dimanche 26 avril 2009

LETTRE OUVERTE AU SENAT DE LA REPUBLIQUE


Monsieur le Président,
Honorables Sénateurs,

Nous, membres du Comite Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer, après avoir suivi attentivement le déroulement de la mascarade électorale du 19 avril dernier, avons décidé de vous demander de ne pas valider ce scrutin pour les motifs suivants:


1. Le peuple haïtien, une fois de plus, vient d'être victime d'exclusion sociale et de marginalisation à un moment où il s'enfonce vertigineusement et plus que jamais dans la misère, l'ignorance et l'injustice. En revanche, il a osé dire non à l'arbitraire, non à cette mascarade en gardant ses portes hermétiquement closes le 19 avril dernier. La majorité alors a dû imposer son droit de veto sur ces élections anti-démocratiques.


2. Honorables sénateurs, en excluant Fanmi Lavalas, l'organisation la plus populaire du pays, de la course électorale, le CEP ne fait qu'exclure le peuple haïtien aux grands débats nationaux tels que la double nationalité, l'amendement de la constitution de 1987 et par voie de conséquence, restaurer la dictature des années 57 en Haïti. Quand on considère que le CEP et ses agents électoraux, chargés d'appliquer et de faire appliquer la loi électorale ont été impliqués dans des actes frauduleux en violant les articles 97, 121, 125 et 203 de la dite loi, le Grand Corps ne peut, donc, en aucun cas, valider ce scrutin qui fait la honte et l'ignominie du pays à l'échelle nationale et internationale.


3. En validant le pouvoir de ces pseudos sénateurs, le Sénat, garant de la constitution et des lois du pays perdra la confiance du peuple et ternira l'image du Grand Corps. Or, avec un taux de participation de moins de 1.5% de la population, vous ne pourrez, Honorables Sénateurs de la 48eme Législature, vous arroger le droit de cautionner cette mascarade électorale sans tenir compte des principes démocratiques au nom desquels le peuple haïtien a toujours lutté et combattu.

4. Seuls les mercenaires des bureaux de vote, ont voté le 19 avril dernier en bourrant les urnes de faux bulletins. Puis, une Sénatrice et de paisibles paysans ont été agressés physiquement et moralement. Le peuple, une autre fois, vient d'être privé de son droit de vote inaliénable et non discriminatoire, acquis à la sueur de son front. Honorables Sénateurs, vous n'êtes pas sans savoir que la violence faite aux femmes et aux enfants particulièrement, l'exclusion sociale et la marginalisation sont des atteintes à la liberté individuelle, aux droits de la personne et constituent la principale préoccupation de toutes les Organisations des Droits Humains et de tout Etat de Droit.


Finalement, nous, membres du Comite Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer, vous prions monsieur le Président du Sénat et Honorables Sénateurs, de bien vouloir interdire l'intégration des pseudos sénateurs au Sénat de la République afin de sauvegarder les acquis constitutionnels du peuple haïtien et ce sera justice.

Recevez, Monsieur le Président du Sénat et Honorables Sénateurs, nos salutations distinguées.

Patriotiquement,
Mme. L’ex Sénateur Youseline A. Bell
Mme. L’ex Sénateur Norma Forte
Mme. L’ex Sénateur Nadia Mondésir Sanon
M. L’ex Député Babeau Villier
M. Jacob François
Mme Majolie Zéphirin
M. Louis Bonnet
M. Ernst Montoban
M. Jerry Jean Louis
M. Jean Pierre Barthol
M. Gary Servius
Mme Claudine Janvier
M. Philippe André Jacques
M. Bazelais François
M. Fritz Péan
M. Roosevelt Goguette
M. Abel Moise
M. Vital Tholerme
M. Bellefleur Jean
M. Jean Elie Pierre-Louis
M. Rivière Dantès
M. Tony Désir
M. André Joseph

1 commentaire:

fmillienromage a dit…

Je suis tres content que vous avez envoye cette lettre au Senat de la republique une fois de plus vous avez demontre l'unite qui existe au sein de Fanmilavalas meme si nous devons nous debarasser des traites qui nous ont conduit a cette catastrophe ces traites n'ont qu;un seul objectif maintenir ARISYIDE en exile pour s'emparer de fanmilavalas mais ils vont echouer parce que ils y ades militants comme vous, comme claudy sidney Lionel Etienne, Millien romage pour ne citer que cela.