jeudi 30 juillet 2009

DEKLARASYON MAS BAZ POPILÈ, FANMI LAVALAS NÒDWÈS


Fanmi Lavalas Nòdwès

Deklarasyon Mas Popilè Baz Fanmi Lavalas

29 Jiyè 2009
Nou ki nan baz òganizasyon Fanmi Lavalas Nòdwès deklare ke KIDNAPIN 29 fevriye 2004 la fè nou mal anpil. Se pou rezon sa a nou te brave tout danje sou gouvènman kriminèl Bonifas/Latòti an pou te pèmèt retou a lòd konstitisyonèl nan peyi Dayiti ak fasilite Fanmi Lavalas retounen fonksyone nòmal.

Nou trè konsyan tou, pandan tout dire pouvwa Lavalas la, òganizasyon an pat janm òganize tèt li. Malgre nou te nan pouvwa a men nou te pito ap fè JPP,ak gwo manifestasyon nan lari pou montre lemonn antye nou gen anpil moun, sa a se vre!

Polis nasyonal la ke Prezidan Arisitid te kreye pou te koupe fache ak lame Dayiti san Manman an, fini avèk kesyon koudeta a pat rive bay rezilta paske yon gwoup asayan anviwon 15 nèg ki te gen nan tèt li Guy Phillippe ak konplisite peyi ki di yo se zanmi Dayiti rive chavire pouvwa Lavalas la malgre majorite Pèp la afiche soutyen l ak Fanmi Lavalas.

Anviwon 5 lane deja pase nou deyò pouvwa a, fòk nou konsyan ke komite egzekitif Fanmi Lavalas la echwe nan misyon l. Li prefere ap fè bri kouri sou do Prezidan Aristid, ak goumen pou lidèchip, yon sitiyasyon ki pap mennen n okenn kote sinon diminye fòs Fanmi an epi fè mas la pèdi wout batay li.

Nou, manm Fanmi Lavalas ki rete atache ak ideyal 16 desanm 1990 la pa ka rete endiferan fas ak sitiyasyon sa; nou deside mete kanpe yon òganizasyon rejyonal ki rele INITE MILITAN POPILE AYISYEN Ki gen non jwèt li "PIM".

Objektif nou se rive fè moun kap goumen pou lidèchip yo pran konsyans epi fè linite.
Ankouraje dyalòg ant diferan baz yo
Fè pwomosyon dyalòg entè Lavalasyen
Prepare pou move kou kap tann nou pi devan
Prepare retou fizik prezidan Dr Titid pou l vin jwe wòl reprezantan nasyonal li kòm sa dwa.

Nou gen 5 lane depi nap di Fòk Dr Titid tounen pokò genyen okenn enstans nan peyi ya ki adrese kesyon retou sa a.
Nou rann nou kont ke koze pou Lavalas repran pouvwa a tounen yon vas plezantri, nan jan nap fonksyone la.
Se pou sa nan sousi majè nou genyen pou Prezidan Aristid, nou kwè anpil fòk òganizasyon an òganize tèt li
Fòk òganizasyon an antre nan lòd fòmèl, ki gen fonksyonman Pati Politik.
Fòk nou adrese de fason fòmèl retou Dr Titid nan peyi ya.
Fòk nou repran pouvwa a pou Èn aplike ideyal 16 desanm nan.

Malgre efò sèten moun nan Fanmi Lavalas ap fè pou li retounen fonksyone nòmal, men retou fizik Prezidan Aristid pa ka fèt nan lari sèlman ak nan divizyon.

Apoléon Trompé 3618-8146

Réginald Pierre 3608-7135-3589-8862

Claude Charles 37984397




www.fanmilavalas.net

vendredi 24 juillet 2009

REOCE DÉNONCE LA PRIVATISATION


Le Regroupement des Organisations engagées dans le Combat contre l’Exclusion (REOCE), a convié les travailleurs de la presse à une conférence. En effet, depuis 11heures du matin, les panélistes nous attendaient déjà à la salle Toussaint Louverture de l’Hôtel le Plaza au Champs-de-Mars.
L’objectif de cet entretien consistait à informer le public de leur position en ce qui a trait à la privatisation des entreprises publiques ainsi que les élections sélections du 21 juin. D’entrée de jeu ils dénonçaient ouvertement ce macabre plan néolibéral que veulent imposer aux pays le gouvernement Lespwa.
En outre cette intervention était l’occasion propice d’attirer l’attention de la population sur les dangers que représenteraient de telles initiatives visant à privatiser les entreprises publiques.
« Nous au REOCE, croyons qu’il relève de notre responsabilité première en tant qu’organisation conséquente de prévenir le peuple de cette épée de Damoclès que représente la privatisation. La logique du gouvernement consistant à brader le patrimoine national en privatisant les entreprises publiques et même l’Université d’Etat est inadmissible», a dénoncé Jean Daniel André.
Le Secrétaire Général du REOCE a poursuivi pour prévenir le peuple et les milliers de victimes dont leurs existences vont sérieusement en pâtir. Selon REOCE, le gouvernement préfère continuer à enrichir les plus riches en leur livrant les entreprises publiques.
« C’est cynique de mettre un tel plan à exécution sans analyser les préjudices qu’il va causer à part déplorer le fait que le gouvernement n’ait consenti aucun effort pour pourvoir à la majeure partie de la population de services sociaux de base dont l’éducation, les soins de santé, le logement la nourriture etc. », a reconnu Etienne Malleur, Secrétaire Général Adjoint de REOCE.
L’augmentation de la misère, l’affaiblissement de l’appareil de l’Etat, la disparition de la clase moyenne.., tels seront les résultats les plus évidents du renforcement de cette dictature sauvage au profit de cette minorité de privilégiés.
Il va sans dire que cette situation de désolation dans laquelle se trouve Haïti fait appelle à une structure étatique forte prenant en compte le bien-être de la population majoritaire.
« Face à cette situation pour le moins inquiétante, REOCE exhorte le gouvernement à se ressaisir et à surseoir sur le plan macabre de la privatisation. La liquidation des entreprises publiques relève d’un crime condamnable. Il serait préférable d’initier un dialogue franc impliquant tous les secteurs sociaux indistinctement», a conseillé le coordonnateur Adjoint Clervil Levelt.
En outre, REOCE, par la voix de Clébert Charles, croit que des élections honnêtes, crédibles et inclusives doivent être organisées. En ce sens, REOCE invite les honorables Sénateurs de la République à ne pas valider le pouvoir de ces sélectionnés et ne céder ni aux pressions ni aux chantages. Car c’est inconcevable que des élus puissent avaliser la mascarade du 21 juin.
En conclusion, REOCE s’est fait le porte parole du peuple en exigeant le retour physique immédiat du Docteur Président Jean Bertrand Aristide. La constitution serait-elle en veilleuse ? Car en son article 41 la loi mère de la nation interdit formellement l’exil. Il parait que pour le gouvernement Préval Pierre-Louis Konstitisyon se fèy bannann. Men mitrayèt nan men sòlda Minista se fann fwa. Sa k ta di sa?

J. Fatal Piard




www.fanmilavalas.net

GESTION DE PRÉVAL, VHAEAO INDIGNÉ

Le vendredi 10 juillet 2009, plusieurs conférences ont été organisées dans la capitale haïtienne. A la rue des Miracles, au local de la Confédération des Travailleurs Haïtiens, (CTH), c’était au tour des Volontaires Haïtiens pour Aider les Enfants Abandonnés de l’Ouest (VHEAO), de mobiliser l’attention des médias à travers un entretien.
Le VHEAO a, par sa voix exprimé la préoccupation de l’ensemble de la population haïtienne abandonnée à elle-même et qui n’a rien à faire. Les panélistes répondaient au nom de Fleurissant Robert au poste de Président. Abel Hilaire quant à lui est Vice-Président. Josué Louis et Gaston Décex occupent respectivement les fonctions de Secrétaire Général et de Porte Parole.
« Au sein du VHEAO, nous estimons que c’est indignant face à l’attitude irresponsable du gouvernement Préval Pierre Louis. Parallèlement, les fléaux de la misère, du chômage et de la faim font rage au sein de la population nécessiteuse. C’est révoltant que le Président Préval puisse adopter un tel comportement dans le dossier du salaire minimum et de la privatisation des entreprises publiques» s’est indigné Fleurisaint Robert.
Le VHEAO dit ne pas comprendre pourquoi le Président Préval refuse catégoriquement de publier la loi sur le salaire minimum pourtant préalablement votée par les deux chambres. Cette logique de dilatoire a pour objectif d’empêcher que les pauvres travailleurs ne puissent bénéficier des 200 gourdes.
« Comment comprendre qu’un gouvernement ne puisse avoir comme programme que des Commissions pour gérer les catastrophes naturelles. C’est cynique de fermer de la sorte la bouche des experts en tapage Médiatique. Sans vous en rendre compte ces professionnels des commissions profitent du malheur des autres pour s’enrichir copieusement. « Se lè gen move tan moun sa a yo fè pi gwo resèt », a déploré Gaston Décex, porte parole de VHEAO.
Chaque panéliste avait de nombreuses préoccupations à exprimer. Et elles vont en des sens divers. Ils sont même allés jusqu’à chatouiller le reliquat de conscience des dirigeants qui ne se rendent pas à l’évidence que le pays n’en peut plus. Le VHEAO a rappelé que d’autres pays tels le Rwanda étaient bien pires qu’Haïti. Pourtant, ils sont parvenus à remonter la pente de la déstabilisation et du sous-développement. VHEAO pa konn si peyi sa a yo pa gen GNB ladan yo.
Le VHEAO croit que la jeunesse a droit à un prix Nobel. En fonction des calamités, des malheurs, des drames, et autres tragédies et mauvais traitements dont ont été victimes les jeunes, et qu’ils arrivent encore à rester à flot, c’est une évidence qu’ils ont des mérites que personne ne saurait nier.
Considérant qu’une jeunesse bien formée représente l’avenir du pays. Il revient alors à tout gouvernement responsable de les encadrer. Les jeunesses revendiquent un prix d’encouragement de préférence, en leur permettant d’accéder aux encadrements professionnels adéquats leur permettant de travailler dignement. C’est la seule et unique façon de parvenir à l’édification d’une société forte et prospère.
Josué Louis, à titre de Secrétaire Général du VHEAO, a tenté de rafraîchir la mémoire du Président Préval sur les inestimables sacrifices consentis par les jeunes pour le hisser au pouvoir. En ce temps là, on assimilait Préval à une panacée pouvant venir à bout des vermines et autres et autres parasites préjudiciables à la santé humaine.
Cependant, les faits ont prouvé que leurs hypothèses allaient donner des résultats tout à fait contraires. C’est sous le gouvernement de Préval qu’une faim comparable à du chlore s’est emparée de la population. Qui ne se souvient pas des émeutes d’avril 2008 ? A date Préval n’a rien fait pour venir en aide à la population. Ala remò ooo.

« C’est pour cette raison, le VHEAO croit opportun de rappeler au chef de l‘Exécutif qu’il est grand temps qu’il revienne sur la terre ferme. Par le fait que nous avons voté pour vous nous donne le plein droit de nous indigner de votre gestion catastrophique » s’est plaint Josué Louis.

Pour terminer, VHEAO a conseillé au Président Préval de faire preuve de plus de circonspection pour ses électeurs. Les masses populaires étaient absentes du premier mi temps. Et l’avènement de Michèle Pierre-Louis à la primature en fonction de son appartenance au gang GNB, constitue un remords cuisant et même une paire de gifles en plein visage des exclus sociaux.

Vu la situation de misère infrahumaine dans laquelle est rivée la population, VHEAO a grande raison de s’indigner de la gestion catastrophique du Président Préval. En fonction de sa sympathie incommensurable pour les GNB, VHEAO estimons que son échec est bien volontaire et qu’il ne pouvait être autrement.

J. Fatal Piard



www.fanmilavalas.net

jeudi 23 juillet 2009

28 JIYÈ 1915-28 JIYÈ 2009 : PÈP AYISYEN AN LEVE KANPE !


Nou menm dirijan òganizasyon sa yo nan mouvman popilè ayisyen an: ROC, RONMFL, Aba Satan, ONAPROEDEF, ALEH, FOKAN, CJDSCM ak divès lòt sektè nan peyi ya mete tèt yo ansanm e pran desizyon pou òganize yon gwo kokennchenn manifestasyon pasifik madi 28 jiyè 2009, pou n raple pèp ayisyen an yon dat madichon nan listwa peyi Dayiti ki se 28 Jiyè 1915. Lè blan meriken te debake nan peyi ya, kote yo te pase 19 lane ap okipe peyi yya, piye peyi ya, vòlè tout resous peyi ya ki fè jounen jodi ya peyi ya nan eta li ye la a.

Si nou fè yon ti bak sou listwa peyi Dayiti, lè blan meriken yo te debake ann Ayiti 28 Jiyè 1915, yo kraze lame endijèn nasyonalis nou an, mete kanpe yon jandamri, yo te masakre plizyè santèn ti peyizan nan Sid peyi ya (masak mach atè), yo te pran tout pò ak ayewopò nou yo, tout bank nou yo, kraze anviwonnman peyi ya nan koupe pyebwa elatriye. Avan okipasyon etranjè yo pa t genyen dwa pwopriyete, aprè okipasyon an 1934 yo te pran anpil tè nan peyi ya pou yo te ka pi alèz nan piye richès yo kouwè : Reynolds nan Miragwan, plantasyon Dofen nan Nòdès, kote yo te pase plizyè lane ap piye resous nou yo.

Pandan okipasyon kraze zo sa a, blan meriken yo te touye tout Ayisyen ki te leve kanpe kont yo, tankou Charlemagne Péralte, Benoît Batraville elatriye. Aprè anpil gwo batay, blan meriken yo te rive kite peyi ya nan lane 1934. men yo te kite anpil pyèj nan enstitisyon yo kouwè fòs militè yo ki te sou tèritwa a te pèmèt etan lakay yo kontinye gen kontwòl peyi a e fasilite yo retounen nan peyi ya an 1994 aprè koudeta militè 29-30 septanm 1991 lan, pou te pwoteje pwòp enterè boujwa yo nan kad aplikasyon politik neyoliberal la ki pote grangou, chomaj, mizè elatriye.

Lè yo wè prezidan Aristide te derefize aplike plan lanmò sa a, menm blan meriken sa yo marinen yon gwo konplo, yo fout li yon lòt koudeta 29 fevriye 2004 e yo debake nan peyi ya fwa sa a sou zòd òganizasyon Nasyonzini (Loni) nan mwa mas 2004.

Plis pase 9 mil sòlda Loni nan peyi ya depi 5 lane swadizan pou yo te vin mete lapè aprè yo te fin kreye lagè ak GNBis yo nan peyi ya. Depi sòlda Loni sa yo debake nan peyi ya se masak sou masak y ap fè nan tout peyi ya : 30 jiyè 2006, sòlda Loni yo matirize yon sitwayen ki rele Innocent Saint-Juste nan Gonayiv, nan mwa mas 2007, yo touye 3 timoun nan yon sèl fanmi nan Site Solèy, nan koumansman ane 2009 la yo touye yon elèv nan Jeremi, 18 jen ki sot pase la a yo touye yon militan Lavalas devan katedral, nan lokazyon antèman Pè Gérard Jean Juste. Sòlda Loni yo kraze anpil kay abitan Site Solèy, yo vyole jèn fi yo, yo bat etidyan yo, bonbade yo ak gaz lakrimojèn nan Fakilte yo, anpeche yo manifeste, pou yo ka pwoteje enterè gwo peyi kapitalis yo ak tchoul yo nan peyi Dayiti.

Aprè sòlda Loni yo fin fè tout masak yo sou pèp ayisyen an, pèp la toujou ap batay pou minista ale. Men nou konstate aprè echèk yo, yo vini ak yon pwokonsil, Bill Clinton ak yon lòt remèd chwal pou Ayiti. Pèp la di li pap bwè l.

Se poutèt sa nou menm òganizasyon sa yo ap pran beton an madi 28 jiyè ya pou n mande :

1- Depa fòs okipasyon Loni an Minista nan peyi ya.
2- Retou fizik e san kondisyon, doktè Jean Bertrand Aristide.
3- Piblikasyon salè minimòm lan ki fikse a 200 goud.
4- Liberasyon tout prizonye politik yo, rejim Préval/GNBis lan kenbe nan prizon.
5- Jistis ak reparasyon pou Roudy, militan Lavalas sòlda Loni yo te touye devan katedral la.
6- Refòm nan inivèsite Leta a, pou pitit pèp la ka al pran bon jan konesans syantifik.
7- Fè bak sou plan lanmò a, politik neyoliberal la ki pote privatizasyon, grangou, chomaj mizè elatriye.
Nou envite tout lòt sektè ki vle peyi ya reprann dwa granmoun li, ki pa sousou gwo peyi enperyalis yo, k ap batay tout bon vre pou genyen yon chanjman nan sosyete ayisyèn nan, pou kondisyon lavi mas pèp la chanje, vin pote kole nan manifestasyon sa a k ap koumanse devan moniman Dessalines lan, nan kafou aviyasyon, Pon-wouj madi 28 jiyè 2009 la apati de 9 vè tapan nan maten pou al bout devan lokal Loni an sou wout boudon an.

Yves Pierre-Louis
3407-07 61
Pétion Rospide
3407-81 72

http://www.fanmilavalas.net/

lundi 20 juillet 2009

UN SALAIRE JOURNALIER MINIMUM HAITIEN QUI EST PASSE DE $3 EN 1990 A $1.75 EN 2009


Le terme salaire journalier minimum régressive est une grande première chez nous. Il a été inventé par le secteur économique rétrograde de notre chère Haïti » 19 ans après que le salaire minimum journalier ait atteint $3, les travailleurs haïtiens n’arrivent toujours pas à bénéficier des retombées positives de l’économie mondiale. Le pouvoir d’achats des haïtiens continue à diminuer à une vitesse alarmante avec un salaire journalier passant de $3 à $1.75, au moment où nous imprimons cet article alors que l’économie mondiale ait pris une vitesse de croisière. Et pour cause, le salaire minimum des pays avancés continue de s’ajuster à la hausse, quoique nous vivions une période de turbulence économique internationale sans précédent.

Le salaire minimum est le montant qui doit être payé à la majorité des travailleurs d’un pays généralement sur une base horaire, journalière ou mensuelle. Il est en principe fixé de manière à couvrir les besoins minimum du travailleur et de sa famille compte rendu des conditions socioéconomiques du pays. Par contre, la réalité est tout autre en Haïti. Dans les pays plus avancés le salaire minimum se fait sur une base horaire tandis que dans les pays moins avancés comme Haïti il se fait plutôt sur une base journalière.

En raison de l’inflation et autres facteurs qui font augmenter le coût de la vie, le salaire minimum nécessitent des ajustements périodiques pour que le seuil du départ soit sauvegardé en vue de conserver le nombre réel et d’apporter un apport social à l’amélioration de la vie des travailleurs. Les lois d’ajustement sur le salaire minimum en Haïti existent, mais l’institution étatique responsable en l’occurrence le Ministère des Affaires Sociales et du Travail semble ne pas exister puisque malgré le fait qu’il y ait une allocation à ce dit ministère dans le budget national, il n’a jamais jugé nécessaire de les appliquer. L’inapplication de la loi sur l'augmentation du salaire journalier minimum telle qu'inscrite dans le Code du Travail constitue un problème majeur au détriment de la classe la plus démunie de notre société et encourage les inégalités et la pauvreté.

Nous n’allons même pas parler des conditions de vie des travailleurs au sein des parcs industriels pour le moment. Ils n’ont pas accès au service d’hygiènes adéquates, un endroit sain pour manger, de l’eau à boire etc.

Les Faits sur le salaire journalier minimum et l’inflation:

En 1995 le gouvernement du Président Aristide a fait passer le salaire journalier minimum de 15 gourdes équivalent dans les années antérieures à $3, à 36 gourdes qui équivaut à $2.50 en 1995. Les compagnies à ce moment là ont révisé leur quota journalier à la hausse par 133% pour se compenser, tandis que le prix de leurs produits continue à grimper ce qui implique une triple compensation pour les investisseurs, i.e. révision du quota, la hausse du prix des produits et la hausse du salaire minimum qui constitue aussi un rabais du prix payé antérieurement. Une deuxième hausse du salaire minimum journalier fut effectuée par le gouvernement du président Jean Bertrand Aristide où on a vu le salaire des travailleurs haïtiens passer de 36 à 70 gourdes. Or nous savons que ces 70 gourdes étaient loin de donner à la population haïtienne son pouvoir d’achat d’il y a presque deux décennies. Malgré l’effort assidu du gouvernement lavalassien, il n’a pas pu faire respecter le droit des travailleurs haïtiens ni augmenter leur pouvoir d’achats. La classe économique haïtienne continue à induire le peuple vers une banqueroute économique totale. Il faut aussi souligner que cette classe économique après le kidnapping du Président Aristide a fait reculer le salaire minimum journalier en un salaire mini-minimum de 70 gourdes à 36 gourdes pendant le règne du gouvernement de facto en plus d’une exonération d’impôts de plus de 3 ans.

Au premier trimestre de l’exercice fiscal 2008-2009(Octobre-Décembre)l’indice des prix à la consommation a subi un taux à la hausse de 14% et l’indice des prix des produits agricoles a augmenté de 18.7%. On peut facilement déduire de ces informations que le taux d’inflation est au dessus de 50% par année en Haïti.

Le salaire minimum de 125 gourdes par jour que nous proposent les représentants du secteur de la sous-traitance est tout à fait inacceptable. Si le gouvernement de M. Préval pense pouvoir trouver un compromis pareil ce serait au bénéfice de la classe possédante et au détriment des travailleurs haïtiens. En ce plein 21ieme siècle, ce genre de comportement d’un chef d’état ne fait pas honneur à la nation. Ceux qui prétendent qu’il va y avoir une vague de révocation, dis leur que ceux qui travaillent pour un revenu journalier aussi bas que celui qui existe maintenant chez nous peuvent déjà être considérés comme des chômeurs étant donné qu’ils n’arrivent même pas à subvenir aux besoins de leur famille avec ce salaire misérable. Ceux qui prétendent vouloir plier bagages peuvent le faire volontairement pour laisser le champ libre pour l’émergence d’une classe économique plus équitable qui peut faire de la nation haïtienne une force économique avec un penchant social. Ils ont besoin d’arrêter avec leur politique de chantage. Nos experts économiques savent bien que l'incidence de l’augmentation du salaire sur le niveau de l'emploi ne sera pas significative. En revanche, l'existence d'un salaire minimum décent peut contribuer à atténuer la pauvreté dans le pays alors que son effet négatif sur le taux de chômage est presque nul.

Ce qu’on doit comprendre avec ces rétrogrades, malgré que le salaire journalier en Haïti soit aussi bas, la force économique qui existe maintenant ne veut pas voir une Haïti autonome, socialement juste et politiquement indépendante. C’est ce qui explique la dégradation du niveau de vie de la masse haïtienne en contraste avec celui de la classe possédante qui continue de s’accroître.

Dans les pays avancés une compagnie qui ne rapporte que des pertes pendant trois années successives est automatiquement auditée en vue de découvrir d’éventuelles actions frauduleuses.

La chute de la gourde :

Par convention, dans les années antérieures, 5 gourdes étaient l’équivalent de $1, maintenant il nous faut au moins 40 gourdes pour $1. Le prix de tous les produits du pays continue à grimper tandis que le prix de la main-d’œuvre ne fait que s’abaisser avec une révision du quota journalier à la hausse.

Ceci explique une augmentation croissante du taux de chômeurs qui se disent: même quand on travaille, on continue à mourir, alors vaut mieux mourir sans travailler pour conserver notre énergie ainsi apporterons-nous un coup fatal aux forces économiques dévastatrices du pays pour leur faire comprendre notre situation désespérée. De plus mendier leur rapporte davantage que le statut d’employés. Dans les magasins, peut-être que si les travailleurs s’abstiennent juste pour 2 jours de travailler, aurons-nous dans un temps record un nouveau comportement de la classe possédante. Avec des produits agricoles qui ne peuvent être conservés pour longtemps, des contrats étrangers impatients, il est aisé de conclure que la classe possédante a plus à perdre que le peuple.

Le gouvernement Lavalassien, le seul défenseur du peuple malgré tout a sombre à la présence de ces rétrogrades, il nous faut une révolution économique avec l’émergence d’une nouvelle classe économique indigéniste.

Notre souhait est qu’on publie le salaire journalier minimum comme prévu à 200 gourdes. Sinon tous les travailleurs doivent consentir à un sacrifice pour le bien être de la classe travailleuse. Ils sont obligés une fois pour toute de forcer l’état à mettre en branle dès la publication du salaire journalier minimum une structure d’ajustement automatique comme prévue par la loi.

Sources : http://www.nlcnet.org/campaigns/archive/Haiti/0196/index.shtml
http://www.ihsi.ht/

http://www.fanmilavalas.net