mardi 31 mars 2009

DÉMOCRATIE OU DÉMOCRATURE?


Toute l’histoire d’Haïti depuis 200 ans est caractérisée par la marginalisation, l’exploitation et la répression des masses par une infime minorité de possédants. L’Indépendance nationale résultant de l’entente circonstancielle des noirs et des hommes de couleur n’a pas modifié le panorama des classes sociales et les conditions dégradantes de vie de plus de 450.000 âmes sur les 500.000 habitants représentant la population d’alors de la Nation nouvellement née.
A l’ordre colonial esclavagiste s’est substitué une nouvelle classe politique et économique avec les mêmes habitudes et les mêmes mentalités que les anciens colons. L’accès des anciens esclaves à la propriété, à l’éducation, aux soins de santé, au minimum de subsistance a été tout au long de l’histoire entravé par les anciens libres affranchis, fils d’anciens colons en majorité, des cadres de l’Administration et par des généraux eux-mêmes qui s’octroyaient la charge de diriger les destinées de l’Etat.
Et plus tard, vers la deuxième moitié du 19ième siècle, des hommes et femmes venus des contrées levantines, accueillis chaleureusement sur cette terre adoptive et chaleureuse, se sont mis malheureusement avec ces élites traditionnelles en épousant leur mentalité d’exclusion pour pouvoir renforcer à travers une hégémonie économique, leur pouvoir d’exploitation et de contrôle de la grande majorité, occasionnant ainsi la naissance de deux mondes dans un seul Pays, une Nation à double vitesse avec la confiscation de 70% des richesses nationales entre les mains de 5% de la population.
Le traitement accordé à l’Education, élément indispensable à tout développement socio-économique, par les différents gouvernements qui se sont succédés en Haïti depuis 1804 et par les élites constitue l’exemple le plus évocateur de cet apartheid social. Semer l’Instruction, c’est semer la Révolution, prêchait-on sous Boyer. Les préoccupations étaient prioritairement politiques et les droits fondamentaux de la population étaient méprisés. En 12 ans de Gouvernement, Pétion n’a construit que deux écoles de santé, un lycée de garçons, et un pensionnat de jeunes filles. Boyer, en 25 ans de pouvoir, n’a construit aucune école primaire. En 1952, après un siècle et demi d’Indépendance, 90,4% de la population étaient analphabètes, 88% d’hommes et de femmes en zone urbaine et, en zone rurale 92% d’hommes et 92% de femmes.
Alors que le pouvoir Lavalas de 1994 à 2004, malgré le boycott de ses différents mandats, pratiquement troublés ou amputés par les subversions politiques et les coups d’Etat sanglants, a construit plus d’écoles primaires et de lycées que depuis l’Indépendance jusqu’à son avènement. En effet de 1994 à 2000, 195 écoles primaires et 104 lycées sont construits, dont la plupart dans des zones rurales et marginalisées du Pays.
Cette situation de marginalisation de la grande majorité, s’apparentant à un apartheid social, culturel, économique et politique, a traversé deux siècles, durant lesquels les masses, afin de se créer une petite place au soleil, ont livré une bataille sans répit contre ces élites, jouissant de la complicité perverse des puissances internationales. Une exclusion sociale et politique, ayant trouvé son paroxysme avec cette dictature trentenaire rétrograde des Duvalier père et fils au cours de la dernière moitié du siècle dernier, dictature qui a su puiser ses racines dans cette société féodale d’apartheid et d’exploitation.
Si dans les années 1791-1804, les masses, entendant parler de liberté, d’égalité entre les hommes par les philosophes du siècle des Lumières, guidées par Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines, ont forcé, au prix de leur sang, les élites nationales et internationales à reconnaître leurs droits à la vie, à la liberté et à la dignité ; en 1986, entendant parler de droits de l’homme, de liberté d’expression, de démocratie et de suffrage universel, elles ont forcé encore une fois de plus, ces élites à reconnaître leurs droits de choisir leurs représentants, en boutant hors du pouvoir le fils Duvalier, malgré l’appui des élites rétrogrades traditionnelles étrangères et locales.
Depuis lors, cette grande majorité n’entend se démordre de leur droit de vote, véritable conquête payée au prix de leur sang. Mais, force est de reconnaître que l'existence de ce droit de vote, aussi étendu qu'il puisse être, ne lui permet pas de garantir la démocratie dont elle entend se prévaloir.
La démocratie, régime politique apparu dans Athènes en l’an 507 avant Jésus Christ, semble être le mode de gouvernement le plus naturel à l’homme où Aristote reconnaît que « la voix du plus grand nombre a force de loi ». Fondée sur le principe du suffrage universel, dont des élections libres, démocratiques et inclusives constituent le fondement le plus légitime, la démocratie en Haïti, malgré le courage obstiné du Peuple à vouloir sa concrétisation, a toujours été censitaire, aux relents racistes, allant à l’encontre du vœu de la grande majorité. Pis est, une démocratie, à l’origine le plus souvent de bouleversements sociaux et politiques, occasionnant des massacres, des descentes de lieux, des intimidations dans le but malsain et pervers d’étouffer la voix de la grande majorité. Pratiques souvent appliquées par les forces traditionnelles et obscurantistes locales, à la solde des grandes « démocraties » occidentales, plus enclines à imposer leur Ordre Mondial aux Nations du Sud telles que nous.
Si la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par les Nations Unies en 1948 stipule que « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics », pourtant, tout concourt aujourd’hui à corseter cette volonté et à la manipuler avec une force inégalée par le passé: l’imbrication des puissances de l’argent et des médias qui aboutit à falsifier l’information ; les experts, plus ou moins indépendants, qui envahissent les cabinets ministériels et parasitent l’expression de l’intérêt général; la crise sociale qui atomise l’espace public ; des ONG à la solde de ces puissances étrangères, affaiblissant les gouvernements progressistes, minant même l’idéal démocratique dans ses fondements.
Des élites économiques, dénuées de toute appartenance nationale, se comportant comme de véritables intrus, renfermés sur eux-mêmes, des endogamiques refusant systématiquement de s’ouvrir vers les masses physiologiquement, culturellement et ethniquement différentes d’eux, sont la véritable image de cette volonté à vouloir exclure et à refuser à la grande majorité une émancipation sociale et politique naturelle. Le phénomène Aristide et toute l’opposition dont il fait l’objet doivent être vus suivant cet angle culturel, anthropologique et social.
En effet, depuis l’émergence des masses populaires haïtiennes sur la scène politique nationale, des événements sanglants ont émaillé sa lutte vers la démocratie, payant de sa chair et de son sang, sa volonté inébranlable de faire respecter son droit de vote face à l’obstination de ces élites apatrides à vouloir tout accaparer des richesses nationales.
Le 29 novembre 1987 marque le début de ce calvaire sanglant, véritable odyssée d’un peuple assoiffé de justice sociale, de démocratie et de participation à la chose publique. Ce jour là, près d’une vingtaine de citoyens et citoyennes, bulletin de vote en mains, s’apprêtant à aller choisir leurs représentants, furent lâchement assassinés par des escadrons de la mort à la solde de l’oligarchie locale et de ces forces obscures, obnubilées par leur obsession bicentenaire de réduire au silence les masses haïtiennes, ce peuple phare, rebelle à leurs injonctions et à leur agenda hégémonique. Le souvenir des parcelles de cervelle humaine étalées sur le parvis du bureau de vote que logeait l’Ecole Argentine Bellegarde à la Ruelle Vaillant hante toujours la mémoire collective.
Malgré ces turpitudes, c’est un peuple encore plus déterminé qui s’est engagé sur la voie démocratique, en 1990, plus précisément le 16 décembre de cette année charnière de notre avancement dans cette lutte émancipatrice, pour aller donner encore une fois une leçon à ces faux démocrates pris au piège de leur propre démocratie occidentale.
Le 16 décembre 1990, les masses haïtiennes se sont exprimées clairement, au moment où tout semblait être planifié pour l’élection d’un gentil représentant de cette oligarchie minoritaire. Byen konte, mal kalkile: les masses ont élu démocratiquement leur premier président depuis la naissance de ce Pays comme Nation Indépendante et souveraine. Jean Bertrand Aristide, jeune prêtre de Saint Jean Bosco, qui a sacrifié toute sa vie pour une plus grande justice sociale dans ce Pays et qui a su tisser entre lui et la grande majorité une relation d’amour profond et de reconnaissance mutuelle. Une véritable symbiose entre un Peuple et son leader, phénomène social, mystico-religieux et politique, échappant jusqu’à présent aux analyses sociologiques et politiques des plus brillants experts en la matière. Représentant de l’Haïti profonde, du Pays en Dehors, au centre des antagonismes sociaux, Aristide reste et demeure, vingt ans après l’homme politique le plus populaire de ce Pays traversé par tant de contradictions et de préjugés sociaux
Malheureusement cette élection a réveillé les vieux démons racistes et exclusivistes des Grands de ce Monde qui refusent à ce Peuple le droit de choisir ses dirigeants au nom des principes sacro-saints de cette démocratie dont ils disent être les hérauts. Le 30 septembre 1991, sept mois seulement après cet acte souverain et démocratique, les élites minoritaires de concert avec la classe politique traditionnelle ont noyé dans le sang cet espoir suscité avec l’ascension à la Présidence de son Représentant légitime. Jean Bertrand Aristide a du prendre le chemin de l’exil. La démocratie vient de se transformer en source de malheurs, de deuil et de déboires d’un Peuple obligé de résister durant trois années cauchemardesques au cours desquelles il a du faire face à des escadrons de la mort n’hésitant pas à livrer ses cadavres aux chiens et aux porcs, voulant ainsi les contraindre à ravaler leur insolence d’avoir élu à la plus haute Magistrature ce fils de Paysan, nous rappelant les paroles de Gerin à l’endroit de l’Empereur Dessalines, sacrifié pour avoir voulu cette société inclusive, d’égalité et de justice sociale, anti-apartheid à laquelle il aspire tant, ce peuple.
Pour bien saisir et cerner objectivement les revers politiques de Jean Bertrand Aristide et du peuple haïtien, il ne faut jamais négliger cette approche sociologique et historique voire même anthropologique, faite plus haut. Ainsi Jean Bertrand Aristide n’a pas terminé son mandat présidentiel, bousillé par des antidémocrates, aveuglés par leur vision rachitique et raciste, refusant de comprendre la mutation sociopolitique, survenue chez le peuple haïtien. Des hommes et femmes qui refusent aussi de comprendre que la route du progrès social passe irrémédiablement par la voie démocratique qui doit permettre la réconciliation réelle des deux Haïti. Réconciliation impérieuse entre les représentants de la grande majorité et ces élites qui ont su bénéficier des faveurs de notre hospitalité mais qui ont préféré épouser l’attitude raciste et sectaire des fils et filles des anciens libres aux préjugés sociaux ancrés séculairement dans leurs mentalités, semblables à celles des békés des îles voisines.
Et cette transition démocratique qui n’en finit point de s’éterniser à cause de la mauvaise foi, de la haine ressentie contre les classes pauvres et aussi, d’un autre coté, de la volonté inébranlable d’un Peuple à exiger que l’on respecte son droit de vote, à sonner le glas de cette situation bi-séculaire d’apartheid sociopolitique, à réclamer plus de justice sociale, enfin à vouloir une autre Haïti, telle rêvée par le Père Fondateur Jean Jacques Dessalines et honnie par les békés mentaux, ces véritables fossoyeurs de la Nation.
Mais, tenace et résistant, le Peuple haïtien, n’entend point baisser les bras, obligeant ainsi les donneurs de leçons en matière de démocratie à rétablir l’Ordre Constitutionnel en Haïti avec le retour dans son Pays du Président Jean Bertrand Aristide. Une véritable saga d’un Peuple face à l’arrogance d’une classe d’hommes et de femmes, trop aveuglés par leur esprit de caste.
Mais croyant que ce Coup d’Etat sanglant allait être le dernier de son histoire démocratique et que le retour de son Leader si aimé allait le conduire sur la voie durable de la démocratie, le peuple haïtien s’est engagé à voter, en 1995, un an après ce retour, celui qui semble être le plus proche de son Idole Aristide : René Préval. Et plus loin, se pliant aux exigences démocratiques et aux échéances constitutionnelles, il a élu majoritairement au Sénat et à la Chambre des Députés ses représentants pour voir plus loin les forces traditionnelles locales qu’internationales contester leurs résultats qui ne furent que le reflet de la faiblesse des partis politiques et du manque de proximité de ces forces rétrogrades avec l’électorat majoritaire. Des élections contestées par une minorité incapable de convaincre l’électorat haïtien mais assez puissant du point de vue médiatique et financier, pour falsifier les informations et empoisonner le climat social.
Malgré tout, le peuple haïtien renouvelle sa confiance en Jean Bertrand Aristide en l’élisant une seconde fois à la Magistrature Suprême au cours d’élections libres et démocratiques, quoique boycottées par une opposition minoritaire et lâche, déjà assurée de sa déroute face à la popularité phénoménale du Leader National.
Dès l’inauguration de son nouveau mandat, des mouvements subversifs tant armés que politiques, orchestrés par une opposition antidémocratique et une fraction minoritaire de la société civile, principal fer de lance de cet apartheid social se mettent à empoisonner la vie politique et sociale. Exploitant l’antipathie puérile du Chef d’Etat de la plus grande puissance mondiale envers le peuple résistant et rebelle d’Haïti, cet homme hyperpuissant désireux uniquement de venger son Père, habité de la rancœur d’avoir vu le Peuple haïtien obtenir le retour en 1994 de son Leader renversé trois ans plus tôt, ils ont fini par renverser, à travers un Coup d’Erat beaucoup plus sanglant que le dernier, le Président Jean Bertrand Aristide, déstabilisant encore une fois la marche normale de la démocratie.
Une nouvelle fois, la démocratie est mise en déroute. Jean Bertrand Aristide, embarqué de force dans la nuit du 28 au 29 février 2004 pour une destination jusque là inconnue par le kidnappé, n’a pas terminé, une fois de plus son mandat. Et le calvaire du Peuple d’Haïti reprend de plus belle avec son cortège de morts, d’ « arimay » dans les quartiers populaires suivis d’arrestations arbitraires, ses descentes d’escadrons de la mort, semant le deuil au sein de la population, avec ses nuits d’horreur, ponctuées de cris de douleur, aux cieux troués de décharges d’armes automatiques, troublant le sommeil des habitants des quartiers pauvres dits de non droit.
Jean Bertrand Aristide n’a pas terminé son mandat pour la seconde fois. Les élections ne sont encore que source d’emmerdes, de souffrances, de calvaire. Un véritable chemin de croix qui doit s’ouvrir sur une prise de conscience nationale de nos erreurs, de nos bêtises, de nos fourvoiements et surtout de nos stupidités d’avoir été des outils entre les mains de puissances internationales, obsédées par ce Peuple phare qui doit toujours donner le mauvais exemple aux voisins immédiats et aux autres Nations désireuses de s’émanciper à la manière haïtienne.
Les élites doivent accepter les principes sacro-saints des règles du jeu démocratique. Elles doivent comprendre que le peuple veut réellement vivre en démocratie et rejette cette démocrature qu’elles entendent lui imposer afin de pouvoir installer sa domination économique et politique. Ces élites doivent aussi assumer leur appartenance à cette terre qui a fait leurs richesses en l’accompagnant sur la voie de la démocratie, en respectant la Loi mère, et en cessant de noyer dans le sang l’espoir de la grande majorité.
Le plus bel exemple de cette volonté démocratique serait d’encourager toutes les parties à trouver un consensus national devant rassurer la grande majorité sur la nécessité de croire en la voie électorale, garantie sine qua non à toute émancipation démocratique de la Nation Haïtienne. Et cette garantie, à notre humble avis, trouverait son expression la plus concrète par la récupération des mandats de son Leader National, bousillés en deux fois, à cause de cette volonté exclusiviste et antinationale à refuser à la grande majorité ce droit de vote acquis au prix de son sang. Haïti sortira de son sous-développement chronique si et seulement si ces élites acceptent les règles démocratiques.
Autre exemple de ce refus des élites traditionnelles à s’engager sur la voie démocratique est leur empressement à avaliser l’exclusion du Parti Politique majoritaire de ce Pays des prochaines joutes électorales d’avril 2009 par ce CEP croupion, aux ordres d’un Exécutif, soucieux de se perpétuer au Pouvoir, en éliminant malhonnêtement et de façon grossière et illégale la plus grande force politique du Pays. Refuser à la grande majorité le droit d’exercer ses droits civils et politiques devrait susciter une réaction de désapprobation spontanée de tout démocrate. Mais leur réaction naturelle à exclure le plus grand nombre, avec la complicité d’une Communauté Internationale hypocrite et rusée, prompte à financer cette mascarade, démontre clairement que cette classe politique traditionnelle et nos élites refuseront toujours de se plier aux règles démocratiques comme le préconisait Aristote. Le silence complice des candidats à cette mascarade électorale en gestation ainsi que l’indifférence de la plupart des directeurs d’opinion nous démontrent aussi à quel point cette mentalité d’apartheid imprègne déjà avec la même force les pratiques des hommes et femmes des générations présentes et futures, appelées à prendre en mains les rênes de ce Pays.
Malheureusement, nous serons tous des perdants, sauf finalement les masses haïtiennes. L’aggravation encore plus accélérée des conditions de vie de la population délaissée à elle-même avec un environnement aussi délétère, menaçant même notre survie géographique, le manque de leadership dans la prise en charge de la population, tout cela concourt à nous conduire vers une explosion sociale imminente. Ceux qui rêvent toujours de nous imposer leur ‘démocrature’, cette forme de gouvernement à visage démocratique sur fond de dictature, finiront par mettre en péril notre souveraineté et voilà l’échec patent des élites têtues, obstinées dans leur aveuglément à vouloir tout pour eux. Ils deviendront alors officiellement des errants, sans patrie d’adoption, malgré leurs millions investis dans des multinationales, au mépris de leur Nation adoptive et nourricière.
Et le Peuple héroïque d’Haïti Quisqueya ou Bohio continuera sa lutte émancipatrice, assuré sans doute de la solidarité des Peuples frères du Monde Libre car l’Homme, en général, qu’il soit blanc, jaune ou noir et quelque soit son degré d’évolution, ne peut souffrir éternellement de l’injustice. Ses réactions dans l’ordre des faits peuvent varier suivant ses amertumes. Mais par tous les moyens en son pouvoir, il cherchera à briser l’entrave qui l’empêche de s’épanouir.
Le Peuple haïtien est arrivé à la phase finale de cette lutte libératrice. Il a choisi la démocratie pour son épanouissement mais les faiseurs de démocratie lui refusent obstinément à lui en laisser jouir les retombées comme pour tous les peuples libres. A chaque fois, qu’il choisit ses représentants, à travers d’élections libres, s’il n’en est pas exclu comme aujourd’hui, il voit son vote noyé dans son propre sang. L’heure a alors sonné pour que cessent ces crimes contre la démocratie haïtienne et ces pratiques d’exclusion ; et que l’on comprenne que ce peuple n’entend point renoncer à cette bataille qu’il aura à remporter malgré vents et marrées. D’ailleurs, lucide, intelligent, Il a choisi depuis près de 20 ans, un 16 décembre 1990, celui qui doit l’accompagner durant les 20 prochaines années jusqu’à la victoire finale où ses droits fondamentaux de justice sociale et de bien-être seront respectés.
Et les recettes économiques importées des plus grands experts internationaux à la Paul Collier ou concoctées localement à la DSNCRP ne sauraient nous permettre de nous tirer de ce marasme socio-économique tant que nous persistons dans cette voie exclusiviste, antidémocratique et négationniste.

LE CENTRE IDEOLOGIQUE LAVALAS

dimanche 29 mars 2009

DE LA DÉMOCRATIE RIGIDE À LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE


Le Comité Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer, de concert avec d’autres organisations locales se sont réunis le Vendredi 27 Mars 2009 au local du Restaurant China Buffet du conté de Broward situé au 2091 N. University Drive, dans la ville de Sunrise pour réfléchir autour des points forts et des points faibles de la constitution. Les thèmes de la double nationalité, et de la réforme constitutionnelle ont été entre autres débattus au cours de cette rencontre. La diaspora haïtienne du conté de Broward présente à cette soirée s’était montrée très éloquente sur le sujet de réforme constitutionnelle et de la double nationalité. Plusieurs intervenants ont mis l’accent sur l’importance d’une constitution dans un pays. La constitution est la boussole de l’Etat tant sur le plan politique que sur le plan social et économique. Ils ont mis en exergue la nécessité de la reconnaissance de la double nationalité en Haïti et ont entre autre démontré ses avantages et ses bénéfices pour l’ensemble du Pays.
Le centre d’intérêt de la soirée était indubitablement la Constitution de 1987. Elle caractérise la manifestation de la volonté du peuple haïtien dans les années 80. Un peuple assoiffé de justice, de liberté et surtout d’intégration sociale. Toutes fois la rigidité de la Constitution de 1987 a fait d’elle un outil qui a manqué à sa mission. Dans son préambule on peut remarquer que les citoyens avaient en tête la conviction de doter le pays d’un instrument démocratique capable de protéger les intérêts du peuple. L’idée était d’apporter un apport substantif au pays fraîchement libéré du joug d’une dictature féroce. Le stipulé des articles 13, 15, 18, 284.3 et 291 respectivement sur la double nationalité, concernant la consultation populaire en vue de la modification de la constitution et le fameux article « Makout pa ladann », dénoncent clairement une psychose de peur chez les constituants. http://www.hpp4haiti.com/mhavelo_passport.pdf
La constitution plaçait des balises, comme ce fut le cas de Dessalines quand il a fait construire des forts à travers le pays par crainte d’un retour éventuel des colons. Cela nous ramène à l’idée exprimée par le professeur Bell Angelot dans son texte: « Chaque Constitution est l’expression de son temps » Fort de cela, un doute de plus en plus grandissant s’est logé dans la tête de plusieurs participants qui se questionnaient sur le caractère « koupyon » de l’actuel gouvernement qui parle en ce moment de réforme constitutionnelle. Au premier abord, le peuple doit savoir de quoi il s’agit. Qu’est ce que ces dirigeants essayent d’inscrire dans la Constitution? Nous devons nous montrer très vigilants, car ce gouvernement n’est pas fiable. Cette réforme prendra t-elle en compte les nombreuses revendications du peuple haïtien? Ou sera-t-elle la consécration de la mise sous tutelle du Pays de Dessalines?
La participation populaire dans les affaires de l’Etat est considérée comme l’un des piliers du système démocratique. Etant donné l’extrême nécessité et l’importance de la décision des membres du corps social dans un pays qui se dit démocratique, il est à conseiller d’encourager la communication avec toutes les forces vives de la nation en matière politique. Il faut développer les infrastructures de la technologie de l’information afin d’aider la population à mieux comprendre le processus de réforme constitutionnelle mise en place. Il est aussi impératif de libérer la presse et les mass médias de l’influence et de la domination du gouvernement. Les journalistes ont ici un rôle primordial dans l’émergence des nouveaux principes de tolérance, d’acceptation d’autrui et d’intégration sociale. L’article 284.3 altérait le caractère démocratique de la Constitution 1987. De ce fait une large couverture médiatique sur les articles à amender est à encourager. L’interaction entre les gouvernants et les gouvernés peut assurer une stabilité fiable. Elle ne doit pas être seulement apparente ou une simple publicité des pays amis suivant la pleine satisfaction de leurs intérêts.
Est-il le moment idéal pour qu’un débat sur la réforme constitutionnelle occupe une si grande place dans l’agenda du gouvernement? Devant l’urgence et la complexité de la situation dégradante du pays, le gouvernement ne devrait-il pas plutôt se pencher sur les moyens de créer des emplois, de procurer au pays des infrastructures de base. ? N’est-il pas plus urgent de finaliser les élections des collectivités territoriales? Rappelons-nous que ces élections n’ont jamais été finalisées. Les questions se multiplient donc concernant cet empressement de réaliser des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. N’est-il pas plus pressant de se pencher sur les problèmes de l’agriculture puisque les enfants du peuple meurent de faim.
Les questions pullulent concernant l’urgence de procéder à une réforme constitutionnelle au cours de la période électorale. Il est aussi important de souligner que la diaspora haïtienne a saisit la chance de se faire entendre sur la question de la double nationalité. L’opinion des participants est faite sur la question de la double nationalité, ils optent pour une radiation tout simplement de l’article 15 de la Constitution. Leur vision des choses est bien claire. L’un d’eux a opiné en ces termes : « La double nationalité donnerait aux haïtiens de l’étranger la force morale de vivre leur exil involontaire en dehors de leur patrie tant aimée. Ils veulent être traités comme des haïtiens à part entière. Il est important pour que les haïtiens naturalisés fassent comprendre à leurs compatriotes qu’ils n’ont jamais voulu, en aucun cas, renoncer volontairement à leur nationalité. Ils ont pour des raisons bien précises adoptés la nationalité de leur pays d’accueil mais dans leur âme, ils n’ont rien changé, ils restent et demeurent haïtiens. »
Un autre participant a déclare : « Aussi Paradoxale que cela semble être, Nous avons adopté une autre nationalité pour devenir un meilleur citoyen pour pouvoir mieux venir en aide à notre pays d’origine.
La reconnaissance de la double nationalité nous permettrait de participer de façon plus efficace à la reconstruction d’Haïti à tous les niveaux ».
Ceux présents à cette manifestation culturelle ont également brandi leur revendication concernant le droit de vote. Comme cela peut se faire à travers des consulats et des ambassades de plusieurs autres pays, ils pensent qu’il est grand temps de penser à ce changement et d’arrêter de violer le droit des citoyens haïtiens de l’extérieur.
L’esprit de ces aimables participants ne s’était pas figé sur les articles précédemment cités, ils ont aussi questionné le respect de la Constitution Haïtienne dans son intégralité. Ils ont soulevés par ailleurs la présence des prisonniers politiques qui croupissent encore en prison et le flot des exilés politiques qui sont toujours loin de leur terre natale. Ils exigent que le droit des citoyens haïtiens soit respecté selon le vœu de la constitution.

L’article 41.1 stipule: « Aucun haïtien n’a besoin de visa pour laisser le pays ou pour y revenir ». Comme a dit l’autre « Konstitisyon se papye, bayonèt se fè, » les constituants ont pensé aux actes de kidnapping et à la trahison aveuglante des dirigeants qui les empêchent de travailler à l’application d’une vraie démocratie dans le pays.
Plus d’un pensent que la Constitution de 1987 était un travail de titans mais elle doit aussi refléter le mode de vie des citoyens et la ligne politique du pays à un moment donné. Et quand on considère que les temps ont changé, les lois doivent s’adapter à leur époque.
N’en déplaise à Montesquieu qui écrivait: « Il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante », évitant d’aller de la démocratie à la démocrature en Haïti.
Le débat sur la réforme constitutionnelle est déjà lancé. Dans cet ordre d’idée le gouvernement se hâte d’organiser des élections « bouyi vide » dans le pays en excluant le parti le plus populaire du pays. Le Comité Fanmi Lavalas des haïtiens d’outre mer leur aurait conseillé à son tour d’utiliser des mains tremblantes, pour que la montagne n’accouche pas d’une souris.

Néanmoins, qu'ils fassent leur travail et facilitent la réintégration de la diaspora trop longtemps reléguée au second plan alors qu’elle joue un rôle essentiel dans la vie socio-économique, d’Haïti.

Les haïtiens vivants à l’étranger disent OUI à la double nationalité.

La rencontre s’est terminée dans la sérénité après deux heures et demie de débat très animé. Ils ont tout de même fait des recommandations très pertinentes, concernant la garantie d’une stabilité socio-économique et politique, ils recommandent la formulation de politiques efficaces qui visent la répartition des richesses du pays. Ils demandent la fin de la marginalisation de certains groupes ainsi que le respect des accords internationaux sur les droits de l’homme et du citoyen. Ils prônent l’encouragement de la participation des femmes en leur accordant des rôles plus actifs dans le développement de la société moderne. IL faut aussi que l’Etat garantisse le droit des étudiants à participer à la vie politique du pays. Un encadrement professionnel des militants de base s’avère aussi d’une grande importance.
Pour finir, nous avons tous souhaité que les propositions d’amendement fassent l’objet d’un débat national afin de lutter efficacement contre certaines négativités des gouvernements en matières politiques, et socio- économiques.

Jean Joseph
Josette Elisée
Marie Carmel Dumont
Josué Pierre Louis
Jean-Luc Bell
Nadia Joseph
Fritz Jean-Pierre
Gary Dominique
Gary Jean-Pierre
Majolie Zéphirin
Jacob François
Youseline Bell

vendredi 27 mars 2009

CHAQUE CONSTITUTION EST L’EXPRESSION DE SON TEMPS



Au point de vue matérielle la constitution peut se définir comme l’ensemble des règles écrites ou coutumières qui déterminent la forme de l’état la dévolution ou l’exercice du pouvoir. Au point de vue formel la constitution est un document relatif aux institutions politiques, dont l’élaboration et la modification obéissent à une procédure législative ordinaire, comme par exemple une assemblée constituante. Et généralement elle se définit comme la charte fondamentale de la nation. La constitution est souple quand elle peut être révisée par un organe qui adopte les mêmes procédures pour les lois ordinaires; tandis que la constitution rigide est celle qui ne peut être révisée que par un organe distinct, probablement les deux tiers des deux branches d’un parlement bicaméral. En règle générale les constitutions coutumières, comme celle de l’Angleterre sont souples, celle des Etats unis l’est exceptionnellement aussi. Quand la constitution est souple elle perd un pourcentage dans sa suprématie, car dans la hiérarchie des lois elle n’est pas réellement au sommet, vu qu’elle peut être modifiée comme toutes les autres lois. La constitution haïtienne de 1987 est fortement rigide. L’article 282 de cette constitution stipule que « le pouvoir législatif sur la proposition de l’une des deux chambres ou du pouvoir exécutif, a le droit de déclarer qu’il y a lieu d’amender la constitution avec motifs à l’appui» L’article 282-1 exige que cette déclaration d’amendement doit réunir les deux tiers des deux chambres, et les autres articles continuent la rigidité de cette charte. Cette constitution est tellement rigide qu’elle côtoie en ce sens la ligne anti-démocratique, en son article 284-3 stipulant que « Toute consultation populaire tendant à modifier la constitution par voie de referendum est formellement interdite »

La constitution est le reflet d’un Etat de droit, sa mission sociopolitique est le bannissement de l’arbitraire. La nature ou le caractère d’une constitution ne dépend pas, ne varie pas, selon que l’Etat soit unitaire ou fédéral.
La vie constitutionnelle commence en Haïti à partir de 1801, si l’on admet indiscutablement que la nation existe avant l’Etat, car la constitution est la charte fondamentale de la nation mais non de l’Etat. Par contre on ne saurait réfuter la thèse qui fait de la constitution l’expression de la souveraineté de l’Etat qui est aussi, une création humaine, un phénomène historique, politique et juridique, une réalité nationale et internationale. Certains actes posés par Toussaint Louverture justifient l’existence de cet Etat, tel l’accord commercial conclu avec l’Angleterre en 1797, connu historiquement sous le nom de traité de La Pointe Bourgeoise. Les Traités sont de la compétence des Etats souverains. Cette constitution était confectionnée par Toussaint Louverture pour éteindre les ambitions de Napoléon de soumettre toute l’Amérique sous sa puissance. Un Empire ou le soleil ne se couche jamais était son rêve. Toussaint Louverture voulait un instrument juridique pour mettre un frein à l’esclavage des nègres par les Blancs. Ce fut une constitution anti esclavagiste, antiraciste imprégnée en filigrane d’un esprit indépendantiste. Elle fut publiée solennellement le 10 Juillet 1801.

Le 20 Mai 1805 Dessalines a promulgué la constitution impériale. Peut-on admettre que l’Etat souverain d’Haïti fut dirigé du premier janvier 1804 au 20 Mai 1805 sans Constitution ou dans la continuité de celle de 1801?


Cette charte fondamentale devait formaliser juridiquement les destinées de l’île d’Haïti. Elle est anti colonialiste, anti esclavagiste, anti raciste et interraciale. Elle admet sans xénophobie aucune, la cohabitation entre plusieurs races. Cette constitution fait d’Haïti le premier Etat du monde qui, fraîchement conquiert son Indépendance, ne manifeste aucun esprit de xénophobie en accordant la nationalité haïtienne aux étrangers de race africaine et indienne sans exclusion des blancs Polonais et Allemands. Et plus tard le nouvel Etat est allé plus loin en appliquant le droit racial avec la constitution de 1816.
La constitution du 20 Mai 1805 établit un régime militaire, totalitaire et absolu, avec compétence sur toute l’île d’Haïti qui répond aux exigences de l’époque, c'est-à-dire la gestion de la guerre pour garantir la paix, sauvegarder l’indépendance fraîchement acquise aux prix de grands sacrifices et contrer toute velléité des puissances colonialistes, plus spécialement La France.
En passant par la constitution du 27 Décembre 1806 qui introduit la République dans la littérature politique haïtienne, en transitant par les documents de la scission, la constitution de 1843 a véhiculé la pensée de grands changements, de grandes reformes dans la société haïtienne. C’est la constitution de 1843 qui la première fois, a manifesté l’idée de confier le poste de président à des civils pour mettre fin au règne des militaires, substitua le terme paroisse en commune, a donné naissance par la suite à la première secrétairerie d’Etat de l‘instruction publique. Le terme paroisse a été réapparu avec Soulouque. Sans négliger les effets des autres sur notre histoire, voyons la constitution de 1889, celle qui a connu la plus longue vie dans l’histoire politique haïtienne, qui a résisté aux assauts des politiciens haïtiens, mais qui succomba sous les baïonnettes des occupants en 1918.
La raison fondamentale de l’abrogation de la constitution de 1889 en 1918 était pour accorder le droit à la propriété foncière aux étrangers. Ce privilège leur était interdit depuis la constitution de 1805. Donc un pays qui est sous l’occupation ne peut en aucun cas amender sa constitution dans ses propres intérêts. Depuis 1990 la communauté internationale devient une actrice principale dans la vie nationale haïtienne. Les constitutions sont toujours confectionnées dans l’intérêt de ceux qui portent les baïonnettes. Et ce n’est pas sans raison que Tonton Nord scandait haut et fort que « konstitisyon se papye, bayonèt se fè ».

La constitution de 1987 est née de l’euphorie populaire, de l’émotion nationale et même de la folie haïtienne. Ainsi les constituants d’alors voulaient offrir à la nation une œuvre qui répondrait aux aspirations séculaires du peuple haïtien, mais, comme disait Blaise Pascal « le malheur veut qui veut faire l’ange fait la bête. ». En effet cette tendance n’est ni bizarre ni un hasard, car à chaque régime totalitaire, à chaque constitution anti démocratique, se succède une constitution libérale. Après la constitution de 1816 qui légitima les régimes de Pétion et de Boyer on a eu la constitution de 1843, très libérale, très démocratique. Donc la constitution de 1987 a suivi les mêmes sillons de l’histoire.
Les constituants ont voulu créer une rupture avec les régimes présidentiels trop forts, ils ont voulu un président sans dents et sans griffe, un chef de doublure qui exécute à coté d’un premier ministre puissant qui contrôle la machine gouvernementale. La constitution de 1983 a bien créé le poste de premier ministre, mais aujourd’hui l’expérience prouve que les us et coutumes politiques d’Haïti s’accordent mieux au régime présidentiel. L’exécutif bicéphale est trop conflictuel. En réalité, le président de la République garde malgré tout un pouvoir très étendu selon la constitution de 1987. Le premier ministre est le chef du gouvernement certes, mais c’est le président de la République qui dirige le conseil des ministres (art 166). Et de surplus l’article 136, fait de lui le maître d’œuvre, le grand patron des institutions publiques. « Le président de la République, chef de l’Etat, veille au respect et à l’exécution de la constitution et à la stabilité des institutions. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat ». Cette constitution projette une autre confusion dans les relations entre l’exécutif et le parlement. Elle ne définit ni un régime parlementaire, ni un régime présidentiel et semi parlementaire non plus.
Pierre Pactet dans son ouvrage intitulé « Les institutions politiques et Droit Constitutionnel définit cette dyarchie comme un régime dualiste. « En régime parlementaire dualiste, le gouvernement est politiquement responsable non seulement devant l’assemblée, ou les assemblées, comme il a été explique, mais aussi devant le chef de l’Etat, qui participe activement à l’exercice du pouvoir. Il est clair qu’un tel système ne peut fonctionner correctement que si le chef de l’Etat et la majorité parlementaire appartiennent au même courant politique, car s’il n’en est pas ainsi, la position du gouvernement risque de devenir intenable…….c’est pourquoi le régime parlementaire dualiste est justement critiqué, car il ne peut conduire qu’à un blocage des institutions »
La constitution établit alors un régime d’assemblée qu’on n’est jamais arrivé à instituer. Et ces assemblées ne sont définies ni comme une branche de l’exécutif, ni comme un parlement régional. Elles exercent un pouvoir de contrôle sur les collectivités, elles peuvent participer au conseil des ministres, et peuvent aussi choisir les juges, acteurs du pouvoir judiciaire.

Le projet d’amendement de cette constitution est bien une nécessité, mais pas une urgence et non plus une priorité. Cette constitution est une couveuse de jobs qui alourdissent les charges de l’Etat qui devient impotent devant ses responsabilités et qui renonce aux services à la population. Comment expliquer que l’application d’une constitution peut amener même à l’hypothèque de la souveraineté nationale, car le budget national est supporté à soixante dix pourcents par l’aide internationale ? Quel scandale ? Quelle vassalisation ?
La souveraineté alimentaire n’est qu’un rêve et même un cauchemar, avec moins de vingt cinq pourcents des trente pourcents de l’espace cultivable et l’importation de plus de cinquante pourcents des produits alimentaires négligés par notre agriculture un millions d’œufs par jour de la République Dominicaine.
Par conséquent il faut penser un nouvel Etat, il faut panser l’Etat, il faut créer une démocratie haïtienne, et alors promulguer une constitution à la dimension d’une nouvelle vision et à la mesure de nos moyens. On ne peut importer ni la démocratie, ni le développement économique. En plus une nouvelle constitution n’apportera rien de nouveau au pays, si nos dirigeants gardent cette même mentalité d’irresponsabilité et d’insouciance, s’ils continuent à diriger sans aucun respect de la personne humaine et des biens de l’Etat. Le vrai amendement est celui de notre conscience et de notre mentalité. Le 17 octobre 2007 le président de la République a accusé la constitution comme responsables de l’instabilité du Pays. C’est faux, la constitution est innocente. Ce n’est pas la charte fondamentale qui est responsable des retards budgétaires, et le non respect des calendriers électoraux. L’opinion nationale semble opter pour la double nationalité ou l’intégration des haïtiens jouissant d’une nationalité étrangère dans la gestion du pays, selon l’esprit de la loi de juillet 2002 promulguée par le gouvernement Lavalas ; l’instauration d’une cour constitutionnelle et la création d’une force de défense du territoire national. Donc le projet nécessite un grand débat national pour savoir ce qu’il faut rejeter, ce qu’il faut conserver et ce qu’il faut ajouter.

Mais le grand dilemme, c’est le pouvoir en place qui n’inspire aucune confiance pour un projet national de si grande envergure. Son attitude, son esprit d’exclusion manifestée pour l’organisation des nouvelles élections pour le renouvellement du tiers du sénat inquiètent. La commission qu’il a créée à cet effet exclut la diaspora catégoriquement, l’organisation politique Fanmi Lavalas et certaines personnalités bien trempées dans le droit public.
A bas l’exclusion d’où qu’elle vienne !

En conclusion on aura beau changer ou amender les constitutions, le pays restera inchangé si nos hommes et nos femmes d’Etat n’opèrent aucun amendement dans leur conscience, aucun changement dans leur savoir faire. La vingt deuxième constitution est menacée d’être amendée après vingt deux ans d’existence. Mais en même temps la météorologie politique du pays annonce de nouvelles crises qui seront provoquées par les prochaines élections qui seront les plus pauvres en participation, les moins démocratiques et les moins libres, par la méthodologie adoptée par le président de la République pour amender la constitution, par la maladresse du pouvoir en place miné par la corruption et l’incohérence, par la crise économique chronique qui gangrène le pays . Le brasier de l’émeute de la faim d’avril dernier est encore fumant. Nous n’avons pas réellement un problème de constitution, mais plutôt un problème d’hommes et de femmes pour respecter et faire respecter la constitution. Nous faisons ce qui est prohibé par la constitution, nous négligeons ce que la constitution nous ordonne. Cette prophétie de Firmin, faite un mois avant sa mort le 19 septembre 1911 est encore d’actualité « Je puis disparaître sans voir poindre à l’horizon, l’aurore d’un jour meilleur. Cependant, même après ma mort, il faudra de deux choses l’une : ou Haïti passe sous une domination étrangère ou elle adopte résolument les principes au nom desquels j’ai toujours lutté et combattu. Car au vingtième siècle et dans l’hémisphère occidental, aucun peuple ne peut vivre indéfiniment sous la tyrannie, dans l’injustice, l’ignorance et la misère »

BELL ANGELOT, Professeur de droit public
Directeur fondateur du Centre Haïtien de Recherches et
D’Investigations en Sciences Sociales

mercredi 25 mars 2009

L’AMBASSADEUR DU CANADA GILLES RIVARD DOIT ÊTRE DÉCLARÉ PERSONA NON GRATA POUR VIOLATION DE LA CONVENTION DE VIENNE ET INCOMPÉTENCE


L’AMBASSADEUR DU CANADA GILLES RIVARD DOIT ÊTRE DÉCLARÉ PERSONA NON GRATA POUR VIOLATION DE LA CONVENTION DE VIENNE ET INCOMPÉTENCE SUR LES LOIS REGISSANT LA PRESENCE DU CORPS CONSULAIRE CANADIEN EN HAITI.

“L’ambassadeur Canadien à Port au Prince estime que le parti Fanmi Favalas n'a aucune chance de participer dans la course électorale du 19 avril 2009 et croit que ce dossier est clos”. Nous croyons que la déclaration de l’ambassadeur est symptomatique du rôle déstabilisateur qu’a joué le Canada dans les événements du 29 Février 2004, et ce n’est qu’une continuation de la marginalisation de la majorité du peuple haïtien. “Selon le diplomate canadien le CEP est souverain dans ses décisions en matière électorale”. Ambassadeur Rivard est à peine arrivé en Haïti que déjà il se comporte dans le pays comme un homme de droit, opinant publiquement sur une question de droit national, ce que nous considérons comme une violation flagrante des lois sur le territoire de l’Etat de résidence. Quelles sont les connaissances ou les qualifications du diplomate en matière de lois haïtiennes qui lui donneraient l’autorisation de faire une telle déclaration. A moins que les diplomates qui se trouvent sur la terre de Dessalines, soient en consécration avec les dieux et imbus de la science infuse des qu’ils atterrissent sur notre sol. Dans aucun pays démocratique et dans aucun cas, il ne peut exister d’institutions étatiques au dessus de la loi. Dans le cas en question qui domine l’actualité haïtienne, le tribunal des référés a la juridiction sur cette affaire et leur décision est légale et définitive. Le CEP n’a aucun autre choix que d’inclure Fanmi Lavalas dans les élections du 19 Avril 2009. Canada serait-il un partisan de cette machination politique en cours qui ne peut avoir d’autre effet que de plonger Haïti dans le chaos? Serait-ce profitable pour le projet de tutelle prône ultérieurement par le groupe Canadian Focal (Voir lien http://www.hpp4haiti.com/Final_French_Haitiminustha1_0408.pdf )?



Comment expliquer que l’organisation Fanmi Lavalas, le plus populaire de tous les partis se trouvant actuellement sur la scène politique haïtienne, un parti qui a maintes fois participe aux élections soit disqualifié dans son entièreté?
Le comportement et le raisonnement du diplomate canadien Rivard sont inacceptables. Monsieur Rivard, dites-nous existe-t-il dans votre pays une institution étatique au dessus de la loi? Vous qui prétendez encourager le maintien du système démocratique haïtien, pourquoi pensez-vous maintenant qu’il serait acceptable d’avoir chez nous une institution qui soit au-dessus de la loi? Défendez-vous les intérêts haïtiens ou vos propres projets monsieur le diplomate?

Monsieur Rivard, ne savez-vous pas que le fait de vous immiscer directement dans les affaires politiques haïtiennes constitue une violation flagrante de la convention de Vienne de 1963 en son article 5 sur le fonctionnement des consulats et ambassades dans les pays de résidence?

Nous de Fanmi Lavalas prônons un partenariat serein entre la communauté internationale et Haïti en tenant compte des priorités d’Haïti et le respect mutuel. Le comportement de Mr. Rivard fait fi des lois d’Haïti et des conventions internationales. Il est tant pour qu’Haïti ait un état fort capable de mettre fin a ces genres de violations des corps consulaires dans notre pays. Un état pouvant imposer le respect des lois du pays.
La détermination du peuple Lavalas à élire son propre leader a mis monsieur René Preval à la présidence. Si Preval pense être à même de barrer la route au désir du peuple, nous lui conseillons de penser mûrement. Comme on dit si bien dans la langue de la résistance « SE BYEN KONTE, MAL KALKILE »

samedi 21 mars 2009

LA VULGARISATION ET L’APPLICATION DE LA CHARTE DE FANMI LAVALAS SONT PRISES EN CHARGE!


Chers fidèles lecteurs, partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas, nous vivons une ère nouvelle au sein de cette Organisation, où l’utilisation de la technologie, de l’information nous permet de communiquer avec un groupe plus large dans un même espace de temps plus restreint. La vulgarisation de la charte de l’organisation s’avère primordiale pour notre survie en tant que groupe organisé. Le Comité Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer, se donne pour mission de vulgariser la charte et de la faire respecter par tous les membres de l’Organisation Fanmi Lavalas.
Tout système politique cohérent, énergétique, efficace et durable a une boussole sans laquelle il se perd dans l’infini des contradictions, comme un bateau sur les reflux des vagues de l’océan. Pour nous autres de Fanmi Lavalas notre boussole c’est la charte de l’organisation. Quand dans un pays la loi est bannie, c’est le règne du banditisme et de l’anarchie qui s’établit. Nous devons servir d’exemple aux autres, étant incontestablement le parti le plus fort. Nous devons montrer au monde entier que nous sommes capables et prêts à diriger notre pays. Nous voulons que notre Organisation soit non seulement la plus forte mais aussi la mieux structurée. Et c’est dans cet ordre d’idée qu’une application systématique de la charte s’impose.
Nous rendons hommage à ceux-là qui eurent l’idée géniale de doter le parti d’une des plus belles constitutions. Nous pouvons clamer avec fierté, qu’il y ait des hommes et femmes compétents parmi nous. Une élite politique qui pense, prêt à conduire le pays sur la voie du développement durale, et du progrès malgré les contraintes et embûches de toutes sortes qui foisonnent son chemin.
Joignant la parole à l’action, nous de Fanmi Lavalas continuons à faire œuvre qui vaille. Nous allons, pour commencer, concentrer notre attention sur les articles 13, 19, 20,21 et 22 de la charte pour en tirer la substance fondamentale à la bonne marche de l’Organisation.
La charte prévoit des groupes qui forment la structure de l’organisation devant contribuer d’une façon permanente à maintenir cette structure solide. Vu le caractère gigantesque de l’organisation, elle ne saurait se reposer sur un seul, deux ou même six pilier. Fanmi Lavalas ne

sera pas détruite comme le temple de Salomon; ses racines repousseront et se multiplieront parce qu’elles sont profondes et nombreuses. Aujourd’hui nous proposons de publier ces quelques articles de façon à les faire connaître à tous:
Atik 13
Gwoup ki dwe fè travay la se:
a) Kowòdinasyon seksyon kominal yo;
b) Kowòdinasyon kominal yo;
c) Kowòdinasyon depatmantal;
d) Kowòdinasyon nasyonal;
e) Komite ekzekitif.
Atik 19
Nou jwenn nan Kowòdinasyon nasyonal la:
a) Reprezantan nasyonal la;
b) Nèf (9) delege, yo chak reprezante yon Kowòdinasyon depatmantal. Kowòdinasyon depatmantal la dwe bay reprezantan li a
yon manda pou (6) mwa. Li kapab vini avèk youn oubyen de (2) delege Kowòdinasyon depatmantal nan reyinyon Kowòdinasyon nasyonal yo;
c) Konseye espesyal Reprezantan nasyonal la.
Si Reprezantan nasyonal la vle, chak manm sa yo kapab jwe wòl pòtpawòl Òganizasyon an bò kote pa yo. Manm Fanmi Lavalas yo chwazi nan eleksyon kòm palmentè, majistra oubyen pou nenpòt lòt pòs nan Leta, kapab vini manm Kowòdinasyon seksyon kominal, depatmantal oubyen nasyonal la.

Atik 20
Kowòdinasyon nasyonal la se prensipal otorite pou òganize kongrè. Yo reyini 2 fwa nan ane a pou pi piti osnon chak fwa Reprezantan nasyonal la deside li.


Atik 21
Nan Komite ekzekitif la gen:
a) Reprezantan nasyonal la;
b) Nèf (9) delege, chak reprezante yon Kowòdinasyon depatmantal. Kowòdinasyon depatmantal la dwe bay reprezantan li a yon manda pou (6) mwa. Li kapab vini avèk youn (1) oubyen de (2) delege Kowòdinasyon depatmantal nan reyinyon Komite ekzekitif yo;
c) Yon administratè;
d) Yon trezorye;
e) Yon sekretè;
f) Plizyè konseye espesyal Reprezantan nasyonal la oubyen espesyalis nan zafè politik, ekonomik, oubyen sosyal.

Atik 22
Komite ekzekitif la gen pouvwa chwazi manm oubyen lòt moun pou travay sou divès kalite dosye. Moun sa yo ap fòme komisyon pou yo rive fè travay la pi byen.
Il est à remarquer que les coordinations sont les principales entités constituant la charpente structurelle de l’Organisation Fanmi Lavalas. Elles sont au niveau, des sections communales, des communes et des départements. La structure générale est coiffée d’une coordination nationale qui à sa tête un Représentant National, malheureusement on n’avait pas prévu de coordonnateur ou de coordonnatrice. Fort de ce constat il est impératif que les responsables de l’Organisation travaillent à la restructuration de la charte en encourageant la formation de différentes coordinations.
D’aucun pense qu’en absence du Représentant national le parti doit végéter. Le Représentant national de son coté déploie des efforts herculéens afin de maintenir le contact avec l’ensemble du corps de l’organisation en nommant un porte-parole et des conseillers. Le Comité Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer sollicite la collaboration de tous les membres de l’organisation pour que la tâche qu’elle s’est attribuée de publier et d’encourager le respect de la charte de l’Organisation soit un succès.

jeudi 19 mars 2009

STANLEY LUCAS DRUGS AFFILIATION AND DESTABILIZATION OF HAITI BY OSNER FEVRY AND SMITH GEORGES

Time Warner Cable, MNN
The World and Democracy


Published: March 17, 2009

By Smith Georges

New York - During my recent interview with Dr. Osner Fevry on March 13, 2009, Mr. Fevry, a prominent Haitian Lawyer and Law professor, confessed that he was a key witness and he attended three seminars organized by the Republican party in Santo Domingo prior to the 2004 coup that toppled former Haiti president Jean-Bertrand Aristide. A coup that Pres. Aristide called himself a modern day kidnapping. Mr. Fevry also talked about money given out by the Republican Party to the opposition.

When asked about his profession, he replied "Yes, I am teaching communication and Law, Sociology and Mass Media and right now I have a class of International Criminal Laws at the State University, When asked how would he describe himself, he replied He is a journalist, a Christian, an Evangelical Christian. I try sometimes to establish a kind of parallel between Barack Obama and myself with the kind of humble arrogance."

Describing the current condition in Haiti, Fevry had this to say "In term of social and economic change, no, not at all , the young people begin to believe that they dont have any future in Haiti, thats what they call, unfortunately, in French desesperance. Its not the period where the young people can say that we hope that something will change; quite the contrary because people who are acting as leaders at the head of the country are not inspirational. They are not inspirational for the young people."

There is a crisis there. There is one political party, the Lavalas party was excluded from the process. What can you say about that? "What I can say about that as a an intellectual middle class university professor, I am against all exclusion," replied Mr. Fevry.

I mean representing as a lawyer. That's what I mean. Mr. Fevry replied "I am a lawyer, no. I have given so many interviews on TV, on radio regarding this case of Lavalas, it won't be ethical for me right now to take the side for the CEP or for the Lavalas. I think I must maintain my position of giving advices or taking position on radio and television by neutral comments not by partisan action."

In reference to Stanley Lucas, Mr. Fevry reflected "It's unfortunate that Mr. Lucas who had a lot of good potentials didnt use his credit and the money that was given to him during the period of 2000-2004 to promote leadership among the political parties in Haiti but instead was using this money to promote his own image with his own little circle of friends."

He continued "Unfortunately Mr. Lucas from Washington supported by the Boulos family and the Apaid family. Unfortunately he's using the American soil, the American territory to invade the net with false propaganda . Sometimes bad news, black news regarding people in Haiti and people in the diaspora. Dont forget Jesse Helms was very close to him. A lot of money was given by IRI, the International Republican Institute. You know, Let me explain this. I was the representative for Gerard Gourgue, who was the virtual president during the Aristide era. I was the lawyer for the convergence, but I once asked to Mr. Luigi Einaudi who was the mediator for the OAS to discuss between Lavalas, the convergence, and the international community. And I said that Mr. Luigi Einaudi, I heard that the opposition received a lot of money from the Republican party, and Mr. Aristide had even said $20 million. He said OK Mr. Fevry, next time I will be in Haiti, I will give you a report regarding this money whether they have received money or not. On the next trip Mr. Luigi Einaudi confirmed before witnesses, yes, there were money sent to the opposition and - Mr. Lucas was part of the network for this money fueling from Washington and from elsewhere to Haiti and sometimes via Santo Domingo, Dominican Republic."

"I participated in the meetings that the IRI and Lucas organized in the Dominican Republic. I participated in three meetings and I discovered at that time it was meetings on leadership, on how to treat political leaders to organize elections. There was nothing secret during those kinds of training seminars. Mr. Guy Philippe, Lucas and the other people had not decided on secret thing, secret agenda, but I can testify as a key witness, as one of the actors that I was in three of those seminars organized by the Republican party in Santo Domingo. But, Mr. Luigi Einaudi told me, a matter of fact, yes, there was money given to those kind of activities. Was it given to organize a coup? I dont know. Was it given to Mr. Lucas to form a plot? I dont know. I am glad to hear that actually the US Congress will be forming a kind of task force, a kind of investigative force unit - I dont know - to see for the coup what happened in 2004. Exactly to find out what happened who were the main actors and what was the main agenda for that," said Mr. Fevry.

dimanche 15 mars 2009

DOIT-ON PARLER DE DISSIDENCE OU DE PIRATERIE POLITIQUE AU SEIN DE FANMI LAVALAS?


DISSIDENCE ET PIRATERIE POLITIQUE

Point n’est besoin de réinventer la roue dans le domaine du principe de parti au sein d’une organisation politique. Fanmi Lavalas est une organisation puissante, forte, la plus populaire que le pays ait connue si l’on veut. C’est aussi l’organisation qui a connu le plus de déboires sur le clavier politique de ce pays. En témoignent les deux coups d’état enregistrés dans les annales de son histoire et les nombreux cas de kidnappings et d’assassinats politiques qu’ont subi ses membres et partisans. L’organisation se confronte à des difficultés de taille que sur le plan interne, national qu’international tout en restant et demeurant le parti le plus fort politiquement vu l’attachement du peuple au leader Charismatique du mouvement. Souvent dans le langage familier de plus d’un on a pu enregistrer les mots de trahison ou de traîtrise, sinon l’égoïsme jusqu’à l’égocentrisme. Cette mentalité relève de la pratique moderne des partenaires politiques. Le jargon est riche d’un vocabulaire qui serait loin d’être nouveau. Parler de méfiance ou de division est monnaie courante. D’autres mots se sont nouvellement manifestés sur la scène politique haïtienne, comme dissidence ou piraterie politique. Le mot piraterie se retrouvait déjà sur les lèvres des hommes du Moyen-âge, plus tard avec la montée vertigineuse de la technologie, on parle de la piraterie électronique et/ou intellectuelle. On voulait tout simplement parler des gens qui utilisent ou qui s’emparent et reproduisent le travail des autres sans aucune autorisation au préalable. Dans les temps modernes nous constatons l’avènement des pirates politiques ou des politiciens pirates. En créole on dirait « Bourik travay, pou chwal galonnen »
Les espèces se reproduisent. Cette réflexion nous amène à dire que la trahison et l’égoïsme se marient ils engendrent ainsi de beaux enfants tels la méfiance et la division. Pour en faire une maxime, la division et la méfiance sont les enfants chéris du couple « Trahison et égoïsme ». Le climat serein des groupes d’individus de tous les âges et de toutes les couches sociales se dérange par la dissonance dans le verbiage politique. Le clivage s’agrandit par la démarche pirate de certains membres de Fanmi Lavalas. Afin de palier au mercantilisme politique une décision ferme s’impose. Il faut l’application intégrale de la charte de l’organisation. La mauvaise interprétation de la loi mère de Fanmi Lavalas est à éviter. Le cataclysme politique qu'engendre cette pratique est nuisible à tout un chacun. Tous les membres de l’organisation sont importants d’autant plus que tous les membres, partisans ou sympathisants sont impliqués de façon active à sa promotion. Les militants de base jouent leur rôle, les cadres du mouvement ont aussi leur place. Dans un système donné la gestion des ressources est primordiale. C’est une erreur fatale de privilégier un groupe par rapport à un autre. L’exclusion d’un groupe sous aucun prétexte que se soit, ne saurait être la meilleure formule pour accéder au poste de commande au sein de l’organisation. Aussi, l’acte de piraterie peut-elle se révéler destructive?. Fanmi Lavalas vit un moment crucial où toutes les entités devraient conjuguer leurs efforts pour repousser les nombreuses attaques des forces alliées. Ce n’est pas le bon moment pour que les pirates se montrent, si rien n’est fait rapidement afin d’y remédier, l’organisation continuera à s’enliser.
Personne n’est dupe, il faut arriver suivant la route tracée par la charte. Plusieurs membres mal intentionnés ne sauraient pirater le mouvement par une mauvaise lecture ou en traitant les autres membres qui ont travaillé à l’avancement de l’organisation de dissidents. On peut dire que ces individus veulent tout simplement la destruction du parti.
Le non respect de la volonté populaire est à craindre aussi, nous nous réclamons du titre de démocrate, le « pouvoir pour le peuple et par le peuple ». Vouloir détruire l’organisation Fanmi Lavalas c’est jeter dans la poubelle de l’histoire les nobles revendications de toute une nation. Une mise en garde est lancée à tous les membres de Fanmi Lavalas sans distinction. La lutte intestine est une brèche ouverte au passage des ennemis de la démocratie à combattre et à vouloir réduire au silence les desideratas du peuple haïtien.
Nous condamnons au sein de l’organisation, la piraterie politique et la dissidence d’où qu’elles viennent. Ces comportements sont catastrophiques pour le mouvement. Seule une entente raisonnable s’avère utile et même indispensable.
Dans une prochaine intervention, nous ferons la lumière sur plusieurs articles de la charte qui ont eu une interprétation erronée, principalement ceux concernant le Représentant National, le Comité Exécutif et l’article traitant du choix des candidats. Si un groupe d’individus veut réinventer la roue, qu’il le dise clairement, car concernant les démarches à prendre pour la gestion de l’organisation tout est déjà clairement dit. Il vous faut seulement un recul pour analyser, réfléchir un peu et comprendre que notre problème aujourd’hui ne saurait être résolu dans la division ou en essayant de sauter sur une situation de crise pour kidnapper le mouvement.
Il va s’en dire que les deux comportements créent des mythes contradictoires. La piraterie engendre l’homme absurde. Ne pouvant pas accéder au pouvoir par la voie tracée par la charte, l’absurdité pousse certains à l’utilisation des moyens frauduleux et ignobles. Cette expérience nous conduit à la découverte de l’exclusion forcée de certains membres ne voulant pas accepter le statut quo. La frustration crée le mythe de la dissidence ou celui de l’homme révolté. Cela nous emmène tout droit vers l’amputation de la réalité et aux désastres politiques. Au constat du mépris des valeurs, certains membres peuvent adopter des comportements jugés inadmissibles et même qualifiables de dissidence.
La politique repose sur des tensions insurmontables qu’il faut néanmoins tenter de surmonter. Faire montre d’une complète ignorance des problèmes qui existent et qui sont déjà largement exposés sur la place publique c’est ce qu’on qualifie de politique de l’autruche. Il ne faut non plus les banaliser, ils méritent d’être traités avec tête reposée. Les membres doivent se forcer de créer un climat propice au dialogue et à l’unité. C’est dans ce contexte que se situe la rencontre tout à fait logique du savoir politique et de l’attachement au mouvement. Ces deux tendons peuvent conduire à l’unité indispensable et au bon fonctionnement de tout système donné. L’expérience des dangers du passé doit servir à consolider le présent sans sacrifier le futur inconnaissable de la politique. Les pirates du mouvement sont obligés de contenir leurs illusions et ceux là qui sont traités de dissidents doivent surmonter leur frustration et les deux devront appliquer une dynamique dialectique pour une ère nouvelle au sein de l’organisation.
Comment voulez-vous donc qu’on vous prenne au sérieux ? Quand vous les membres de cette organisation vous vous entre-déchirez pour le pouvoir. Vous ne respectez pas les vraies valeurs que vous possédez au sein de l’organisation même, et vous les dirigeants trop égoïstes vous constituez une machine à broyer vos propres ressources. Vous ne voyez pas que vous retardez la lutte populaire et en même temps, vous faites souffrir d’avantage le peuple haïtien qui a une soif ardente de justice, de bien-être social et de paix « Lapè nan tèt, lapè nan vant ». Vous pratiquez l’autodestruction de l’organisation par votre attitude déraisonnée. Ne savez vous pas qu’en politique il n’y a pas d’amis ou d’ennemis éternels, nous sommes à l’ère de la négociation, pas à la guerre. Entre vous Lavalassiens l’un est un loup pour l’autre, cessez donc vos pratiques insensées. Ressaisissez vous, « pirates et dissidents » pensez à un meilleur avenir il est encore temps, pensez à 2011, pensez aux revendications du peuple qui place son espoir sur vous.
Que vous soyez devant, au milieu ou en arrière vous êtes embarqués ensemble dans le même train. L’expérience du passé doit guider votre chemin. Dès que vous portez déjà l’étiquette lavalassienne personne ne vous ramassera au cours de route sauf si vous êtes un vrai traître ou en faisant semblant de l’être car vous portez en vous le germe de la révolution. Plusieurs d’entre vous font le mort sur l’autoroute politique tout en pensant que Président Préval allait vous donner un peu d’oxygène, au contraire il vous a cogné la tête, il vous a, par ses mains lavalassiennes, étouffés ; qu’attendez-vous pour comprendre ? Mes amis l’enjeu est de taille, vous n’avez plus de temps à perdre.
Pour finir nous vous dirons ceci : Continuer à agir de la sorte c’est de vous transformer en un outil entre les mains des ennemis du peuple.

YON SÈL NOU FÈB, ANSANM NOU FÒ, ANSANM ANSANM NOU SE LAVALAS.

jeudi 12 mars 2009

BILL CLINTON PRONE LE RETOUR DU PRESIDENT ARISTIDE EN NOUS RAPPELANT A ESPERER A UN AVENIR MEILLEUR.


Le Dr. Jean Bertrand Aristide reste et demeure l’un des plus grands leaders qu’ait connu Haïti; un point de vue reconnu et accepté même dans les sphères politiques internationales. Ce leader charismatique a su faire revivre dans le cœur de ses frères l'espoir d'un avenir meilleur. Un homme persévérant, fidèle à lui-même et à son pays et qui n'a jamais cessé de lutter aux cotés de la masse haïtienne pour une vraie justice sociale et un vrai mécanisme démocratique. Il va donc de soi que l'amour du peuple haïtien pour le Président Aristide n’ait pas changé malgré les calamités et la descente aux enfers qu’ait connues le pays dues aux mouvements subversifs, déclenchés par les GNBistes contre le gouvernement Lavalas à la veille de la célébration du bicentenaire de l’indépendance de notre chère nation.

A la fin du 20ieme siècle, le Président américain Bill Clinton a gagné l’amour du peuple haïtien et sa reconnaissance éternelle pour avoir arrangé le retour au pouvoir du Président Aristide en 1994. Aujourd'hui encore, il nous prouve qu'il est tout comme notre leader, un représentant du peuple, un ami de la justice et de la démocratie participative.
Dr. Aristide prônait toujours un partenariat serein entre la communauté internationale et Haïti en tenant compte des priorités d’Haïti et le respect mutuel. Les grands axes du programme de gouvernement de Fanmi Lavalas pour les années 2001-2006 définissaient déjà le processus à suivre pour assurer l’avenir meilleur ainsi mentionné par l’ancien président américain au cours de sa récente visite en Haïti le 9 mars dernier.



LES GRANDS POINTS


1. La réalisation à court terme de travaux d’infrastructures couvrant et désenclavant les 565 sections communales actuelles en vue de permettre une participation effective de la population au développement économique et social du pays. Elle entend par la une organisation stable et viable, a long terme, des secteurs; Routes et ouvrages d’art, Ports et Aéroports, Transports et Circulation, Logement, Bâtiments publics, Energie, Télécommunications;
2. La poursuite des efforts de relance de la production nationale pour les cinq prochaines années avec comme priorités la croissance de l’agriculture, de la pêche et de L’aquaculture, de l’industrie d’exportation, de l’industrie de substitution à l’importation, et de l’artisanat. Des actions déterminantes seront entreprises en vue de promouvoir la Micro-finance et les différents types de coopératives pour en faire des leviers de cette croissance;
3. La poursuite de la mise en œuvre du Plan National de l’Education, mais avec trois objectifs bien spécifiques d’ici 2004, qui sont: une école fondamentale dispensant, dans chaque section communale, une éducation de qualité, mettant en valeur le travail manuel et l’esprit de coopération; la scolarisation universelle et, le dernier mais non le moindre, une réduction significative du taux d’analphabétisme chez les adultes;
4. La couverture du territoire national par l’extension du réseau des centres de santé et le renforcement des soins de santé primaires. L’objectif est d’avoir d’ici 2004, une entité fonctionnelle dans chaque section communale avec une implication effective de la population dans le processus de prise de décision.
5. La réorganisation du système judicaire dans le cadre de la lutte contre l’impunité et pour la réparation, et l’extension du service policier a toutes les catégories sociales, particulièrement celles vivant dans les zones rurales.
Le développement de ces cinq axes, avec la participation de tous les citoyens et citoyennes du pays, et la coopération des amis d’Haïti, sera, en majeure partie, basé sur la mise en valeur et l’exploitation de toutes nos ressources. Il sera aussi un signal positif d’un engagement sur l’autoroute de la décentralisation et du développement.
Nous, de Fanmi Lavalas sommes heureux de voir qu'une fois encore, l'ancien président américain ne fait pas défaut à la masse haïtienne. Il ne fait qu'étendre la politique de l'espoir du président Obama qui reconnait que tout peuple a doit à un avenir bien meilleur que le sort incertain que connaissent aujourd'hui nos frères et soeurs haïtiens. Ces leaders incontestés comprennent donc que le meilleur moyen de résoudre un problème c'est de remonter à son origine, d’aller jusqu’à la racine du mal, pas de le contourner par des machinations anti-démocratiques

dimanche 8 mars 2009

FANMI LAVALAS TOUJOU LOREYA NAN BAY FANM AYISYEN BON JAN TRETMAN, BÒN FÈT MANMAN LIMANITE


La Journée internationale de la femme a vu le jour au tournant du XIXe et du XXe siècle, en Amérique du Nord pour se répandre ensuite en Europe et dans le reste du monde. Un grand malaise et des discussions critiques se produisaient parmi des femmes, l'oppression et l'inégalité les forçaient à être plus vocale et actives dans la campagne pour le changement. En 1908 à New York 15.000 travailleuses protestaient contre leurs piètres conditions de travail réclamant des heures moins longues, un meilleur salaire et des droits de vote. Conformément à une déclaration du Parti socialiste américain, la première Journée nationale de la femme a été célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913. Les Socialistes International réunie à Copenhague ont instauré une Journée de la femme, à caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour aider à obtenir le suffrage universel des femmes. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes venant de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. Aucune date précise n’a été fixée pour cette célébration.

Nous de Fanmi Lavalas avons fait de l’égalité des sexes et de la représentation des femmes au sein de Fanmi Lavalas le fer de lance d’une démocratie participative et représentative.
Dans l’article 50 de notre charte fondamentale, la participation des femmes aux joutes électorales est mandatée au moment même de la création de la charte originale de Fanmi Lavalas..
«Sou chak twa (3) kandida Òganizasyon Fanmi Lavalas, nou dwe jwenn yon fi.» Il faut aussi noter que, c’est sur le gouvernement du Président Aristide, en Novembre 1995 qu’Haïti a pour la première fois eut une femme Premier Ministre.
Après 32 ans de mobilisation, les femmes à travers le monde se voient obligées de lutter pour que leur droit à l'autodétermination soit respecté, et pour que le décalage entre leur salaire et ceux des hommes pour le même emploi n’existe plus. Il est temps de faire de l'égalité de rémunération salariale, une partie essentielle dans la prise de décision pour un avancement de carrière, où hommes et femmes seraient jugés selon les mêmes règles.
La lutte assidue de Fanmi Lavalas au fil des années pour le respect, l’égalité et le droit des femmes nous a donnée l’éminente première sénatrice du nord Youseline Augustin Bell.
Nous souhaitons que le 8 Mars 2009 soit le début d’une vraie révolution pour que les femmes soient traitées sur un même pied d’égalité que les hommes.
Ces derniers devraient commencer à faire de petites choses qui nous rapprochent de la véritable égalité, comme le partage des tâches ménagères, l’éducation des enfants sans distinction de sexe, l’intégration des femmes dans toutes les décisions importantes de la famille.
L’homme doit continuer à se comporter envers sa femme de la même manière que lorsqu’il tentait de gagner son cœur. Elever les enfants dans le ménage selon les mêmes règles quel que soit leur sexe, en répartissant équitablement les tâches ménagères sur une base de rotation.
L'adoption de politiques capables de modifier le comportement des contrevenants, afin d'assurer la paix, le progrès social et l'égalité.

La jouissance des droits de l'homme et des libertés fondamentales nécessitent la participation active de tous. Il est l'occasion de réfléchir et d'examiner dans quelle mesure nous avons progressé dans la lutte pour l'égalité, la paix et le développement. C'est également l'occasion de s'unir, de reconnaître la contribution des femmes dans le renforcement de la population mondiale, se mettre en réseau et se mobiliser pour un changement significatif au nom des femmes du monde entier.

samedi 7 mars 2009

BILAN D’UN DÉSASTRE

Les coups d’Etat sont les premières causes de nos instabilités politiques, économiques et même écologiques. Deux analogies historiques peuvent éclairer bien notre religion. Les Etats unis et Haïti sont les deux Etats doyens de l’Amérique. Depuis l’indépendance américaine en 1776 les Etats-Unis n’ont jamais connu de coup d’Etat, tandis qu’Haïti a connu trente trois coups d’Etat classique et soixante quinze chambardements de gouvernement. Comme conséquences Les USA sont l’un des pays les plus riches du monde, Haïti est l’un des plus pauvres de la planète. Autre analogie, de 1879 jusqu'à l’arrivée de Nord Alexis, pendant environ une décennie sans coup d’état, Haïti a connu des progrès et des modernisations qu’elle n’a jamais connus ni auparavant ni après. Quatrième pays au monde à construire les chemins de Fer, premier pays de la caraïbe à utiliser l’électricité en 1885 à Jacmel, la ville du cap est électrifiée au même moment que la ville de New York. A la même époque Haïti a jeté des ponts solides et confortables sur ses routes en terre battue. Les gros camions de transport sont introduits au pays environ cinquante ans après, et ils traversent ces ponts sans aucun danger. Cela sous entend que l’élite dirigeante avait une vision de développement, de modernisation et de progrès. Il faut ajouter à ces réalisations, la télécommunication, le service hydraulique etc.
Les coups d’Etat sont les principaux désastres qui ont dévasté le pays à tout point de vue.

Les années ou le mois de Février porte 29 jours ne sont pas ordinaires, elles se succèdent chaque quatre ans. Elles amènent assez souvent des événements assez souvent tragiques qui changent la destinée de la planète, ou provoquent des bouleversements qui modifient la vie des peuples. Par exemple le 29 Février 1504 une éclipse solaire a assombri la Jamaïque, au moment du passage de Christophe Colomb, et des centaines de morts et de blessés étaient enregistrés. La vie animale et végétale était menacée dans tous ses intérêts. Cinq cents ans après soit le 29 février 2004, la pression des forces anti démocratiques et anti nationalistes ont pousse par un mouvement déstabilisateur des planètes de ténèbres pour éclipser la démocratie en Haïti avec le renversement de Jean Bertrand Aristide au pouvoir et son exil en République Centrafricaine, Jamaïque et Afrique du sud.. Le coup d’Etat du 19 Février 2004 blesse le peuple haïtien est blesse jusque dans l’âme, jusque dans sa conscience historique par des armes néo colonialiste et anti nationalistes qui ont noyé les festivités commémoratives du bicentenaire de l’indépendance dans les flammes et dans le sang. Depuis 2002, le cryptogramme 1804 est ampute de son zéro neutralisateur pour accoucher 184, un monstre idéologique qui a semé terreur, fureur, deuil, cercueil, pleurs et douleurs …..
Une minute de recueillement pour tous ceux qui sont tombes sous les balles impitoyables et cruelles des mercenaires honores comme des combattants de la liberté. Ils sont des milliers qui ont perdu la vie, ils sont encore des milliers à laisser le pays et fuir la répression, des centaines et des centaines à pleurer. Ceux qui sont disparus sont inoubliables et innombrables. D’autres sont tombes et partis pour l’au-delà sans sépulcre, sans cercueil, sans fleurs, sans pompes, sans prière et sans oraisons. Paix a leur âme, justice a leur progéniture. La liste est longue et inachevée, ceux dont les noms ne sont pas cités ne sont ni oubliés ni abandonnés.

Une minute de recueillement en mémoire de
Christophe Lozamar assassiné le 28 novembre 2002 à Lascahobas
Wilfrid Denord
Marius Pierre assassiné le 26 juin 2002
Mimoze Brizard
Dubuisson Brizard assassinés le 26 juillet 2002
Louis Ramil ,14 ans
Nathalie Sauveur 17 ans
Hussein Bertrand 4 ans (survivant)
Au cap haïtien le 4 Avril 2003 Donat Julmice est assassiné au cours d’une manifestation tenant en main le drapeau national
Irandel Pierre agent de sécurité du pdt Aristide, assassiné le 6 Fév. 2003
Patrick samedi assassine le 16 Février 2003
Colean Pradel
Dadou Pierre assassinés à Lascahobas
A petit Goave Myrthil Fleurilus
Samuel Polo ,ont été brulés vifs
Le crime était généralisé , ils étaient devenus fous. Il faut signaler les cas de Brignol Lindor, a Petit Goave , Amyot Metayer ou Cubain aux Gonaïves , des cas que Fanmi Lavalas avait condamné. La machine de la mort n’avait pas de frein.
Le 7 janvier 2004, le jeune Louvois Petit regardait passer une manifestation du groupe de 184 a été cruellement tué par des piques et jeté dans un canal


Le 26 Juillet 2003, 4 employés du ministère de l’intérieur et des collectivités
Territoriales qui allaient installé une nouvelle commission communale a Belladère
Sont assassinés : Ce sont Jean Marie Dépeignes, Cheriel Augustin, Wilfrid Thomas
Adrien Augustin ; seul Mahens Félix est sorti survivant, mais grièvement blessé.
Le 29 Février des dégâts considérables sont enregistrés ; des institutions publiques et privées, des maisons appartenant à des cadres de Fanmi Lavalas sont pillées et saccagées.
Plusieurs media appartenant a des proches du régime sont sabotées L’université de la Fondation Aristide pour la démocratie, saccagée et pillée le 29 février a été scellée par la justice le 18 Mai 2004 pour être occupée par des militaires des nations unies.Cinq ans après les yeux sont encore fermés sur ces crimes, sur des orphelins, des veufs et des veuves, des handicapes physiques et mentaux engendres par cet évènement cruel.
Les oreilles sont encore bouchées aux cris de justice et de réparations. Le pouvoir en place fait semblant qu’il ignore ces milliers de victimes qui croupissent dans la misère et la souffrance. Les plaies et les blessures sont ouvertes, il faut penser à les panser, et ceci ce n’est pas une faveur pour Fanmi Lavalas, mais une nécessité nationale. Cette soif de justice ne doit pas être éternelle.
Fanmi Lavalas a une double responsabilité. La première est morale, comment négliger ces milliers de victimes de toutes sortes pour la cause de la démocratie ? Comment prioriser les intérêts personnels au mépris cette soif de justice. Comment refuser de longer sa main a ses compagnons de combat juste pour guérir son obsession de chef ?
Fanmi Lavalas se termine par la marque du pluriel, donc il n’est jamais au singulier. Fanmi Lavalas a l’obligation de changer cette société de combat en une société de débats axée sur la tolérance ,le dialogue ,l’unité et solidarité pour que la nation ne produise plus des monstres qui tuent des enfants et des femmes innocents. La majeure partie de la population haïtienne croit que la philosophie Lavalassienne est salvatrice, car l’abime trop large entre la majorité trop pauvre et la minorité trop riche n’est sécuritaire à aucun secteur. Nous sommes tous menaces, les évènements des Gonaïves sont un probant témoignage.
« La lutte contre les pauvres est un crime contre l’humanité, mais la lutte contre la pauvreté est un devoir civique » comme écrit le professeur Bell Angelot dans les Chants de Resistance.
La deuxième responsabilité de Fanmi Lavalas est politique. Le retour du représentant national est une responsabilité pour Fanmi Lavalas . En démocratie pas d’exil, et le coup d’Erat du 29 Février ne doit plus continuer à éclipser les valeurs démocratiques. L’attitude du conseil électoral provisoire pointe du doigt ceux qui ont peur de la démocratie en Haïti ; Ceux qui ont peur de Fanmi Lavalas Le conseil électoral provisoire veut institutionnaliser l’exclusion. L’ombre du coup d’état du 29 Février plane encore sur le pays . Le coup d’Etat persiste contre Fanmi Lavalas . Le CEP n’a rien appris de l’histoire le CEP n’a rien compris du peuple haïtien. En excluant Fanmi Lavalas de façon. si arbitraire le CEP ne voit même pas s’il côtoie la haute cour de Justice Le danger c’est l’exclusion, mais pas la participation citoyenne à la res publica. Fanmi Lavalas doit concerter toutes ses forces pour répondre aux desiderata populaires, pour formaliser les revendications des organisations de bases, il faut marier les mobilisations aux négociations. Le défit est de taille, mais pas au dessus de nos capacités.
Renforçons-nous ! Remembrons-nous ! Unissons-nous ! Solidarisons nous ! Ceux qui trahissent ce sont ceux qui mentent.
Et voilà les résultats du désastre du 29 Février 2004. Les communautés nationales et internationales ont une responsabilité. Le silence de certaines organisations de droits humains est aussi atroce que ces crimes. C’est un silence complice. Laisser ces crimes impunis, ces dommages sans réparation, c’est institutionnaliser l’impunité. La réconciliation est trop personnelle, trop sentimentale, mais plutôt il faut une entente conclue sur des bases juridiques fortes pour sauver cette nation menacée par les dangers de toutes sortes. Après le 29 Février les auteurs ont revendique leurs actes et leurs œuvres et d’autres ont été dénoncés, tels le sabotage des matériels sur la route des Gonaives en juillet 2003 et l’explosion de la centrale de Peligre . En décembre 2001 l’opposition armée a tenté d’assaillir le palais national. Plusieurs locaux des partis politiques ont été saccagés par des auteurs inconnus, et le gouvernement d’Aristide était contraint de dédommager ces partis politiques. La communauté internationale avait joué sa participation en ce sens. Surtout en 2002 et 2003 les anciens militaires haïtiens ont utilisé le territoire dominicain pour commettre ces crimes en Haïti. Alors quelle était la responsabilité du gouvernement dominicain d’alors ? Du coup d’état du 17 octobre 1806 contre Jn Jacques Dessalines jusqu'à celui du 29 février 2004 contre Jn Bertrand Aristide les autorités dominicaines ont toujours joue leur rôle de complice. Non à la Violence ! Non au Coup d’Etat ! Oui a la paix ! Oui a La démocratie ! Non à la vengeance, oui à la Justice ! « Que les armes se taisent, que les âmes se parlent »

RADIO KISKEYA S’INSURGE CONTRE LA PAIX


Dans le paysage médiatique haïtien, bon nombre d’organes de presse font un travail noble et encourageant. En témoignent l’inlassable promotion de la démocratie, les durs combats contre diverses dictatures, la défense des intérêts communs, pour en faire une courte citation. C’est-à-dire, le rôle que joue la presse en Haïti est loin d’être mineur. À l’inverse, certaines identités médiatiques du pays sont une plaidoirie pour l’instabilité, voire un obstacle au bon sens. On les rencontre surtout dans la presse parlée. N’ayant aucune vraie source de revenu, elles ne comptent que sur les complots politiques, les putschs préparés dans l’international pour assurer leur survie en dollar. Radio Kiskeya est championne dans cette honteuse affaire. Cette station de Radio privée n’augure que de mauvais jours dans le firmament politique de la nation haïtienne. Dans un article publié sur son site Web, radiokiskeya.com intitulé: « Lavalas annonce la fin de la stabilité en Haïti», sa philosophie apatride est à nu. Ce site cybernétique n’a jamais fait une publication sans de verbes haineux et nauséeux. On ne peut pas lire un article sans déceler une main qui laboure au coté des Conzé, alors que Radio Kiskeya n’accompagne pas le peuple dans sa lutte pour conquérir le bien être. Elle tire toujours à boulet rouge sur toute déclaration faite par un fils du peuple qui essaie de le défendre. Tandis que, quand un membre de la bourgeoisie rétrograde lance un propos méprisable et provocant, elle s’abstient. René Civil plaide pour la réintégration de Lavalas au processus électoral, une demande juste, Liliane utilise son micro mendiant et parle de l’instabilité. À l’opposé, Stanley Lucas réclame l’exclusion de la majorité nationale, elle applaudit avec ses mains blancomanes. Dans ce contexte, on demande à tout bon lecteur de bouder le site de Radio Kiskeya (radiokiskeya.com) et à tout auditeur sensé d’ignorer les éditoriaux ignobles de Liliane Pierre Paul. Car, lire les articles de ce site c’est une gifle à l’anticolonialisme, écouter Liliane c’est promouvoir la presse végétative sur la terre Dessalinienne

MaryseCivil@hotmail.com

mardi 3 mars 2009

RADIO KISKEYA NOUS ZOMBIFIE



LA MAJORITE DES MEDIAS EN HAITI NE SONT QUE DES MEDIAS DESTABILISATEURS AU SOLDE DES NEOCONS, RADIO KISKEYA NOUS ZOMBIFIE

États-Unis d’Amérique, 3 Mars 2009. Nous les membres du Comité Fanmi Lavalas des Haïtiens d’Outre-mer constatons avec amertume la façon dont les médias anti-peuple comme Radio Kiskeya continue à déstabiliser le pays en racontant des mensonges contre Fanmi Lavalas dans son article "Lavalas annonce la fin de la « stabilité politique » en raison de son exclusion de la course électorale". De quelle stabilité politique parle Radio Kiskeya et de quelle déstabilisation?. Nombreux sont les medias Haïtiens qui ont joué un rôle majeur dans le renversement du Gouvernement constitutionnel de Jean-Bertrand Aristide et la pérennisation des entités étrangers dans le pays. Ils ne font que critiquer et injurier l'Organisation Fanmi Lavalas et nos chefs d’états sans faire un travail approfondi pour supporter leurs accusations. En lisant la déclaration faite la semaine dernière par René Civil et les membres des bases de Fanmi Lavalas, on se demande comment Radio Kiskeya ait pu tirer une telle conclusion? Les critères de déontologie requiert que le journaliste soit en mesure de penser logiquement, être analytique, possède le bon sens, être doté de créativité et en plus de relations humaines. La déontologie constitue un ensemble de règles qui reposent sur des textes approuvés par les représentants de la profession. Ces règles s'appliquent à la mission du journaliste. Le devoir d'informer, le respect du lecteur, l'intérêt public, le droit de savoir définissent la légitimité, la crédibilité, l’indépendance à l'égard des pouvoirs politiques et économiques, le respect de la vie privée, la protection des sources, etc.

Ces règles sont donc basées sur des principes vitaux:
• La connaissance du métier
• La transparence
• L'impartialité
• La qualité
• L'innovation
• La diffusion de l'information
• Le partage des connaissances
• La productivité
• Le suivi

Ces médias n’ont pas la crédibilité nécessaire et nous exhortons le peuple et les forces vives du pays à considérer les informations publiés par ces organisations "borlettes" pour ce qu'elles sont: des nouvelles à sensation. Il leur faut analyser le rôle joué par ces acteurs politiques en quête de leur pain quotidien au dépend du peuple. Par principe le journaliste doit avoir une conscience propre de ses responsabilités politiques et sociales envers la société. Le travail du journaliste consiste principalement à recueillir des informations sur un évènement d’actualité, en consultation avec les dépêches ou agences de presse en interrogeant des témoins, particuliers ou experts en s’appuyant sur différentes sources. Ce travail consiste en plus à écrire des articles, à publier des reportages (audio, vidéo, internet, magazine, journal radio, télévision ou toutes autres médias de masse). Le titre tiré par radio Kiskeya de la déclaration de René Civil constitue du "Voye Monte" et n’a aucune valeur journalistique. Ce comportement exhibé par ce journal ne fait que pérenniser la mécompréhension des forces vives du peuple et stigmatiser les pauvres pour toujours a un niveau inferieur. Un journaliste doit dire la vérité en obtenant les faits, ne doit pas publier des informations basées sur des rumeurs. Le journaliste ou le media a pour objectif d'inspirer le débat public, doit demeurer impartial au risque de se faire passer pour un activiste. La neutralité n'est pas un principe de base du journalisme, mais l'engagement de faits, de l'examen public, et à l'indépendance de factions doivent cependant être respectés. Un journaliste doit avoir de la loyauté envers son public, ce qui devait être même au dessus de son employeur. Nous demandons donc à Radio Kiskeya de se refreiner des articles injurieux et demandons que notre article soit publie par Radio Kiskeya et les autre entités ayant reproduit l’article injurieux envers Fanmi Lavalas intitulée (Lavalas annonce la fin de la « stabilité politique » en raison de son exclusion de la course électorale).