jeudi 26 août 2010

LA DÉCHARGE AUX YEUX DU PRÉSIDENT PRÉVAL ET LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, L’INCOMPÉTENCE ET LES RAISONS VALABLES POUR LE REMPLACEMENT DU CEP

La force politique du pays est un groupe sans vergogne et sans scrupule. Parmi les candidats agréés aux élections de Novembre 2010, on peut facilement compter tous ceux qui sont en contradiction avec la loi. Il est à se demander si on peut espérer un gouvernement sérieux pour Haïti avec ces gens aux timons des affaires du pays.

Parmi les 19 candidats agrées 7 d’entre eux soient 37% des candidats admis sont en contradiction avec la loi et la constitution du pays par conséquent ne devaient en aucun cas être admis au joutes électoraux du 28 Novembre 2010.
87% des candidats admis aux prochaines élections présidentielles sont issus des partis politiques fraichement créés et de ce fait ne seraient pas en mesure de participer à des élections au niveau national : que ce soit sur le plan économique, organisationnel et institutionnel.

Agréer des actuels et anciens fonctionnaires de l’état non-munis d’une décharge de gestion de la commission bicamérale (Sénat, Chambre des députés) et du Comptentieux Administratif constitue une violation grave de la Constitution. Dans l’exercice des attributions qui lui sont conférées, le CEP n’est nullement qualifié à faire exception sur une question constitutionnelle. A proprement parler, le tribunal des référés et la cour de cassation sont les seules instances à pouvoir statuer sur une exception constitutionnelle dans les limites des exigences légales.

De ce fait en ce qui a trait à la (théorie des formalités impossibles) telle invoquée par le CEP pour faciliter l’inscription des candidats démunis du certificat de décharge elle est illégale et inconstitutionnelle. C’est juste une théorie invoquée par des coquins qui essayent de faciliter le kidnapping du système électorale. Le choix de ces candidats violateurs entre dans le cadre de la politique du Président Préval dont le but est de pérenniser son pouvoir afin de compléter la vente d’Haïti « pour deux gourdins » aux institutions étrangères.

Tandis que le Président Aristide est kidnappé et empêché, n’ayant pas son passeport et le droit d’atterrissage sur le territoire Haïtien le CEP ne juge pas nécessaire et juste d’intégrer l’Organisation Fanmi Lavalas dans la liste des agréés sous la base de sa fameuse « théorie des formalités impossibles ». Pourquoi Fanmi Lavalas n’est-il pas aussi bénéficiaire de cette théorie, si tel stipulé par le CEP il veut vraiment corriger une injustice préalablement faite?

Dans le cadre de la violation susmentionnée de l’article 135 de la constitution haïtienne qui stipule : Pour être élu Président de la République d'Haïti, il faut avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics comment expliquer que des fonctionnaires de l’état en pleine fonction soient éligibles? Ils sont tous en violation de l’article 135 de la constitution que leur gouvernement a la responsabilité de faire respecter. C’est notamment le cas pour :

ANACACIS Jean Hector, Premier Sénateur de L’ouest issu du parti au pouvoir et candidat à la Présidence sous l’égide du Parti Mouvement Démocratique de la Jeunesse Haïtienne (MODEJHA), n’a pas présenté sa démission à la chambre du sénat, tandis qu’il essaie de briguer une autre poste. Pourtant il est un homme de lois, et le voilà qui ne se gène nullement de violer des lois qu’il à lui-même en tant que sénateur paraphées. Qu’en sera-t-il le jour où il détiendrait la magistrature suprême ?

Jude CÉLESTIN, candidat à la présidence du parti INITE, le fief présidentielle est l’actuelle Directeur du CNE. Le même homme que René Garcias Préval dans une conversation antérieure lors d’une visite lui avait dit en riant que s’il était Président, il l’aurait fait arrêter pour lui demander des comptes sur la légalité de sa fortune. Il est tout de même curieux de constater qu‘il est nommé candidat à la présidence par ce même Préval aujourd’hui président. Quelle ironie !

JEUNE Léon J. Candidat à la Présidence du Parti : Konbit Libération Ekonomik (KLE), arrêté en Septembre 2007 pour appartenance à un réseau de faussaires spécialisés dans la fabrication de faux documents de voyage. Quoique ancien directeur général de la Police d'Haïti et ex-secrétaire d'Etat à la Sécurité publique il a été incarcéré au Pénitencier national. L’enquête se poursuit et son dossier est encore en cours et pourtant il est jugé éligible par le conseil électoral.
Tous ces cas d’admissions illégales aux prochaines élections nous prouvent la partialité du gouvernement Préval-Bellerive et du CEP.

Parmi les articles de la constitution violés par les anciens barons du gouvernement et ceux de gouvernement Préval-Bellerive, on peut citer

Article 135
Pour être élu Président de la République d'Haïti, il faut:
c) jouir de ses droits civils et politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante pour crime de droit commun ;
f) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics.

L’intégrité et la compétence de ce conseil électoral provisoire en tant qu’institution indépendante dont le rôle est d’assurer la crédibilité et la transparence du processus électoral est plus que jamais en question. Cette politique de deux poids deux mesures qu’il persévère à mener garantira à coup sur la caducité des prochaines élections. Or, le succès du processus électoral est indispensable pour le développement durable, la paix, la stabilité de notre pays. Par conséquent nous ne saurions nous remettre à un CEP qui n’a de respect ni pour nos lois ni pour notre constitution. Le peuple haïtien veut la prospérité, la paix, la sécurité, la stabilité... Il revient donc aux responsables politiques, au gouvernement de M. Préval, aux défenseurs de nos lois et de notre constitution à veiller à ce que cet espoir devienne réalité. Arrêtons donc de fermer les yeux sur les bavures de ce CEP corrompus comme s’il n’existe pas d’autres citoyens compétents et fiables dans le pays pour assurer les positions de ses membres.



"Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò, ansanm, ansanm nou se Lavalas"
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mardi 24 août 2010

L’ÉPÉE DE DAMOCLÈS SUR L’AVENIR DE LA RÉPUBLIQUE D’HAÏTI

Le séisme qu’a connu la république d’Haïti le 12 janvier 2010 a des conséquences terrifiantes dans un pays où la précarité et la misère constituent depuis des décennies le lot quotidien de la majorité de ses habitants.

Ce tremblement de terre qui a fait des centaines de milliers de mort, de blessés, de mutilés physiques, des millions de traumatisés psychologiques, plus d’un million de nouveaux sans logis a sans équivoque rendu cauchemardesque la situation de vie de la masse populaire haïtienne.

Les retombées socio-politico-économique de ce désastre sont donc considérables. Nos fils et nos filles se livrent de plus en plus á la prostitution (le plus vieux métier du monde) Ce sont en effet les circonstances de la vie qui jettent, dès l’adolescence, la plupart des prostitués haïtiens dans le commerce de la chair. Elles les maintiennent dans un cercle infernal et vicieux de pauvreté et de misère et les exposent à des dangers de toute sorte, y compris les risques de maladie. Tandis qu’ils devraient être soit á l’école ou à l’université ils trainent plutôt sur les trottoirs à la recherche du pain quotidien.

Dans les abris provisoires on ne cesse de violer nos filles et nos femmes. Autant d'images malsaines, révélatrices du malaise extrême qui règne aujourd'hui en Haïti.

Les organisations des droits humains ne devraient-elles pas accompagner ces jeunes hommes et femmes dans la lutte et la démarche du respect de leur droit qu’elles ne cessent de prôner.

Quant à l’éducation des fils de la classe défavorisée, elle est grandement menacée. Ils n’ont pour la plupart pas accès á l’université. Or nous savons qu’un pays à base éducationnel faible verra vite accélérer son taux de pauvreté qui souvent engendre la prostitution, la violence et l’insécurité. Ce qui explique la récente recrudescence de ces plègres dans notre pays.

En outre, La rareté en ressources humaines dont souffre Haïti, va en s’accélérant depuis le 12 janvier 2010. La mort, l’exode massif et peut-être même définitif de centaines de cadres expérimentés, de fonctionnaires entrainés, de professionnels, de jeunes universitaires, étudiants, écoliers...en est certainement la cause majeure. Tout cela aura un fort impact négatif sur le futur de notre nation déjà appauvrie.

La faiblesse des partis politiques est patente. Le pire est que nos politiciens qui devraient s’unir pour défendre la cause du peuple qu’ils sont sensés servir se laissent envahir par l’esprit d’individualisme. Le manque d’esprit nationalisme de nos dirigeants et de ceux qui aspirent à la magistrature suprême entraine Haïti vers une crise politique sans précédent, ce qui explique la forte participation de stars et de candidats non qualifiés à la course présidentielle haïtienne.

Le pays continue à faire l’objet de débats nationaux et internationaux. Tout le monde parle des problèmes existant et propose des solutions. Mais l’application de ces idées de reconstruction se font encore attendre, Nous comprenons que dans ce tournant combien délicat où se trouve notre pays, les mesures de redressement sont extrêmement difficiles. Avec la perte, en grande partie, du peu que nous possédions, la lenteur des bailleurs de fonds à concrétiser leurs promesses, sans oublier les multiples difficultés dus à la précarité et la corruption de nos systèmes politique, administratif et judiciaire les projets de reconstruction et de développement n’arriveront surement pas à se concrétiser du jour au lendemain. Bref, le constat est plus qu’inquiétant. Jamais le fossé qui existe entre la masse populaire et la classe dirigeante n’a paru si profond. La lenteur et l’indifférence du gouvernement actuel frisent l’indécence. Il est plus soucieux de défendre ses propres intérêts que ceux de la collectivité. Pour se transformer Haïti a donc besoin d’exiger de tous ces politiciens qui prétendent à la gouvernance des conditions, d’actions, de vision, de sacrifices, et de dépassement de soi.

Certes, nos dirigeants pourris partiront demain, mais il est à se demander lequel de nos trop nombreux candidats possède cette vison novatrice et cet esprit nationaliste indispensables pour les remplacer efficacement?

Le gouvernement Préval-Bellerive manigance une catastrophe politique sur le pays. Le peuple haïtien déjà meurtri peut-il recevoir une telle secousse ? Nous nous demandons si cette année ne sera que porteuse de malheur, de tribulations, d’angoisses, d’amertume pour la population haïtienne ? L’avenir en dira le reste.


Dorélus Matthania Beaulieu
Etudiante en Médecine, Argentine






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mardi 17 août 2010

HAITI: ELEKSYON PIKE KOLE

« À quoi servirait la politique, si l’on ne pouvait gagner par des voies obliques le but qui ne peut s’atteindre par la ligne droite.»
(Dialogue aux enfers-Machiaveli Nicolo)

Dernièrement, je lisais un livre ayant pour titre: « Battles that changed history », sous-titré: « key Battles that decided the fate of nations ». C’est une compilation de guerres, qui eurent lieu de 1457 BC en Egypte, jusqu’a l’invasion d’Irak en 2003. Ces batailles, d’après les auteurs-historiens, avaient décidé le sort de tout un peuple ou d’une nation. A ma grande stupéfaction, le « combat de Vertières » n’a pas été retenu. Le seul qui a été non seulement déterminant pour la création de l’état d’Haïti et de son peuple mais, qui a mis fin a l’esclavage et en balayant en un tour de main sa base idéologique qu’est le racisme. J’ai envoyé un email à l’éditeur pour m’enquérir d’informations sur l’absence du combat de Vertières parmi les grandes guerres. On m’a répondu que ce combat n’est enregistré d’aucune part, de ce fait il est nul et négligeable. On comprend maintenant le comportement des pays et personnalités qui se disent « amis d’Haïti » ou qui défilent à la télévision avec des titres ronflants d’experts en affaires haïtiennes, et qui cependant ignorent tout de notre histoire nationale. Pourtant, ils décident du pouvoir politique de notre pays.

Je parlais à un ami qui est dans le secret des dieux ; il m’a appris qu’au département d’état, dès qu’on parle d’Haïti, le sujet est devenu personnel. C’est le dossier intime d’Hillary et de Bill Clinton. Certains prétendants se plaignent, du fait que cette réalité leur est défavorable, les Clinton ont fait une main basse sur le dossier haïtien et déterminés à parachuter l’un de leurs poulains au pouvoir en Haïti, et ils ont plusieurs valets. Décidément, Ils ne s’appellent ni Ray Joseph ni Jacques Edouard Alexis, ces messieurs protestent avec force le fait que les yeux des Clinton convoitent d’autres têtes.

Le cas de l’ambassadeur haïtien à Washington est typique ; il a des ramifications très profondes au sein de l’administration d’Obama, au sénat et à la chambre des députés américains, considérant le fait qu’ils travaillent pour eux depuis de longues années, mais ses acquaintances ne sont pas assez puissantes pour le placer au pouvoir, car le dossier haïtien est avant tout clintonien. Donc, les élections prévues en Haïti ne sont rien d’autres qu’une comédie. Tous les candidats sont des farceurs mélangés à des clowns. Par exemple, le dernier premier ministre d’Aristide, Yvon Neptune, se présente comme candidat à la présidence juste pour crédibiliser le scrutin, vu les menaces des clowns de l’« opposition » pour boycotter les joutes électorales. Il a conclu un accord avec René Préval, consistant à lui attribuer un portefeuille ministériel pour son équipe au prochain gouvernement qui sera certainement « Inite-Clinton ».

En Haïti, nous avons une triste histoire du genre à compromettre son intégrité morale et politique pour des miettes de pouvoir. François Duvalier avait conclu des deal avec des personnalités de la gauche des années 60 dont Edouard Berrouet et d’anciens fignolistes qui avaient accepte d’intégrer le pouvoir pour des fonctions publiques. Voila l’ambiance qui entoure les élections, d’un coté il y a les Clinton qui entendent contrôler le processus électoral, et d’un autre il y a des candidats proches de l’« American establishment » qui disputent chaque pouce de pouvoir. A partir de ce constat, le peuple haïtien n’a absolument rien à voir avec l’organisation de cette mascarade, qu’il s’abstienne de toute participation, parce que ces élections ne sont pas une priorité ni une urgence pour transformer leurs conditions précaires d’existence.


Les élections, priorité ou urgences

La réponse est catégoriquement, non. Les raisons sont multiples, l’atmosphère générale n’est pas propice à des élections, il y a des préoccupations qui sont plus fondamentales. La réalité de l’après séisme qui a dévasté le pays est catastrophique, plus de 1.5 millions sont en situation totale de sinistrés. Ceux qui dorment à la belle étoile dans les capitales et autres zones envoisinantes sont extrêmement nombreux pour qu’on les délaisse au profit d’un exercice électoral, par-dessus tout non-crédible.

Les élections ne sont ni urgentes, ni prioritaires. La construction d’habitats décents, la distribution de produits ménagers et alimentaires, la protection des enfants et des femmes enceintes face aux prédateurs de tout genre, la sécurité des déplacés, les conditions sanitaires…représentent les urgences et priorités. L’homme, dans ce carrefour spécial devrait être la priorité dans le pays, particulièrement à la capitale, non des façades électorales. Pendant toute l’histoire d’Haïti, l’homme n’a jamais été au centre des préoccupations d’aucun gouvernement, ce serait idéal si on décrétait une « saison pour les hommes » en ces temps de grandes privations. Ils le méritent bien !

La reconstruction concrète devrait être le slogan national et international. Tous les états ayant fait des promesses d’aide massive de l’ordre de plus de dix milliards de dollars devraient conjuguer un seul verbe : reconstruire. Le gouvernement haïtien à son tour devrait agir pour faciliter le débarquement de l’aide humanitaire venant du monde entier. Tenir un canal permanent de relations publiques pour tenir Haïti vivant dans les grands media du monde, et dans la diaspora haïtienne de partout. En commençant par alléger les lois de fonctionnement des douanes, des aéroports et de la frontière ; une façon d’encourager la solidarité internationale, particulièrement les haïtiens vivant à l’étranger.

A côté de cette reconstruction physique, financière et logistique, il y a aussi l’aspect moral du peuple. Apres une si grave catastrophe qui a changée la société haïtienne irréversiblement, il faut un apport psychologique pour faciliter cette longue transition. Le peuple est mentalement malade, il a besoin d’un discours régénérateur pour pouvoir recommencer encore à rêver. Cette partie est réservée exclusivement aux dirigeants haïtiens, détenteurs du pouvoir politique, appuyé par la société civile nationale et progressiste. Ce n’est pas le cas, parce que le gouvernement haïtien n’existe pas.

Un gouvernement national digne de confiance obtiendrait un mandat populaire et national par plébiscite pour un autre quinquennat. Le parlement haïtien jouerait le rôle légaliste, le peuple haïtien dans son écrasante majorité légitimerait une décision pareille.

La communauté internationale croit dans la forme. La persistance dans l’organisation des élections est absurde et ne représente pas vraiment une consolidation des institutions « démocratiques » puisqu’elles ne sont pas démocratiques. L’exclusion du parti majoritaire du processus électoral, Fanmi lavalas, est l’exemple flagrant de son caractère « bidon ». Le projet de René Préval avant le séisme se poursuit, il veut confisquer tout le pouvoir, ceci avec l’appui des professeurs de la démocratie. Toutes les conditions se réunissent pour qu’il réussisse, la classe politique est toujours malade du spectre aristidien, la société civile est noyautée par le pouvoir à partir de la distribution de faveurs de toutes sortes, le mouvement populaire ne se relève pas encore totalement de la torpeur du 29 février 2004, absence de leadership solide et d’organisation politique mobilisatrice…Le président a le vent en pourpre. Il connait bien le rapport de force sur le terrain, il fonce sans regarder en arrière.
Préval, un triste tacticien

Au cours de la campagne présidentielle quasi muette de René Préval en 2005-2006, il n’avait fait de promesses à personne. A la question sur l’exil de l’ancien président, Jean B. Aristide, il s’est caché derrière la constitution pour répondre, à savoir que l’exil est inconstitutionnel. Une tactique duvaliériste qui lui permet d’illusionner le secteur populaire en acquiesçant leur vote massivement au cours des élections. Sous cette rubrique de retour d’Aristide, il a pris langue avec certains dirigeants de base de la mouvance Lavalas, dont Monpremier, Jean-Marie Samedi (étrangement disparu) et Yvon du bel-air. Il a tenu en coulisses l’espoir de mettre fin à l’exil du président, mais tout en jouant la carte de l’américain comme si le département d’état est totalement hostile à une initiative pareille, cependant il négocie à ce propos. Au sommet du parti d’Aristide, il a fait des avances à SÒ Anne qui va lui livrer Yvon Neptune plus tard, il collabore avec Lesly Voltaire et Joseph Cantave, ce dernier lui a même présenté l’actuel premier ministre, Jean-max Bellerive, pour représenter Lavalas au sein du gouvernement…

Il a exécuté le même scenario avec les acteurs gnbistes, il a distribué des miettes de pouvoir aux plus entêtés afin de calmer certains appétits politiques, mais aux élections il les écarte. La petite amie d’Evans Paul fut admise au ministère du commerce, Paul Denis fut le conseiller principal du président, qui à son tour recrutait des membres de son parti initial, OPL, dont le fils de Gérard Pierre-Charles, leader historique de l’organisation. Chavannes Jeune fut représenté au gouvernement, en même temps il avait eu un petit démêlé commercial au palais. En gros chacun a eu un os à sucer .Quant au parti du défunt Renaud Bernardin, PLB, il l’a tout simplement soudoyé à travers Marie Laurence Lassègue et François Pierre-louis, respectivement comme ministre à la condition féminine et cadre supérieur à la primature.

René Préval a de l’allégeance pour deux acteurs, l’international et le secteur des affaires haïtien. Il a pris le pouvoir avec eux, dirigé dans le sens de leurs intérêts et entend tenir cap indéfiniment.

Le mauvais calcul de l’opposition

L’année dernière, quand le CEP avait écarté Fanmi Lavalas du processus, les autres partis politiques accueillaient favorablement cette décision, maintenant ils sont entrain de subir le même sort. Les élections du 19 avril et 21 juin donnent une idée de ce qui va se passer prochainement, sur les 11 sièges de sénateurs, le parti présidentiel avait remporté 6, les 5 autres sièges étaient distribués de façon disperser aux autres partis politiques. En minorité au sénat, ils sont marginalisés. Le même scenario se répètera aux prochaines élections, les partis recevront encore des miettes.

Un ancien ministre de Préval, maitre Camille Leblanc, a fait des révélations spectaculaires la semaine dernière sur le coup d’état électoral que prépare le président pour conserver le pouvoir. D’après Mr Leblanc, au cours d’une réunion avec les hommes d’affaires haïtiens, le président aurait dévoilé son plan dont l’objectif était de rassurer ceux-là un peu sceptique sur le futur de leurs intérêts. Le parti « Incite-Clinton » remportera 80% des sièges au niveau du sénat et de la chambre des députés, il retournera au pouvoir, cette fois-ci comme premier ministre à la manière de Vladimir Putin. La seule différence c’est que Putin est populaire dans son pays à partir des résultats concrets qu’il a à son actif. Mais Préval, lui, veut garder le pouvoir pour le pouvoir.

Le coup d’avant le séisme se poursuit. L’amendement illégal de la constitution, la prolongation de son mandat, le vote de la loi d’urgence accordant plein pouvoir…sont autant d’éléments explicitant la volonté du président de remettre le pouvoir à un docile dauphin.

Que faire

Mobilisation nationale contre l’occupation du pays, d’un seul coup tout l’établissement politique s’écroulera. René Préval est un produit de l’occupation, le départ des blancs est fondamental pour qu’on arrive à des élections démocratiques dans le pays comme ce fut le cas en 1990. Il n’y a pas d’autres formes de procès, le pouvoir actuel ne garantit absolument rien, pas de compromis possible parce que le pouvoir actuel n’a aucune base morale. Toute politique électoraliste est un acte de trahison envers la nation, c’est aussi consacrer la perte de la souveraineté nationale et s’associer aux vendeurs de patrie. Il n’ya pas de demi-mesures, car « les questions mal résolues sont sans pitié pour le repos des peuples ».




JOEL LEON


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jeudi 12 août 2010

MÉMOIRE SUR LA MAUVAISE GOUVERNANCE DU PRÉSIDENT RENÉ GARCIA PRÉVAL

Haïti est au cœur de l’histoire de l’humanité après le séisme du 12 Janvier 2010. Elle est située dans la Caraïbe et est à environ deux heures des Etats-Unis d’Amérique. Elle est l’un des pays les plus appauvris de l’hémisphère. Son contexte politique met toujours en doute la capacité de certains dirigeants de gouverner le pays. Ces gouvernants refusent de se conformer aux principes de l’heure ou aux règles fondamentales qui régissent le bon fonctionnement de tout Etat dit démocratique. C’est dans cette conjoncture exceptionnellement compliquée, dominée par le souvenir encore vivace, des structures qui ont accompagné ou provoqué les manifestations des rues pour exprimer leurs désaccords face à la mauvaise gestion du pouvoir en place et aussi pour clamer bien haut le retour inconditionnel de leur leader de la majorité nationale et le Représentant National de l’Organisation Fanmi Lavalas: le Dr Jean-Bertrand Aristide en exile depuis le 29 Mars 2004. « Une nation est plus attachée à ce qu’elle conquiert qu’à ce qu’on lui accorde ». Ce que le peuple haïtien s’approprie au fil du temps au prix d’un travail assidu et des sacrifices consentis s’insère mieux dans son vécu. Ce qui lui est donné ou imposé est toujours plus difficilement assimilable. Les nouveaux acquis demeurent des corps étrangers et la démocratie non expérimentée à travers les rigueurs du chemin est une superstructure intellectualisée surnageant au gré des contingences. Le peuple haïtien la subit sans l’intégrer, la supporte sans se laisser infiltrer. L’histoire d’un peuple se poursuit en dépit des vicissitudes rencontrées sur son parcours. Les mécontentements des manifestants sont légitimes parce que le Président René Garcia Préval a trahi les bases de l’Organisation Fanmi Lavalas et aussi la confiance de leur leader. Les répliques immédiates du Président Préval étaient vite remarquables par la disparition de Lovensky Pierre Antoine et l’arrestation et l’emprisonnement de René Civil. Les frustrations étaient aux paroxysmes. Nul n’ignore qu’Haïti est entrain de subir une crise extraordinaire. Aux yeux du monde entier, Haïti se trouve en guerre avec tout un vaste réseau de faux-fuyants, de malfaiteurs, des apatrides, des Conzés etc.… Les filles et les fils d’Haïti dénoncent les manipulations de dilapidation de fonds du trésor public, l’affaiblissement et l’aggravation de l’économie haïtienne. C’est l’inconséquence de la cupidité et de l’irresponsabilité de l’actuel chef de l’Etat refusant de faire des compromis politiques. Les citoyens haïtiens ont perdu de l’estime en leur Président. Certains signes en termes statistiques sont très critiques (la fuite d’US $197.000.000). La crise est aussi tangible et la perte de confiance dans tout le pays se fait entendre. En plus de l’effondrement des édifices publics et privés par le violent séisme du 12 Janvier 2010, la mauvaise gestion des dirigeants au pouvoir aboie nos écoliers, nos universitaires. Les défis auxquels fait face le peuple haïtien sont réels et nombreux. Notre analyse est basée surtout sur la corruption, l’intégrité territoriale et la Souveraineté Nationale qui sont mises en péril par le Président René Garcia Préval et l’exclusion de Fanmi Lavalas de la course électorale du 28 Novembre 2010. Telle va être notre démarche !

Le combat que mènent les organisations de bases de Fanmi Lavalas et certains partis politiques peut être affaibli mais la bataille leur sera acquise. Ils ne peuvent pas le relever facilement ni rapidement. Mais, sachez-le, Haïti, le peuple la relèvera. Les doléances du peuple haïtien ne sont pas mesquines. Ses promesses sont véritables et certaines. Il proclame la fin de discriminations qui ont, pendant trop longtemps, étouffé la vie politique et l’exclusion de Fanmi Lavalas de participer aux élections. En fait, le peuple haïtien a connu la morsure du fouet politique. Maintenant Lespwa a fini ses études élémentaires dans les rues des raquetteurs et INITE a fait son entrée triomphale dans l’obscurité. Le peuple haïtien traverse des océans sombres en quête d’une vie nouvelle qui tarde à venir. L’équipe au pouvoir a préféré de répandre la peur, de semer la division, de corrompre tous les élus qui peuvent être corrompus, au lieu de travailler au progrès et à l’avancement d’Haïti.
Certaines causes qui ont mis l’Intégrité territoriale et la Souveraineté Nationale en péril :
- La violation de la Constitution du 29 Mars 1987 ;
- La fameuse Loi d’Etat d’Urgence et la prolongation du mandat présidentiel ;
- Le refus de nommer le Président de la Cour de Cassation ; Le Président Préval ne veut pas normaliser la vie politique haïtienne aux fins d’en finir avec les crises politiques à répétition qui minent l’économie du pays, détruisent le tissu social et mettent en péril la Souveraineté de la Nation ;
- Préval ne respecte pas et ne fait pas respecter la Constitution de 1987 ;
- Préval ne veille pas au respect et à l’exécution de la Constitution du 29 Mars 1987et la stabilité des institutions ;
- Préval ne se porte jamais garant de la fiabilité des élections ;
- Préval hypothèque l’Indépendance d’Haïti pour consolider uniquement sa propre sécurité et son pouvoir ahurissant.

La corruption gangrène tout l’appareil étatique. Citons par exemple la disparition mystérieuse de 197.000.000 de dollars américains, et le pillage à l’ONA. La présidence de Préval a appauvri le peuple haïtien et Haïti. Tandis que la famine, la faim, la misère frappent en plein les masses défavorisées. Président Préval, a-t-il un minimum de connaissance dans la politique ? A-t-il pris savamment des décisions à l’envers ? Son attitude au pouvoir passera-t-elle pour la plus terrifiante et la plus indigne dans l’histoire des chefs d’Etat d’Haïti ? Il a suscité beaucoup de confusions et d’équivoques dans les rangs de la société haïtienne, plus particulièrement dans les milieux des élus.

La violation de la Constitution du 29 Mars 1987 est, par conséquent, une violation de grand calibre. Comme vous pouvez le constater, Président Préval ne défend et n’appuie aucune doctrine politique ni pour les classes possédantes, ni pour les classes moyennes, ni pour les classes défavorisées. Il ne le manifeste même pas pour sa propre personne. Ses réactions politiques compromettent toujours l’avenir de la démocratie et du peuple haïtien. Il ne prouve pas qu’il soit un bon citoyen, voire un bon père de famille. Pour parodier Aristote dans ses pensées politiques, il disait et nous citons : «Est-il possible d’être un bon citoyen sans posséder la vertu qui nous rend homme de bien» ? Il est évident que Président Préval ait montré péremptoirement que sa présidence n’a pas de sincérité, de générosité et de bonté. Cela explique qu’il ne réalise rien dans sa présidence et cela lui conduit à des conséquences fâcheuses, sinon désastreuses.

Président Préval a appliqué ou du moins exigé un sens politique peu commun. En réalité, les paysans, les écoliers, les organisations populaires, les syndicats, les universitaires et les partis politiques crédibles n’admettent pas la platitude ni la banalité prétentieuse ni l’affectation emphatique de la politique du Président Préval. On se rappelle que la politique est un art et non point seulement un métier. Est-elle le palais des bons sentiments ? Celui de l’habileté et de la ruse ? Le domaine de la force ? Celui du droit ou l’Etat de droit ? Notre fameux Président Préval ne peut répondre que par «Naje pou n soti, gade m nan je, Pase chache m nan manifestasyon an». Président Préval, a-t-il donc une confiance dans la communauté internationale sans assurance, un risque sans garantie, une détermination sans certitude ? Vaut-il la peine de redire que les Etats-Unis d’Amérique surtout n’ont pas d’amis permanents, ils n’ont que des intérêts permanent.

La fierté de la liberté, de l’égalité, de la fraternité, la justice ou l’équité sociale sont définitivement bannies et ont eu les fins les plus diverses et les plus contradictoires avec le Président Préval. Il ne peut pas parvenir à concilier l’inconciliable dans un dialogue politique avec la nation haïtienne et non plus d’être capable de satisfaire tout le monde sans contenter personne. Préval considère la politique comme un fourre-pied. Chaque jour qui passe, il enfonce davantage le pays dans l’abime. Pour lui, la démagogie politique est un instrument sacré. Pourquoi fait-il la guerre à un peuple qui réclame ses droits politiques? Est-ce que la violation de la Constitution du29 Mars 1987 est une déclaration de guerre déguisée ou camouflée contre la nation haïtienne? Assurément, la réponse va être donnée par ses faux-fuyants, ses détracteurs, ses apatrides, ses Conzés. Au centre du débat se trouve la réponse positive des masses défavorisées et aussi tous ceux qui se disent des patriotes haïtiens.

Le peuple haïtien a pris cette décision pour manifester contre l’agissement politique horrible de Préval. Il a pris cette autorité pour faire des manifestations non pour affirmer une vérité mais pour faire respecter ses droits politiques inaliénables et imprescriptibles. De nos jours, on peut prétendre à massacrer de paisibles citoyens. Mais, à qui ou à quoi cela va t-il être profitable? Alors, c’est de l’absurdité de réfléchir et d’agir ainsi. Goethe avançait et disait : «Penser est facile, agir est difficile, agir selon sa pensée est ce qu’il ya au monde de plus difficile». Président Préval a choisi délibérément de mener une politique archaïque. Mais, il doit réfléchir que toute action produit en même temps réaction et interaction. Son inaction face à la conjoncture actuelle, sa faiblesse ou son abstention ne sont plus à l’abri des conséquences fâcheuses ou désastreuses de sa présidence. Il a creusé sa propre tombe par incapacité de gouvernance, par absence d’unité, d’autorité de l’Etat et aussi par manque de tempérament. Même quand Président Préval arrivera à achever son mandat de président, il sera classé comme l’un des chefs d’Etat le plus médiocre, le plus démagogue, le chef d’Etat le plus corrompu de la planète terre. A dire vrai, la compétence se mesure à la sagacité, à l’habileté et à l’intelligence dans le maniement des moyens matériels, ou dans la prévision des conséquences et non à la sublimité des fins. Préval reste et demeure le champion de la corruption, des décisions obscures et arbitraires, des décisions inopportunes et funestes.

Aujourd’hui, l’affirmation du Président Préval, galvaudée par trop d’usage méprisable, a choisi délibérément de saper les bases institutionnelles et démocratiques d’Haïti qui sont inhérentes à toute société politiquement organisée. Puisque Préval a violé la Constitution de 1987, nous disons et nous le clamons haut et fort, c’est un crime de haute trahison commise à la Nation. La fameuse Loi d’Etat d’Urgence et la prolongation du mandat présidentiel constituent la pierre d’achoppement du peuple haïtien.

Au temps des Duvalier, l’insolente impunité empêche aux bouches de s’ouvrir et aux langues de se délier. Et comme l’a si bien dit le Prix Nobel de la Paix, Elie Wiesel : «Le bourreau frappe toujours deux fois, la seconde par le silence des victimes». Préval l’a entériné et a utilisé ce même procédé par un autre instrument le plus sophistiqué et bien équipé pour frapper les esprits et imposer psychologiquement dans leur âme et dans leur cœur une écharpe de terreur politique accompagnée de crimes, de meurtres et aussi d’assassinats politiques. Malheureusement, le peuple haïtien, habitué à ces genres d’épisodes, les a catégoriquement désapprouvées et dénoncées.

Président Préval et son gouvernement sont responsables par devant la Nation Haïtienne des malheurs qui lui sont venus et lui vont être arrivés pour avoir hypothéqué et mis en péril l’Intégrité territorial et la Souveraineté Nationale. Une telle responsabilité va être déterminée par les tenants du pouvoir légitime issu des élections libres, crédibles et honnêtes avec la participation de toutes les classes politiques. Nous mettons en garde le Président Préval et son gouvernement, de ne pas ajouter en plus sur le sort du peuple haïtien tel que des cas d’agissements inhumains, de tortures, d’exactions et autres procédés sauvages et brutaux.

Préoccupé, alarmé et interpelé par la situation de la dégradation de l’environnement et après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, des droits et des libertés publiques en Haïti, notamment des cas de kidnappings, de violence sur des enfants et des filles de moins de 12 ans et plus, des détentions arbitraires prolongées, nous déclarons fermement soutenir toutes formes de manifestations pacifiques du peuple haïtien pouvant faire respecter ses droits civiques et politiques, consacré par l’article 16 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et toutes autres conventions y relatives dont Haïti est partie signataire.

Il est impératif et primordial que l’Organisation Fanmi Lavalas, les organisations de bases, socioprofessionnelles et certains partis politiques réclament le retour inconditionnel du Leader de la majorité national et du Représentant National Fanmi Lavalas, le Dr Jean-Bertrand Aristide. Ce, en conformité de l’article 41 de la Constitution de 1987 stipulant : «Aucun individu de nationalité haïtienne ne peut être déporté ou forcé de laisser le territoire national, pour quelque motif que ce soit…» A bon entendeur, salut !

La catastrophe de la mauvaise gouvernance de Préval touche aussi au cœur les paisibles citoyennes et citoyens dans tout l’arrière du pays : dans le Nord d’Haïti, dans l’Artibonite, dans les Départements du Nord-est, du Nord-Ouest, du Centre, de l’Ouest, du Sud-est, du Sud, de la Grand-Anse et des Nippes. Ces citoyennes et citoyens continuent d’objecter dans la misère la plus atroce, la faim qui ronge et tue. La majorité des élèves et universitaires sont forcés de se renfermer dans leur maison ou de laisser le pays tant chéri et aimé malgré eux-mêmes parce que leur avenir est compromettant avec ce gouvernement. Citons certains faits palpables :

-Président Préval refuse de reconnaitre les calamités du peuple haïtien qui n’en peut plus de vivoter dans la misère et dans l’indignité ;
-Président Préval refuse de croire dans les potentialités internes et externes des jeunes qui peuvent contribuer pour sortir le pays de la crise et façonner le nouveau destin du peuple haïtien;
-Président Préval rejette d’emblées la proposition des partis politiques et les organisations de bases lui réclamant sa démission et le départ du CEP. Il soutient au contraire l’action du CEP discrédité et avili par tout le monde ;
-Président Préval exclut de bon gré la participation de l’Organisation Fanmi Lavalas en deux occasions aux processus électoraux de 2009 et 2010. Sous le même coup, il accepte les résultats des sélections frauduleuses sans la participation populaire et sous les yeux des organisations internationales, et plus particulièrement l’OEA et les Nations Unies ;
-Président Préval ne promeut pas la pratique du dialogue, de la concertation entre les acteurs politiques et sociaux, ne contribue pas à développer l’esprit de tolérance démocratique ;
-Président Préval n’assure pas l’indépendance du Barreau et la promotion à une justice efficace et accessible ;

-Président Préval n’assure pas le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat selon l’article 136 ;
-Président Préval prime le Droit international sur le Droit interne. Il réduit à néant la Diplomatie Haïtienne;
-Président Préval cautionne la fuite de US$ 197.000.000 sous le gouvernement de Madame Michelle Pierre-Louis;
-Président Préval refuse systématiquement de s’efforcer d’établir des relations diplomatiques avec les autres pays sous la base réciproque de l’Indépendance, de l’Intégrité territoriale et de la Souveraineté Nationale. Il préfère d’appuyer les grands mangeurs du peuple haïtien.

Les manifestations constituent pour les organisations de bases leurs sources inépuisables, leurs versions sacrées. Ce sont pour eux les seuls outils indispensables les permettant de recourir pacifiquement aux non violences. Elles constituent en outre une inspiration créatrice pour atteindre les objectifs fixés. Les leçons salvatrices que Président Préval doit apprendre de ces organisations: c’est de savoir vivre avec eux, s’engager dans les constructions profondes, partager leur joie et leurs souffrances, travailler et lutter avec eux en vue d’un lendemain meilleur. Telles devraient être les préoccupations majeures du Président Préval ! Mais nous savons pertinemment que les affaires structurelles d’Haïti ne sont pas dans sa tête. Il a voulu appliquer les méthodes de Nicolas Machiavel mais en vain. Le peuple haïtien a toujours le dessus de tous ceux-là qui veulent le faire passer pour des obligés.

C’est là que nous concluons pour dire à toutes et à tous, que le vert de l’abondance, de la joie, du bonheur conquière vos droits inaliénables et imprescriptibles. Faisons d’Haïti notre abeille et le palmiste de notre liberté ! C’est là seulement que nous pourrons vaincre tous les maux antérieurs. Fixons nos regards sur l’avenir et voyons déjà le progrès et la prospérité de notre chère Haïti. Tenons bien haut le flambeau de la mobilisation pacifique ! Président René Garcia Préval et ses pairs vont tirer les conséquences de leurs inconséquences.

Vive HAITI !
Vive la Nation Haïtienne !
Vive les organisations de bases !
Que Dieu bénisse les Haïtiens et Haïti !

Ilrick Gabriel FILS-AIME
Licencié en Sciences Politiques et en Relations Internationales


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mardi 10 août 2010

UN HOMME DÉSIRÉ DANS UN MONDE DÉSESPÉRÉ.

L’histoire de la bible nous raconte que Jésus est venu sur la terre pour sauver l’humanité du péché et, malgré tout, les autorités de l’époque étaient si furieuses et jalouses du pouvoir qu'elles furent aveuglées par l’ambition. Hérode, à rappeler qu’il était à l’époque roi du Judée- assembla ses principaux sacrificateurs ainsi que les scribes du peuple, pour s’informer auprès d’eux au sujet du lieu où devait naitre l’enfant Jésus. Après toutes informations acquises de ces derniers, il appela secrètement les trois mages, complota avec eux et les envoya à la recherche de Jésus. Il est ici important de garder une attention soutenue sur le chiffre trois (3) qui représente les trois mages qui ont comploté avec Hérode pour trouver Jésus. Aujourd’hui, ce chiffre peut être considéré comme étant les caractères des trois pays à savoir : La France, le Canada et les États-Unis qui complotèrent de concert avec des civils-armés pour kidnapper le président Jean-Bertrand Aristide et ainsi déraciner du pouvoir l’Organisation Fanmi Lavalas.

Si nous rapprochons les faits nous verrons bien que le caractère du roi Hérode n’est autre que le pouvoir « Bushiste » des États-Unis de l’époque. Et par conséquent, point n’est besoin de se casser la tête pour déterminer qui aujourd’hui joue le rôle de Jésus dans l’histoire de la nation haïtienne. Le bon sens nous montre clairement que ce grand et fameux homme n’est autre que le Dr. Jean Bertrand Aristide qui tout comme Jésus a connu des persécutions terribles pour avoir lutté avec acharnement pour la défense des droits des citoyens de son pays ou tout simplement pour la défense d’une cause réelle et juste

Tout comme le Seigneur Jésus a eu une histoire glorieuse pour avoir témoigné au prix de sa vie de son amour, de sa détermination pour sauver l’humanité, l’ex-président Jean Bertrand Aristide a lui aussi un passé élogieux pour avoir à maintes reprises essayé de sauver le peuple Haïtien de la misère et des abus sociaux, politiques et économiques au prix du kidnapping et de l’exil.

Bref, qui est Jean Bertrand Aristide?

Cet homme extraordinaire et charismatique auquel ce nom fut donné, est né le 15 juillet 1953 à port salut, Haïti.
Jean-Bertrand Aristide fut élu deux fois à la présidence d’Haïti, après l’effondrement et la fin du régime dictatorial de Duvalier en 1986. En 1990 il reçu son premier mandat et démocratiquement élu; à se rappeler qu’il avait pris le pouvoir dans une turbulence politique absolue et d’une démocratie naissante c'est-à-dire que le peuple haïtien n’avait pas connu avant lui une ère vraiment démocratique.
Quelques mois plus tard, à peine qu’il ait pris le pouvoir, il a reçu un coup d’état en 1991. A cette époque le pays était considéré comme le marchepied de tous les politiciens sans aveu. Haïti a également vécu une tuerie sauvage par les forces amés d’Haïti (FADH) qui fit des milliers de morts.
Lors de son retour en 1994, étant contrôlé minutieusement par les pouvoirs des grandes puissances mondiales Jean Bertrand Aristide n’a pas pu malgré sa ténacité, réaliser le quart des rêves qu’il chérissait pour son peuple. En dépit de toutes pressions, il organisa en 1996 des élections crédibles honnêtes et démocratiques passant ainsi les rênes du pouvoir à son ancien premier ministre, monsieur René Garcia Préval. Et, en l’an 2000, ce populiste nationaliste fut à nouveau élu démocratiquement.

René Préval en 2006, a donc repris le pouvoir devenant incrédule et féroce. Il garde à ses cotés les opposants civil-armés, les putschistes, GNB-istes pour ainsi garder l’ex-président Aristide en Exil et tenir à l’écart du pouvoir l’Organisation Fanmi Lavalas grâce à laquelle il a obtenu ses deux mandats.

Trompé par les puissances abusives des pays étrangers précités, et l’opposition qui dès le premier jour de sa prestation de serment présidentiel créèrent un gouvernement parallèle avec M. Gérard Gourgue pour président, le gouvernement lavalassien connu la turbulence et l’instabilité. Ainsi livré aux polémiques politiques, et des complots internes et externes, Aristide fut kidnappé et forcé à l’exil depuis 2004 en Afrique du Sud, la terre mère D’Haïti. Donc, l’homme se trouva dans l’impossibilité malgré tout son dévouement audacieux de changer la vie du peuple haïtien. Mais, de part son admiration pour le peuple, Aristide reste et demeure le seul espoir pour la classe prolétaire d’Haïti.

Un bilan de morts de 1986-1991 à 2004 contre la lutte du peuple.

• Le 26 avril 1986 à fort dimanche c’était un dégorgement de vies humaines.

• Le 23 juillet 1987 assassinats de plus d’une centaine de petits propriétaires paysans à Jean Rabel dans le nord d’ouest du pays.

• Le 30 septembre 1991, fut une des dates des plus noirâtres pour le peuple haïtien. Les forces armées d’Haïti, les FRAPHs, les attachés militaires et les forces anti-changements ont fait connaitre le moment le plus sanglant à la nation fraichement entrée dans une nouvelle ère démocratique. On a lors compté près de 10,000 morts et de portés-disparus.

• Le 29 février 2004, des civil-armés comme Guy Philippe, des GNB-istes, la France, le Canada et les États-Unis ont provoqué le kidnapping du président Jean-Bertrand Aristide et voilà pour une nouvelle fois, le people haïtien est tombé dans un tourbillon de désespoir. Ceci fait croire que le cheminement par la voie démocratique est vraiment menacé. Aujourd’hui, le peuple d’Haïti attend encore impatiemment le retour de son leader afin de relancer cette démocratie, de participer au développement de son pays et d’encadrer le peuple prolétaire dans le respect et la dignité.

Quelle comparaison peut-on faire de toutes ces péripéties de la nation haïtienne avec l’histoire de la bible?

La bible nous explique, qu’à cause de la naissance de Jésus à Jérusalem pendant le règne du roi Hérode et parce qu’il s’est fait avoir par les mages qui par le pouvoir de la puissance du Saint-Esprit ne revinrent pas vers lui; il devint furieux et envoya donc tuer tous les petits enfants de la ville âgés de deux ans et au-dessous. Ici, on peut remarquer toutes les péripéties qu’endurèrent les enfants et les parents de Jérusalem. Mais heureusement, le petit Jésus n’y était pas; car Joseph son père, l’avait pris en compagnie de sa mère pour fuir en Égypte. Là, il passa son temps jusqu'à la mort du roi Hérode. C’était des lamentations partout dans la ville de Jérusalem.

Donc, ce cas n’est pas différent pour le président Aristide qui de nos jours vit un exil forcé en Afrique du sud dans l’attente d’un nouvel ordre du pouvoir haïtien pour retourner vivre dans son pays. Car le pire serait arrivé si Aristide avait résisté au kidnapping: il serait mort parce que « kote konplo mare, chen pa kaka ». Les responsables du coup, les kidnappeurs ont d’un côté échoué à leur mission puisque Aristide est encore vivant. Le travail poursuivra son chemin pour aboutir à l’épanouissement du peuple Haïtien. Ce n’est pas sans raison que le président René Garcia Préval utilise aujourd’hui tout son pouvoir, ses astuces de complots pour anéantir le mouvement Lavalas. Préval a crée durant tout son mandat une psychose de peur chez tous les haïtiens qui veulent jouir de leurs droits politiques du citoyen avec l’exclusion de la masse haïtienne des élections, l’arrestation et l’emprisonnement arbitraire des citoyens qui essayent de participer dans la lutte du peuple, l’assassinat des citoyens et des enfants du pays qui partagent les déboires du peuple socialement exclu.

Pourquoi le retour d’Aristide en Haïti est-il indispensable?

Tout comme l’humanité avait besoin d’un sauveur pour l’expiation de leur péché Haïti a de même besoin d’un homme digne, un patriote, un volontaire, un nationaliste, un homme de compassion pour l’aider à sortir dans la misère.
Depuis plus de 200 ans c’est la péripétie dans notre chère Haïti. Oh Dieu délivrez notre pays.

Par devant une aggravation aussi terrifiante que celle du 12 Janvier 2010, cet horrifiant tremblement de terre qui a ravagé notre pays, nous avons plus que jamais besoin de cet homme courtois, audacieux et honnête pour l’avancement de notre pays et la sureté de notre nation.

Considérant qu’Aristide est le garant de la liberté, de la réconciliation nationale et de la démocratie, l’espoir de la majorité et le droit de l’homme, il est donc sage et urgent que ce retour soit effectif.

Considérant l’article 41 de la constitution haïtienne du 27 mars 1987 qui stipule: qu’aucun individu de nationalité haïtienne ne peut être déporté ou forcé de laisser le territoire national pour quelque motif que ce soit.
Aussi le peuple plus précisément la masse majoritaire a besoin d’un leader qui peut le mettre en confiance. Un leader qui valorise la vie humaine, l’éducation, la santé etc.…

Pour conclure, nous disons que cet article est une petite comparaison de la vie de Jésus et celle de l’histoire de Jean Bertrand Aristide. Je vais prochainement considérer plus de faits qui feront l’objet d’un mémoire. En attendant je dis : Vive l’unité et non à l’iniquité! Vive la démocratie et non à l’autocratie! Vive le droit du citoyen! Vive la justice sociale et la distribution de la richesse du pays avec équité! Vive la participation du people dans la reconstruction du pays! Vive le retour du Dr. Jean Bertrand Aristide!

Joby Payoute compatriote Haïtien.



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jeudi 5 août 2010

QUELLE CRUAUTÉ ! QUELLE HYPOCRISIE !

Elle s’appelait Kennedy Rose (…)
Rose, Rose, dis moi la cause
Il a du se passer quelque chose
Patricia Kaas

Après avoir été kidnappé en 1989 par l’armée américaine, dans son pays même,le Panama, le président Noriega fut déporté et emprisonné aux États-Unis pendant 20 ans. Cette semaine, les américains ont fait une passe courte à la France pour qu’il soit puni aussi par les Gaulois aux yeux bleus. A Paris, il a écopé 7 ans de prison avec possibilité de mise en liberté conditionnelle au bout d’un an. Cependant, il n’est pas le premier à être victime de la justice punitive des dits civilisés.
« Les empires n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Ces mots traduisent une réalité politique, stratégique et militaire qui a toujours marqué le mode opérationnel des empires. De la pax Romana, en passant par la Britannica pour arriver à l’Americana, la cruauté et l’hypocrisie sont toujours les motrices d’action pour défendre les intérêts interétatiques ou intra-étatiques.

Pas de respect pour leurs propres chefs.

Le 22 novembre 1963, à Dallas, la capitale de l’état de Texas, John F. Kennedy, le 35eme président des Etats-Unis fut assassiné. La fameuse « commission Warren », créée pour enquêter sur l’exécution publique du chef d’état, est parvenue après dix mois, à ce que tout le monde savait déjà, Lee Oswald fut l’unique homme à avoir tué le président. Entretemps, on imposa à l’opinion publique américaine et mondiale un interdît de 75 ans afin de pouvoir consulter les documents relatifs à l’enquête. Kennedy voulait mettre fin à la guerre du Vietnam en réduisant l’influence de la CIA, se rapprocher de l’Union Soviétique après la crise des missiles, promouvoir le dialogue des peuples. Il symbolisait le changement, limité certes, mais révolutionnaire pour un dirigeant impérial. Il était devenu gênant pour le système.

Cet acte crapuleux contre un chef d’état en exercice marque un tournant spectaculaire dans la vie politique américaine et mondiale, ouvrant sur ce que Dwight Eisenhower, ancien président des États-Unis, avait mis en garde contre, soit le danger du complexe militaro-industriel. Il était déjà trop tard, parce que le nouvel ordre était déjà en action et faisait sa première grande victime. Depuis, il n’y a plus de limites, les « black OPS » sont autorisées à défendre les intérêts des riches à l’intérieur des états qui les ont créées, originalement aux fins de le protéger. L’état est sacrifié au profit d’un petit groupe de nantis. Les mêmes pratiques qui faisaient rage dans le tiers-monde, notamment en Iran contre Mossadegh, à Cuba contre Fidel Castro, Indonésie contre Diem, Guatemala contre Jacobo Abenz, Chili contre Salvador Allende, Saint-Domingue contre Juan Bosch, Irak contre Saddam Hussein, plus près de nous Haïti, contre Jean B. Aristide. Les pays occidentaux eux-mêmes ne sont pas à l’abri en cas d’actes politiques en faveur de leurs propres peuples, mais contradictoires aux grands intérêts, aujourd’hui, du grand capital financier international.

Kennedy fut le premier d’une longue série. Les bellicistes « warmongers » croient s’il n’y a pas de guerre, il n’y a pas d’argent. La guerre est le principe de base de toutes sociétés avancées, elle est la logique des riches qui se vantent d’avoir sauvé l’Amérique contre une virtuelle récession avec la prise en main du système par le complexe militaro-industriel. Au nom de ce principe, ils ont fait disparaitre plus d’une génération de latino-américains. L’Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay…tous ces pays ont payé une dette lourde en termes de vies humaines avec dans l’intérêt de la pratique dite de « sécurité nationale » ou caudillisme. Si aux Etats-Unis, ils se servent de la mafia et autres groupes hétéroclites, à l’étranger ils hissent au pouvoir leurs hommes de main entièrement dévoués à leurs causes. Je peux citer, Augusto Pinochet au Chili, Rafael Videla en Argentine, Manuel Antonio Noriega du Panama, Saddam Hussein d’Irak…

Fabrication de monstres humains

Saddam Hussein, arrivé au pouvoir en 1968, avec le parti BAAS allait s’imposer comme homme fort pendant des décennies en exécutant bestialement des milliers de communistes sur la demande express des maitres de la centrale intelligence américaine. D’après Ali Saleh Sa’di, secrétaire général du parti BAAS de l’époque du coup « nous sommes arrivés au pouvoir par l’intermédiaire de la CIA ». Il confirme ce que beaucoup pensent depuis longtemps. Le département d’état américain, écœuré par le revirement du premier ministre Irakien, Abdl al-Karim Qasim, vers les Russes et son retrait du pacte anti soviétique, avait signé son arrêt de mort. L’ordre de le liquider fut donné, Saddam Hussein, très jeune, à peine dans ses vingtaines, fut chargé de commettre l’acte. Ainsi est connu le recrutement de l’homme qui allait devenir le cauchemar de l’Amérique.

Après le terrible attentat du 11 septembre 2001, les néoconservateurs en quête de guerre pour repousser le spectre de la récession, allait s’enliser dans la plus grande usure que l’humanité ait jamais connue. Sous des vocables humanitaires et démocratiques, ils envahissent l’Irak. Des citoyens peu habitués aux manœuvres déloyales de l’occident, se laissèrent berner par le caractère dictatorial du régime de Saddam pour appuyer l’invasion. 7 ans après, la raison mercantile de la guerre apparut au grand jour lorsque le gouvernement débuta par un décret autorisant la liquidation du patrimoine national Irakien en entamant la privatisation à outrance. L’objectif de la guerre devenait finalement clair pour les esprits moins avertis. Les multinationales affluèrent pour récolter les dividendes de l’invasion et occupation de l’Irak.

Dans les années 60, c’était le temps du complexe militaro-industriel, 50 ans après, quoique toujours présent à travers Black WATER and HALLIBURTON, la prépondérance est accordée aux multinationales. Donc, Saddam, le produit de l’agence intelligence américaine, devenu bête noire devait être éliminé. La cruauté des anciens maitres de Saddam est implacable, ils veulent sa peau et ils l’eurent un beau matin de 13 décembre 2003. D’après Alfred Mendez, dans son livre « Blood for oïl », 5000 communistes ont été liquidés sous les ordres directs de Saddam Hussein durant son passage à la tête de l’intelligence du parti BAAS, sur la recommandation et applaudissements des agents de la CIA. Quoiqu’il fût un pion dans les mains des bellicistes « warmongers » de Washington pendant longtemps, en assassinant et faisant disparaitre nombre de gens à leur demande, cela n’empêche pas qu’au jour du tourment, contre toute morale, Saddam fut liquidé comme un chien le 30 décembre 2006, après tous les services rendus à l’empire.

La domination en solo n’a rien modifié

Apres la guerre-froide ou la fin du communisme, en termes de représentativité d’états, les naïfs rêvaient de nouvelles perspectives opposées à la logique terrifiante de l’après deuxième guerre mondiale. Avec l’affaiblissement des régimes se réclamant du marxisme-léninisme, l’intérêt national des états victorieux devraient logiquement subir des transformations profondes puisque le danger imminent avait été écarté. C’était mal comprendre la logique existentielle d’un empire, dont la survie est alimentée par une logique autoritariste consistant à faire courber les autres, plus faibles ou belligérants. La paix est en totale contradiction avec l’existence de tout empire. Il faut des conflits militaires, quand il n’y en a pas, il faut les inventer.

L’occident-chrétien est devenu plus féroce militairement et scandaleusement plus riche, financièrement parlant, tandis que les pays pauvres s’enlisent dans la pauvreté et conflits martiaux. Ils continuent leurs « chevauchées sauvages » en incitant les habitants de la terre aux armes, donc leurs intérêts nationaux de jadis restent les mêmes. C'est-à-dire :
1. Suprématie militaire reste et demeure la priorité numéro 1 de tout empire ou prétendant à devenir un empire.
2. Profiter de la globalisation pour diffuser toutes sortes de ragots culturels et racistes aux peuples de la périphérie à travers les trop puissantes médias.
3. Combattre les régimes jugés trop forts ou indépendants. Il faut assujettir les peuples du tiers-monde à avaler toutes sortes de pilules contradictoires à leurs intérêts de peuple.
4. Libre-échangisme, comme model économique néocolonial est essentiel celles qu’a connues toute l’Europe jusqu'à la moitié du 20e siècle.
5. L’importance de préserver un climat de détente entre les états cupides de l’occident est fondamental. Ils ne veulent plus d’autres guerres fratricides, celles qu’a connues toute l’Europe jusqu’au milieu du 20e siècle.
6. Maintenir un climat de coopération avec les états en possession du nucléaire, ne faisant pas encore partie de la ligue des grands, tels que : Russie, Inde, Pakistan et Chine.

L’engagement citoyen, notre seul salut

Ces observations constituent l’essentiel de l’intérêt national de l’occident de l’après guerre-froide. Donc, pas de place pour l’harmonie entre les peuples, l’autodétermination des peuples, fin à la course aux armements. Rien n’a changé, les assassinats politiques vont se poursuivre, le mensonge restera l’arme persuasive avant les incursions militaires etc.

L’autre monde que nous rêvons tous est loin de naitre. Pour y arriver if faut un engagement citoyen réunissant les artisans de ce nouveau monde à travers la planète. On continuera à assassiner quotidiennement les Kennedy (John and Bobby), on recrutera de nouveaux Saddam et Noriega pour s’en débarrasser après comme des chiens, on créera encore de nouveaux monstres pour indéfiniment réprimer sauvagement les peuples. La redéfinition des systèmes politiques, économiques et culturels dépend de tous les citoyens du monde conscients de la terreur que les riches imposent aux affaiblis.

JOËL LÉON


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