mercredi 8 septembre 2010

LA DOMINICANIE DECLARE QUE LA NETTE AUGMENTATION DU PALUDISME DANS SON PAYS EST EN PROVENANCE D’HAITI

8 Septembre 2010, 12:23 AM




Cette année, le Centre Carter a annoncé qu’il faudra 10 ans pour éradiquer le paludisme en provenance d'Haïti à la République dominicaine. L'investissement est estimé à $194 millions US


Rédigé par: Adalberto de la Rosa et A. ORTIZ (a.ortiz @hoy.com.do)

Le ministre de la Santé publique Bautista Rojas, a averti hier sur l'augmentation des cas de paludisme. Il a dit avoir enregistré 1.600 cas, qu’il attribue à l'immigration clandestine. "Nous avons eu quatre années de baisse. Il est clair que le paludisme diminue d'année en année, nous avons obtenu la courbe.

Toutefois, cette année, nous avons enregistré un peu plus de cas. La raison, ça fait mal de le dire, est l'importation du paludisme. " Ces dernières années, le nombre moyen de cas par an est passé à environ 1500, principalement dans le Cibao et le Higuey. Lorsque l'interviewer a questionne sur les procédures de contrôles et des précautions à prendre, le responsable a répondu: «Que pouvons-nous faire pour un être humain qui vient à nous dans un hôpital? ... Le guérir!


Toutefois, il a rapporté hier l’augmentation du contrôle de surveillance épidémiologique sur la frontière entre les deux pays afin de prévenir les maladies en provenance d'Haïti.En faisant cette déclaration, le ministre de la Santé Bautista Rojas Gomez a dit qu’ils ont été mises disponible plus d'un million de doses de vaccins à des Dominicains et des Haïtiens qui fréquentent ou traversent la frontière.

Parmi les vaccins cités : la polio, la coqueluche, la rage, la diphtérie, le tétanos, la typhoïde, le pneumocoque, l'hépatite B et la rougeole, afin de prévenir les complications de santé. Ces vaccins ont été distribués dans les établissements de santé de Monte Cristi, Dajabón, Independencia, Elías Piña, et Pedernales.


Egalement dans d'autres zones comme : Baoruco, Barahona, Rodriguez Santiago, Azua, Valverde, La Romana, La Altagracia.Il a précisé toutefois que la Pan American Health Organization (PAHO) et d'autres organismes internationaux n’ont signalé aucun état d'alerte d’épidémie de la rubéole ou de toute autre maladie à partir du territoire d'Haïti.


Mesures Appliquées

Le ministre de la Santé publique a déclaré que son ministère a mis en œuvre des procédures strictes et les recommandations contenues dans le Code international de la santé », pour éviter les maladies.


Surveillance

Il a expliqué qu'à la suite du séisme du 12 Janvier qui a frappé Haïti, les autorités sanitaires dominicaines ont maintenu une surveillance étroite sur la frontière.


Soins

Suite à l'augmentation des maladies en Haïti, la société dominicaine des maladies infectieuses a mis en garde les autorités sanitaires contre la propagation du paludisme et la rougeole, et son impact sur le pays. Il les a exhortées à prendre des mesures préventives nécessaires pour contrôler toute épidémie.


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vendredi 3 septembre 2010

JOSÉ MIGUEL INSULZA, INSULTE LE PEUPLE HAÏTIEN EN DÉCLARANT CRÉDIBLE ET NORMAL LE PROCÉSSUS ÉLECTORAL EN HAITI

Mr. Insulza après avoir mangé les bonbons (Dieuri) du Président Préval dans les années antérieures, est bien imbu du fait que son organisation et sa présence en Haïti ne sont plus les bienvenues tant que le président Préval est à la tête du pays. Aujourd’hui il essaie désespérément de regagner la grâce de son rival en donnant le sceau d’approbation à ce système bidon que ce dernier a mis en place avec la complicité de la 48eme législature.

José Miguel Insulza a été réélu à la tête de LOEA par consensus pour un second mandat en tant que secrétaire général de l'OEA le 24 Mars 2010. Il ne sait pas grand chose en ce qui a trait à la réalisation des élections. Le mot consensus par définition n’a rien à voir aux élections.


Un consensus est défini comme un accord général entre plusieurs personnes d’une part et, d'autre part, par la solidarité d’un groupe d’une croyance ou d’un sentiment. C’est ainsi qu’il a été accepté à la tête de l’organisation des Etats Américains.


M. Insulza prétend réclamer des pays membres de continuer à travailler pour la démocratie, les droits de l'homme, la sécurité publique entre autres des valeurs communes il prétend s’engager à renforcer les institutions démocratiques et la bonne gouvernance dans la région. Mais si tel est son engagement, pourquoi continue-t-il à piétiner les demandes de Fanmi Lavalas ? Ne pense-t-il pas que le peuple haïtien mérite mieux ?

Non Mr. Insulza, il n’ya rien de « crédible et normal » dans ce système électoral, le CEP (Conseil Electoral Provisoire) est une institution non reconnue par la constitution de 1987. Contrairement à ceux qui croient que le pouvoir du Conseil Electoral Provisoire dérive de l’article 197 de la constitution de 1987. Le Conseil Electorale Provisoire devrait tout au contraire être poursuivit pour violation de l’article 197 et violations des lois électorales.

Article 197 de la Constitution
Le Conseil Électoral Permanent est le Contentieux de toutes les contestations soulevées à l'occasion soit des élections, soit de l'application ou de la violation de la loi électorale, sous réserve de toute poursuite légale à entreprendre le ou les coupables par devant les tribunaux compétents.

La majorité des partis politiques agrées et non agrées contestent le CEP dans son ensemble, comment se fait il que L’OEA supporte ce CEP et la machine électorale mis en œuvre en dépit des contestations de la majorité de l’électorat ?

Un CEP qui n’est même pas en mesure de donner aux candidats ou des intéressés une carte géographique des circonscriptions des élections qu’il doit particulièrement superviser. Est-ce un processus normal ou de la pure démagogie ?

Pour rafraichir vos lanternes Mr. Insulza concernant le CEP de Gaillot Dorcinvil que vous venez d’endosser aveuglement ou par pure connivence nous tenons à vous rappeler ceci : dans aucun pays du monde qu’une institution étatique soit au dessus de la loi. Le CEP de Dorcinvil se déclare indépendant et évoque des théories bidon pour satisfaire ses clients électoraux tout en sachant que ces questions doivent et peuvent seulement être adressées par le tribunal des référés et la cour de cassation.

Par exemple la question de décharges ainsi stipulée dans l’article 135 de la constitution : que s’il y a entraves, elles doivent être présentées par devant le tribunal des référés et si la décision n’est pas acceptable aux candidats, le dernier recours est la cour de cassation. Pourtant, ce CEP persiste à décider sur des questions constitutionnelles sans le support du système judiciaire haïtien.

Tout candidat ayant des dossiers judiciaires qu’il soit coupable ou non devrait faire tout dans son possible pour faire aboutir son dossier judiciaire afin de ne pas être en contravention avec la loi, tandis que le CEP de par lui-même admet des gens aux élections en pleine violation de la constitution et des lois électorales.

En ce qui a trait à la participation de Fanmi Lavalas aux élections de Novembre 2010, il n’ya rien de légal dans l’exclusion de Fanmi Lavalas des joutes électoraux. Son exclusion comme vous le savez déjà signifie celle de la grande majorité du peuple et de ce fait n’est pas normal comme vous le déclarez.

Si L’OEA est une organisation qui valide les élections à travers l’Amérique latine et les Caraïbes, nous pensons qu’elle devait avoir une position noble dans la lutte pour l’émancipation de la masse. Mais aujourd’hui nous constatons avec amertume la déchéance de cette institution. Elle ne remplit pas sa vocation et travaille plutôt à l’affaiblissement de la masse affamée à travers le monde. Il est donc clair que L’OEA n’a pas les fibres morales pour rendre un verdict crédible sur des sujets de grande importance pour la nation haïtienne tel la protection de sa souveraineté ou le choix de leaders répondant aux idéaux des pères fondateurs de la nation haïtienne.

Nous disons haut et fort à L’OEA et à Mr. Insulza, que le processus électoral de Gaillot Dorcinvil et du Président Préval n’est pas normal et est décrié par la majorité du peuple haïtien.



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jeudi 26 août 2010

LA DÉCHARGE AUX YEUX DU PRÉSIDENT PRÉVAL ET LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE, L’INCOMPÉTENCE ET LES RAISONS VALABLES POUR LE REMPLACEMENT DU CEP

La force politique du pays est un groupe sans vergogne et sans scrupule. Parmi les candidats agréés aux élections de Novembre 2010, on peut facilement compter tous ceux qui sont en contradiction avec la loi. Il est à se demander si on peut espérer un gouvernement sérieux pour Haïti avec ces gens aux timons des affaires du pays.

Parmi les 19 candidats agrées 7 d’entre eux soient 37% des candidats admis sont en contradiction avec la loi et la constitution du pays par conséquent ne devaient en aucun cas être admis au joutes électoraux du 28 Novembre 2010.
87% des candidats admis aux prochaines élections présidentielles sont issus des partis politiques fraichement créés et de ce fait ne seraient pas en mesure de participer à des élections au niveau national : que ce soit sur le plan économique, organisationnel et institutionnel.

Agréer des actuels et anciens fonctionnaires de l’état non-munis d’une décharge de gestion de la commission bicamérale (Sénat, Chambre des députés) et du Comptentieux Administratif constitue une violation grave de la Constitution. Dans l’exercice des attributions qui lui sont conférées, le CEP n’est nullement qualifié à faire exception sur une question constitutionnelle. A proprement parler, le tribunal des référés et la cour de cassation sont les seules instances à pouvoir statuer sur une exception constitutionnelle dans les limites des exigences légales.

De ce fait en ce qui a trait à la (théorie des formalités impossibles) telle invoquée par le CEP pour faciliter l’inscription des candidats démunis du certificat de décharge elle est illégale et inconstitutionnelle. C’est juste une théorie invoquée par des coquins qui essayent de faciliter le kidnapping du système électorale. Le choix de ces candidats violateurs entre dans le cadre de la politique du Président Préval dont le but est de pérenniser son pouvoir afin de compléter la vente d’Haïti « pour deux gourdins » aux institutions étrangères.

Tandis que le Président Aristide est kidnappé et empêché, n’ayant pas son passeport et le droit d’atterrissage sur le territoire Haïtien le CEP ne juge pas nécessaire et juste d’intégrer l’Organisation Fanmi Lavalas dans la liste des agréés sous la base de sa fameuse « théorie des formalités impossibles ». Pourquoi Fanmi Lavalas n’est-il pas aussi bénéficiaire de cette théorie, si tel stipulé par le CEP il veut vraiment corriger une injustice préalablement faite?

Dans le cadre de la violation susmentionnée de l’article 135 de la constitution haïtienne qui stipule : Pour être élu Président de la République d'Haïti, il faut avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics comment expliquer que des fonctionnaires de l’état en pleine fonction soient éligibles? Ils sont tous en violation de l’article 135 de la constitution que leur gouvernement a la responsabilité de faire respecter. C’est notamment le cas pour :

ANACACIS Jean Hector, Premier Sénateur de L’ouest issu du parti au pouvoir et candidat à la Présidence sous l’égide du Parti Mouvement Démocratique de la Jeunesse Haïtienne (MODEJHA), n’a pas présenté sa démission à la chambre du sénat, tandis qu’il essaie de briguer une autre poste. Pourtant il est un homme de lois, et le voilà qui ne se gène nullement de violer des lois qu’il à lui-même en tant que sénateur paraphées. Qu’en sera-t-il le jour où il détiendrait la magistrature suprême ?

Jude CÉLESTIN, candidat à la présidence du parti INITE, le fief présidentielle est l’actuelle Directeur du CNE. Le même homme que René Garcias Préval dans une conversation antérieure lors d’une visite lui avait dit en riant que s’il était Président, il l’aurait fait arrêter pour lui demander des comptes sur la légalité de sa fortune. Il est tout de même curieux de constater qu‘il est nommé candidat à la présidence par ce même Préval aujourd’hui président. Quelle ironie !

JEUNE Léon J. Candidat à la Présidence du Parti : Konbit Libération Ekonomik (KLE), arrêté en Septembre 2007 pour appartenance à un réseau de faussaires spécialisés dans la fabrication de faux documents de voyage. Quoique ancien directeur général de la Police d'Haïti et ex-secrétaire d'Etat à la Sécurité publique il a été incarcéré au Pénitencier national. L’enquête se poursuit et son dossier est encore en cours et pourtant il est jugé éligible par le conseil électoral.
Tous ces cas d’admissions illégales aux prochaines élections nous prouvent la partialité du gouvernement Préval-Bellerive et du CEP.

Parmi les articles de la constitution violés par les anciens barons du gouvernement et ceux de gouvernement Préval-Bellerive, on peut citer

Article 135
Pour être élu Président de la République d'Haïti, il faut:
c) jouir de ses droits civils et politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante pour crime de droit commun ;
f) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics.

L’intégrité et la compétence de ce conseil électoral provisoire en tant qu’institution indépendante dont le rôle est d’assurer la crédibilité et la transparence du processus électoral est plus que jamais en question. Cette politique de deux poids deux mesures qu’il persévère à mener garantira à coup sur la caducité des prochaines élections. Or, le succès du processus électoral est indispensable pour le développement durable, la paix, la stabilité de notre pays. Par conséquent nous ne saurions nous remettre à un CEP qui n’a de respect ni pour nos lois ni pour notre constitution. Le peuple haïtien veut la prospérité, la paix, la sécurité, la stabilité... Il revient donc aux responsables politiques, au gouvernement de M. Préval, aux défenseurs de nos lois et de notre constitution à veiller à ce que cet espoir devienne réalité. Arrêtons donc de fermer les yeux sur les bavures de ce CEP corrompus comme s’il n’existe pas d’autres citoyens compétents et fiables dans le pays pour assurer les positions de ses membres.



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mardi 24 août 2010

L’ÉPÉE DE DAMOCLÈS SUR L’AVENIR DE LA RÉPUBLIQUE D’HAÏTI

Le séisme qu’a connu la république d’Haïti le 12 janvier 2010 a des conséquences terrifiantes dans un pays où la précarité et la misère constituent depuis des décennies le lot quotidien de la majorité de ses habitants.

Ce tremblement de terre qui a fait des centaines de milliers de mort, de blessés, de mutilés physiques, des millions de traumatisés psychologiques, plus d’un million de nouveaux sans logis a sans équivoque rendu cauchemardesque la situation de vie de la masse populaire haïtienne.

Les retombées socio-politico-économique de ce désastre sont donc considérables. Nos fils et nos filles se livrent de plus en plus á la prostitution (le plus vieux métier du monde) Ce sont en effet les circonstances de la vie qui jettent, dès l’adolescence, la plupart des prostitués haïtiens dans le commerce de la chair. Elles les maintiennent dans un cercle infernal et vicieux de pauvreté et de misère et les exposent à des dangers de toute sorte, y compris les risques de maladie. Tandis qu’ils devraient être soit á l’école ou à l’université ils trainent plutôt sur les trottoirs à la recherche du pain quotidien.

Dans les abris provisoires on ne cesse de violer nos filles et nos femmes. Autant d'images malsaines, révélatrices du malaise extrême qui règne aujourd'hui en Haïti.

Les organisations des droits humains ne devraient-elles pas accompagner ces jeunes hommes et femmes dans la lutte et la démarche du respect de leur droit qu’elles ne cessent de prôner.

Quant à l’éducation des fils de la classe défavorisée, elle est grandement menacée. Ils n’ont pour la plupart pas accès á l’université. Or nous savons qu’un pays à base éducationnel faible verra vite accélérer son taux de pauvreté qui souvent engendre la prostitution, la violence et l’insécurité. Ce qui explique la récente recrudescence de ces plègres dans notre pays.

En outre, La rareté en ressources humaines dont souffre Haïti, va en s’accélérant depuis le 12 janvier 2010. La mort, l’exode massif et peut-être même définitif de centaines de cadres expérimentés, de fonctionnaires entrainés, de professionnels, de jeunes universitaires, étudiants, écoliers...en est certainement la cause majeure. Tout cela aura un fort impact négatif sur le futur de notre nation déjà appauvrie.

La faiblesse des partis politiques est patente. Le pire est que nos politiciens qui devraient s’unir pour défendre la cause du peuple qu’ils sont sensés servir se laissent envahir par l’esprit d’individualisme. Le manque d’esprit nationalisme de nos dirigeants et de ceux qui aspirent à la magistrature suprême entraine Haïti vers une crise politique sans précédent, ce qui explique la forte participation de stars et de candidats non qualifiés à la course présidentielle haïtienne.

Le pays continue à faire l’objet de débats nationaux et internationaux. Tout le monde parle des problèmes existant et propose des solutions. Mais l’application de ces idées de reconstruction se font encore attendre, Nous comprenons que dans ce tournant combien délicat où se trouve notre pays, les mesures de redressement sont extrêmement difficiles. Avec la perte, en grande partie, du peu que nous possédions, la lenteur des bailleurs de fonds à concrétiser leurs promesses, sans oublier les multiples difficultés dus à la précarité et la corruption de nos systèmes politique, administratif et judiciaire les projets de reconstruction et de développement n’arriveront surement pas à se concrétiser du jour au lendemain. Bref, le constat est plus qu’inquiétant. Jamais le fossé qui existe entre la masse populaire et la classe dirigeante n’a paru si profond. La lenteur et l’indifférence du gouvernement actuel frisent l’indécence. Il est plus soucieux de défendre ses propres intérêts que ceux de la collectivité. Pour se transformer Haïti a donc besoin d’exiger de tous ces politiciens qui prétendent à la gouvernance des conditions, d’actions, de vision, de sacrifices, et de dépassement de soi.

Certes, nos dirigeants pourris partiront demain, mais il est à se demander lequel de nos trop nombreux candidats possède cette vison novatrice et cet esprit nationaliste indispensables pour les remplacer efficacement?

Le gouvernement Préval-Bellerive manigance une catastrophe politique sur le pays. Le peuple haïtien déjà meurtri peut-il recevoir une telle secousse ? Nous nous demandons si cette année ne sera que porteuse de malheur, de tribulations, d’angoisses, d’amertume pour la population haïtienne ? L’avenir en dira le reste.


Dorélus Matthania Beaulieu
Etudiante en Médecine, Argentine






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mardi 17 août 2010

HAITI: ELEKSYON PIKE KOLE

« À quoi servirait la politique, si l’on ne pouvait gagner par des voies obliques le but qui ne peut s’atteindre par la ligne droite.»
(Dialogue aux enfers-Machiaveli Nicolo)

Dernièrement, je lisais un livre ayant pour titre: « Battles that changed history », sous-titré: « key Battles that decided the fate of nations ». C’est une compilation de guerres, qui eurent lieu de 1457 BC en Egypte, jusqu’a l’invasion d’Irak en 2003. Ces batailles, d’après les auteurs-historiens, avaient décidé le sort de tout un peuple ou d’une nation. A ma grande stupéfaction, le « combat de Vertières » n’a pas été retenu. Le seul qui a été non seulement déterminant pour la création de l’état d’Haïti et de son peuple mais, qui a mis fin a l’esclavage et en balayant en un tour de main sa base idéologique qu’est le racisme. J’ai envoyé un email à l’éditeur pour m’enquérir d’informations sur l’absence du combat de Vertières parmi les grandes guerres. On m’a répondu que ce combat n’est enregistré d’aucune part, de ce fait il est nul et négligeable. On comprend maintenant le comportement des pays et personnalités qui se disent « amis d’Haïti » ou qui défilent à la télévision avec des titres ronflants d’experts en affaires haïtiennes, et qui cependant ignorent tout de notre histoire nationale. Pourtant, ils décident du pouvoir politique de notre pays.

Je parlais à un ami qui est dans le secret des dieux ; il m’a appris qu’au département d’état, dès qu’on parle d’Haïti, le sujet est devenu personnel. C’est le dossier intime d’Hillary et de Bill Clinton. Certains prétendants se plaignent, du fait que cette réalité leur est défavorable, les Clinton ont fait une main basse sur le dossier haïtien et déterminés à parachuter l’un de leurs poulains au pouvoir en Haïti, et ils ont plusieurs valets. Décidément, Ils ne s’appellent ni Ray Joseph ni Jacques Edouard Alexis, ces messieurs protestent avec force le fait que les yeux des Clinton convoitent d’autres têtes.

Le cas de l’ambassadeur haïtien à Washington est typique ; il a des ramifications très profondes au sein de l’administration d’Obama, au sénat et à la chambre des députés américains, considérant le fait qu’ils travaillent pour eux depuis de longues années, mais ses acquaintances ne sont pas assez puissantes pour le placer au pouvoir, car le dossier haïtien est avant tout clintonien. Donc, les élections prévues en Haïti ne sont rien d’autres qu’une comédie. Tous les candidats sont des farceurs mélangés à des clowns. Par exemple, le dernier premier ministre d’Aristide, Yvon Neptune, se présente comme candidat à la présidence juste pour crédibiliser le scrutin, vu les menaces des clowns de l’« opposition » pour boycotter les joutes électorales. Il a conclu un accord avec René Préval, consistant à lui attribuer un portefeuille ministériel pour son équipe au prochain gouvernement qui sera certainement « Inite-Clinton ».

En Haïti, nous avons une triste histoire du genre à compromettre son intégrité morale et politique pour des miettes de pouvoir. François Duvalier avait conclu des deal avec des personnalités de la gauche des années 60 dont Edouard Berrouet et d’anciens fignolistes qui avaient accepte d’intégrer le pouvoir pour des fonctions publiques. Voila l’ambiance qui entoure les élections, d’un coté il y a les Clinton qui entendent contrôler le processus électoral, et d’un autre il y a des candidats proches de l’« American establishment » qui disputent chaque pouce de pouvoir. A partir de ce constat, le peuple haïtien n’a absolument rien à voir avec l’organisation de cette mascarade, qu’il s’abstienne de toute participation, parce que ces élections ne sont pas une priorité ni une urgence pour transformer leurs conditions précaires d’existence.


Les élections, priorité ou urgences

La réponse est catégoriquement, non. Les raisons sont multiples, l’atmosphère générale n’est pas propice à des élections, il y a des préoccupations qui sont plus fondamentales. La réalité de l’après séisme qui a dévasté le pays est catastrophique, plus de 1.5 millions sont en situation totale de sinistrés. Ceux qui dorment à la belle étoile dans les capitales et autres zones envoisinantes sont extrêmement nombreux pour qu’on les délaisse au profit d’un exercice électoral, par-dessus tout non-crédible.

Les élections ne sont ni urgentes, ni prioritaires. La construction d’habitats décents, la distribution de produits ménagers et alimentaires, la protection des enfants et des femmes enceintes face aux prédateurs de tout genre, la sécurité des déplacés, les conditions sanitaires…représentent les urgences et priorités. L’homme, dans ce carrefour spécial devrait être la priorité dans le pays, particulièrement à la capitale, non des façades électorales. Pendant toute l’histoire d’Haïti, l’homme n’a jamais été au centre des préoccupations d’aucun gouvernement, ce serait idéal si on décrétait une « saison pour les hommes » en ces temps de grandes privations. Ils le méritent bien !

La reconstruction concrète devrait être le slogan national et international. Tous les états ayant fait des promesses d’aide massive de l’ordre de plus de dix milliards de dollars devraient conjuguer un seul verbe : reconstruire. Le gouvernement haïtien à son tour devrait agir pour faciliter le débarquement de l’aide humanitaire venant du monde entier. Tenir un canal permanent de relations publiques pour tenir Haïti vivant dans les grands media du monde, et dans la diaspora haïtienne de partout. En commençant par alléger les lois de fonctionnement des douanes, des aéroports et de la frontière ; une façon d’encourager la solidarité internationale, particulièrement les haïtiens vivant à l’étranger.

A côté de cette reconstruction physique, financière et logistique, il y a aussi l’aspect moral du peuple. Apres une si grave catastrophe qui a changée la société haïtienne irréversiblement, il faut un apport psychologique pour faciliter cette longue transition. Le peuple est mentalement malade, il a besoin d’un discours régénérateur pour pouvoir recommencer encore à rêver. Cette partie est réservée exclusivement aux dirigeants haïtiens, détenteurs du pouvoir politique, appuyé par la société civile nationale et progressiste. Ce n’est pas le cas, parce que le gouvernement haïtien n’existe pas.

Un gouvernement national digne de confiance obtiendrait un mandat populaire et national par plébiscite pour un autre quinquennat. Le parlement haïtien jouerait le rôle légaliste, le peuple haïtien dans son écrasante majorité légitimerait une décision pareille.

La communauté internationale croit dans la forme. La persistance dans l’organisation des élections est absurde et ne représente pas vraiment une consolidation des institutions « démocratiques » puisqu’elles ne sont pas démocratiques. L’exclusion du parti majoritaire du processus électoral, Fanmi lavalas, est l’exemple flagrant de son caractère « bidon ». Le projet de René Préval avant le séisme se poursuit, il veut confisquer tout le pouvoir, ceci avec l’appui des professeurs de la démocratie. Toutes les conditions se réunissent pour qu’il réussisse, la classe politique est toujours malade du spectre aristidien, la société civile est noyautée par le pouvoir à partir de la distribution de faveurs de toutes sortes, le mouvement populaire ne se relève pas encore totalement de la torpeur du 29 février 2004, absence de leadership solide et d’organisation politique mobilisatrice…Le président a le vent en pourpre. Il connait bien le rapport de force sur le terrain, il fonce sans regarder en arrière.
Préval, un triste tacticien

Au cours de la campagne présidentielle quasi muette de René Préval en 2005-2006, il n’avait fait de promesses à personne. A la question sur l’exil de l’ancien président, Jean B. Aristide, il s’est caché derrière la constitution pour répondre, à savoir que l’exil est inconstitutionnel. Une tactique duvaliériste qui lui permet d’illusionner le secteur populaire en acquiesçant leur vote massivement au cours des élections. Sous cette rubrique de retour d’Aristide, il a pris langue avec certains dirigeants de base de la mouvance Lavalas, dont Monpremier, Jean-Marie Samedi (étrangement disparu) et Yvon du bel-air. Il a tenu en coulisses l’espoir de mettre fin à l’exil du président, mais tout en jouant la carte de l’américain comme si le département d’état est totalement hostile à une initiative pareille, cependant il négocie à ce propos. Au sommet du parti d’Aristide, il a fait des avances à SÒ Anne qui va lui livrer Yvon Neptune plus tard, il collabore avec Lesly Voltaire et Joseph Cantave, ce dernier lui a même présenté l’actuel premier ministre, Jean-max Bellerive, pour représenter Lavalas au sein du gouvernement…

Il a exécuté le même scenario avec les acteurs gnbistes, il a distribué des miettes de pouvoir aux plus entêtés afin de calmer certains appétits politiques, mais aux élections il les écarte. La petite amie d’Evans Paul fut admise au ministère du commerce, Paul Denis fut le conseiller principal du président, qui à son tour recrutait des membres de son parti initial, OPL, dont le fils de Gérard Pierre-Charles, leader historique de l’organisation. Chavannes Jeune fut représenté au gouvernement, en même temps il avait eu un petit démêlé commercial au palais. En gros chacun a eu un os à sucer .Quant au parti du défunt Renaud Bernardin, PLB, il l’a tout simplement soudoyé à travers Marie Laurence Lassègue et François Pierre-louis, respectivement comme ministre à la condition féminine et cadre supérieur à la primature.

René Préval a de l’allégeance pour deux acteurs, l’international et le secteur des affaires haïtien. Il a pris le pouvoir avec eux, dirigé dans le sens de leurs intérêts et entend tenir cap indéfiniment.

Le mauvais calcul de l’opposition

L’année dernière, quand le CEP avait écarté Fanmi Lavalas du processus, les autres partis politiques accueillaient favorablement cette décision, maintenant ils sont entrain de subir le même sort. Les élections du 19 avril et 21 juin donnent une idée de ce qui va se passer prochainement, sur les 11 sièges de sénateurs, le parti présidentiel avait remporté 6, les 5 autres sièges étaient distribués de façon disperser aux autres partis politiques. En minorité au sénat, ils sont marginalisés. Le même scenario se répètera aux prochaines élections, les partis recevront encore des miettes.

Un ancien ministre de Préval, maitre Camille Leblanc, a fait des révélations spectaculaires la semaine dernière sur le coup d’état électoral que prépare le président pour conserver le pouvoir. D’après Mr Leblanc, au cours d’une réunion avec les hommes d’affaires haïtiens, le président aurait dévoilé son plan dont l’objectif était de rassurer ceux-là un peu sceptique sur le futur de leurs intérêts. Le parti « Incite-Clinton » remportera 80% des sièges au niveau du sénat et de la chambre des députés, il retournera au pouvoir, cette fois-ci comme premier ministre à la manière de Vladimir Putin. La seule différence c’est que Putin est populaire dans son pays à partir des résultats concrets qu’il a à son actif. Mais Préval, lui, veut garder le pouvoir pour le pouvoir.

Le coup d’avant le séisme se poursuit. L’amendement illégal de la constitution, la prolongation de son mandat, le vote de la loi d’urgence accordant plein pouvoir…sont autant d’éléments explicitant la volonté du président de remettre le pouvoir à un docile dauphin.

Que faire

Mobilisation nationale contre l’occupation du pays, d’un seul coup tout l’établissement politique s’écroulera. René Préval est un produit de l’occupation, le départ des blancs est fondamental pour qu’on arrive à des élections démocratiques dans le pays comme ce fut le cas en 1990. Il n’y a pas d’autres formes de procès, le pouvoir actuel ne garantit absolument rien, pas de compromis possible parce que le pouvoir actuel n’a aucune base morale. Toute politique électoraliste est un acte de trahison envers la nation, c’est aussi consacrer la perte de la souveraineté nationale et s’associer aux vendeurs de patrie. Il n’ya pas de demi-mesures, car « les questions mal résolues sont sans pitié pour le repos des peuples ».




JOEL LEON


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