mercredi 6 mai 2009

KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT


Pour obtenir notre indépendance et nous libérer du joug de l’esclavage, Il a fallu seulement deux centaines de patriotes conséquents et sérieux mettant de côté leurs problèmes personnels pour se concentrer sur les priorités du moment: la libération d’un peuple. Au début de la révolution, il y eu tout comme aujourd’hui des gens mal intentionnés qui ne pensaient qu’à eux-mêmes, essayant de sauvegarder leurs bénéfices en servant fidèlement leurs maîtres. D’autres se prenaient pour des maîtres tout simplement parce qu’ils pouvaient goûter aux restes des repas de leurs bourreaux. Ce geste qui constituait pour ceux-là un privilège les poussait à développer un complexe de supériorité vis a vis de leurs compagnons d’esclavage. Ce qu’ils ne réalisaient pas c’est que le colon, lui, les méprisait et ne s’intéressaient qu’aux bénéfices tirés de leur service. De ce fait, ils n’étaient pas indispensables.

Malheureusement pour notre patrie, l’histoire tend à se répéter. Plus près de nous, en l’année 2004, certains de nos frères de lutte ont encore tenté par ignorance ou par un malencontreux trou de mémoire, de nous rejeter dans les geôles tortueuses de nos anciens bourreaux, oubliant que le colon reste et demeure vis-à-vis de ses anciens esclaves cet être froid qui ne pense qu’à ses avantages et ses propres intérêts.

De nos jours, tout comme à l’époque esclavagiste, il est aisé pour certains de servir les intérêts du colon, même quand la récompense n’est que des miettes de la table du maître. A ceux-là nous disons qu’il est temps de garder les yeux fixés sur le prix. Ne nous laissons pas détourner de notre but par de fausses promesses d’un maître qui n’a pour nous ni respect, ni sympathie. Nous devons, à l’instar de nos ancêtres viser plus haut. Il est de notre devoir de citoyens de lutter pour l’amélioration des conditions de vie de nos fils et filles, de nos pères et mères. Mettons de côté nos différends, nos différences, nos intérêts triviaux et égoïstes, bref tout ce qui pourrait nous séparer. Utilisons plutôt nos talents, notre détermination pour la mise en place d’un système fonctionnel et démocratique.

Vous, tous politiciens, intellectuels, professionnels… rejoignez la masse haïtienne dans son combat. Elle sait et a toujours su qu’elle n’a rien à perdre puisqu’elle est déjà en agonie. Tout ce qu’elle veut c’est de s’assurer que ses enfants et ses petits-enfants ne continuent pas à vivre ce même calvaire qu’elle a vécu toute sa vie. La masse ignorée et piétinée a déjà les yeux rivés au but et rien ni personne ne peut la faire dévier. Elle a depuis longtemps mis de côté ses intérêts mesquins pour penser au bien du plus grand nombre. Regroupons-nous mes frères et ainsi gagnerons-nous la bataille contre l’ignorance, la faim et la misère.

Après, Toussaint, Dessalines, Capois.., il nous a fallu presque deux décennies pour voir émerger parmi nous un génie de leur trempe. Ce phénomène politique, Jean Bertrand Aristide, le défenseur et le héros de la masse populaire haïtienne ne mérite pas la punition qui lui est infligée. N’oublions qu’il n’était qu’un jeune prêtre quand il a osé croire et convaincre un peuple désespéré et meurtri, qu’il était encore possible d’espérer et de rêver à un avenir meilleur. Ce héros qui malgré les enjeux et à ses risques et périls a su tenir tête aux puissants de ce monde pour contrecarrer le plan machiavélique de l’international refusant de leur vendre la terre de Dessalines. Exilé depuis bientôt cinq ans on continue à travers ses propres compagnons de lutte à lui faire payer son audace et sa bravoure. Ainsi, le colon continue-t-il à nous intimider pour nous empêcher d’oser encore une fois. Mais ce qu’il semble oublier, ce sont les racines profondes et nombreuses qui constituent le mouvement de la masse populaire Lavalassienne déterminée à ne plus se laisser ignorer et fouler aux pieds.

Plus de fausses promesses! Plus de faux espoirs! Plus de compromis! Le peuple a passé son mot d’ordre: mobilisons-nous pour le retour de notre leader historique, le Dr. Jean-Bertrand Aristide. Mobilisons-nous pour la paix des âmes de nos ancêtres.

Il nous a fallu plus de deux cents ans pour trouver un président haïtien à la trempe du Dr. Aristide. Un homme aimé et respecté de son peuple. Haïti a déjà connu son Barack Obama, son Gandhi, son Mandela à travers le Président Aristide. Un homme qui a réalisé beaucoup avec si peu. Adulé par la masse populaire, mais haïs par ses antagonistes qui ne sont heureusement que minoritaires. Mais attention, nous ne devons tout de même pas les sous-estimés. Car à travers le temps et l’histoire des différents pays, les libérateurs et surtout ceux qui osent lutter et gagner la victoire du peuple ou de la majorité se voient souvent trahis et sacrifiés par cette minorité ingrate et égoïste.

La masse haïtienne n’a pas la mémoire courte. Elle n’est ni une ingrate, ni une traître. Elle est d’une clairvoyance exceptionnelle et arrive toujours à identifier ses vrais amis. Elle garde et gardera toujours en mémoire celui qui l’a libérée du joug de la dictature et qui lui a toujours donné le courage d’espérer à un avenir meilleur pour ses enfants.

Mobilisons toutes nos forces pour assurer le retour du Dr. Aristide, est le mot d’ordre du peuple et la seule formule capable de créer une réconciliation nationale durable. KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT, est nécessaire et même indispensable pour convaincre le reste du monde que le Dr. Aristide reste et demeure le leader incontestable de la majorité des masses défavorisées.

KLOURE PÒT, POU RETOU A KA FÈT PI VIT. YON SÈL NOU FÈB, ANSANM NOU FÒ, ANSANM, ANSANM, NOU SE LAVALAS.

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