap febli kan ledmi yan, nap vin pi fò e nap vanse pi vit nan chemen chanjman ke pèp la dòmi reve chak jou wa pou yon demokrasi total kapital, san paspouki.
Sa kap fè zouti rezistans la vin pi solid: Se inite nan respè youn pou lòt, se lespri konpwomi nan mitan nou, se disiplin, se patisipasyon nou nan tout aktivite popilè Fanmi yan, se sakrifis nan sipòte kanmarad ki pi fèb yo, se repouse tout tantasyon ki pa nan avantaj Fanmi yan, peyi ya, mas pèp la ansanm ak kanmarad militan yo, konsa nap vin pi fò, e nap ka di ak tout fòs nou: Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm ansanm nou se Lavalas.
Ralid ankouraje tout militan Lavalas, tout konpatriyòt ki vle chanjman alawonnbadè pou al pote kole Samdi 17 Oktòb 2009 ak komite Fanmi Lavalas Ayisyen Kap Viv Lòt Bò Dlo yo, kap komemore asasinay papa Dessalines pandan yo pral chita pale je nan je, youn ak lòt pou n remakònen fòs nou pou n kontinye reziste pi rèd pou Dr. Jean Bertrand Aristide, retounen lakay li nan peyi Dayiti san pèdi tan. An n mache kontre, an n sere kole, pote boure pou n kraze konplo fòs fè nwa yo.
SE NAN LINITE DESALIN AK ZANSÈT NOU YO TE BAN NOU LENDEPANDANS, SE NAN TÈT ANSANM SÈLMAN, NOU MENM LAVALAS NOU KA BAY PÈP LA DELIVRANS
Sa ki ini nou pi plis pase sa ki divize nou. Si n reziste nan disiplin kanmarad, nap vin pi fò e nap ka ekri anpil lòt bèl paj nan listwa peyi ya.
Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm ansanm nou se Lavalas
Edmond Pierre, Vis kòdonatè
Vauze R Declasse, Pòt Pawòl AI
"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas".
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mardi 13 octobre 2009
HENRY CHRISTOPHE 6 OCTOBRE 1767- 8 OCTOBRE 1820
Nous sommes condamnés à faire l’histoire pour ne pas refaire les mêmes erreurs. L’histoire est la source de la force du peuple. C’est en ce sens que Marcus Garvey ait écrit « Un peuple qui ne connaît pas son histoire est un arbre sans racines ». Octobre est un mois de malédiction pour le peuple haïtien. L’histoire n’a enregistré aucun beaux souvenirs pour les mois d’octobre.
Le 2 octobre 1937 plus de trente mille haïtiens sont massacrés en République Dominicaine sous les ordres du président dictateur Raphael Leonidas Trujillo y Molina. Cet événement cynique et tragique est étudié en histoire sous le nom de vêpres dominicaines. Le 8 octobre 1820 Henri Christophe, le roi bâtisseur, le civilisateur s’est suicidé. Le 17 octobre 1806, le peuple haïtien a enregistré son premier coup d’Etat avec l’assassinat de Jean Jacques Dessalines, le père de la patrie. Et depuis lors les coups d’état, l’exil, l’emprisonnement politique deviennent us et coutumes en Haïti.
Le 18 octobre 1806 les putschistes, les acteurs du 17 octobre ont assassiné lâchement en prison Boisrond Tonnerre, l’auteur de l’acte de l’Indépendance, le 19 octobre le héros de Vertières, le légendaire Capois Lamort est assassiné à Fossé Capois, non loin de Limonade
Certains noms dans notre histoire sonnent comme un manifeste, celui d’Henri Christophe par exemple.
Henri Christophe est né à la Grenade le 6 octobre 1767, d’une mère française et d’un père anglais - La Grenade, est ancienne colonie française, tombée à l’époque sous la colonisation des anglais. Trop turbulent il est confié à son grand père qui le tolérait aveuglement. Celui-ci le confia à son tour pour être dressé et dompté à un capitaine de bâtiment qui fit le trajet l’Angleterre St Domingue en passant par la Grenade. Arrivé à St Domingue le jeune enfant ne fut pas remonté à bord, on le trouva plus tard comme serveur à l’hôtel La Couronne de Mr Badêche, un français, au Cap français. En 1779, âgé de 12 ans il se fit enrôler dans le corps expéditionnaire qui devait participer à la bataille de Savannah pour consolider l’indépendance des Etats-Unis. De retour au Cap il rejoint Mr Badêche à une sucrerie à La Petite Anse. Il s’appelait en réalité Henri, c’est au Cap qu’il reçut le nom de Christophe, car on croyait qu’il fut de l’ile de St Christophe.
La vie militaire de Christophe commença en 1791 et on trouve ses traces dans l’insurrection des esclaves du nord, et même dans la cérémonie du Bois Caïman.
En 1793 il épousa une jeune fille de 15 ans, Marie Louise Coadavid, qu’il rencontra à Ouanaminthe. Christophe achetait alors des chevaux en colonie espagnole pour revendre à st Domingue. De ce mariage sont nés 4 enfants: François Ferdinand 1794, Françoise Améthyste 1798, Anne Antenaise 1800 et Jacques Henry Victor 1804. Après la mort de Christophe cette famille s’était refugiée à Pise, en Italie ou Mme Christophe, la reine Marie Louise fit construire, écoles, églises et centres d’art ménager.
Christophe s’est intégré définitivement dans l’armée indigène. Il conquit sa célébrité en 1802. Le 5 février de cette année, le général Leclerc décida de placer la Ville du cap sous son commandement. Il expédia le général Villaret Joyeuse. A celui-ci Christophe déclara « Si vous avez la force dont vous me menacez, je vous prêterai toute la force qui caractérise un général, vous n’entrerez dans la ville du Cap, que lorsqu’elle sera réduite en cendres, et même sur ces cendres je vous combattrai encore »

Après le coup d’Etat du 17 octobre 1806, il était l’officier le plus qualifié, le plus apte à remplacer Dessalines, vu son niveau d’instruction, son charisme, sa bravoure, son talent et sa discipline. Le 23 octobre 1806 il fut nommé chef du gouvernement provisoire. Le 27 Décembre 1806 il fut nommé président d’Haïti pour être révoqué quelques heures plus tard par le sénat qu’il jugeât détenir trop de pouvoir. Après son échec à la bataille de Sibert, le premier Janvier 1804, il rentra dans le nord et s’y proclama président de l’Etat du Nord. Le 26 mars 1811 il se fit proclamer roi sous le nom d’Henri premier. Au cours d’une messe à l’église de Limonade le 15 Aout 1820 il fit une crise qui le rendit impotent jusqu'à sa mort.
Boyer profita de la maladie de Christophe pour envahir le royaume du nord. Il expédia une flotte militaire pour repousser les soldats de Boyer. Christophe fut trahi par ses soldats à St marc. Ayant appris la nouvelle, il décida de se suicider en se logeant une balle à la cervelle. Ainsi fini un règne basé sur l’ordre, la discipline et le travail. Ainsi fini la vie d’un titan, d’un visionnaire, un chef d’Etat qui concevait des écoles, des hôpitaux dans chaque habitation. Le code Henri est un véritable manifeste d’un Etat de droit.
Christophe croyait beaucoup dans l’éducation, il répétait souvent: « L’éducation seule peut faire passer le peuple de l’Etat de nature à l’Etat de raison ». Il pensait déjà à l‘enseignement universitaire dans son royaume. Il y ouvrit une faculté de médecine. Il fit venir de l’Angleterre des spécialistes de l’éducation. Il pratiqua la méthode Lancastérienne ou monitoriale selon laquelle les élèves plus avancés sont professeurs des moins avancés. Toutes les écoles sont en même temps professionnelles. Malheureusement après sa mort Boyer avait fermé toutes les écoles construites par Christophe.
Savez-vous qu’après la mort de Christophe, son palais fut « déchouqué » ? Sa femme, avec le concours de certains soldats fidèles, tentèrent d’apporter le corps à la citadelle pour être inhumé ; mais ils n’y arrivaient pas. Pour se sauver la vie, ils durent jeter le corps dans un four à chaux sur la route Milot Citadelle. Le cadavre fut dévoré par des chiens et des corbeaux. Ce fut le reste du corps qu’on enterra dans les bétons de la citadelle. Pendant près de 150 ans le nom de Christophe fut banni de la littérature politique du pays. C’est en 1954, au moment de la commémoration du tri cinquantenaire de l’Indépendance que le président Paul Eugène Magloire apposa une plaque en marbre sur le béton endurci qui contenait ses restes.
Christophe est un pharaon des temps modernes. La construction de la citadelle seulement lui donne droit d’entrer debout dans l’immortalité.
« La citadelle justifie qu’un peuple armé de volonté et de dévouement peut construire un tout à partir d’un rien. Qu’elle soit aujourd’hui le sujet de méditations et de réflexions de chaque haïtien et l’interprétation de notre rêve. Chaque haïtien doit penser à construire sa propre citadelle dans sa sphère d’action. Des pyramides d’Egypte à la citadelle d’Haïti, le génie nègre a défini l’intelligence humaine comme la vertu suprême de la vraie civilisation. La citadelle, à elle seule, est une encyclopédie de civilisation »
Il n’y a pas beaucoup d’ouvrages sur Christophe en Haïti. L’œuvre la plus populaire sur ce Pharaon moderne est le texte dramatique du Martiniquais Aime Césaire intitulé : La tragédie du Roi Christophe, mais très peu connue dans notre pays. Haïti, un pays de rendez vous manqués.
Bell Angelot
Directeur fondateur
Du Centre haïtien de recherches
Et d’investigations en sciences sociales
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